«On ne peut pas renvoyer les gens», dit un candidat de la CAQ

MONTRÉAL — Un candidat caquiste issu de l’immigration estime qu’«on ne peut pas renvoyer les gens» et que son chef François Legault «n’a jamais dit qu’on va renvoyer, qu’on va expulser les gens».

Le porte-bannière de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de Matane-Matapédia, Mathieu Quenum, a affirmé mercredi en entrevue que selon lui, l’approche de son parti en matière d’immigration en était une d’accompagnement.

Il n’a pas dit clairement s’il était en accord avec la position de la CAQ, qui laisserait un maximum de quatre ans aux nouveaux arrivants pour réussir un test de français, faute de quoi ils devraient quitter la province.

Le candidat caquiste a plutôt fait valoir qu’il ne «pense pas qu’on va les renvoyer», car on «ne peut pas renvoyer les gens» et si les nouveaux arrivants «ne réussissent pas le test de français, ils vont le reprendre».

Il a déclaré que selon sa compréhension, la politique que prône la CAQ en matière d’immigration consiste à «accompagner les gens à mieux s’intégrer», et que le chef n’a jamais fait planer de menace de leur montrer la porte en cas d’échec du test de français.

Originaire du Bénin, Mathieu Quenum s’est retrouvé sur le radar médiatique mercredi après que le quotidien Le Soleil eut rapporté que son équipe de bénévoles avait exercé un contrôle médiatique en réclamant les questions d’un journaliste local 24 heures à l’avance.

Tant le parti que l’aspirant député ont nié l’existence d’une telle politique avant l’entretien téléphonique qu’il a accordé à La Presse canadienne, mercredi après-midi.

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