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Le Parti vert du Nouveau-Brunswick a dévoilé sa plateforme électorale mercredi

FRÉDÉRICTON, – Le Parti vert du Nouveau-Brunswick promet de bannir l’exploitation du gaz de schiste, d’annuler les contrats signés en vertu du programme de gestion des forêts et d’améliorer l’accessibilité à l’avortement. Le parti a énoncé mercredi ses principales promesses en vue des élections générales du 22 septembre prochain afin d’améliorer l’accès pour tous au système de santé public et d’assurer le développement durable dans la province. Le chef du Parti vert David Coon a aussi indiqué qu’il allait cesser d’octroyer des subventions et des crédits d’impôts dans le secteur des ressources naturelles, en plus d’augmenter les cibles de réduction des gaz à effet de serre. Le Parti libéral, le Nouveau Parti démocratique et le Parti progressiste-conservateur n’ont pas encore dévoilé leur plateforme électorale. L’Alliance des gens du Nouveau-Brunswick a été le premier parti à rendre publics ses engagements lors de la première semaine de la campagne électorale. Il a notamment prévu d’atteindre l’équilibre budgétaire en 2017-2018. De leur côté, les néo-démocrates ont annoncé mercredi qu’ils allaient éliminer la taxe sur les petites entreprises au cours des six premiers mois de leur mandat. Cette mesure est évaluée à environ 32 millions $ par le parti.

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Indépendance: Drainville propose de puiser dans les poches des contribuables

QUÉBEC – Aspirant éventuel à la direction du Parti québécois (PQ), Bernard Drainville propose d’exclure la tenue d’un référendum dans le premier mandat d’un gouvernement péquiste. En revanche, il suggère de recourir aux fonds publics pour paver la voie à l’indépendance et préparer la tenue d’un référendum dès la première année d’un deuxième mandat gouvernemental. Le député de Marie-Victorin a choisi, mercredi, de partager sur son blogue «certaines idées fondamentales» qui alimentent sa réflexion sur sa décision de se porter candidat ou non à la chefferie du Parti québécois. Décliné en trois étapes _ renouvellement du parti, préparation et réalisation de l’indépendance _ son plan de match vise à faire du Québec un pays souverain dans un peu plus de dix ans, en 2025. Selon M. Drainville, il est clair que le PQ ne doit plus jamais se présenter devant l’électorat avec une position ambiguë à propos de la tenue ou non d’un référendum, une ambiguïté qui a plombé le leadership de Pauline Marois. Il croit que le PQ doit au contraire s’engager, aux prochaines élections en 2018, à ne pas tenir de référendum dans un premier mandat. «Parce qu’on a du travail à faire et parce qu’il faut bien préparer l’État, a déclaré le député lors d’un entretien avec La Presse Canadienne. On ne peut pas préparer l’État québécois à l’indépendance en étant dans l’opposition, donc il faut prendre le temps de bien analyser les conséquences, de mettre de l’avant les arguments, de répondre aux questions des Québécois et je pense qu’ils vont être rassurés.» Les quatre premières années du PQ de retour au pouvoir ne se limiteraient pas à offrir «un bon gouvernement», loin de là. Dans ce mandat sans référendum, le gouvernement péquiste utiliserait «les moyens et les ressources de l’État», c’est-à-dire l’argent des contribuables, pour «couvrir tous les aspects du projet d’indépendance». «Tout gouvernement élu avec un certain nombre d’objectifs a la responsabilité d’utiliser les moyens de l’État pour valider, préciser, faire des analyses rigoureuses», a fait valoir M. Drainville. En résumé, la machine administrative serait mise à contribution pour «vendre» le projet souverainiste. Par exemple, le ministère des Finances serait chargé de «valider» le portrait économique d’un Québec indépendant et celui des Relations internationales serait appelé à contribuer à définir la première politique étrangère du pays du Québec. Il serait «irresponsable» d’agir autrement, selon le député. «L’objectif des quatre premières années de gouvernement va être de renforcer le Québec et de préparer l’indépendance. Cela signifie que les projections financières et économiques d’un Québec indépendant devront être validées par le ministère des Finances. Si on veut commencer à définir la politique étrangère d’un Québec indépendant, il va falloir demander et s’appuyer sur l’avis des diplomates Québécois», a-t-il soulevé. À l’expiration du mandat, en 2022, le PQ solliciterait à nouveau la confiance de l’électorat pour organiser, l’année suivante, un référendum avec cette question: «Voulez-vous que le Québec demeure une province du Canada ou devienne un pays indépendant?» Fait à noter, la réponse à une question référendaire formulée de la sorte ne peut être un oui ou un non. Il s’agirait d’un choix à cocher entre deux options, a précisé M. Drainville. «Le choix devant lequel on est placé est soit qu’on reste une province comme les autres, soit qu’on devienne un pays. Il n’y a pas de troisième ou de quatrième option. L’option de la société distincte, du fédéralisme renouvelé ou du statut particulier n’existe plus», a-t-il souligné. Le Parti québécois devra encore patienter quatre ans dans l’opposition avant d’espérer reprendre les rênes du gouvernement. De l’avis du candidat potentiel à la chefferie, le PQ doit utiliser ce passage à vide pour rétablir les ponts avec la population, la jeunesse et les souverainistes «égarés» dans les autres formations politiques. Il propose également la création d’un groupe de promotion du «Plan Indépendance 2025» chargé d’effectuer des recherches sur l’indépendance et de les diffuser. Comme cela était prévisible, le gouvernement libéral a aussitôt discrédité la démarche proposée par le député souverainiste. Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, s’est demandé sur quelle «planète» vivait M. Drainville pour suggérer de dépenser l’argent des contribuables pour un projet rejeté par les Québécois. «On aurait eu un déficit de cinq milliards de dollars et voilà quelqu’un qui est en train de discuter d’utiliser des fonds publics pour mousser une option qui a été rejetée massivement par la population lors de la dernière élection. Retournons sur la planète Québec», a-t-il lancé.

