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Sécurité ferroviaire: le BST satisfait de la réaction d’Ottawa jusqu’à présent

MONTRÉAL – Ottawa s’est engagé sur la bonne voie en vue d’assurer un transport plus sécuritaire des matières dangereuses par voie ferroviaire, juge le Bureau de la sécurité des transports (BST) dans son évaluation des mesures mises en place et planifiées par Transports Canada dans la foulée de la tragédie de Lac-Mégantic. «Globalement, le Bureau est satisfait des mesures initiales et rigoureuses prises par Transports Canada, mais il y a encore du travail à faire», a résumé mercredi Kathy Fox, membre de l’organisme indépendant. Le BST s’est penché sur la réponse donnée par le ministère à trois recommandations qu’il avait formulées en janvier dernier dans le cadre de son enquête sur la catastrophe ferroviaire survenue il y aura bientôt un an à Lac-Mégantic. «Si toutes ces recommandations sont mises en vigueur, ça va réduire les conséquences reliées à un déraillement», a indiqué Mme Fox, qui prendra les rênes du BST à titre de présidente en août. Le gouvernement s’est mérité une étoile dorée — la cote maximale allouée par le BST, «entièrement satisfaisante» — en exigeant des compagnies ferroviaires qu’elles élaborent des plans d’intervention d’urgence (PIU) pour le transport d’hydrocarbures et d’éthanol à risque élevé. Le BST applaudit par ailleurs la décision de la ministre des Transports, Lisa Raitt, qui a positionné le Canada comme «chef de file» en ordonnant le retrait immédiat de 5000 vieux modèles de wagons-citernes DOT-111 et en exigeant que tous ceux construits avant la nouvelle norme de janvier 2014 soient retirés ou modernisés d’ici trois ans. Mais pour l’instant, les normes proposées sont celles qui ont été appliquées aux États-Unis en 2011, a fait remarquer Mme Fox. Aux yeux du BST, cela ne va donc «pas assez loin»; cette réponse d’Ottawa mérite donc la cote «en partie satisfaisante». Le convoi pétrolier qui a déraillé et explosé au centre-ville de Lac-Mégantic était composé de wagons-citernes DOT-111. La tragédie aurait-elle pu être évitée si les normes avaient été plus strictes? Le BST se refuse à spéculer sur cette question. «Ce qu’on peut dire, c’est que les wagons qui rencontrent des normes supérieures de fabrication ont moins de risques de briser ou de se rompre lors des déraillements, donc ça réduit le risque de déversements de produits», a plaidé Kathy Fox à l’autre bout du fil. Ottawa devra cependant travailler un peu plus fort pour obtenir une meilleure note en ce qui a trait à la seconde recommandation du BST. À la lumière de son investigation, l’organisme jugeait essentiel que les compagnies ferroviaires planifient avec circonspection les itinéraires des trains transportant des marchandises dangereuses de façon à ce que ceux-ci empruntent les routes les plus sécuritaires et procèdent, par le fait même, à des analyses de risques. À court terme, Ottawa exigera que les compagnies ferroviaires transportant des marchandises dangereuses mettent en place des pratiques opérationnelles minimales, y compris des restrictions de vitesse. À plus long terme, Transports Canada exigera qu’elles formulent et présentent de nouvelles règles visant à améliorer leurs pratiques opérationnelles. «Transports Canada a ordonné aux compagnies de le faire, mais on veut attendre que les règlements soient en vigueur avant de dire que c’est pleinement satisfaisant», a expliqué Mme Fox pour justifier la cote «intention satisfaisante» accordée au gouvernement fédéral. On peut prendre toutes les précautions du monde, le transport de pétrole par rail ne se fera jamais véritablement sans risques, a-t-elle reconnu. «Le but de nos recommandations, en fait, c’est de réduire le risque associé au transport de marchandises dangereuses, surtout le pétrole brut», a résumé Mme Fox. En vertu de la loi, le gouvernement avait 90 jours pour donner suite aux recommandations du BST, ce qu’il a fait le 23 avril dernier. D’ici le dépôt de son rapport final sur l’accident de Lac-Mégantic, il se pourrait que le Bureau émette d’autres recommandations en matière de transport ferroviaire, mais seulement si la sécurité du public est en péril. Le BST n’a pas voulu préciser à quelle date le rapport, actuellement à l’étape de production, sera bouclé.

