Actualités

Publicité
Québec/Canada

Effondrement à Elliot Lake: l’ingénieur accusé au criminel veut voir le rapport

TORONTO – Un ancien ingénieur accusé au criminel relativement à l’effondrement meurtrier d’un centre commercial du nord de l’Ontario demande de pouvoir consulter le rapport judiciaire d’enquête sur le drame avant qu’il ne soit rendu public. Dans une rare requête devant la commission d’enquête publique, Robert (Bob) Wood explique qu’il veut pouvoir décider, après l’examen du document, s’il compte demander que des parties du rapport le concernant soient caviardées. Wood, âgé de 65 ans, soutient que des conclusions potentiellement défavorables du commissaire Paul Bélanger dans son rapport final pourraient compromettre son droit à un procès juste et équitable au criminel. La requête fait valoir que le commissaire a la latitude de bloquer le dévoilement d’informations risquant de porter préjudice à l’administration de la justice. On soutient que puisque Wood souhaite seulement pouvoir consulter l’ébauche du rapport et ne demande pas encore de caviardage, il n’est pas en contradiction avec les droits de la presse garantis par la Constitution. Si l’examen du document lui est accordé, toute demande subséquente de caviardage pourrait encore être rejetée, plaide l’ancien ingénieur. Le centre commercial Algo à Elliot Lake, en Ontario, s’était effondré le 23 juin 2012. Deux femmes étaient mortes et plusieurs autres personnes avaient été blessées dans la tragédie. Une enquête publique, devant laquelle Wood a témoigné, s’est attardée pendant des mois à établir les circonstances de l’effondrement. Dans son témoignage en juin dernier, l’ingénieur discrédité a admis avoir modifié un rapport sur le centre commercial à la demande du propriétaire, Bob Nazarian, pour faire croire à un état moins décrépit que ce qui prévalait vraiment. Il avait aussi approuvé un rapport d’inspection quelques semaines avant l’effondrement, affirmant que le centre commercial était sécuritaire. La Police provinciale de l’Ontario l’a accusé par la suite de négligence criminelle ayant causé la mort et de négligence criminelle ayant causé des lésions corporelles. L’enquête préliminaire sur ces accusations criminelles n’a pas encore eu lieu. La commission a informé Wood — et plusieurs autres intervenants — que M. Bélanger pourrait conclure à des inconduites de leur part. Or, la publication de «toutes conclusions portant atteinte à la crédibilité de Wood» ou d’autres conclusions similaires aurait une très grande portée étant donné la notoriété de l’effondrement du centre Algo, précise la requête. Les avocats de la commission n’ont pas voulu commenter dans l’immédiat. M. Bélanger a prévu une audience sur la requête de Wood le mois prochain à Ottawa. Son rapport final doit être remis à la fin octobre. Wood s’est déjà vu retirer son permis d’ingénieur pour une affaire non reliée à l’effondrement du centre commercial Algo.

Québec/Canada

Cimenterie de Port-Daniel: le ministre Daoust juge les risques trop lourds

QUÉBEC – Le projet de cimenterie de Port-Daniel-Gascons en Gaspésie fait peser un risque financier trop lourd sur les contribuables, estime le ministre de l’Économie, Jacques Daoust. Pour une deuxième journée de suite, mercredi, le ministre a soulevé des doutes quant à la viabilité du projet d’un milliard de dollars annoncé en grande pompe par le Parti québécois au pouvoir en janvier dernier. Le ministre a promis qu’il fera connaître «rapidement» le sort qu’il réserve au dossier. Le gouvernement Marois a consenti un prêt garanti de 250 millions $ pour la réalisation du projet de cimenterie piloté par Laurent Beaudoin, de Bombardier. Investissement Québec doit aussi y injecter 100 millions $. La Caisse de dépôt et placement participe également à l’aventure à hauteur de 100 millions $ en capital-actions. À l’entrée d’une réunion du conseil des ministres, M. Daoust a critiqué le montage financier du projet qui, à son avis, fait assumer une trop grande part du risque au gouvernement du Québec. Le plan d’affaires pose aussi un problème aux yeux du ministre qui n’est pas convaincu que la production de Port-Daniel prendra le chemin de l’exportation sans faire concurrence aux cimenteries existantes au Québec. «C’est l’argent des Québécois et cet argent, ce n’est pas notre épargne, on l’emprunte et comme on l’emprunte, je vais faire en sorte qu’on diminue le risque ou on va éliminer ce risque-là tout simplement», a déclaré M. Daoust, un ancien patron d’Investissement Québec. «Si c’est un bon dossier, le marché institutionnel privé pourra prendre la relève, mais je ne suis pas persuadé dans le moment que le risque que nous prenons est celui qu’il faut prendre», a-t-il ajouté.