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La Nouvelle-Écosse interdira la fracturation hydraulique dès l’automne

HALIFAX – Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse a fait savoir qu’il présentera cet automne un projet de loi interdisant la fracturation hydraulique à forts volumes dans une perspective d’exploitation de gaz de schiste. Le ministre de l’Énergie Andrew Younger dit croire que la population n’est pas à l’aise avec la fracturation hydraulique. Cette annonce survient moins d’une semaine après qu’un groupe d’experts eut publié un rapport indiquant que la fracturation ne devrait pas être permise jusqu’à ce que davantage de recherches indépendantes aient été menées sur les impacts de cette technique sur la santé, l’environnement et l’économie. Un moratoire de deux ans sur la fracturation hydraulique a été instauré en 2012, dans la foulée de la croissance de la grogne populaire en Nouvelle-Écosse et dans la province voisine du Nouveau-Brunswick. Toujours selon M. Younger, le gouvernement libéral a pris sa décision à la suite d’avis reçus de la part du public, y compris des leaders autochtones de la province. «Les Néo-Écossais ont très largement indiqué leurs inquiétudes à l’idée de permettre de la fracturation hydraulique à fort volume dans le cadre de l’exploitation du gaz de schiste dans cette province, à ce moment-ci, a précisé le ministre par communiqué. Les ressources fossiles appartiennent aux Néo-Écossais, et nous devons respecter cette confiance que l’on nous porte pour comprendre leurs inquiétudes.» Les partisans de la fracturation soutiennent que l’exploitation pourrait relancer l’économie stagnante de la province et réduire sa dépendance envers les centrales au charbon polluantes. La fracturation hydraulique est un processus impliquant l’injection sous pression d’eau et de produits chimiques dans des couches de roche pour y libérer le pétrole et le gaz naturel qui y sont coincés.

