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Les conservateurs annoncent un nouveau candidat au Québec pour 2019

GATINEAU, Qc — Le chef du Parti conservateur, Andrew Scheer, a annoncé dans un restaurant de Gatineau, mardi, un nouveau candidat pour les élections fédérales de 2019. Dave Blackburn, un professeur en travail social à l’Université du Québec en Outaouais et ex-officier des Forces armées canadiennes, se présentera dans la circonscription de Pontiac. Il s’agit de la cinquième personne à se porter candidate pour le parti dans la province, en plus des 11 députés qui ont tous décidé de se représenter. Les conservateurs, galvanisés par l’accueil d’une transfuge libérale, espèrent reprendre la circonscription de Pontiac qu’ils avaient perdue lors de la vague orange de 2011. Elle était alors représentée par Lawrence Cannon, l’ex-ministre du gouvernement de Stephen Harper. Les libéraux l’avaient ensuite prise aux néo-démocrates en 2015 avec 54,5 pour cent du vote. Les conservateurs avaient recueilli 13,9 pour cent. Durant son discours de lancement, Dave Blackburn a insisté sur le fait que sa conjointe originaire de l’Allemagne a immigré au Canada «de façon légale» et «régulière». Il veut également aider les anciens combattants, un sujet qu’il a abondamment étudié dans le cadre de son travail. Il a constaté que la région du Pontiac est rarement une priorité en politique fédérale en soulignant que bon nombre de ses citoyens n’ont pas accès à l’internet à haute vitesse.

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Un entrepreneur condamné à la prison pour l’homicide involontaire de son employé

MONTRÉAL — Sylvain Fournier, l’entrepreneur en excavation récemment reconnu coupable de l’homicide involontaire de l’un de ses employés, a été condamné à 18 mois de prison mardi. L’employé en question, Gilles Lévesque est mort enseveli dans une tranchée, en avril 2012, alors qu’il remplaçait une conduite d’égout dans l’arrondissement de Lachine, à Montréal. M. Fournier avait lui-même été coincé jusqu’à la taille lors de l’éboulement, qui lui a fracturé les deux jambes. Le 2 mars dernier, il a finalement été reconnu coupable d’homicide involontaire par le juge Pierre Dupras, de la Cour du Québec, pour avoir failli à son obligation de sécuriser le chantier. Selon le magistrat, M. Fournier a agi illégalement en contrevenant aux obligations édictées au Code de sécurité pour les travaux de construction. Un expert appelé à la barre durant son procès avait notamment relevé que la méthode de travail utilisée au site de Lachine n’était pas sécuritaire en ce que les pentes de l’excavation étaient trop raides, qu’aucun système ne soutenait les côtés de la fosse pour éviter qu’elle ne s’écroule et que des matériaux avaient été empilés trop près des limites de l’excavation. La firme Langlois avocats souligne dans un communiqué que cette peine de 18 mois de prison ferme constitue une première au Québec en matière de négligence criminelle et de santé et de sécurité au travail. «Il s’agit d’un message clair aux entrepreneurs en construction du Québec, ainsi qu’à tout employeur, d’accorder à la santé et à la sécurité au travail une importance de premier plan», a-t-on relevé.

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Voici quelques citations de la journée de mardi dans la campagne électorale

Voici quelques citations de la journée de mardi dans la campagne électorale: —– «Actuellement, M. Couillard essaie de mettre en place une machine à peur libérale. Vous l’avez vu au débat, je pense qu’il a dépassé les bornes. Il est même allé jusqu’à dire qu’on voulait envoyer les immigrants l’autre côté du pont Cartier-MacDonald à Ottawa. C’est pas rien là!» – François Legault —– «Je vais prendre votre question en délibéré.» – François Legault, qui n’a pas été en mesure de nommer la seule province officiellement bilingue au pays, le Nouveau-Brunswick. —– «Lorsqu’on veut être premier ministre du Québec, ne pas savoir que sa province voisine, le Nouveau-Brunswick, est bilingue (…) ça part mal.» – Jean-François Lisée —– «Il y aurait un chaos constitutionnel, parce que les anglophones vont aller en cour… C’est terrible, c’est terrible, il ne faut pas que ça arrive.» – Jean-François Lisée, à propos de la volonté de la CAQ d’abolir les commissions scolaires.

