On élabore de nouvelles méthodes pour administrer un éventuel vaccin

MONTRÉAL — Le développement d’un éventuel vaccin pour contrer le coronavirus avance à une vitesse sans précédent, mais une fois le produit prêt, encore faudra-t-il pouvoir l’administrer à la population rapidement et efficacement.

La méthode habituelle, avec une seringue, a l’avantage d’être bien connue des professionnels de la santé et du public. Elle a toutefois le désavantage, en période de pandémie, de monopoliser un grand nombre de travailleurs de la santé.

D’autres vaccins sont administrés par voie orale (par exemple, contre le choléra et la polio) ou nasale (contre l’influenza).

Des experts planchent maintenant sur de nouvelles stratégies qui semblent parfois sorties tout droit d’un film de science-fiction.

On envisage ainsi le développement d’un timbre garni d’aiguilles microscopiques qui perceraient la peau; d’une seringue à double chambre qui permettrait au patient lui-même de préparer le vaccin et de se l’administrer; de comprimés ou de gels à dissoudre sous la langue; et d’une nouvelle génération d’injecteurs à jet qui expulseraient le vaccin à très haute vitesse pour traverser la peau, sans aiguille.

Certains experts craignent toutefois que le fait de remettre la vaccination entre les mains du public n’entraîne une administration inefficace du produit ou un manque de respect des consignes de vaccination.

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