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Québec/Canada

David Johnston célèbre les 150 ans de la Conférence de Charlottetown

CHARLOTTETOWN – Le gouverneur général du Canada, David Johnston, poursuit lundi son séjour à l’Île-du-Prince-Édouard afin de participer aux festivités soulignant les 150 ans de la Conférence de Charlottetown.< Déjà, dimanche, le chef de l'État canadien a livré un discours à l'Assemblée législative dans la capitale de la province insulaire. Avec la Conférence de Québec, la Conférence de Charlottetown, tenue en 1864, est considérée comme un événement qui a conduit à la naissance du Canada, trois ans plus tard. Le gouverneur général profitera de sa présence pour participer à la réouverture du Théâtre Homburg du Centre de la Confédération à Charlottetown. La salle cinquantenaire de 1102 sièges a fait l'objet depuis janvier dernier de travaux de rénovation majeurs dont la valeur a atteint 7 millions $. Notamment, le confort des sièges a été amélioré, étant tous plus larges de plus de 7 centimètres, et un éclairage de qualité a été installé. Le gouverneur général prendra la parole après la cérémonie à laquelle le grand public est invité.

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Québec/Canada

Un bris a causé le déversement de boue dans un ruisseau en Abitibi-Témiscamingue

MONTRÉAL – Un bris de conduite a causé le déversement d’une importante quantité de boue composée de résidus miniers dans un ruisseau de la municipalité de La Corne, en Abitibi-Témiscamingue, dimanche matin. La direction régionale du Centre de contrôle environnemental du Québec signale qu’on lui a rapporté la perte de 490 mètres cubes de résidus d’une matière indéterminée au site minier de Québec Lithium. «La minière va nous informer de la teneur de ces résidus. Pour l’instant nous ne savons pas ce dont il s’agit. Nous savons que c’est une mine de lithium, mais nous ne savons pas encore la nature de la substance», a rapporté à La Presse Canadienne, Hélène Iraca, directrice du centre de contrôle environnemental de Rouyn-Noranda. Deux intervenants d’Urgence-Environnement étaient sur les lieux dimanche soir. «Il y a eu un premier appel de l’entreprise qui a été fait à nos services nous disant que la quantité n’était pas tellement élevée, mais il y a eu un autre appel en après-midi nous disant que 490 mètres cubes étaient concernés, ce qui est assez important», a soutenu la porte-parole du centre de contrôle environnemental. Elle rapporte que les résidus se sont d’abord échappés dans un bassin, mais qu’une portion plus liquide de la substance se serait frayé un chemin jusqu’à un ruisseau avoisinant. Dans un communiqué publié dimanche soir, le ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques affirme avoir mis en place les mesures nécessaires afin d’assurer la sécurité de la population et la protection de l’environnement. La minière aurait aussi posé certains gestes pour diminuer l’impact sur l’environnement du déversement, a rapporté Mme Iraca.

Québec/Canada

Un bambin aurait été tué par un chien à Puvirnituq dans le nord du Québec

MONTRÉAL – Un bambin de quatre ans est mort après avoir été vraisemblablement attaqué par un chien dans le village de Puvirnituq, dans le nord du Québec. Il a été retrouvé, samedi, dans un champ situé entre deux maisons. Une autopsie sera pratiquée sur le cadavre de l’enfant au Laboratoire de sciences judiciaires et de médecine légale, qui se trouve à Montréal, en début de semaine. Le Corps de police régional Kativik a réclamé de l’assistance externe pour mener l’enquête, une situation qui est loin d’être exceptionnelle selon le sergent Ronald McInnis, porte-parole de la Sûreté du Québec. «Le mandat de la SQ c’est de porter assistance aux différents corps policiers qui en ont besoin», a-t-il expliqué. «On a des enquêteurs au poste de Kuujjuaq qui sont justement là pour soutenir» les forces de l’ordre autochtones, a-t-il ajouté. Ces renforts ont été dépêchés sur place «pour rencontrer les témoins les plus importants» selon Ronald McInnis. Il a reconnu que, pour l’instant, il ignorait s’il était envisageable que des accusations soient éventuellement portées contre les propriétaires de la bête. «C’est difficile à dire parce que là-bas, la notion d’avoir un chien n’est peut-être pas la même que pour nous. Il y a des animaux un peu partout et c’est un peu tout le monde qui s’en occupe», a-t-il déclaré.

