Ottawa étudiera l’impact du réchauffement sur les digues de la Nouvelle-Écosse

AMHERST, N.-É. — Le gouvernement fédéral examinera les façons d’empêcher que les digues vieilles de 275 ans qui relient la Nouvelle-Écosse au reste du Canada soient emportées par la hausse du niveau des eaux, les tempêtes et d’autres impacts des changements climatiques.

L’étude, qui obtient 350 000 $ en financement fédéral, tentera de déterminer les effets potentiels de la hausse du niveau de la mer sur des infrastructures clés sur le corridor de commerce de l’isthme de Chignecto, notamment la route Transcanadienne, la voie ferroviaire du Canadien National, les digues agricoles et les lignes de transmission d’électricité, a indiqué lundi par communiqué le député fédéral de Cumberland–Colchester, en Nouvelle-Écosse, Bill Casey.

L’étude impliquera un examen d’ingénierie des infrastructures existantes, des consultations et des solutions pour protéger le corridor, par lequel transite un commerce évalué à 50 millions $ par jour entre la Nouvelle-Écosse et le Nouveau-Brunswick.

M. Casey a affirmé que le commerce entre les deux provinces est «le filin de sécurité qui permet (aux deux) économies de poursuivre leur croissance et aux marchandises de continuer de circuler». Le député fédéral a dit croire qu’il fallait faire «tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger le corridor de commerce de l’isthme de Chignecto contre le changement climatique».

Le mois dernier, l’opposition néo-démocrate en Nouvelle-Écosse avait affirmé qu’elle présenterait un projet de loi d’initiative parlementaire demandant au ministre provincial de l’Agriculture d’agir sur ce front. Le parti estime que les libéraux au pouvoir dans la province devraient dépenser au moins 10 millions $ annuellement sur le maintien des digues au cours des cinq prochaines années.

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