Olymel ferme définitivement son usine d’Henryville, en Montérégie

MONTRÉAL — Olymel fermera définitivement son usine de surtransformation de produits de porc d’Henryville, en Montérégie, mais assure que les 29 employés qui y travaillent se verront offrir un nouveau poste dans une autre installation de la région.

La direction d’Olymel a annoncé la nouvelle aux employés mercredi matin, avant d’en faire l’annonce publiquement en après-midi. L’usine fermera ses portes le 12 novembre.

Au total, 29 emplois seront supprimés à la suite de cette fermeture, mais «Olymel souhaite que l’ensemble des 29 employés (…) puisse demeurer au sein de l’entreprise dans ses autres établissements de la région et déploiera tous les efforts nécessaires pour ce faire», a soutenu le président-directeur général d’Olymel, Réjean Nadeau, dans un communiqué.

«On a deux établissements à Saint-Jean-sur-Richelieu et plusieurs autres à Sainte-Rosalie et Saint-Damase, entre autres, donc on a la possibilité de relocaliser tous les 29 employés qui sont affectés par cette décision», a assuré en entrevue le porte-parole d’Olymel, Richard Vigneault.

L’entreprise explique avoir pris cette décision après avoir évalué «avec soin» ses capacités et ses besoins dans ce secteur de production.

«Les investissements qui auraient été nécessaires pour continuer d’opérer cette usine, au final, n’auraient pas été rentables, a ajouté M. Vigneault. C’est une décision d’affaires purement économique.»

L’usine était la propriété d’Olymel depuis janvier 2020.L’entreprise en avait fait l’acquisition lors de l’achat des activités du secteur du porc de l’entreprise familiale F. Ménard. Elle était spécialisée dans les produits de porc transformé, comme du bacon.

Le porte-parole d’Olymel a indiqué que l’usine, bâtie en 2011, n’avait pas besoin de rénovations importantes, mais que l’entreprise devait plutôt «regarder comment (les opérations) pouvaient être faites de la manière la plus rentable possible».

Olymel se départit donc de l’installation de 70 000 pieds carrés moins de deux ans après en avoir fait l’acquisition. Le porte-parole de l’entreprise a toutefois expliqué que cette période a été suffisante pour en venir à la conclusion que la rentabilité de l’usine n’était pas possible à atteindre.

«La transaction a eu lieu tout juste avant la pandémie pour tous les actifs de F. Ménard, donc pour cet établissement en particulier, nous devions attendre que la décision soit mûre et prendre le temps de faire les évaluations», a mentionné M. Vigneault.

L’entreprise poursuit sa réflexion afin de déterminer ce qu’elle fera du site et des bâtiments.

Le syndicat représentant les employés de l’usine n’était pas disponible pour commenter la situation au moment de publier.

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