ON remet en question sa participation à la convergence des forces souverainistes

MONTRÉAL – L’absence d’un engagement clair en faveur de la souveraineté du Québec par les candidats au leadership du Parti québécois (PQ) menace les travaux de la Table de concertation sur la convergence des forces souverainistes.

C’est ce que soutient Jocelyn Beaudoin, le président d’Option nationale, dans une lettre envoyée aux médias, lundi.

M. Beaudoin écrit qu’aucune feuille de route commune ne pourra voir le jour si les prétendants à la direction du PQ ne clarifient pas rapidement leurs positions.

En entrevue lundi, M. Beaudoin questionne même la pertinence de poursuivre la démarche de convergence dans le contexte actuel.

Option nationale rejette la proposition de Jean-François Lisée de repousser la tenue du référendum à un deuxième mandat péquiste. «Il faut assumer notre position», affirme sans détour M. Beaudoin.

«Une approche comme celle de M. Lisée, c’est décourageant pour tout le monde. On dirait qu’on a peur de perdre. Et pourtant, c’est en mobilisant et en étant actif qu’on va convaincre les citoyens», dit-il.

Quant à Alexandre Cloutier et Véronique Hivon, ils proposent d’annoncer six mois avant la tenue de l’élection générale de 2018 s’ils s’engagent ou non à tenir un référendum au cours d’un premier mandat péquiste.

«Ça, c’est dans un an et demi. À la table de concertation, les travaux sont en cours. Pourquoi est-ce qu’on perdrait un an et demi de temps si de toute façon, il n’y a pas d’engagement à la fin du processus», se questionne M. Beaudoin.

Seule la candidature de Martine Ouellet pourrait donner un élan au processus, estime-t-il, encourageant la députée péquiste à se lancer dans la course.

«C’est la seule qui pourrait, à l’heure actuelle, porter un engagement clair», relève M. Beaudoin.