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La populaire vente de jonquilles de la Société canadienne du cancer reprend

MONTRÉAL – Même si le printemps est tardif cette année, les jonquilles ont déjà commencé à faire leur apparition. Jusqu’à dimanche, quelque 20 000 bénévoles tenteront d’en écouler près de deux millions dans la province afin de récolter des fonds pour la Société canadienne du cancer (SCC). Avec cette vente de fleurs fraîches, cette organisation veut récolter 2,3 millions $ au Québec seulement. L’animatrice Josée Boudreault, qui est la porte-parole du Mois de la jonquille, souhaite que cet objectif soit atteint car, d’après elle, les membres de l’équipe de la SCC ont bien besoin de fonds pour poursuivre leur mission. Elle explique qu’ils «font beaucoup de choses comme mettre des projets de recherche en marche, miser sur la prévention et fournir des informations» aux patients et à leurs proches. Du même souffle, elle ajoute qu’«ils sont aussi là pour prendre la main des gens, pour les épauler». Mme Boudreault, qui a vu deux des membres de sa famille être emportés par le cancer, juge que ce soutien est extrêmement précieux étant donné qu’à peu près tout le monde est désemparé face à cette maladie. Elle espère donc que les Québécois seront nombreux à se «joindre à cet élan de solidarité qui est vraiment gros». Avec un sourire en coin, elle se permet même d’y aller d’une petite recommandation destinée à ceux qui n’ont pas l’intention de se procurer de jonquille. L’animatrice invite «ces gens à regarder les bénévoles dans les yeux et à les remercier» pour leurs efforts, et ce, même s’ils ne sont pas prêts à sortir leur portefeuille pour les encourager. Elle rappelle qu’elle a «souvent fait de la sollicitation comme personnalité des médias» et qu’elle a toujours trouvé «très difficile» le fait d’être ignorée par des passants au regard fuyant.

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Deux traversiers temporairement piégés dans les glaces au large du cap Breton

NORTH SYDNEY, N.-É. – Un traversier assurant la liaison entre Terre-Neuve-et-Labrador et la Nouvelle-Écosse qui avait été piégé dans les glaces dans le détroit de Cabot a finalement gagné son port jeudi après-midi, a indiqué Marine Atlantique. Le Blue Puttees, parti de Port-aux-Basques, se dirigeait vers North Sydney avec 350 passagers et membres d’équipage à bord lorsqu’il s’est retrouvé piégé dans la glace à quelques kilomètres du quai. Marine Atlantique a indiqué qu’un deuxième traversier en difficultés, le Highlanders, est arrivé à Port-aux-Basques, jeudi après-midi, avec environ 450 personnes à bord voyageant en sens inverse. Le porte-parole Darrell Mercer a indiqué que le Highlanders avait finalement été en mesure de se dégager des glaces jeudi matin. Le Blue Puttees était aux prises avec des glaces plus épaisses à environ six kilomètres du port de North Sydney, mais il progressait lentement en après-midi. M. Mercer a affirmé que le Blue Puttees avait été en mesure de se déplacer de quelques kilomètres, jeudi matin, avant de se retrouver piégé. Le porte-parole de la société d’État a mentionné que le Blue Puttees avait quitté Port-aux-Basques mercredi matin à 11 h 45 et avait atteint les glaces au large de la côte nord du cap Breton environ 15 heures plus tard; les passagers ont finalement passé plus de 24 heures à bord. Le navire pouvait compter sur un bon approvisionnement de nourriture et de carburant, et le capitaine informait régulièrement les passagers de la situation, a dit M. Mercer. Marine Atlantique s’attend à ce que les services de traversiers soient touchés par les conditions difficiles de glace au cours des 48 prochaines heures. Un brise-glace de la Garde côtière est d’ailleurs parti jeudi pour le détroit de Cabot, où il devrait arriver vendredi soir afin d’assister tout navire en difficultés.