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Femmes autochtones: MacKay ne dit pas non à une table ronde nationale

HALIFAX – Le ministre fédéral de la Justice Peter MacKay n’écarte pas entièrement la possibilité qu’Ottawa participe à une table ronde sur les femmes autochtones tuées et disparues, réclamée la semaine dernière par les premiers ministres des provinces et cinq leaders autochtones lors de leur rencontre annuelle à Charlottetown. Si le bureau du ministre a publié la semaine dernière un communiqué ne se prononçant pas directement sur l’appel à une table ronde, M. MacKay a fait savoir que son bureau pourrait participer à un tel exercice. «Le progrès amorcé doit se poursuivre, a mentionné le ministre. Cela inclut des rencontres et des consultations pour certains, et pourrait comprendre une certaine forme de table ronde.» En mai, la Gendarmerie royale du Canada a publié une étude portant sur 1181 cas impliquant des femmes autochtones depuis 1980. L’étude en question a révélé que ces femmes représentaient 4,3 pour cent de la population du pays, mais aussi 16 pour cent des victimes féminines de meurtre et 11,3 pour cent des femmes disparues. M. MacKay a effectué sa déclaration mercredi alors qu’il participait à une annonce à Halifax concernant les plans du gouvernement fédéral pour la prochaine génération de navires de la marine.

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Bonnardel croit que le projet souverainiste est en train de mourir

SAGUENAY, Qc – Le leader parlementaire de la Coalition avenir Québec (CAQ) François Bonnardel a déclaré mercredi que, malgré les propositions du péquiste Bernard Drainville, le projet souverainiste est en train de mourir. M. Bonnardel a affirmé que les électeurs ne sont pas dupes de la suggestion de M. Drainville, qui croit qu’un référendum sur la souveraineté ne devrait pas être organisé avant un deuxième mandat péquiste au gouvernement. Selon le député caquiste, le Parti québécois est en voie de se radicaliser sur la question de l’indépendance et, peu importe le chef, l’objectif demeurera de tenir un référendum. M. Bonnardel croit cependant que les résultats de la dernière élection sont le signe annonciateur du déclin inéluctable du projet souverainiste. Les députés caquistes concluront jeudi à Saguenay la deuxième journée d’une réunion préparatoire à la rentrée parlementaire du 16 septembre. Mercredi, le chef caquiste François Legault a répété que son parti «nationaliste moderne» sera l’alternative aux libéraux à la prochaine élection. L’objectif de la CAQ est notamment de ravir les trois circonscriptions que les péquistes détiennent au Saguenay-Lac-Saint-Jean. Avant de retrouver ses collègues, le leader parlementaire de la CAQ a esquissé de sombres perspectives pour le projet souverainiste. «L’article un du PQ c’est un référendum après la prochaine élection, si (ils gagnent) le pouvoir donc entre le bon gouvernement et d’amener les Québécois à se dire est-ce qu’on s’en va vers un projet de référendum, les Québécois ne sont pas dupes, a-t-il dit. «Je pense que la réaction que les Québécois ont eue à la dernière élection, ça va suivre, et je pense que c’est un projet de société qui se termine, tranquillement, tranquillement, tranquillement pas vite.» Selon M. Bonnardel, la prochaine élection fédérale sera révélatrice de la tendance qu’il observe. Par ailleurs, M. Bonnardel croit que la prochaine élection partielle, dans la circonscription de Lévis, sera un test important pour son parti politique. La formation a perdu un joueur vedette le mois dernier, Christian Dubé, qui a quitté cette circonscription pour accepter un poste de haute direction à la Caisse de dépôt et placement. M. Bonnardel s’attend à ce que le premier ministre Philippe Couillard annonce bientôt la date de l’élection dans Lévis, une circonscription que les libéraux, caquistes et adéquistes se sont échangée au cours des dernières années. M. Dubé avait été élu pour la première fois en septembre 2012. Il avait défait le libéral Gilles Lehouillier, maintenant maire de Lévis. M. Bonnardel s’est montré confiant que les électeurs demeureront fidèles à sa formation politique, qui effectue en ce moment des recherches pour trouver un candidat qui la représentera. «Certainement que ça va être un test important pour nous de trouver, premièrement, un bon candidat pour remplacer Christian Dubé, on commence ces recherches déjà sur le terrain, a-t-il dit. On se prépare, on sait jamais, l’élection pourrait être déclenchée aussi tôt qu’à la rentrée parlementaire.»

