Oland tente à nouveau d’être libéré sous caution en attendant son appel

FREDERICTON – Dennis Oland demande à la plus haute instance judiciaire du Nouveau-Brunswick d’être libéré sous caution en attendant l’audition de son appel — probablement en octobre prochain.

M. Oland a été reconnu coupable par un jury, en décembre dernier, du meurtre non prémédité de son père millionnaire, Richard Oland, retrouvé mort en juillet 2011 dans son bureau de Saint-Jean. Il a été condamné le 11 février à une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 10 ans. Ses avocats font appel du verdict.

Plus tôt ce mois-ci, le juge Marc Richard, de la Cour d’appel, a estimé que même si Dennis Oland ne constituait pas un danger pour la population, il ne devrait pas être libéré sous caution en attendant l’audition de son appel sur le fond. Une telle libération «minerait la confiance du public envers l’administration de la justice criminelle», a conclu le juge Richard.

L’avocat de M. Oland, Alan Gold, a indiqué vendredi qu’il avait demandé au juge en chef du Nouveau-Brunswick de revoir cette décision de la Cour d’appel.

Il n’est jamais arrivé au Nouveau-Brunswick qu’une personne reconnue coupable de meurtre soit libérée sous caution en attendant l’audition de son appel.

La défense demandera le 7 mars au juge en chef Ernest Drapeau la permission d’en appeler de la décision du juge Richard. Si le juge Drapeau accepte d’entendre l’appel, les avocats de Dennis Oland plaideront immédiatement, a indiqué Me Gold.

Si le juge Drapeau refuse, Me Gold ne croit pas mener l’affaire jusqu’en Cour suprême du Canada.