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Centres privés pour aînés:un accord contre le maraudage unit la FTQ et la CSN

MONTRÉAL – La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN)se sont engagéesà ne pas empiétersur les plates-bandes de l’autre organisation. Elles ont conclu un protocole pour mettre un frein aumaraudage auprès de la main-d’oeuvre des centres d’hébergement privés pour personnes âgées. L’accord est entré en vigueur dimanche et il doit s’échelonner sur une période detrois ans. Les deux parties ont également convenu que six mois avant l’échéance de cette entente, elles détermineront de concert s’il y a lieu ou non de la reconduire. En entrevue à La Presse Canadienne, le président du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES), qui est affilié à la FTQ, a soutenu que la conclusion d’une pareille trêve s’imposait. Jean-Pierre Ouellet a expliqué qu’au sein du personnel des établissements privés pour aînés, il y a trop souvent «des gens qui sont obligés d’avoir deux emplois pour joindre les deux bouts». «Parfois, c’est plus payant de vendre du café dans la restauration rapide que de s’occuper de nos personnes âgées au Québec», a-t-il dit d’un ton indigné. Poursuivant sur sa lancée, il a déclaré que les conditions de travail sont «minables et déplorables» dans ces institutions. Le président de la CSN les, a pour sa part, qualifiées de «difficiles» voire de «désolantes». Jacques Létourneau a ajouté «qu’il y a beaucoup de postes à temps partiel, d’employés temporaires et d’horaires coupés». «De façon générale, les travailleurs — qu’ils soient des préposés aux bénéficiaires, des infirmiers auxiliaires ou encore des gens affectés à l’entretien des bâtiments — vivent énormément de précarité. [De plus], ils gagnent à peine 12 $ de l’heure», a-t-il déploré. Malgré ce climat «pénible», il y avait auparavant des «chicanes de clôture» selon M. Ouellet. Il a précisé qu’«à l’échéance des conventions collectives, il y a toujours une période de changement d’allégeance syndicale et [qu’]il y avait alors une compétition entre la CSN et la FTQ». Or, à son avis, cette concurrence était un non-sens. «On s’est dit: on ne renforce pas nos alliances ni le secteur d’activité en agissant comme ça. […] Nous avons pensé que les ennemis ne sont pas parmi nous, qu’ils sont [plutôt] en face de nous. Ce sont les employeurs des résidences privées pour aînés», a-t-il dit. Jean-Pierre Ouellet a souligné que ces patrons «ne sont pas là par charité chrétienne» mais bien pour engranger un maximum de profits et qu’il importait donc de s’unir pour leur tenir tête. Il a lancé que grâce au nouveau protocole, les syndicats pourront désormais se consacrer conjointement à leurs «deux missions [c’est-à-dire] améliorer les conditions des travailleuses et des travailleurs et […] servir de chiens de garde [afin de garantir] la qualité des soins et des services» offerts aux bénéficiaires.

Québec/Canada

La dépouille d’une sexagénaire disparue est retrouvée à Saint-Ferréol-les-Neiges

MONTRÉAL – La dépouille d’une sexagénaire portée disparue depuis samedi matin a été retrouvée, en fin d’avant-midi, dimanche, à Saint-Ferréol-les-Neiges, dans la région de Québec. Des recherches terrestres, appuyées par l’hélicoptère de la Sûreté du Québec (SQ), ont permis de retracer le corps de Lina Bouchard peu avant 11 h. Elle gisait près d’un cours d’eau du secteur de Saint-Ferréol-les-Neiges, où elle habitait et avait été aperçue pour la dernière fois mercredi dernier. Le décès de la femme de 65 ans a été constaté dans un centre hospitalier. Un technicien du service de l’identité judiciaire de la SQ s’est rendu sur les lieux pour expertiser la scène. La thèse de l’accident n’est pas écartée par les autorités. Le coroner a ouvert une enquête et une autopsie sera pratiquée sur le corps de la victime, qui souffrait de problèmes de santé non précisés.

