Nova Scotia Power soutient que la détermination des tarifs menace la lutte aux GES

HALIFAX — Le président de l’entreprise Nova Scotia Power soutient qu’un projet de loi du gouvernement qui limiterait les augmentations des tarifs d’électricité en Nouvelle-Écosse compromettrait l’objectif de cette province de renoncer complètement au charbon d’ici 2030.

Peter Gregg a déclaré lundi au Comité permanent de modifications des lois de l’Assemblée législative que le projet de loi restreindrait la capacité du service public privé à effectuer les investissements immédiats nécessaires à la fois pour renforcer le réseau et pour passer à des sources d’énergies renouvelables.

M. Gregg a déclaré aux députés du comité qu’ils avaient un choix à faire et qu’ils ne pouvaient pas «en toute logique» soutenir à la fois le projet de loi et les objectifs climatiques de la province.

L’entreprise Nova Scotia Power, filiale d’Emera, demande à la régie provinciale des services publics de pouvoir augmenter les tarifs d’électricité de près de 14 % au cours des deux prochaines années. Or, le projet de loi du gouvernement progressiste-conservateur limiterait ces hausses à 1,8 % au cours des deux prochaines années – en excluant les augmentations directement liées aux coûts des carburants.

Bill Mahody, qui plaide au nom des consommateurs devant la régie provinciale, a de son côté critiqué lui aussi le projet de loi, parce que les hausses de tarifs seraient fixées par les élus et non par un organisme indépendant. 

Selon M. Mahody, le projet de loi pourrait faire augmenter les coûts de financement du service public, ce qui entraînerait éventuellement des tarifs beaucoup plus élevés pour les consommateurs que les économies temporaires résultant de l’initiative ponctuelle du gouvernement.

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