Québec/Canada

Les matelas pour berceaux émettent des émissions possiblement toxiques

MONTRÉAL – Les matelas pour berceaux exposent les enfants qui dorment à des doses élevées d’émissions chimiques, affirment des chercheurs de l’université du Texas à Austin. Après avoir analysé la mousse des matelas, l’équipe a déterminé qu’ils émettent des quantités non négligeables de composés organiques volatils (COV) — des substances potentiellement dangereuses qu’on retrouve dans des produits domestiques comme les nettoyants et les vaporisateurs. Les chercheurs ont étudié 20 matelas neufs et usagés de mousse de polyuréthane et de mousse de polyester. Ils ont déterminé que les matelas neufs émettent environ quatre fois plus de COV que les matelas usagés; que la chaleur du corps augmente les émissions; et que les émissions chimiques sont les plus fortes dans la zone respiratoire immédiate de l’enfant. Les chercheurs ont calculé qu’un bébé respire entre deux et dix fois plus de COV qu’un adulte qui se trouverait dans la même pièce. Les matelas neufs émettent, en moyenne, 87,1 microgrammes de COV par mètre carré par heure, contre 22,1 microgrammes pour les matelas usagés. Les chercheurs affirment que les émissions de COV des matelas sont comparables à celle des couvre-planchers lamellés (20 à 35 microgrammes par mètre carré par heure) ou des revêtements muraux (51 microgrammes). Les bébés passent jusqu’à 60 pour cent de leur temps à dormir et sont considérés hautement vulnérables aux effets nocifs sur la santé des polluants intérieurs. La science ne sait que peu de choses concernant l’impact sur la santé des COV et un expert de l’université Rutgers a dit croire que les niveaux mesurés dans cette étude ne sont probablement pas dangereux. Les chercheurs texans admettent que l’utilisation d’un matelas usagé peut limiter l’exposition du bébé aux COV, tout en rappelant que les vieux matelas peuvent contenir des substances, comme les produits ignifuges, qui sont aujourd’hui interdites. Les conclusions de cette étude sont comprises dans le journal scientifique Environmental Science & Technology.

Québec/Canada

Droit de vote au Québec d’étudiants venus d’autres provinces: décision vendredi

MONTRÉAL – La Cour supérieure devrait faire connaître sa décision vendredi après-midi dans la cause des cinq étudiants de l’Université McGill provenant d’autres provinces qui veulent voter au Québec lors du scrutin provincial de lundi, mais à qui on a refusé la qualité d’électeur. Le juge Robert Mongeon a entendu les arguments de leur avocat, Me Julius Grey, ainsi que ceux du Directeur général des élections du Québec et du Procureur général durant toute la journée, jeudi. La question du lieu de résidence est au coeur de ce litige. La loi électorale stipule en effet que pour être inscrit sur la liste électorale et pouvoir exercer son droit de vote, une personne doit être domiciliée au Québec, et ce, depuis au moins six mois _ non pas seulement «résider» au Québec, mais y être domiciliée. Les commissaires chargés d’évaluer si une personne venue de l’extérieur a le statut d’électeur au Québec lui demandent certaines pièces justificatives pour démontrer qu’elle est bel et bien domiciliée au Québec, comme la carte d’assurance-maladie ou le permis de conduire. Or, dans ces cinq cas, des commissaires ont estimé avec leur pouvoir discrétionnaire qu’ils n’avaient pas le statut d’électeur. Me Grey, qui les représente, a cherché à démontrer à la Cour que ses clients étaient bel et bien domiciliés au Québec et qu’il y avait eu «manifestement un abus de discrétion» en leur refusant ce statut d’électeur. Le juge Mongeon a insisté sur le fait que cette cause ne portait «pas juste sur une question de trois, quatre votes», mais sur une question de principe. «Le sujet va avoir un effet de précédent. Il faut aussi voir plus loin», a-t-il fait valoir aux parties intéressées, ajoutant que sa décision risquait d’établir des principes qui vont guider bien d’autres personnes. Les cinq jeunes en question étudient à l’Université McGill, à Montréal, mais proviennent tous d’autres provinces. L’un d’entre eux, Brendan Edge, est même candidat du Parti vert dans Chomedey. L’avocate du Directeur général des élections a toutefois expliqué que pour devenir candidat, l’intéressé doit remplir une déclaration sous serment à l’effet qu’il est légalement un électeur au Québec _ ce que M. Edge a fait. Le commissaire a donc présumé que ce que M. Edge avait dit était vrai et l’a reconnu comme candidat. Une étudiante du groupe, Arielle Vaniderstein, n’est devenue majeure que le 30 octobre dernier. Or, d’après la loi, un étudiant mineur est présumé être domicilié chez ses parents. Cela ne fait donc pas six mois qu’elle réside au Québec depuis qu’elle a eu 18 ans, a noté le juge Mongeon lui-même. Après avoir entendu les arguments de toutes les parties, le juge Mongeon a fait savoir qu’il allait tenter de rendre une décision à 14h30 vendredi.