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La conception des patrouilleurs sera conclue à temps et dans les coûts

HALIFAX – La phase de conception des bateaux patrouilleurs pour l’Arctique sera livrée à temps et sans dépassement de coûts, a annoncé mercredi le président des Chantiers Maritimes Irving. Kevin McCoy a indiqué que les travaux devraient coûter de 20 à 30 millions $ de moins que le budget de 250 millions prévu initialement. Les chiffres exacts seront dévoilés à la fin de l’année 2015. La conception des navires est presque terminée, et leur construction devrait débuter, comme prévu, au mois de septembre l’an prochain, a ajouté le président. Le gouvernement fédéral a manifesté son intention de se prémunir de six à huit de ces navires. Le vérificateur général l’avait toutefois prévenu qu’il ne réussirait probablement pas à acquérir le nombre ou les modèles voulus à cause de restrictions budgétaires. Les Chantiers Maritimes avaient convié les médias mercredi matin à Halifax pour souligner l’installation de la dernière pièce sur la chaîne de production où seront construits les bateaux.

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Négos du secteur public: Québec nomme Maurice Charlebois négociateur en chef

QUÉBEC – Dans un climat d’austérité budgétaire et de tension avec le monde syndical, le gouvernement Couillard a entrepris, mercredi, de lancer le processus de négociation du renouvellement des conventions collectives du secteur public. Alors que le gouvernement jouit d’une marge de manoeuvre infinitésimale, le résultat de ces négociations risque de peser lourd dans la balance quant à sa capacité de rétablir l’équilibre budgétaire en 2015-2016, tel que promis. Le président du Conseil du trésor, Martin Coiteux, a mis la table, mercredi, en confiant à un grand commis de l’État, Maurice Charlebois, la délicate tâche de chapeauter la prochaine ronde de négociations avec les employés du secteur public, dont les conventions collectives viennent à échéance en mars 2015. Les premières rencontres doivent avoir lieu le mois prochain. Son mandat consiste à renouveler le contrat de travail de 550 000 employés des secteurs public et parapublic, qui grugent 60 pour cent du budget total de l’État. En conférence de presse, M. Coiteux n’a pas voulu dire si, dans le contexte actuel de contrôle des dépenses, le gouvernement excluait un gel des salaires des fonctionnaires pour les prochaines années. «Nous ne fermons aucune porte», a dit le ministre, se gardant bien d’ouvrir son jeu. Le nouveau négociateur en chef du gouvernement, âgé de 65 ans, a une longue feuille de route en matière de relations de travail. Il a été vice-président aux ressources humaines chez Hydro-Québec de 2002 à 2009 et sous-ministre adjoint aux relations professionnelles au ministère de la Santé de 1989 à 1994. Il a aussi été secrétaire associé aux relations de travail au Conseil du trésor. Auparavant, il avait présidé le Comité patronal de négociation du secteur de la santé et des services sociaux. M. Charlebois s’est montré optimiste, disant espérer être capable «de trouver des pistes de solution». Le ministre Coiteux a dit qu’il entreprenait ce marathon de négociation en tendant la main aux syndicats. «Ce n’est pas une relation de confrontation» qui s’annonce, a-t-il dit. Pourtant, ces dernières semaines, le gouvernement ne s’est pas fait d’amis en milieu syndical, se mettant à dos les leaders des grandes centrales lors de la consultation sur le projet de loi 3 portant sur les régimes de retraite des employés municipaux. «Le gouvernement doit faire le ménage dans sa cour. Le gouvernement doit préserver les services publics. Le gouvernement doit respecter ses employés. Le gouvernement doit viser à attirer le talent et retenir le talent dans la fonction publique. On a tous ensemble des défis», a fait valoir M. Coiteux, rappelant que la réalité financière du gouvernement était «incontournable». «On doit trouver ensemble les moyens de faire mieux avec moins, parce que c’est notre capacité de payer», a-t-il ajouté, réaffirmant qu’il n’était pas question d’endetter les générations futures. «Nous devons cesser de passer la facture à nos enfants», a dit le ministre.

