Opération de visibilité sur la pauvreté, jeudi, dans des dizaines de villes du Québec

MONTRÉAL — Plusieurs organismes québécois de lutte à la pauvreté déploient jeudi 65 bannières et des centaines d’affiches dans une trentaine de villes et municipalités de plusieurs régions afin d’affirmer qu’au Québec, une personne sur dix ne couvre pas ses besoins de base et que le récent budget du gouvernement ne règle pas ce problème. 

À Montréal, le Réseau d’aide aux personnes seules et itinérantes de Montréal (RAPSIM) doit installer jeudi matin une bannière devant le Centre local d’emploi (CLE) Ste-Marie-Centre-sud. Une dizaine d’affiches seront également apposées dans un nombre équivalent d’organismes.   

Joannie Veilleux, organisatrice communautaire au RAPSIM, accuse le gouvernement du Québec de ne pas être préoccupé par la pauvreté alors que quelque 800 000 personnes, dit-elle, n’arrivent pas à couvrir leurs besoins de base en plus d’être frappées par la crise sanitaire. Elle affirme que la couverture des besoins de base doit être considérée comme un minimum pour tout le monde au Québec.   

Mme Veilleux ajoute que la pauvreté a des impacts sur la stabilité résidentielle, sur la santé mentale et physique, sur la mobilité et sur l’accès à l’éducation, notamment. À son avis, dans une société riche comme celle du Québec, il est inacceptable de garder les gens dans la pauvreté.  

Pour sa part, Virginie Larivière, porte-parole du Collectif pour un Québec sans pauvreté,  avertit que partout au Québec, des gens et des organisations sont prêts à se mobiliser aux côtés des personnes en situation de pauvreté pour faire avancer leur cause, et que la mobilisation augmentera.

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