Québec/Canada

Étiquetage des viandes: Ritz veut un front Canada-Mexique contre les États-Unis

OTTAWA – Le ministre canadien de l’Agriculture, Gerry Ritz, presse son homologue mexicain de riposter lui aussi aux normes d’étiquetage des viandes imposées par les États-Unis. Pour M. Ritz, ces normes coûtent plusieurs milliards de dollars à l’industrie nord-américaine de la viande. Le ministre a rencontré cette semaine le secrétaire mexicain à l’Agriculture, Enrique Martinez, et leur homologue américain, Tom Vilsack, à Mexico. Il affirme avoir déclaré à M. Vilsack que le Canada se préparait à lancer ses propres mesures de représailles une fois qu’il y serait autorisé par l’Organisation mondiale du commerce, et avoir soutenu qu’Ottawa «ne se laissera pas faire» dans ce dossier. Le ministre Ritz dit également vouloir que le Mexique maintienne la pression, et affirme qu’une liste de mesures permettrait de s’assurer de l’appui de l’opinion publique. Les règles américaines sur l’étiquetage de la viande en fonction du pays d’origine, mises sur pied en 2002 et entrées en vigueur depuis 2008, seraient responsables d’une réduction de moitié des exportations canadiennes de viande chez nos voisins du Sud.

Québec/Canada

L’UMQ veut une gouvernance locale dans un partenariat d’égal à égal avec Québec

GATINEAU, Qc – Le milieu municipal se mobilise afin de redéfinir la gouvernance locale sur la base d’un partenariat d’égal à égal avec le gouvernement du Québec. Quelque 1300 délégués participeront à compter de jeudi aux assises de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), au Lac Leamy à Gatineau. L’UMQ estime être à la croisée des chemins, alors qu’elle se réunit en congrès pour la première fois depuis les élections municipales de l’automne dernier. Le regroupement municipal entend profiter du rétablissement de son rapport de force, avec le retour de Montréal et Québec dans ses rangs. Montréal, qui avait quitté l’UMQ en 2004, l’a réintégré en 2012, alors que Québec, qui avait tiré sa révérence en 2010, est revenue au bercail en décembre dernier. Les discussions des délégués porteront notamment sur la gouvernance locale, avec un projet de loi sur la Charte des municipalités, la nouvelle Entente Québec-municipalités, les régimes de retraite des employés municipaux et les investissements dans les infrastructures municipales. Plusieurs personnalités sont attendues à ce congrès, dont le premier ministre Philippe Couillard et les ministres des Affaires municipales, Pierre Moreau, et de la Justice, Stéphanie Vallée, de même que les ex-premiers ministres Jacques Parizeau et Bernard Landry. Mercredi, à la veille de l’ouverture du congrès, les membres du conseil d’administration de l’UMQ ont élu la mairesse de Sainte-Julie, Suzanne Roy, à la présidence de l’organisme. Elle prend la relève d’Éric Forest, maire de Rimouski, qui était président depuis novembre 2010 et qui demeurera président ex-officio. Parmi les autres membres élus au comité exécutif, on retrouve Bernard Sévigny, maire de Sherbrooke, qui a été élu au poste de premier vice-président, et son vis-à-vis de Victoriaville, Alain Rayes, qui a été élu deuxième vice-président. Les maires de Montréal et de Québec, Denis Coderre et Régis Labeaume, ont également été élus au comité exécutif. a?