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Golfe du Maine: l’eau se réchauffe plus vite qu’ailleurs selon une étude

FRIENDSHIP, États-Unis – Un institut de recherche américain affirme que l’eau du Golfe du Maine se réchauffe plus vite que 99 pour cent du reste des océans. Depuis 2004, la température de l’eau du Golfe du Maine a par ailleurs augmenté dix fois plus vite qu’auparavant. Le Golfe du Maine, situé sur la côte est entre Cape Cod, au Massachusetts, et le pointe sud de la Nouvelle-Écosse, est traditionnellement riche en plusieurs espèces marines dont le homard, la morue, la crevette nordique et le hareng, entre autres. Cependant, les stocks de ces espèces diminuent dans le Golfe du Maine, au profit de certaines autres habituellement pêchées en régions plus chaudes. Les constatations de la recherche publiée par le Gulf of Maine Research Institute, basé à Portland, sont prises au sérieux dans les territoires de pêche voisins, ceux des Maritimes. Les scientifiques sont incapables de dire pourquoi la hausse de la température de l’eau du Golfe du Maine est si forte.

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Coeur: les antécédents familiaux ne suffisent pas à motiver

MONTRÉAL – Même des antécédents familiaux catastrophiques en matière de maladie cardiovasculaire ne suffisent pas à motiver la population à adopter un mode de vie plus sain, conclut une étude publiée lors d’un congrès de la Société européenne de cardiologie, en Espagne. Les chercheurs ont analysé les informations fournies par près de 200 000 abonnés au site internet HeartAge, un outil virtuel gratuit qui permet aux internautes de calculer leur «âge cardiaque». Ils croyaient que les utilisateurs ayant de mauvais antécédents familiaux seraient plus susceptibles de rencontrer leur médecin, de surveiller leur pression artérielle ou d’adopter un mode de vie plus sain. Près de 40 pour cent des internautes ont déclaré qu’un de leurs parents avait souffert d’une maladie cardiovasculaire, contre 7 pour cent qui l’ont déclaré pour leurs deux parents. Ces utilisateurs étaient plus susceptibles de connaître leur pression artérielle ou leur taux de cholestérol. Toutefois, 32 pour cent des utilisateurs dont les deux parents avaient souffert d’une maladie cardiovasculaire obtenaient une très mauvaise note sur une échelle mesurant la qualité de leur alimentation ou de leur mode de vie. En revanche, seulement 25 pour cent des gens n’ayant pas de tels antécédents obtenaient une note aussi mauvaise. Le directeur scientifique de HeartAge, le docteur Mark Cobain, a expliqué que les internautes ayant des antécédents familiaux croient possiblement qu’ils sont condamnés à souffrir d’une maladie cardiovasculaire, et qu’il leur est donc inutile de s’attarder aux facteurs de risque. Par ailleurs, une analyse différente des mêmes données et elle aussi présentée lors du congrès espagnol démontre que les gens atteints d’hypertension abaissent leur âge cardiaque de deux à six ans en adoptant une alimentation saine, et de trois à cinq ans en prenant des médicaments antihypertensifs. Chez les personnes obèses, la perte de cinq kilos réduit l’âge cardiaque de deux à quatre ans, tandis que l’abandon du tabagisme y retranche en moyenne 13 ans.