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Un homme plaide coupable d’avoir menacé des policiers de la GRC à Moncton au N-B

MONCTON, N.-B. – Un homme de 24 ans a plaidé coupable, mercredi à Moncton, au Nouveau-Brunswick, d’avoir proféré des menaces de mort à l’endroit de policiers. Jasper John Stam avait été mis en accusation le 9 juin relativement à un incident qui s’était produit à la mi-mai. Il a été détenu et a été interdit de tout contact avec le suspect accusé du meurtre de trois policiers de la Gendermerie royale du Canada à Moncton. Il a été remis en liberté provisoire par un juge le Cour provinciale sous plusieurs conditions. Il connaîtra sa sentence en septembre. La GRC a précisé que l’accusation portée contre Jasper John Stam n’était aucunement liée à l’enquête sur l’assassinat des gendarmes Fabrice Georges Gevaudan, Douglas James Larche et David Ross le 4 juin dernier. Justin Bourque fait face à trois accusations de meurtre précmédité dans cette affaire. Il est également accusé de deux tentatives de meurtres alors que deux autres policiers fédéraux avaient été atteints par balles lors des événements.

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Un homme est accusé dans une affaire de piratage informatique à Rimouski

RIMOUSKI, Qc – Un homme de 30 ans, de Rimouski, fait face à la justice pour une histoire de piratage informatique. Dans un communiqué, la Sûreté du Québec rapporte que Guillaume Labbé-Morissette a été arrêté mardi dans sa résidence de la rue Saint-René. Les policiers ont également saisi du matériel informatique au même endroit, afin de l’analyser L’individu a ensuite été accusé de méfait et d’utilisation non autorisé d’un ordinateur, puis il a été remis en liberté sous plusieurs conditions. Guillaume Labbé-Morissette est soupçonné d’avoir piraté un site web de Rimouski qui faisait la promotion d’organismes communautaires de la région du Bas-Saint-Laurent.

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Accident à Gatineau: la police sollicite l’aide du public pour le résoudre

GATINEAU, Qc – Le Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) demande l’aide de la population pour faire progresser son enquête sur l’accident qui a coûté la vie à un motocycliste, le 10 juin dernier, sur le chemin des Terres, près de la Montée Paiement. La police essaie d’identifier une personne qui se serait présentée sur la scène de l’accident dans les minutes qui l’ont suivi. Il s’agirait d’un homme qui était vêtu d’un uniforme d’une pharmacie de la région. Ce soir-là, vers 21h45, le motocycliste qui résidait à Val des Monts circulait en direction Est avant d’avoir un violent impact dans une courbe avec une automobile qui venait en sens inverse. La police croit que le conducteur de la voiture, un homme de 29 ans de Gatineau, a effectué une manoeuvre téméraire causant l’accident. Il a été arrêté par les policiers et pourrait faire face à une accusation de conduite dangereuse causant la mort. Il devra comparaître au tribunal à une date ultérieure.

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Une femme dans la soixantaine est heurtée à mort lors d’un délit de fuite

MONTRÉAL – Les autorités policières de Montréal recherchent activement l’auteur d’un délit de fuite mortel qui a coûté la vie à une femme dans la soixantaine. Le drame s’est produit sur le Chemin Queen Mary près de l’intersection de l’avenue Westbury dans le quartier Côte-des-Neiges, a indiqué en début de nuit, Raphaël Bergeron, porte-parole du Service de police de la Ville de Montréal. Il a rapporté que peu après 22 h 30, un véhicule qui circulait probablement en direction Est aurait heurté une dame qui se trouvait en bordure de la chaussée. Le conducteur suspect serait alors sorti quelques instants de son véhicule, avant de s’y engouffrer à nouveau et de fuir la scène de l’accident. Il n’aurait apporté aucune assistance à la victime, selon les premiers détails de l’enquête. La dame dans la soixantaine a été transportée dans un centre hospitalier et son décès a été constaté peu de temps après son arrivée à l’hôpital. La police tente d’obtenir de l’information sur le conducteur et le véhicule impliqué dans ce délit de fuite mortel. Les enquêteurs de la police sont déployés sur les lieux de l’accident pour tenter d’amasser des indices qui pourraient les mener vers le suspect.