Québec/Canada

Moreau hué pour son insistance à régler les déficits passés des retraites

QUÉBEC – Le ministre des Affaires municipales, Pierre Moreau, a rejeté mercredi l’analyse des syndicats qui misent sur une amélioration des marchés pour combler les déficits actuariels des caisses de retraite des employés municipaux. M. Moreau a fait part de cette position après avoir pris la parole devant des manifestants, qui l’ont hué lorsqu’il a insisté sur l’importance que les déficits passés des régimes de retraite soient épongés. Lors d’un point de presse, le ministre a rejeté l’analyse des syndicats qui misent sur les marchés pour assurer le plein provisionnement des régimes de retraite. «Je pense qu’on ne croit pas à ça, a-t-il dit. 2013 est une année où les rendements sont bons mais si on avait des rendements qui étaient moins bons dans le passé, on ne bénéficierait pas des avantages qu’on a obtenus.» La manifestation rassemblait des milliers de cols bleus, d’employés de sociétés de transport, de policiers et pompiers travaillant dans les villes québécoises. La Coalition syndicale pour la libre négociation, qui avait organisé l’événement devant l’Assemblée nationale, est opposée à l’intention du gouvernement de légiférer pour régler les déficits des régimes de retraite. En s’adressant aux syndiqués, M. Moreau a néanmoins répété qu’il présentera un projet de loi afin de baliser la négociation entre les municipalités et leurs employés. La coalition, qui représente plus de 90 pour cent des employés municipaux québécois, s’oppose à toute législation qui obligerait un partage avec les municipalités des déficits passés à parts égales. Le regroupement fait valoir que des municipalités ont réussi à s’entendre sur les déficits des régimes de retraite dans le cadre de négociation actuel. Les syndiqués sont d’accord pour négocier afin de stabiliser les régimes de retraite pour les situations présentes et futures mais tablent sur une amélioration des rendements des marchés pour effacer les déficits passés. Sur une estrade installée devant le parlement, aux côtés des chefs syndicaux, M. Moreau leur a cependant clairement indiqué ses intentions, ce qui lui a valu d’être hué par les manifestants. «Il y a une chose qui est certaine, c’est que la question des régimes de retraite doit faire l’objet d’un règlement, a-t-il dit. Et ça, ça touche le passé, ça touche le futur, pour assurer la pérennité des régimes.» Lors d’un échange avec la presse, M. Moreau a évoqué la possibilité d’obliger les parties patronales et syndicales à s’entendre sur les déficits passés. «Pour le passé, on va devoir trouver un mécanisme pour que le passé soit réglé comme l’avenir», a-t-il dit. Les syndiqués ont profité de la reprise des travaux parlementaires, marquée mercredi par le discours d’ouverture du premier ministre Philippe Couillard, pour manifester devant le parlement, a déclaré le porte-parole de la coalition, Marc Ranger, en prenant la parole. «On veut envoyer un message clair à ce nouveau gouvernement, une vague aux couleurs de la coalition, qu’un projet de loi, on n’en veut pas, a-t-il dit. (…) Si éventuellement il y a un projet de loi qui s’attaque à nos droits, on ne sera plus juste 10 000 ici, tous les employés municipaux vont être ici.» S’adressant aux syndiqués, le président de la Fraternité des policiers de Montréal, Yves Francoeur, a accusé les maires, dont celui de Québec, Régis Labeaume, de faire de la démagogie en présentant les déficits passés des régimes de retraite comme un fardeau à régler immédiatement par les contribuables. «Si on réglait les régimes de retraite aujourd’hui ça coûterait 1100 $ à Montréal par 100 000 $ d’évaluation, a-t-il dit. Le maire de Québec, si tout le monde devait payer son amphithéâtre à 400 millions $ aujourd’hui, ça leur coûterait une couple de mille piastres aussi. C’est ça de la démagogie.» M. Francoeur a soutenu que des maires, comme celui de Montréal, Denis Coderre, ne veulent pas négocier avec les syndicats et attendent l’adoption du projet de loi que le gouvernement veut déposer avant l’été. «Ils attendent une loi bulldozer pour faire la job pour eux-autres parce qu’ils ne sont pas capables de prendre leurs responsabilités et de négocier de bonne foi», a-t-il dit. Le député péquiste Alain Therrien a soutenu que les libéraux devraient faire comme le précédent gouvernement péquiste et laisser les parties s’entendre librement concernant la question des déficits passés. «On veut simplement laisser la chance aux différents intervenants du milieu, aux gens qui vont négocier, de pouvoir trouver des ententes, et c’est à ce moment-là qu’on pourra justement mieux gérer la situation des déficits passés», a-t-il dit lors d’un point de presse.

