On signalait 48 nouveaux cas à Terre-Neuve mais aussi un cas présumé au Labrador

FREDERICTON — Terre-Neuve-et-Labrador signalait jeudi 48 nouveaux cas de COVID-19 sur l’île, mais aussi un cas présumé au Labrador, sur le continent.

Les responsables ont déclaré que les 48 nouveaux cas confirmés se trouvaient tous dans la région sanitaire de l’Est, qui comprend la région métropolitaine de Saint-Jean, épicentre d’une éclosion croissante.

Cette province connaissait depuis le printemps très peu de cas de COVID-19, mais les chiffres ont commencé à grimper au début de la semaine dernière. Les responsables de la santé publique attribuent cette éclosion au variant «B.1.1.7», identifié pour la première fois au Royaume-Uni. La province est en confinement général depuis vendredi dernier.

Jusqu’à mercredi, l’épidémie semblait contenue dans le sud-est de l’île de Terre-Neuve, mais mercredi soir, le maire de Makkovik, Barry Andersen, a reçu un appel des responsables de la santé publique disant qu’il y avait un cas présumé positif dans sa communauté du Labrador.

Makkovik est une petite communauté d’environ 400 habitants, accessible seulement par avion, située sur la côte nord du Labrador. Le cas présumé positif serait une personne qui avait voyagé pour des soins médicaux à Saint-Jean, a déclaré jeudi le maire Andersen.

Les habitants du Labrador, surtout ceux des communautés qui ne sont accessibles que par avion, sont particulièrement vulnérables à la COVID-19, car l’accès aux soins de santé est limité et les déplacements pour des soins spécialisés dépendent des conditions météorologiques, a rappelé le maire.

À l’exception de quelques cas isolés, les responsables de la santé du Labrador ont jusqu’ici réussi à empêcher la maladie de pénétrer dans cette région continentale de la province.

Deuxième dose reportée au N.-B.

Au Nouveau-Brunswick, les responsables de la santé publique ont décidé que les personnes qui sont moins à risque de complications graves de la COVID-19 peuvent attendre jusqu’à 90 jours pour recevoir la deuxième dose du vaccin.

Avec des variants qui circulent déjà au Nouveau-Brunswick, l’accent devrait être mis sur l’administration d’une première dose au plus grand nombre possible, a estimé jeudi la médecin hygiéniste en chef, Jennifer Russell.

Par contre, les plus vulnérables continueront de recevoir leur deuxième dose des vaccins Pfizer-BioNTech ou Moderna dans les 28 jours suivant la première dose, a précisé la docteure Russell. Pour les autres, «notre objectif sera d’administrer la deuxième dose dès que possible, mais certainement dans les 90 jours».

La ministre de la Santé, Dorothy Shephard, a déclaré que «même une seule dose du vaccin Pfizer-BioNTech ou du Moderna offre une protection de plus de 90 % 14 jours après l’avoir reçu».

Jusqu’à présent, plus de 21 000 doses de vaccin ont été administrées dans la province et plus de 7500 personnes ont reçu leur deuxième dose. La première phase de vaccination ciblait les résidents et le personnel des foyers de soins de longue durée, les travailleurs de la santé de première ligne, les adultes des Premières Nations et les personnes âgées de plus de 85 ans.

La phase suivante, à partir d’avril, prévoit la vaccination de groupes tels que les pharmaciens et les dentistes, les premiers intervenants, les préposés au maintien à domicile et les personnes de plus de 70 ans.

Les responsables ont signalé jeudi quatre nouveaux cas de COVID-19 — tous dans la région d’Edmundston, dans le nord-ouest de la province. Cette région devait d’ailleurs passer au niveau d’alerte pandémique «orange» jeudi soir, rejoignant ainsi le reste de la province.

Le Nouveau-Brunswick compte actuellement 111 cas actifs déclarés de COVID-19 et cinq patients hospitalisés atteints de la maladie, dont un aux soins intensifs.

L’Île-du-Prince-Édouard signalait de son côté jeudi un nouveau cas de COVID-19. Selon la docteure Heather Morrison, administratrice en chef de la santé publique, il s’agit d’un homme d’une vingtaine d’années qui a récemment voyagé à l’extérieur du Canada atlantique. La docteure Morrison demande d’ailleurs à tous ceux qui auraient voyagé sur le vol AC8302 d’Air Canada entre Montréal et Charlottetown le 16 février de se faire tester. La province compte actuellement deux cas actifs déclarés de COVID-19.

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