Ottawa évite de spéculer sur la cause de l’écrasement de l’avion en Iran

OTTAWA — Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, n’écarte aucune possibilité quant à la cause de l’écrasement d’avion en Iran qui a fait au moins 63 victimes canadiennes, mais veut éviter toute spéculation.

«Ça pourrait être causé par de multiples raisons», a déclaré M. Garneau, mercredi en fin d’après-midi, lors d’une conférence de presse qui réunissait le premier ministre Justin Trudeau, le ministre de la Défense nationale, Harjit Sajjan, et le chef d’état-major de la défense, le général Jonathan Vance, entre autres.

M. Garneau ajoute qu’il est important, à ce moment-ci, de ne pas «spéculer» sur la cause de l’écrasement survenu il y a moins de 24 heures. Mais il convient que quelque chose de «très inhabituel» s’est produit une fois dans les airs.

La seule certitude, pour l’instant, est que l’avion du transporteur Ukraine International a décollé de façon normale de l’aéroport Imam-Khomeini, près de Téhéran, et qu’il a disparu des écrans radars quelques minutes après le décollage, précise le ministre.

En vertu des accords internationaux, l’Iran sera responsable de mener l’enquête sur cet événement parce qu’il a eu lieu sur son territoire et les Ukrainiens pourront y participer.

Le Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST) a annoncé de son côté la nomination d’un expert qui suivra la progression de l’enquête iranienne et reste à la disposition des Iraniens et des Ukrainiens pour leur fournir de l’aide technique.

Jusqu’à maintenant, le ministre des Affaires étrangères, François-Philippe Champagne, s’est entretenu avec son homologue ukrainien, qui a reçu la demande d’aide du Canada de façon positive, précise M. Garneau.

M. Champagne devrait s’entretenir avec son homologue iranien dans les prochaines heures à ce même sujet.

«On espère que cette offre sera acceptée, parce qu’on pense qu’on peut contribuer et aider à avoir les réponses nécessaires pour déterminer la cause, mais on verra dans les jours à venir», estime M. Garneau.

Les liens diplomatiques du Canada sont rompus avec l’Iran depuis 2012. Le gouvernement conservateur de Stephen Harper, à l’époque, avait ordonné la fermeture de l’ambassade canadienne en Iran et l’expulsion de tous les diplomates iraniens en poste au Canada.