Publicité
Québec/Canada

Un homme de 75 ans périt à la suite d’un accident impliquant un tracteur

SAINTE-AURÉLIE, Qc – Un homme de 75 ans est décédé à la suite d’un accident impliquant un tracteur agricole à Sainte-Aurélie, dans la région de Chaudière-Appalaches. Selon Ann Mathieu, porte-parole à la Sûreté du Québec, le véhicule a effectué une sortie de route sur la route 275, près du 10e rang, vers 11h mercredi. La victime s’est alors retrouvée sous son tracteur. Selon les premiers éléments d’enquête, il semblerait que le conducteur du tracteur roulait sur l’accotement avec une remorque chargée de bois, mais dans le sens inverse de la circulation. Il aurait tenté de rétablir son équilibre alors qu’il glissait vers le fossé, mais n’a pu éviter de basculer. Il n’y avait pas de cabine de protection sur le tracteur, un modèle ancien, pour protéger la victime. Grièvement blessé, l’homme de Sainte-Aurélie a été transporté vers un centre hospitalier mais il a succombé à ses blessures en début d’après-midi. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les causes du drame.

Québec/Canada

Un Québécois et une Ontarienne sont accusés dans un stratagème de fraude

KINGSTON, Ont. – Un Québécois et une Ontarienne sont accusés de fraude en lien avec ce que la police qualifie d’«escroquerie de grands-parents» ayant ciblé une vieille dame américaine. La police de Kingston, en Ontario, a indiqué qu’une femme de l’Illinois — avait reçu un appel d’un homme prétendant être un avocat de Kingston. Il soutenait que le petit-fils de la dame avait été impliqué dans un accident de la route et qu’il avait besoin de 8400 $ pour aider à payer les réparations et les frais juridiques. La femme a compris l’arnaque mais n’a rien laissé paraître dans le but d’obtenir des détails additionnels, qu’elle a ensuite fournis à la police. Les enquêteurs ont découvert que l’adresse donnée par le suspect pour l’envoi de l’argent correspondait à une maison vacante de Kingston mise en vente. Un faux colis y a alors été envoyé — sans chèque ou billets de banque. La police a indiqué qu’une femme avait été vue par la suite sur le terrain de la maison vacante. Elle a été arrêtée plus tôt ce mois-ci en possession du faux colis. Une femme de Kingston âgée de 32 ans — dont l’identité n’est pas révélée — est accusée d’un chef d’une fraude de plus de 5000 $. La même accusation est portée contre Jackson Benjamin Roy, âgé de 32 ans, de Vaudreuil-Dorion, en Montérégie. La police soutient que la femme était simplement l’intermédiaire pour aller cueillir le colis, et que Jackson Benjamin Roy était le cerveau du stratagème frauduleux. L’enquête se poursuit, et la police indique qu’il pourrait y avoir eu d’autres victimes aux États-Unis et au Canada.