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Le cadavre d’une femme repêché dans le fleuve Saint-Laurent à Verchères

VERCHÈRES, Qc – Le cadavre d’une femme en état de putréfaction avancée a été repêché dans le fleuve Saint-Laurent à la hauteur de Verchères, en Montérégie, samedi soir. Selon le capitaine Michel Lefebvre, de la Régie inter-municipale de police Richelieu Saint-Laurent, c’est un passant qui a fait la macabre découverte. Les policiers ont reçu l’aide des pompiers de Verchères pour sortir le corps du fleuve, qui se trouvait tout juste derrière l’usine de filtration des eaux de la Ville. Le décès de la dame remonterait à de nombreux jours et son corps était dans un état tel qu’il était impossible de l’identifier. Une autopsie sera pratiquée, probablement lundi. La Régie inter-municipale de police Richelieu Saint-Laurent a ouvert une enquête pour établir les faits dans ce dossier.

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Deux pêcheurs luttent pour leur vie après que leur canot eut chaviré

DEUX-MONTAGNES, Qc – Deux pêcheurs dans la trentaine luttaient pour leur vie, tard samedi, après avoir été repêchés inanimés dans les eaux du Lac des Deux-Montagnes, en début de soirée. Selon Christine Coulombe, de la Sûreté du Québec, un appel a été logé vers 18 h après la découverte d’un corps flottant sur le lac. À l’arrivée des policiers, un homme de 30 ans, de Pierrefonds, sur l’Île de Montréal, gisait inconscient sur le bord de la berge. Peu de temps après, le corps d’un homme de 34 ans, de Dollard-des-Ormeaux, également sur l’Île de Montréal, a aussi été aperçu flottant sur l’eau. Un policier a immédiatement plongé pour le ramener sur la terre ferme. Les deux hommes ont été transportés vers un centre hospitalier, où on craignait pour leur vie tard samedi soir. Le policier qui a plongé dans le lac n’a subi aucune blessure. D’après les premières constatations, les forts vents auraient fait chavirer l’embarcation des deux hommes qui portaient des vestes de flottaison au moment du drame.

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Unifor annonce qu’Ottawa paiera les réparations sur une voie ferrée au NB

FREDERICTON – Le gouvernement fédéral a accepté de payer pour des réparations sur une portion vitale d’une voie ferrée au Nouveau-Brunswick utilisée par Via Rail pour desservir la côte Est, a annoncé samedi le syndicat Unifor. Par voie de communiqué, le plus important syndicat du secteur privé a dit avoir reçu la confirmation qu’Ottawa fournirait une subvention. Le montant n’est pas encore connu. Unifor a lancé une campagne pour sauver cette portion de 70 kilomètres sur la voie ferrée entre Miramichi et Bathurst, après que la compagnie ferroviaire CN eut annoncé qu’elle l’abandonnerait puisqu’elle ne l’utilise plus pour le transport. Cela mettait à risque des emplois chez Via Rail ainsi que le service dans les Maritimes pour les passagers, a affirmé le président du syndicat, Jerry Dias. Il a ajouté qu’il espérait que les projets du gouvernement protégeraient les deux. Des députés du Nouveau Parti démocratique, qui faisaient pression auprès du gouvernement conservateur pour qu’il maintienne le service sur la voie ferrée, ont estimé que les travaux coûteraient 10 millions $. Le gouvernement avaient précédemment dit qu’il n’était pas intéressé à acheter la voie. Le bureau de la ministre des Transports, Lisa Raitt, a refusé de commenter l’annonce d’Unifor. CN n’a pas non plus immédiatement répondu aux demandes d’entrevues.

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Ottawa resserre les règles sur l’eau potable dans les avions, trains et autobus

