Omar Khadr devrait être fixé sur son sort le mois prochain

EDMONTON — Une juge albertaine doit décider le mois prochain si elle déclarera officiellement la fin de la sentence de l’ex-prisonnier à Guantanamo Omar Khadr.

Cette peine de huit ans de prison, qui lui avait été imposée en 2010 par une commission militaire américaine, aurait pris fin en octobre 2018 s’il avait été maintenu en détention.

Le décompte a toutefois été interrompu quand un juge albertain l’a remis en liberté en mai 2015, en attendant que soit entendu l’appel de sa condamnation pour crimes de guerre par cette commission militaire — un processus interminable dont la fin n’est pas pour demain.

Son avocat a déclaré à un tribunal d’Edmonton que M. Khadr avait passé trois ans et cinq mois en détention et qu’il était en liberté sous caution depuis trois ans et neuf mois.

La Couronne a soutenu qu’Omar Khadr devrait purger le reste de sa peine dans la communauté.

La juge en chef Mary Moreau a annoncé qu’elle rendrait sa décision le 25 mars.

L’avocat d’Omar Khadr estime que le tribunal de l’Alberta a l’autorité de mettre fin à la sentence.

La Cour suprême du Canada avait statué que la peine imposée à M. Khadr pour des gestes qu’il aurait posés en Afghanistan quand il avait 15 ans devait être une peine pour jeunes.

Sa requête demande au tribunal albertain de le placer en supervision conditionnelle pour une journée, puis de déclarer que sa peine a été purgée.

Il n’est toutefois pas certain que le tribunal albertain ait préséance sur le traité international en vertu duquel Omar Khadr a été transféré des États-Unis vers le Canada.

M. Khadr a été détenu au camp militaire de Guantanamo Bay pendant plusieurs années, après avoir été capturé en Afghanistan. Il était accusé d’avoir lancé la grenade qui a tué le soldat américain Christopher Speer en 2001.

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