Ottawa doit maintenir les soins pour les proches des vétérans, soutient l’ombudsman

OTTAWA — L’ombudsman des anciens combattants demande à Ottawa d’annuler les restrictions imposées aux services en santé mentale pour les familles des vétérans.

Cette demande de l’ombudsman Nishika Jardine se trouve dans un rapport cinglant publié mardi, un an après qu’Ottawa a coupé le financement fédéral pour les familles des anciens combattants, même lorsque ce membre de la famille a besoin de soins en raison du service militaire de son proche.

Cette décision faisait suite à un tollé soulevé lorsqu’on a appris que le ministère des Anciens Combattants avait payé pour le traitement en prison du fils d’un vétéran, reconnu coupable du meurtre d’un policier à Halifax. Christopher Garnier était soigné pour un syndrome de stress post-traumatique.

Dans son rapport, la colonelle à la retraite Nishika Jardine cite le cas de plusieurs anciens combattants et membres de leur famille pour illustrer le tort causé par ces restrictions sur les proches des vétérans.

Certaines des personnes citées se demandent également comment le gouvernement peut justifier ces restrictions alors que des membres de l’état-major ont souligné à maintes reprises comment le soutien des familles des militaires restées au pays contribue au succès des missions canadiennes à l’étranger.

Mme Jardine estime qu’il s’agit d’une question d’équité, étant donné les défis uniques auxquels font face les familles des anciens combattants, notamment les déménagements constants et les longues périodes de séparation pendant le service militaire, puis le stress de vivre avec un ancien combattant souffrant de blessures physiques et mentales.

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