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Sherbrooke interdit le cannabis dans tous les lieux publics extérieurs

SHERBROOKE, Qc — La Ville de Sherbrooke limite strictement les endroits où il sera permis de consommer du cannabis dès sa légalisation, le 17 octobre. Le cannabis sera interdit dans tous les lieux publics municipaux, incluant les rues, les ruelles, les parcs, les parcs canins, les tunnels piétonniers, les trottoirs et les pistes multifonctionnelles, tout comme c’est le cas pour l’alcool. Il sera aussi interdit d’être intoxiqué sur la place publique dans cette ville de l’Estrie qui compte 165 000 habitants. Les contrevenants pourraient recevoir des constats d’infraction. La loi provinciale prévoit l’interdiction de fumer de la marijuana dans les endroits publics où il est déjà interdit de consommer du tabac. La présidente du comité de la sécurité publique à la Ville de Sherbrooke, la conseillère Danielle Berthold, a expliqué que l’intention des élus municipaux est d’imposer une restriction très sévère dans un premier temps, et qu’après un an, le règlement pourrait être modifié. «On va regarder les gens aller, comment les citoyennes et les citoyens de la ville de Sherbrooke vont s’adapter à cette nouvelle réalité. On aura un mini-comité qui fera une sorte de vigie au cours de cette année-là pour nous revenir avec des statistiques: combien d’arrestations il y a eu? Est-ce que ç’a été difficile d’appliquer la loi pour le cannabis? Et dans un an, s’il y a des améliorations, ou en fait s’il y a des permissions à accorder, la Ville sera très ouverte à ce que ces recommandations soient appliquées», a soutenu Mme Berthold en entrevue avec La Presse canadienne. La conseillère a fait valoir qu’il était «toujours plus facile de donner une permission que de la retirer au niveau du comportement humain». «On a voulu d’une part agir en « bon père de famille », donc appliquer cette restriction sévère pour ce qui est de la Ville de Sherbrooke, mais aussi faire en sorte qu’elle soit facile d’application pour nos policiers», a-t-elle ajouté. ——— Quelques municipalités qui ont décidé d’interdire la consommation de cannabis sur la voie publique: Repentigny (Lanaudière) – 84 000 habitants Saint-Eustache (Laurentides) – 45 000 habitants Saguenay (Saguenay–Lac-Saint-Jean) – 144 000 habitants Hampstead (île de Montréal) – 7000 habitants Westmount (île de Montréal) – 20 000 habitants (interdiction dans les parcs et autres lieux publics de la ville, sauf sur les trottoirs) Drummondville (Centre-du-Québec) – 77 000 habitants (interdiction dans les parcs et autres lieux publics de la ville, sauf sur les trottoirs)

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PQ: Le candidat des Îles-de-la-Madeleine se dit victime de dénigrement

