Ottawa et des agriculteurs dans une impasse au sujet de la taxe sur le carbone

OTTAWA — Les céréaliculteurs sont convaincus qu’Agriculture et Agroalimentaire Canada a eu tort en concluant cette semaine que les céréaliculteurs payaient au plus 819 $ par année en taxe sur le carbone pour sécher leur maïs, blé, orge et autres céréales.

Markus Haerle, président de Grain Farmers of Ontario, a dit que la facture de la taxe sur le carbone pour le séchage du maïs de sa ferme de 800 hectares à Saint-Isidore, entre Montréal et Ottawa, était de 8500 $ l’automne dernier, et qu’il n’est pas seul.

Le gouvernement fédéral affirme que son analyse de l’impact de la taxe sur le carbone sur les céréaliculteurs est basée sur les chiffres fournis par les agriculteurs eux-mêmes.

À la suite d’un printemps humide et tardif et de la neige précoce à l’automne, les céréaliculteurs des Prairies et de l’Ontario se sont tournés vers des séchoirs à grains plus que d’habitude. Au même moment, la plupart d’entre eux commençaient à payer la taxe sur le carbone sur le propane ou gaz naturel qu’ils utilisaient.

Les agriculteurs font pression sur Ottawa pour accorder aux séchoirs à grains la même exemption de la taxe sur le carbone qui s’applique aux carburants des véhicules agricoles, ou l’exonération partielle pour les carburants servant à chauffer les serres commerciales.

La ministre de l’Agriculture, Marie-Claude Bibeau, a mentionné que le gouvernement soutenait les efforts visant à améliorer l’efficacité énergétique des séchoirs à grains, notamment via un programme conjoint de deux millions $ avec l’Alberta. Ce programme couvre jusqu’à la moitié des coûts de mise à niveau des machines.