Pablo Rodriguez obligé de s’excuser après avoir lâché un gros mot

OTTAWA — Un autre élu fédéral s’est oublié en pleine séance hybride aux Communes.

Cette fois, c’est un micro resté ouvert plutôt qu’une caméra qui a mis dans l’embarras le leader parlementaire du gouvernement, Pablo Rodriguez.

«Oh F…! As-tu envoyé ça à Sajjan?» a crié, en anglais et sur un ton manifestement ulcéré, M. Rodriguez alors que son collègue ministre de la Défense entamait une réponse à une question posée par le conservateur Pierre Paul-Hus.

M. Paul-Hus était le énième député de l’opposition à attaquer le gouvernement sur sa gestion des plaintes d’inconduite sexuelle au sein des Forces armées canadiennes. 

Il reprochait au gouvernement d’avoir ordonné l’annulation d’une réunion d’un comité parlementaire pour éviter l’étude d’allégations visant l’ancien chef d’état-major Jonathan Vance.

M. Rodriguez participe à la période des questions de manière virtuelle, à partir de ses bureaux montréalais. En sa qualité de leader parlementaire, c’est lui qui indique aux ministres lequel d’entre eux doit répondre à une question ou une autre.

Manifestement, il aurait voulu que ce soit la présidente du comité parlementaire qui réponde à l’accusation et non pas le ministre de la Défense. Le cri de M. Rodriguez a d’ailleurs interrompu la réponse de Harjit Sajjan.

Le gros mot a fait sursauter le président de la Chambre, Anthony Rota, qui s’est immédiatement levé. Présent en personne à l’intérieur de la Chambre des communes, M. Rota n’avait peut-être pas vu d’où venait l’esclandre.

Cependant, le timbre de voix de M. Rodriguez est facilement identifiable et tous les parlementaires installés derrière leurs écrans plutôt qu’aux Communes ont pu le voir et l’entendre lâcher son «F…».

«M. le président, tel que mentionné par mes collègues, ce langage provenait de moi. C’est inacceptable et je tiens à m’en excuser», a rapidement offert, sur un air contrit, M. Rodriguez, alors qu’on entendait quelques ricanements

«Je veux rappeler à tous les honorables élus que s’ils ne sont pas en train de répondre à une question ou en train d’en poser une, s’il vous plaît, mettez vos micros en sourdine», a plaidé le président Rota.

Le mois dernier, un député libéral, Will Amos, avait oublié que sa caméra était allumée alors qu’il changeait de vêtements dans son bureau, à l’heure de la période des questions. 

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