MONTRÉAL – Le gouvernement fédéral projette d’imposer de nouvelles règles plus strictes pour assurer la qualité de l’eau à bord des avions, des trains et des navires de passagers. Les premières règles ayant été introduites par Ottawa il y a 60 ans, Santé Canada juge qu’il est maintenant temps de les mettre à jour. Les dispositions existantes «liées à la désinfection de l’eau, à la qualité de l’eau et à la construction des bâtiments (…) ne correspondent plus aux normes industrielles et scientifiques actuelles», a récemment affiché la Gazette du Canada, la publication du gouvernement. Santé Canada affirme que les coûts engendrés par ces changements seront si bas, pour les opérateurs, que les passagers ne devraient voir aucune incidence sur le prix de leur billet. Selon les nouvelles règles, les compagnies de transport auraient toujours le choix entre fournir de l’eau embouteillée et de la glace préemballée ou de l’eau du robinet qui serait sujette à des analyses de qualité. Les opérateurs utilisant l’eau courante devraient soumettre des échantillons pour détecter la présence de la bactérie E. coli sur une base régulière. «En cas de contamination, ou de contamination soupçonnée, une purge et une désinfection du réseau d’alimentation en eau potable seraient nécessaires», dit la publication dans la Gazette du Canada. Ces changements visent à réduire le nombre de cas de maladie parmi les voyageurs au Canada, «ce qui pourrait favoriser la diminution des coûts afférents aux soins de santé». Une période de consultation aura lieu sur ces nouvelles règles. Bien qu’elles n’entreront pas en vigueur avant 2015, elles sont dans l’air depuis quelques temps: un rapport de vérification de 2005 recommandait de réviser le Règlement sur l’eau potable à bord des trains, bâtiments, aéronefs et autocars, pour qu’il reflète les dernières découvertes scientifiques. La plupart des compagnies aériennes canadiennes ont collaboré avec Santé Canada pour instaurer certains de ces changements. Des acteurs de l’industrie des traversiers, des navires de croisière, des trains et des autocars ont aussi été consultés. Selon un porte-parole d’Air Canada, Peter Fitzpatrick, la compagnie est préparée à suivre ces nouvelles règles, ajoutant dans un courriel que sa politique est de «rencontrer ou de dépasser toutes les exigences et normes gouvernementales, particulièrement celles qui concernent la santé et la sécurité». Aux États-Unis, de nouvelles règles ont été imposées en 2009, pour inclure désormais des exigences d’échantillonnage, de désinfection et d’inspection de routine du système d’eau à tous les cinq ans sur les avions. Une étude de l’agence américaine de la protection de l’environnement de 2004 avait révélé que l’analyse de l’eau de 15 pour cent des 327 avions a révélé la présence de coliformes totaux, considérés comme un indicateur précoce d’une possible contamination de l’eau et de la nourriture.

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Environnement:une marche de sensibilisation de 700 km s’amorce à Cacouna samedi

CACOUNA, Qc – Des écologistes se promettent de parcourir pas moins de 700 kilomètres à pied, en un peu plus d’un mois, pour dénoncer l’exploitation des sables bitumineux ainsi que des projets d’oléoducs d’Enbridge et de TransCanada. Tout au long de leur voyage reliant Cacouna, dans le Bas-Saint-Laurent à Kanesatake, dans les Laurentides, ils entendent effectuer de la sensibilisation auprès de la population pour la convaincre de l’importance de délaisser le pétrole au profit des énergies renouvelables. En entrevue à La Presse Canadienne, Alyssa Symons-Bélanger, qui est organisatrice et porte-parole de la Marche des Peuples pour la Terre Mère, a brièvement expliqué pourquoi il lui semble primordial de participer à cette initiative d’une durée de 34 jours. Elle a lancé que c’est un devoir collectif «de protéger nos terres, notre air et notre eau». La jeune femme de 25 ans a poursuivi sur sa lancée en disant que pour assurer leur préservation, il faut «créer des liens entre les communautés [et] un réseau de résistance». Le lancement de la Marche des Peuples pour la Terre Mère a eu lieu samedi dans le cadre de la journée nationale d’action pour le climat. À ce moment-là,77 personnes y participaient selon Mme Symons-Bélanger. Ce nombre va, toutefois, fluctuer au fil du temps car, d’après elle, «les citoyens des municipalités visitées seront invités à participer» momentanément à l’activité. En plus, il y aura des étudiants et des travailleurs qui seront de la partie seulement durant les fins de semaine. Une vingtaine de personnes se sont engagées à parcourir l’ensemble du trajet.

