«Objectifs modestes, mais détaillés»: le ministre Wilkinson défend son plan climat

MONTRÉAL — Le ministre fédéral de l’Environnement affirme que le Canada déploie beaucoup d’efforts pour contrer les effets des changements climatiques, mais admet que le travail est loin d’être terminé.

«On pourrait en faire plus», a répété le ministre Jonathan Wilkinson à plusieurs reprises lors d’une conférence virtuelle organisée par le Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM), mardi.

Le ministre a toutefois défendu le plan climatique du gouvernement fédéral, présenté en décembre dernier.

Contrairement à d’autres pays qui se sont fixé de gros objectifs sans plans précis pour les atteindre, le Canada a des objectifs plus modestes, mais clairement détaillés, a-t-il souligné.

Le pays fait aussi figure de précurseur, selon lui, avec la taxe sur le carbone et la décision d’éliminer progressivement les centrales au charbon d’ici 2030, dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat (COP 21).

À moins d’un an de la COP 26 qui aura lieu à Glasgow, le ministre de l’Environnement se réjouit de voir l’administration Biden réintégrer l’accord de Paris.

Un geste qu’il voit comme «une dose d’optimisme plus que bienvenue».

Ce geste sera-t-il assez fort pour amener la Chine à se fixer des objectifs plus ambitieux, a voulu savoir Christiane Pelchat, l’animatrice de la conférence et présidente-directrice générale du Réseau Environnement?

«La Chine a fait beaucoup de promesses, mais ce qu’il faut, c’est plus d’action», a répondu M. Wilkinson, insistant sur le besoin de proposer des solutions concrètes.

Protéger 30 % des terres d’ici à 2030

Par ailleurs, lors de son allocution, M. Wilkinson a également rappelé l’importance de protéger les étendues naturelles et sauvages, affirmant qu’il souhaitait que «les Canadiens prennent à nouveau contact avec la nature».

C’est l’une des raisons pour lesquelles le premier ministre Justin Trudeau s’est engagé auprès des Nations unies en janvier à protéger 30 % des terres et des étendues d’eau d’ici à 2030, a fait valoir le ministre.

Le Canada est « dans une position unique » parce qu’il possède l’une des plus grandes masses terrestres au monde et de vastes étendues d’eau. Prises dans leur ensemble, les caractéristiques naturelles du Canada «sont essentielles à la biodiversité», a fait valoir le ministre de l’Environnement.

Par ailleurs, le ministre est d’avis qu’il y a moyen d’allier les efforts pour la relance économique à ceux pour lutter contre la pandémie et le réchauffement climatique.

«Nous devons considérer ces problèmes ensemble», a-t-il soutenu.

La 26e conférence de l’ONU sur le climat (COP 26), qui devait se tenir à Glasgow en novembre, a été repoussée d’un an à cause de la COVID-19. Elle aura lieu en novembre 2021.

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Cet article a été produit avec l’aide financière des Bourses Facebook et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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