On n’a pas besoin de bouger beaucoup pour être en santé, selon une étude

MONTRÉAL — Deux études publiées par la Société européenne de cardiologie rappellent l’importance de l’activité physique pour une bonne santé, mais soulignent aussi qu’il n’est pas toujours nécessaire d’en faire beaucoup pour obtenir des bénéfices.

La première étude démontre par exemple que des séances de deux minutes d’activité physique intense totalisant 15 minutes par semaine sont associées à une réduction du risque de mortalité.

La deuxième témoigne d’un déclin du risque de maladie cardiovasculaire si une plus grande proportion de l’activité physique hebdomadaire est au moins d’intensité modérée.

Les deux études ont examiné des participants à la gigantesque UK Biobank âgés de 40 à 69 ans. Les sujets ont porté un moniteur d’activité physique au poignet pendant sept jours consécutifs.

Quelque 72 000 personnes ne souffrant pas d’un cancer ou d’une maladie cardiovasculaire ont participé à la première étude et ont été suivies, en moyenne, pendant sept ans. En bref, plus le volume et plus la fréquence d’activité intense augmentaient, plus le risque de problèmes de santé diminuait, et même de petites quantités étaient bénéfiques.

Par exemple, le risque de décès d’ici cinq ans était de 4 % chez les participants qui ne pratiquaient aucune activité physique; il chutait de moitié, à 2 %, avec moins de dix minutes d’activité vigoureuse par semaine, et à 1 % avec 60 minutes ou plus.

En ce qui concerne la fréquence, quatre petites séances de tout au plus deux minutes d’activité vigoureuse par jour ont été associées à une réduction de 27 % du risque de mortalité. Dix petites séances par semaine ont été associées à un déclin de 16 % du risque de maladie cardiovasculaire et de 17 % du risque de cancer.

Un peu plus de 88 000 personnes ont été incluses dans la deuxième étude et ont elles aussi été suivies pendant environ sept ans. Les chercheurs ont constaté que le taux de maladie cardiovasculaire déclinait de 14 % quand l’activité d’intensité modérée à vigoureuse représentait 20 % du total, plutôt que 10 % (par exemple, une marche vigoureuse de sept minutes plutôt qu’une balade tranquille de 14 minutes).

Fait intéressant, les auteurs n’ont constaté aucun effet bénéfique supplémentaire si on doublait le temps consacré à l’activité physique, mais que la proportion d’activité modérée ou vigoureuse restait, par exemple, à 10 %. Mais le taux de maladie cardiovasculaire chutait de 23 % si on doublait la proportion à 20 %, et de 40 % si on la haussait à 40 %.

Ces résultats, a dit un des auteurs par voie de communiqué, démontrent qu’une augmentation du volume total d’activité physique n’est pas la seule manière de réduire le risque de maladie cardiovasculaire, mais qu’une augmentation de l’intensité est aussi particulièrement importante.

Augmenter à la fois le volume et l’intensité est ce qu’il y a de mieux, a-t-il dit, mais accentuer l’intensité des activités que l’on pratique déjà est un bon point de départ.

Les conclusions de ces études sont publiées par le European Heart Journal.

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