QUÉBEC — Même s’il a été déclaré inhabile à exercer une fonction de maire ou de conseiller pour cinq ans, l’ancien maire des Îles-de-la-Madeleine Joël Arseneau a le soutien du Parti Québécois. Le candidat est d’ailleurs persuadé que ses démêlés passés avec la justice ne nuiront pas à ses chances de l’emporter le 1er octobre. Et il fait le pari que les électeurs résisteront à «la campagne de dénigrement» que les libéraux tentent de mener contre lui. Ancien maire de la municipalité des Îles-de-la-Madeleine, de 2005 à 2013, il lui est actuellement interdit par la cour de se présenter à un poste de maire ou de conseiller, partout au Québec. Mais rien ne l’empêche de siéger à l’Assemblée nationale. En 2015, dans un jugement de la Cour supérieure, M. Arseneau a été déclaré «inhabile» à exercer la fonction de membre du conseil de toute municipalité pour une période de cinq ans. Dans sa déclaration en demande d’inhabilité, la Procureure générale du Québec a allégué qu’entre 2007 et 2010, alors qu’il était maire, Joel Arseneau avait une façon toute personnelle de réclamer le remboursement de ses dépenses de fonctions, portant ainsi atteinte à «l’intégrité de la charge de maire». La Procureure générale lui a reproché d’avoir tenté «de maquiller la réalité en invoquant sa simple négligence». En plus de ses fonctions de maire, M. Arseneau agissait aussi en tant qu’administrateur du CLD local, de la Conférence régionale des élus (CRÉ) et de la Fédération québécoise des municipalités (FQM), ce qui l’obligeait à divers déplacements à l’extérieur des îles. En 2010, la vérificatrice des états financiers de la ville concluait que, de 2007 à 2010, M. Arseneau avait accumulé pour plus de 28 000 $ de dettes envers la ville, en raison de comptes de dépenses sans pièces justificatives, est-il écrit dans la demande en justice. Or, selon ce qui est allégué dans la déclaration, de 2007 à 2010, des montants auraient été prélevés sur la carte de crédit de la municipalité, «malgré le fait que ces sommes avaient fait l’objet d’un paiement» par les organismes en question. Au total, il se serait fait rembourser des dépenses à 78 reprises par divers organismes locaux et régionaux. «Malgré ces 78 remboursements, il aurait omis systématiquement de rembourser à la municipalité les sommes que cette dernière lui avait avancées pour des dépenses encourues dans le cadre d’activités au sein de tiers organismes.» En tout temps, M. Arseneau «savait qu’il devait lesdites sommes à la municipalité», est-il allégué, à propos des montants qui ont finalement été totalement remboursés à l’automne 2010. Pas de squelette En entrevue téléphonique, M. Arseneau soutient qu’il n’a «pas de squelette dans le placard». Il se dit victime d’une campagne de dénigrement orchestrée contre lui par les libéraux, qui se plaisent à ressasser cette histoire périodiquement, dans le but de miner sa crédibilité et réduire ses chances de remporter la victoire le 1er octobre. En agissant de la sorte, ils montrent qu’ils ont peur de perdre, ce qui est une bonne nouvelle, a-t-il fait valoir. «Il y a eu des manoeuvres de mes adversaires politiques pour instrumentaliser le dossier jusqu’à me forcer à me défendre en cour», relate le candidat, rappelant qu’il avait été blanchi. Dans un premier temps, M. Arseneau avait été accusé de fraude et de vol en relation avec cette affaire, en 2013, mais le jury l’avait acquitté. «Les allégations étaient sans fondement», insiste-t-il. Par la suite, en 2014, la procureure générale du Québec avait fait une demande de déclaration d’inhabilité, en rapport avec cette même histoire. Pour éviter un nouveau procès, il dit avoir conclu «une entente à l’amiable», en vertu de laquelle il acceptait de ne pas chercher à occuper un poste de conseiller ou de maire pendant cinq ans, sans admettre aucune faute. Sur le fond, il minimise la gravité des faits, parlant de «délais dans la conciliation de dépenses», dues à ses différentes fonctions. Il blâme le «manque de support administratif», pour expliquer comment il a pu se retrouver dans pareille situation. Les sondages indiquent que le Parti libéral du Québec (PLQ) et le Parti québécois (PQ) sont au coude à coude dans cette circonscription, qui est actuellement dans le giron libéral. Le PQ savait La direction du Parti québécois était au courant de la situation et a choisi de donner suite à la candidature de M. Arseneau. «M. Arseneau nous a fait part de ces faits lorsqu’il a voulu se présenter pour le Parti Québécois. Son explication nous a convaincus de le présenter comme candidat», a commenté une des responsables des relations avec les médias. Le PQ rappelle que le jugement ne vaut que pour le palier municipal. «De plus, les allégations de la poursuite avaient été invalidées lors d’une procédure judiciaire préalable (les accusations criminelles pour lesquelles il a été acquitté en 2013) où il a été complètement blanchi», a-t-on fait valoir.