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Homme barricadé à Québec: la police croit qu’il pourrait avoir un otage

QUÉBEC – Une importante opération policière était en cours mardi soir dans un motel de Québec, alors qu’un homme était barricadé dans une chambre, où il pourrait retenir une personne en otage. De nombreux policiers encerclaient le Motel Hôtel Le Gîte, un établissement du boulevard Hamel. L’opération policière a débuté vers 18 h 30 et un important périmètre de sécurité a aussitôt été mis en place par les autorités policières. Pierre Poirier, agent de communication de la police de Québec, a indiqué que des patrouilleurs avaient effectué sur l’heure du souper une vérification auprès d’un individu au motel. Alors que les policiers poursuivaient leurs vérifications, le suspect s’est enfermé dans sa chambre et il a démontré sa «non-collaboration» avec les forces de l’ordre. Un important dispositif policier a alors été mis en place, la police de Québec soupçonnant qu’«une personne pourrait être retenue contre son gré» par le forcené. Dans de pareilles circonstances, la Sûreté du Québec (SQ) a été appelée en renfort. «Nous sommes en appui. Nous ne dévoilons pas le nombre d’effectifs de la SQ sur les lieux et nos équipements. C’est une information stratégique et nous ne voulons pas que les gens sachent comment nous opérons», a indiqué le porte-parole du corps policier provincial, Richard Gagné. Des photos de clients évacués de l’hôtel ont été publiées sur les réseaux sociaux. On y aperçoit des policiers lourdement armés qui pointent leur arme en direction d’une chambre du motel. La Coopérative des techniciens ambulanciers du Québec a déployé des ambulanciers et un superviseur à proximité du périmètre. Son porte-parole, Jocelyn Garneau, a indiqué qu’aucun transport ambulancier n’avait été effectué vers 21 h 30, mais que son personnel restait «prêt à intervenir».

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Ottawa refuse toujours de collaborer avec l’Iran pour résoudre la crise en Irak

OTTAWA – Le gouvernement Harper a persisté, mardi, dans son refus de collaborer avec l’Iran, en dépit des tentatives de Washington et de Londres pour permettre à Téhéran de contribuer à résoudre la crise qui secoue présentement l’Irak. Le Royaume-Uni a annoncé qu’il rouvrirait son ambassade dans la capitale iranienne, alors que les États-Unis cherchent d’autres moyens de coopérer avec l’Iran pour mettre fin à l’offensive lancée par des extrémistes sunnites en Irak. Le secrétaire britannique des Affaires étrangères, William Hague, a affirmé que les circonstances se prêtaient à la réouverture de l’ambassade, qui a été fermée en 2011 après avoir été attaquée et pillée. Ottawa a emboîté le pas à Londres en 2012, fermant son ambassade à Téhéran et expulsant les diplomates iraniens du Canada. Un porte-parole du ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a déclaré, mardi, que les ponts demeureront coupés entre Ottawa et Téhéran tant que l’Iran n’aura pas prouvé qu’il est digne de confiance. Dans un courriel, Adam Hodge a indiqué que le Canada respectait les décisions de ses alliés, mais qu’il avait sa propre politique étrangère et que sa position par rapport à l’Iran était à la fois claire et fondée. «Même si nous voulons croire que le régime s’est véritablement engagé à apporter des changements positifs, nous pensons que les gestes pèsent plus lourd que les paroles, a écrit M. Hodge. Tant que le Canada n’aura pas de bonnes raisons de faire confiance à ce régime, ses sanctions resteront en vigueur et les relations avec l’Iran seront suspendues.» M. Baird a déjà invoqué l’assaut contre l’ambassade britannique comme étant l’un des motifs pour lesquels Ottawa a décidé de fermer sa propre ambassade en Iran à l’automne 2012. Le gouvernement Harper maintient que la sécurité de ses diplomates est sa priorité. De son côté, M. Hague a dit devant le Parlement britannique qu’il était convaincu que les diplomates du pays pourraient effectuer leur travail en sol iranien sans éprouver de problème. Il a ajouté avoir discuté au téléphone avec son homologue iranien au cours du week-end afin de trouver des moyens d’améliorer les relations entre les deux pays. La réouverture de l’ambassade s’inscrit dans une démarche de rapprochement graduel entre le Royaume-Uni et l’Iran à la suite de l’élection du président modéré Hassan Rohani en août. Un groupe extrémiste appelé l’État islamique en Irak et au Levant a pris le contrôle de plusieurs villes en Syrie et en Irak. Cela a fourni un point commun à l’Iran et à l’Occident, qui veulent tous les deux ramener le calme en sol irakien. L’administration Obama a décidé de déployer environ 300 soldats en Irak afin de protéger ses installations et envisage la possibilité de mener des frappes aériennes.

