Le groupe environnementaliste Extinction Rebellion bloque un pont à Ottawa

OTTAWA — Des militants du groupe environnementaliste Extinction Rébellion (XR) à Ottawa ont bloqué, vendredi, le pont Laurier, sur l’avenue du même nom, qui enjambe le canal Rideau au centre-ville de la capitale fédérale.

Les manifestants se sont d’abord rassemblés au parc de la Confédération, vers 10 h, avant de se déplacer sur le pont qu’ils ont bloqué aux deux extrémités.

Selon le constable Charles Benoit, du Service de police d’Ottawa, les militants étaient toujours sur place en début d’après-midi. Aucun incident n’a été rapporté par les policiers qui continuaient d’encadrer la manifestation afin d’assurer la sécurité du public.

Dans une vidéo diffusée sur la page Facebook de XR Ottawa, on pouvait voir quelques dizaines de militants déployer des bannières appelant à la lutte contre les changements climatiques et à l’urgence d’agir.

On pouvait également voir les manifestants rendre hommage à la mémoire des centaines d’écologistes à travers le monde qui perdent la vie chaque année aux mains de régimes répressifs. Un groupe d’adolescentes a aussi interprété une chanson appelant à la mobilisation.

Le plan annoncé par XR Ottawa prévoyait de bloquer la circulation des automobiles et des camions, mais de permettre le passage des piétons, des cyclistes et des personnes en fauteuil roulant.

Extinction Rébellion explique que ses membres, surnommés les «rebelles», bloquent des ponts parce que les gouvernements n’écoutent que lorsque les activités habituelles sont perturbées.

Le 8 octobre, trois militants d’Extinction Rébellion Québec avaient escaladé à l’aube la structure métallique du pont Jacques-Cartier, à Montréal, provoquant la fermeture complète de ce lien routier névralgique pendant plus d’une heure.

Les trois militants ont été arrêtés. Ils ont été libérés avec promesse de comparaître et devront se présenter en cour jeudi prochain, au palais de justice de Montréal. Ils pourraient faire face à des accusations de méfait et de complot.

Jeudi, le Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’Île (SEPÎ) a révélé que deux de ses membres étaient impliqués dans le coup d’éclat réalisé à Montréal.

Dans un communiqué, le SEPÎ a annoncé son intention d’utiliser tous les «outils juridiques et administratifs à sa disposition pour assurer la défense du lien d’emploi de ses deux membres», soit Chantal Poulin et Yann Robitaille.

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