Québec/Canada

Retrait du pardon d’un présumé terroriste: le fédéral affirme avoir bien agi

OTTAWA – Le gouvernement fédéral affirme que des responsables des remises en liberté conditionnelles n’ont pas violé les droits d’un présumé terroriste en révoquant son pardon en raison des accusations auxquelles il fait face. Dans des documents récemment déposés en cour, un avocat fédéral stipule qu’«il n’y a pas eu de vice de procédure» lorsque la Commission des libérations conditionnelles du Canada a agi l’an dernier pour retirer le pardon accordé à Raed Jaser en lien avec plusieurs condamnations après qu’il eut été accusé d’avoir conspiré pour faire dérailler un train de passagers de Via. Jaser, âgé de 36 ans, demande à la Cour fédérale de renverser la décision de la commission en lien avec son pardon, soutenant que des responsables avaient effectué une constatation «perverse et capricieuse» en déterminant qu’il ne démontrait plus une attitude respectable en raison des nouvelles accusations de terrorisme. «Une accusation n’est rien qu’une allégation non prouvée, a déclaré l’avocat de Jaser dans la déclaration déposée en cour. En elle-même, elle ne constitue par une preuve de la vérité des allégations, et, donc, ne peut représenter une indication que le demandeur ne présente plus de comportement respectable.» L’accusé remet également en question la constitutionnalité d’une section de la Loi sur le casier judiciaire utilisée par des responsables pour révoquer son pardon. Jaser, un habitant de Toronto, et le Montréalais Chiheb Esseghaier sont sous le coup d’accusations liées au terrorisme pour avoir supposément conspiré dans le but de faire dérailler un train de Via Rail. Arrêtés en avril de l’an dernier, les présumés conspirateurs auraient ciblé un train circulant entre New York et l’Ontario, exploité par Amtrak aux États-Unis et par Via au Canada. À la suite d’informations dans les médias sur l’arrestation de Jaser, la commission des libérations conditionnelles a contacté la GRC. En juin 2013, la commission a alors informé Jaser de son intention de lui retirer son pardon, l’invitant à présenter un argumentaire. Dans celui-ci, l’accusé argue que ce processus le force à choisir entre l’abandon de son droit de demeurer silencieux et de contester les accusations, ou de ne rien dire à la commission et de perdre son pardon.

Québec/Canada

Moncton: le mémorial pour les agents de la GRC abattus est démantelé

MONCTON, N.-B. – Des centaines de personnes participant à une course en l’honneur de trois policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) tués ont interrompu leur parcours, dimanche, pour serrer la main d’agents alors qu’était démonté un mémorial installé devant les locaux de la GRC à Moncton, au Nouveau-Brunswick. Selon le sergent Alain Leblanc, alors que les gens passaient en courant devant les locaux du service régional de Codiac, chaque coureur s’est arrêté pour serrer les mains des policiers fédéraux en uniforme d’apparat, qui démontaient le mémorial improvisé. Pour M. Leblanc, il s’agissait d’un dernier hommage. Les quelque 40 policiers étaient très émus, a-t-il ajouté. «Ce qui s’est produit était incroyable. C’était vraiment unique», a dit M. Leblanc, qui est basé en Nouvelle-Écosse, mais qui s’est rendu au Nouveau-Brunswick pendant la fin de semaine pour aider. «Je crois que les policiers avaient besoin de ça. C’était tout à fait impromptu, inattendu.» «L’appui du public était exceptionnel. C’était particulièrement émouvant, très touchant.» L’organisateur de la course Armand Doucet a indiqué qu’il avait l’habitude d’aller courir avec Douglas Larche, l’un des policiers abattus, et qu’il voulait faire quelque chose pour les familles des policiers. «Lorsque nous avons appris que Douglas était mort, nous avons décidé que nous allions lui rendre hommage», a dit M. Doucet à propos de la course / marche de «3KM For 3 Fathers», qui servait également à amasser de l’argent pour les familles des victimes. Le mémorial installé sur les marches du bâtiment, qui incluait des fleurs, des cadeaux et des notes, a nécessité environ une heure de travail pour le démonter, et des dizaines de personnes ont assisté aux démarches. Certains objets seront remis aux familles des agents Douglas Larche, Fabrice Gevaudan et Dave Ross. Le maire de la ville, George Leblanc, a affirmé sur la page Facebook municipale qu’un mémorial permanent sera éventuellement érigé.