Ottawa veut faciliter la vie des travailleurs de la santé formés à l’étranger

HALIFAX — Espérant remédier aux importantes pénuries de main-d’œuvre dans le secteur de la santé au Canada, Ottawa a annoncé lundi une enveloppe de 90 millions $ pour des projets qui élimineraient les obstacles qui empêchent les nouveaux Canadiens qualifiés de travailler dans leur profession ou leur champ d’études.

Le ministre de l’Immigration, Sean Fraser, a annoncé lundi l’ouverture d’un appel de propositions dans le cadre du Programme de reconnaissance des titres de compétences étrangers. 

Les propositions recherchées par Ottawa visent des projets qui offriraient aux professionnels de la santé formés à l’étranger une expérience de travail au Canada, ou qui simplifieraient le processus de reconnaissance des titres de compétences internationaux.

Ces projets pourraient aussi offrir aux participants des mesures de soutien comme des services de garde, le paiement des frais de transport ainsi que des services de mentorat et d’encadrement.

Ottawa souhaite par ailleurs faciliter aussi la mobilité de la main‑d’œuvre entre les provinces pour tous les professionnels de la santé, qu’ils aient été formés au Canada ou à l’étranger.

Le ministre Fraser a indiqué lundi que ces propositions pourraient provenir des gouvernements provinciaux ou des administrations municipales, de syndicats et d’associations professionnelles, d’hôpitaux, d’universités ou d’autres organisations.

En conférence de presse virtuelle à Charlottetown, lundi, M. Fraser a affirmé qu’il y avait un besoin critique de plus de personnel de la santé au pays, en particulier au Canada atlantique.

Le ministre affirme que les immigrants représentent environ un quart de tous les professionnels de la santé au Canada, mais les données de Statistique Canada montrent qu’en 2020, près de la moitié (47 %) des immigrants qualifiés qui avaient une formation en santé étaient au chômage ou sous-employés.

Pour obtenir une part des 90 millions $ disponibles à Ottawa, les propositions de projet doivent être soumises d’ici la fin janvier 2023.

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