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Six wagons d’un convoi du CN déraillent au Nouveau-Brunswick

GRAND FALLS, N.-B. – Six wagons d’un train du Canadian National (CN) ont déraillé, vendredi, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. Il s’agit du troisième déraillement de l’année dans cette région, mais l’incident est mineur, selon le CN (TSX:CN). Le déraillement s’est produit autour de 14 h 20, vendredi, dans une région rurale près de Grand Falls. Six wagons ont quitté les rails lorsque le convoi empruntait une voie secondaire à l’extérieur de la voie principale, à une vitesse d’environ 10 kilomètres par heure. Tous les wagons sont demeurés sur leurs roues, aucun ne transportait de matières dangereuses et personne n’a été blessé, a confirmé le porte-parole de la compagnie, Jim Feeney. La voie principale a été rouverte. Deux wagons transportaient des automobiles, deux étaient remplis de fertilisant, un autre transportait des poutres de bois pour les voies ferrées et le dernier était vide, a détaillé M. Feeney. Une enquête cherche à déterminer la cause du déraillement. Le Bureau de la sécurité des transports du Canada n’enverra pas d’enquêteur sur les lieux. L’incident a été classé de niveau cinq, ce qui signifie qu’il est enregistré pour une possible future analyse, pour servir à des fins statistiques ou simplement pour être archivé. La porte-parole n’a pas voulu expliquer pourquoi l’incident avait été évalué ainsi. C’est le troisième déraillement du CN dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick cette année. Le 7 janvier, à Plaster Rock, à environ une heure de Grand Falls, 19 wagons ont déraillé et provoqué un gigantesque incendie qui a brûlé durant plusieurs jours. Un peu plus tard en janvier, cinq wagons de transport, dont un qui transportait du butane liquide, ont déraillé à Saint-Basile dans la région d’Edmunston, mais il n’y a eu aucune fuite ni incendie.

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Le NPD reproche à Justin Trudeau ses absences de la Chambre des communes

OTTAWA – Quel chef travaille le plus fort, Thomas Mulcair ou Justin Trudeau? MM. Mulcair et Trudeau sont maintenant engagés dans une bataille pré-électorale sur la question de la présence en chambre, en vue de convaincre les électeurs de les laisser remplacer le premier ministre Stephen Harper, en 2015. La question est loin d’être légère: l’ancien chef néo-démocrate Jack Layton en avait posé une similaire lors d’un débat télévisé en anglais de la campagne de 2011 avant de déloger les libéraux des bancs de l’Opposition officielle. Il avait alors cloué le bec au chef libéral Michael Ignatieff en révélant qu’il avait manqué 70 pour cent des votes à la Chambre des communes, le pire taux pour un député. «Si vous voulez être premier ministre, vous feriez mieux d’apprendre d’abord à être un député, avait sermonné M. Layton. Vous savez, pour la plupart des Canadiens, s’ils ne se présentent pas au travail, ils n’ont pas de promotion.» Depuis l’arrivée de M. Trudeau à la tête du PLC l’an dernier, les libéraux ont pris leur place en tête des sondages alors que M. Mulcair et le Nouveau Parti démocratique (NPD) ont repris leur place habituelle, en troisième position. Pour M. Trudeau, cela implique beaucoup de voyagement d’un bout à l’autre du Canada — une des forces du jeune chef est son habileté à créer des liens avec les gens, grâce à un charisme efficace. Et cela entraîne immanquablement des critiques sur ses absences, tout comme celles que recevaient Michael Ignatieff. Cette semaine, après que l’Agence QMI eut révélé que le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, avait été présent à seulement 41 pour cent des périodes de question à la Chambre des communes cette année, le PLC a lancé une levée de fonds. Un courriel du parti, visible sur son site Internet, comprend un graphique sur lequel on peut lire «Le véritable travail acharné (ne se fait pas toujours à Ottawa)». Le graphique dit ensuite que Justin Trudeau a participé à 520 événements dans 105 villes en 387 jours depuis son entrée en fonction. «Ainsi, pendant que Thomas Mulcair pose 5 questions à la Chambre et, qu’à leur habitude, les conservateurs n’y répondent pas, Justin Trudeau s’adresse à 600 étudiants universitaires à propos de leur avenir, lit-on. Lequel des deux chefs mobilise le plus les Canadiennes et les Canadiens? Laissons les autres se concentrer sur le cirque politique. Vous êtes la priorité de Justin Trudeau», conclut le message. Le NPD a répliqué vendredi au courriel du PLC par un site qui imite le style du graphisme du courriel libéral. «Tenir tête à Stephen Harper (dans nos communautés et à Ottawa)», peut-on lire. Après avoir étalé que M. Mulcair a visité 124 circonscriptions lors de 394 événements dans 94 villes, le parti ajoute que le chef néo-démocrate se présente quand même au travail, «malgré tout ce temps sur la route». La période des questions est toutefois une spécialité de M. Mulcair; ce n’est pas une surprise qu’il se fasse un point d’honneur d’y être le plus souvent possible. Ses nombreuses interventions sur le scandale des dépenses du Sénat et sur la réforme de la loi électorale lui ont valu beaucoup de sympathie en plus de mettre Stephen Harper sur la sellette. M. Trudeau, au contraire, n’a jamais semblé à l’aise dans ce rôle et tend à lire des questions écrites d’avance. Il préfère sans doute être sur la route. Le député libéral Ralph Goodale croit que le temps de son chef est utilisé à meilleur escient sur la route qu’à Ottawa. Les règles du Parlement sont faites de telle manière que le PLC n’obtient que neuf minutes de la période de questions de 45 minutes, soutient-il. L’Opposition officielle a droit à la majorité, dont les cinq minutes d’ouverture.