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TVA: assemblée générale du syndicat mercredi; offre globale et finale déposée

MONTRÉAL — Une assemblée générale des membres du Syndicat des employés de TVA est convoquée, mercredi soir, afin de faire le point sur la négociation, alors que la direction de TVA vient de déposer une offre «globale et finale» et que la menace d’une grève illimitée pèse pour la fin de la semaine. Les 830 travailleurs, membres du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ, se sont déjà dotés d’un mandat de moyens de pression pouvant aller jusqu’à la grève générale illimitée à compter du 22 septembre. Le syndicat représente tant les journalistes que les techniciens, caméramans, monteurs, réalisateurs, employés de bureau et autres, à Montréal. Après que le président de la FTQ, Daniel Boyer, et le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, se furent exprimés sur le conflit, jeudi et vendredi de la semaine dernière, et devant l’imminence d’un arrêt de travail, les négociations ont repris entre les parties lundi matin. Et des discussions avaient encore cours mardi après-midi, a-t-on rapporté du côté syndical. De son côté, la direction de TVA a déposé mardi une «offre globale et finale», dans laquelle elle dit avoir entendu les préoccupations des travailleurs et y avoir répondu. Mais elle ajoute que «compte tenu du contexte de l’industrie, certaines demandes du syndicat demeurent impossibles à rencontrer». Le coeur du litige porte en effet sur la protection des emplois, et non sur les salaires. Le SCFP veut contrer les abolitions de postes et le transfert des emplois de TVA vers d’autres filiales de TVA ou de Québecor, comme les studios Mel’s. La direction de TVA se défend d’agir ainsi. «Groupe TVA ne transfère pas de travail vers d’autres filiales pour lequel nous avons la capacité de le faire à l’interne», écrit la direction de TVA dans une lettre transmise aux syndiqués de Montréal, obtenue par La Presse canadienne. «La convention collective permet à l’employeur d’utiliser des producteurs indépendants et de faire appel à de la sous-traitance, en autant que cette utilisation n’entraîne aucune mise à pied. TVA a toujours respecté cette obligation et n’a effectué aucune mise à pied en lien avec l’utilisation de la sous-traitance», écrit encore la direction. Cette offre finale et globale prévoit une augmentation de salaire en fonction de l’Indice des prix à la consommation pour chaque année, variant entre 1 et 3 pour cent, pour un contrat d’une durée de cinq ans. Les syndiqués sont donc conviés à une assemblée générale, mercredi soir, pour faire le point sur la situation.

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Grève et lock-out à la fois chez Pages jaunes:les parties encore en conciliation

MONTRÉAL — Même s’ils sont en grève générale illimitée et en lock-out en même temps, la direction de Pages jaunes et le syndicat qui représente les 130 représentants des ventes au Québec se sont retrouvés en conciliation au ministère du Travail, mardi. La direction de Pages jaunes avait tout d’abord décrété un lock-out de ces 130 travailleurs, le 10 septembre dernier, disant constater une impasse dans les négociations en vue du renouvellement de la convention collective. À leur tour, ces représentants des ventes, membres du Syndicat des employés professionnels et de bureau (SEPB) affilié à la FTQ, ont déclenché la grève, lundi, pour dénoncer le lock-out de l’employeur. Le syndicat affirme avoir été pris de court par le lock-out, décrété selon lui sans qu’il y ait eu d’offre finale de la part de l’employeur. Et l’employeur, de son côté, soutient que c’est le syndicat qui manque de flexibilité et qu’il a dû prendre cette mesure, comme bien d’autres, «pour assurer son redressement et sa pérennité dans un environnement d’affaires en constante évolution». «Il est clair que le statu quo est incompatible avec le marché dynamique et hyper-compétitif dans lequel nous évoluons», a déclaré la direction de Pages jaunes, dans le communiqué qui annonçait le lock-out. Mais le SEPB-Québec réplique que ses membres sont tout aussi déterminés. «Ils vont rester en grève tant qu’on n’aura pas conclu une convention collective satisfaisante pour les deux parties. C’est une question de rapport de forces, dans le sens que si, demain matin, l’employeur lève le lock-out, nous, nous sommes en grève», a répondu Kateri Lefebvre, directrice exécutive du SEPB-Québec. Elle précise que plusieurs points sont en litige, notamment la rémunération. Ces représentants des ventes touchent un salaire de base et des commissions, qui sont négociés. De même le «plancher d’affectation» est en litige, à savoir le nombre de dossiers à traiter par les employés. La conciliation doit se poursuivre le 10 octobre prochain.