Ontario: la province prend en charge quatre foyers de soins de longue durée

TORONTO — L’Ontario prend en charge la gestion de quatre des cinq foyers de soins de longue durée qui ont fait l’objet d’un rapport alléguant des conditions «horribles», notamment des infestations d’insectes, une piètre hygiène et un comportement agressif envers les résidents.

Le gouvernement effectuera des inspections «extrêmement rigoureuses» de ces foyers, ainsi que 13 autres confrontés à des problèmes de gestion de la COVID-19, et effectuera des vérifications aléatoires dans toute la province, a dit le premier ministre Doug Ford.

«Nous examinons toutes les options, a-t-il déclaré. Nous sommes prêts à reprendre plus de foyers si nécessaire. Nous sommes prêts à retirer les licences, à fermer les installations si nécessaire.»

La province a entamé le processus de prise de contrôle dans les établissements Eatonville Care Centre, Hawthorne Place Care Center, Altamont Care Community, Orchard Villa, ainsi qu’au Camilla Care Community, qui ne figurait pas dans le rapport, mais où 61 résidents ont succombé à la pandémie.

Il y aura une commission indépendante portant sur les soins de longue durée. M. Ford espère qu’elle sera mise en place en juillet.

L’Ontario Long-Term Care Association soutient les efforts provinciaux pour enquêter sur tout abus ou négligence, mais invite aussi Toronto à aider par d’autres moyens.

«Les inspections sont importantes, mais elles ne fournissent pas les ressources immédiates et le soutien concret dont les foyers ont besoin dans la lutte contre la COVID-19, a dit par communiqué Donna Duncan, la PDG de l’association. Il faut s’attaquer à des problèmes systémiques et structurels qui datent de longtemps, et qui sont exacerbés par la pandémie.»

L’association veut une plus grande offre d’équipements de protection individuelle, des tests plus rapides, une aide au contrôle des infections pour les foyers plus anciens, plus de soutiens des hôpitaux et un financement accéléré pour bâtir du capital.

Le mois dernier, l’Ontario a fait appel à de l’aide militaire pour cinq foyers aux prises avec des éclosions de COVID-19. Les Forces armées canadiennes ont observé des infestations de coquerelles, du gavage qui aurait provoqué des étouffements, des infections sanguinolentes et des résidents qui demandent de l’aide sans réponse pendant des heures.

Par ailleurs, les Ontariennes et Ontariens ne seront pas autorisés à manger dans les bars et restaurants, à se réunir en groupes de plus de cinq personnes ou à utiliser les équipements des terrains de jeux jusqu’à la mi-juin, au minimum.

Le gouvernement provincial a annoncé qu’il prolongeait ses décrets d’urgence liés à la COVID-19 jusqu’au 9 juin.

Ils avaient déjà été prolongés le 19 mai et devaient venir à échéance le 29 mai.

Les décrets touchent la fermeture des garderies, des bibliothèques, des théâtres, des bars et des restaurants, sauf pour les commandes pour emporter et la livraison.

Cela signifie également que les Ontariens qui cherchent à vaincre la chaleur dans les piscines publiques et les pataugeoires ne pourront pas le faire avant le 9 juin, au minimum.

L’Ontario est en état d’urgence depuis le 17 mars. Cet état d’urgence a été prolongé jusqu’au 2 juin.

La province a signalé mercredi 292 nouveaux cas de COVID-19 et 32 décès supplémentaires.

Il s’agit du deuxième jour consécutif avec moins de 300 nouveaux cas, après plusieurs jours consécutifs de plus de 400.

Cela porte le total provincial à 26 483. Le total comprend 2155 décès et 20 372 cas résolus.

Le nombre de tests rapportés mercredi est passé à 15 133, comparativement à 9875 la veille.