Québec/Canada

Les Premières Nations veulent se doter de leur propre casino au Québec

MONTRÉAL – Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, souhaite mettre sur pied un casino dont les revenus seraient exclusivement destinés à ses communautés membres. En pleine campagne électorale, il a dévoilé son intention, jeudi, en rappelant qu’aux États-Unis, les groupes autochtones sont propriétaires de quelque 400 casinos et que l’on compte près d’une vingtaine d’établissements similaires au Canada dans au moins cinq provinces. «On a beaucoup fait état de maisons de jeu dans la communauté principalement de Kahnawake, a observé M. Picard. Mais si on se fie au type d’établissements (exploités) aux États-Unis, ça serait le premier (au Québec).» Le chef de l’APNQL a l’intention de déposer sa proposition lors de la prochaine rencontre des chefs des Premières Nations, qui aura lieu, espère-t-il, avant la fin du mois de juin. «Tout cela fera l’objet d’une proposition en bonne et due forme à la table de nos chefs, qui auront à se prononcer là-dessus, a expliqué M. Picard, en entrevue. C’est sans doute à ce moment que nous pourrons aller dans des discussions plus poussées que le scénario que je propose.» Questionné sur l’endroit où le futur casino autochtone pourrait voir le jour, le chef de l’APNQL s’est contenté de dire que la décision «reviendrait à l’Assemblée». «Nous savons où les casinos sont situés (Montréal, Charlevoix, Gatineau et Mont-Tremblant), a-t-il dit. C’est clair que si un projet devait voir le jour, il faudrait considérer les sites où il en existe déjà.» Quant au monopole d’État de Loto-Québec sur les jeux de hasard au Québec, M. Picard estime que les Premières Nations disposent de «l’autorité nécessaire» pour aller de l’avant avec leur projet de casino. «La première autorité, c’est la nôtre, puisque nous parlons de territoires où il existe toujours des droits autochtones, a-t-il dit. Je pense que les Premières Nations seraient tout à fait en droit de juger que seule leur autorité serait suffisante.» La position de Loto-Québec est cependant bien différente, a expliqué une porte-parole, Marie-Claude Rivet. «En vertu du code criminel canadien, au Québec, seul Loto-Québec est autorisé à gérer des jeux de hasard et d’argent, a-t-elle dit. Ça ne date pas d’hier, ça fait près de 45 ans que c’est comme cela.» Mme Rivet a toutefois rappelé que ce n’est pas la société d’État qui aurait le mandat de s’assurer que le projet de l’APNQL ne voit pas le jour. «Nous ne sommes pas un organisme réglementaire, a-t-elle dit. Nous ne sommes pas la police non plus. Ce n’est pas nous qui pouvons aller mettre un cadenas dans la porte de ce type d’établissement.» Selon le chef de l’APNQL, le moment choisi pour dévoiler son projet de casino représente une réponse aux «vaines tentatives d’engager les partis politiques dans un dialogue sur la notion d’un meilleur partage de la richesse avec les Premières Nations». «Le développement se poursuit sans aucune considération de nos droits et titres sur le territoire, a dit M. Picard. Avec un discours politique au Québec qui continue d’être aveugle et muet face à l’incontournable réalité de nos peuples, il est temps de changer le rapport de force. «Nous nous butons malheureusement à des gouvernements qui ne font qu’éviter ces enjeux», a-t-il ajouté. L’APNQL regroupe 43 chefs des Premières Nations au Québec ainsi que du Labrador.

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L’inégalité des revenus n’est rien en comparaison avec l’inégalité des richesses