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Le premier ministre Philippe Couillard rencontre les représentants de la CEIC

MONTRÉAL – Le premier ministre Philippe Couillard a rencontré, mardi, les représentants de la Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (CEIC). Dans un communiqué, le Parti libéral du Québec (PLQ) a précisé que cette rencontre était la dernière de la tournée de la CEIC auprès des chefs des principaux partis politiques et des ex-premiers ministres de la province. La formation a indiqué que M. Couillard souhaitait rendre ce renseignement public par souci de transparence. Le PLQ et le premier ministre ont ajouté avoir convenu avec la CEIC de ne faire aucun commentaire sur ce sujet et réitéré l’importance des travaux de la commission présidée par la juge France Charbonneau de même que leur entière collaboration. Le leader de la Coalition avenir Québec, François Legault, avait aussi invoqué le souci de transparence en annonçant, au début de mai, que les responsables de la CEIC l’avaient contacté pour prendre rendez-vous. M. Legault avait alors révélé que la CEIC avait l’intention de discuter avec les chefs des partis politiques de même qu’avec les anciens premiers ministres de la province. La période couverte par le mandat de la CEIC remonte à 1996. Le Québec a connu quatre premiers ministres durant cette période, soit Lucien Bouchard, Bernard Landry, Jean Charest et Pauline Marois.

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Mort d’un jeune homme dans un tramway: un policier de Toronto est cité à procès

TORONTO – Un policier de Toronto a été cité à procès sous une accusation de meurtre non prémédité relativement au décès par balle d’un jeune homme à bord d’un tramway l’été dernier. L’agent James Forcillo devrait subir son procès l’an prochain relativement à la mort de Sammy Yatim, âgé de 18 ans. L’enquête préliminaire, qui doit établir si la preuve est suffisante pour justifier la tenue d’un procès, s’est conclue mardi devant le juge Richard LeDressay. L’ensemble de la preuve fait l’objet d’une ordonnance de non-publication. Une personne est citée à procès à la suite d’une enquête préliminaire si le tribunal détermine qu’il existe des preuves pouvant permettre à un jury ayant reçu des directives appropriées de conclure à la culpabilité de l’accusé — une norme différente de celle de «culpabilité hors de tout doute raisonnable» lors d’un procès. Sammy Yatim avait été tué par balles à bord d’un tramway vide le 27 juillet 2013 — un événement enregistré par caméra de surveillance et téléphone cellulaire. Sur ces enregistrements, on peut entendre neuf coups tirés après que la police eut sommé le jeune homme de laisser tomber son couteau. Forcillo, libéré en vertu d’une caution de 510 000 $, a été suspendu avec solde, mais est retourné discrètement en février dans des fonctions administratives au sein du programme «Échec au crime».