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Postes Canada:les élus néo-démocrates s’inquiètent du «silence» des libéraux

MONTRÉAL – La lutte des élus néo-démocrates en faveur des travailleurs de Postes Canadan’est pas menée seulement sur la Colline du Parlement à Ottawa. Une douzaine d’entre eux se sont joints, samedi, à un rassemblement ayant été organisé à Montréal pour dénoncer la fin annoncée du service de livraison du courrier à domicile ainsi que la disparition prévue de 6000 à 8000 emplois au sein de cette société. Le porte-parole de l’opposition officielle en matière de travail, Alexandre Boulerice, y a vu une façon de «faire écho à la frustration et à la colère de la population» par rapport à ces mesures s’inscrivant dans un plan qui avait été annoncé en décembre dernier et dont l’objectif est de redresser la situation financière de Postes Canada d’ici 2019. M. Boulerice a profité de l’occasion pour dire qu’il aimerait que les libéraux fédéraux s’insurgent autant que sa formation politique par rapport à ce dossier. En parlant de ses adversaires, il a déclaré «qu’ils restent malheureusement très, très cois et muets sur cet enjeu-là». Il a ajouté que la position de son camp a été exprimée sans ambages à de multiples reprises. Il l’a, d’ailleurs, résumée en quelques mots au moment où il était interviewé par La Presse Canadienne samedi avant-midi. «On croit au service public. On croit en Postes Canada. On pense qu’on devra regarder sérieusement les différentes solution de rechange pour augmenter les revenus de cette organisation-là», a-t-il lancé. Des membres du Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes, d’Unifor, de la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec et du Syndicat canadien de la fonction publique ont également participéà l’événement baptisé «Je marche avec mon facteur».

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Impératif français appuie l’appel du gouvernement pour les marques de commerce

GATINEAU, Qc – Le mouvement Impératif français se réjouit de la décision du gouvernement du Québec de porter en appel le récent jugement de la Cour supérieure sur l’affichage des marques de commerce. Le tribunal a déterminé le 9 avril dernier que l’utilisation d’une marque de commerce uniquement dans une autre langue que le français était autorisée dans l’affichage et dans la publicité commerciale, en particulier sur des enseignes de devanture de magasin. Le président d’Impératif français, Jean-Paul Perreault, déplore que certaines entreprises soient prêtes à dépenser des millions de dollars pour s’opposer à des mesures qui seraient «davantage respectueuses de l’environnement linguistique québécois». Selon lui, il s’agit d’un geste «d’hostilité, de provocation et d’arrogance». M. Perreault dénonce ce qu’il appelle un «geste de mépris» des entreprises envers un marché «qu’elles sollicitent pour faire des profits». En 2012, plusieurs détaillants, Best Buy, Costco, Walmart, GAP, Old Navy, Guess, Toys »R »Us et Curves, ont contesté en cour la demande de modifier leurs enseignes. Le juge Michel Yergeau, de la Cour supérieure, a conclu que les entreprises ne contrevenaient ni à la Charte de la langue française, ni au Règlement sur la langue du commerce et des affaires. Jean-Paul Perreault félicite par ailleurs d’autres entreprises, comme Staples qui est devenu Bureau en Gros au Québec, pour avoir accepté de changer leur nom pour leur clientèle francophone.