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Voies de fait: un agent consommateur de marijuana plaide coupable au N-B

FREDERICTON – Un agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) au Nouveau-Brunswick qui s’était plaint de ne pouvoir fumer de la marijuana à des fins médicales en portant son uniforme pour traiter un trouble de stress post-traumatique a plaidé coupable à des accusations de voies de fait contre quatre agents de la GRC. Le caporal Ron Francis avait auparavant plaidé non coupable à des accusations de voies de fait contre deux agents lors d’un incident s’étant produit le 6 décembre à Fredericton et non coupable à des accusations de voies de fait contre deux autres agents à Oromocto le 12 janvier dernier. M. Francis, qui avait fait la une des journaux l’an dernier, pleurait lorsqu’il a présenté son plaidoyer devant la Cour provinciale de Fredericton. À l’extérieur du tribunal, il a dit souhaiter que les questions de santé mentale suscitent dorénavant plus d’attention. «Les soldats, les policiers, les gens qui effectuent ce genre de travail… cela finira pas les toucher à la longue, a-t-il déclaré. Je veux aider les autres agents.» Le caporal Francis, qui est actuellement en congé de la GRC, devait subir son procès à compter de mercredi pour les accusations liées aux événements de décembre, mais l’accusé a finalement décidé de plaider coupable pour les deux incidents. Il a également plaidé coupable d’avoir contrevenu à l’ordre d’un juge, qui lui avait interdit de consommer ou de posséder de l’alcool ou d’autres substances illicites sans ordonnance. Le prononcé de la sentence doit avoir lieu le 3 novembre. Lors de l’incident du 6 décembre, selon ce qui a été relaté en cour provinciale, des agents ont confronté le caporal dans une rue de Fredericton dans le but de l’amener à un hôpital pour une évaluation de sa santé mentale. M. Francis aurait alors poussé un agent, et lors de la dispute qui a suivi, a asséné un coup de poing à l’autre, lui faisant saigner du nez. Le procureur de la Couronne, Marc Savoie, a déclaré mercredi à la cour que lors de l’incident du 12 janvier, la GRC a reçu un appel du caporal affirmant que «les choses n’allaient pas bien pour lui». La police s’est rendue à la résidence de l’homme, et a pensé qu’il était sous influence de l’alcool. Il a été arrêté pour avoir violé l’ordre de la cour de ne pas consommer ou posséder d’alcool. Me Savoie a ajouté que le caporal avait été emmené aux bureaux de la GRC à Oromocto, où une altercation a éclaté. Toujours selon le procureur, M. Francis aurait alors poussé un agent avant d’en agripper un autre par sa chemise et de le pousser. La défense n’a pas contesté les faits lors de leur lecture en cour. «Je peux certainement comprendre ce que vous vivez, a déclaré le juge William McCarroll au caporal. J’examine l’ensemble de ce processus en fonction de votre bien-être à long terme.» Pour l’avocat de l’accusé, T.J. Burke, les conséquences du stress post-traumatique se retrouvent de plus en plus souvent devant les tribunaux. «Cela pourrait ne pas prendre six mois, cela ne pourrait pas prendre un an, mais je peux affirmer avec certitude que le syndrome de stress post-traumatique s’invite de plus en plus souvent en cour.» «Il doit y avoir un groupe d’intervention provincial et fédéral pour gérer ces questions spécifiques dans chaque province.»

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Opération à Lévis: la police a mené une perquisition dans une résidence

LÉVIS, Qc – Une opération destinée à contrer le trafic de drogue a été réalisée mercredi à Lévis. Des policiers de la ville ont procédé à une perquisition dans une résidence privée de la rue Saint-Georges, dans le secteur Desjardins. Cette perquisition à permis de saisir des effets totalisant 6000$ et plus, dont des comprimés de méthamphétamine, du GHB, des téléphones cellulaires et des fusils à plomb. Deux individus qui se trouvaient dans la résidence doivent faire face à des accusations reliées à la possession et au trafic de drogue. Les policiers ont mené la perquisition à la suite d’une arrestation effectuée mardi soir. Deux patrouilleurs avaient intercepté un véhicule sur le boulevard Alphonse-Desjardins vers 21 h 35. Le jeune homme derrière le volant était sous une interdiction de conduire. Les policiers ont alors fouillé le véhicule et le suspect pour y trouver des stupéfiants, des cellulaires et de l’argent. Le conducteur a été arrêté et doit faire face à des accusations de conduite sous interdiction et de possession de substances illicites.