OTTAWA – Alors que les politiciens, à Ottawa, n’arrivent pas à s’entendre sur ce que constitue la classe moyenne, une nouvelle analyse suggère que les écarts de richesse continuent d’augmenter au pays. Un rapport du Centre canadien de politiques alternatives révèle que les 86 personnes et familles les plus riches au Canada — ou 0,002 pour cent de la population — deviennent de plus en plus riches et possèdent maintenant davantage de richesses que les 11,4 millions de Canadiens les plus pauvres. C’est davantage qu’en 1999, alors que les 86 plus riches avaient autant d’argent que les 10,1 millions les plus pauvres, suffisamment pour tout acheter ce qui se trouve au Nouveau-Brunswick tout en gardant environ 40 milliards $ dans leurs poches, selon un rapport dévoilé jeudi. L’économiste et auteur David Macdonald, qui a utilisé les données de Statistique Canada et les recherches du magazine Canadian Business pour son rapport, croit que l’exercice sert à démontrer que si l’inégalité des revenus est un enjeu social et politique, l’inégalité des richesses est bien pire. En fait, la liste des résidants canadiens très riches a bien peu à voir avec les revenus au sens traditionnel, selon M. Macdonald. Aucun des 86 plus riches n’est dirigeant d’entreprise. Ils sont plutôt sur la liste parce qu’ils ont fondé des compagnies ou qu’ils ont des liens familiaux avec des fondateurs d’entreprises. «Les 20 pour cent au sommet du spectre ne cumulent que la moitié des revenus mais au chapitre de l’inégalité de richesse, ils en accaparent 70 pour cent. C’est beaucoup plus draconien et le danger, lorsque vous amassez toute cette richesse, c’est que vous commencez à vous acheter du pouvoir politique», a-t-il soutenu. L’inégalité, qu’elle soit associée aux revenus ou à la richesse, semble de plus en plus vouloir devenu un enjeu clé des prochaines élections fédérales. Le chef du Parti libéral, Justin Trudeau, et celui du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, cherchent tous les deux à démontrer que les politiques conservatrices ont fait reculer la classe moyenne, lui laissant peu de sécurité d’emploi et des dettes plus élevées. Le gouvernement a pour sa part avancé que l’augmentation de la valeur nette dévoilée par Statistique Canada, en février, indique que ses politiques fonctionnent pour tout le monde. «Le revenu disponible après impôt a grimpé de 10 pour cent pour l’ensemble des paliers d’imposition», avait alors relevé le ministre de l’Emploi, Jason Kenney. Mais Statistique Canada a aussi démontré que la richesse continuait de grimper dans les plus hautes sphères. Alors que la moyenne des avoirs nets a augmenté de près de 80 pour cent à depuis 1999 à 243 000 $ par ménage, les 40 pour cent occupant le sommet du spectre possédaient 88,9 pour cent de toute la richesse, les 60 autres pour cent devant se partager le maigre 11,1 pour cent d’avoirs nets restants. Par ailleurs, les personnes et familles les plus riches recensées en 2013 — parmi lesquelles des noms connus tels Thomson, Weston, Irving, Desmarais et Pattison — étaient sensiblement les mêmes que celles répertoriées en 2005 et en 1999.

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Québec solidaire veut convaincre les étudiants de délaisser le Parti québécois

MONTRÉAL – Le Parti québécois (PQ) a dévié de sa route en matière d’éducation pour des considérations économiques, selon Québec solidaire (QS). Cette dernière formation politique soutient que le PQ, qui a endossé le mouvement de protestation à l’occasion du «printemps érable», est progressivement passé «du carré rouge à l’austérité». QS estime que ce changement de cap s’est traduit par une vive déception chez les étudiants qui «ont cru les belles promesses du Parti québécois» et qui «déchantent» aujourd’hui. Le candidat solidaire dans Mercier, Amir Khadir, souligne que plutôt que d’offrir à ces jeunes le réel soutien dont ils avaient besoin, le Parti québécois a préféré «dérouler le tapis rouge pour la droite» en adoptant des «mesures néo-libérales» et en accueillant dans ses rangs des candidats comme Pierre Karl Péladeau. Il affirme que le PQ est clairement «usé par le pouvoir» et qu’il «est totalement dominé par les milieux très puissants qui forment l’élite économique». Dans les circonstances, il pense que les étudiants gagneraient à se tourner vers son camp qu’il décrit comme la «véritable maison des progressistes et des souverainistes». M. Khadir estime que son équipe est intimement convaincue que le «Québec mérite un système d’éducation supérieure aussi accessible que possible». Pour l’instaurer, son collègue Andrés Fontecilla, qui se présente dans Laurier-Dorion, ajoute que QS continue de vouloir «réaliser la gratuité scolaire sur 5 ans» et ce, de la maternelle à l’université. M. Fontecilla martèle que «l’accès aux études supérieures demeure un objectif prioritaire» pour son équipe qui juge que «l’éducation est un droit fondamental» devant être protégé coûte que coûte. À son avis, Québec solidaire est la seule option valable pour les étudiants puisque tous les autres partis, qui étaient représentés à l’Assemblée nationale au moment du déclenchement de la campagne électorale, «rivalisent afin de déterminer qui coupera le plus dans les budgets de l’État». Amir Khadir précise que QS n’a aucunement l’intention de s’engager dans cette voie. Pour prouver ses dires, il revient sur les engagements de sa formation en énumérant entre autres ses propositions relatives à l’éducation primaire et secondaire. Il mentionne alors que son parti croit en la nécessité de mettre «fin aux coupures, d’y aller d’un réinvestissement pour restaurer les bâtiments scolaires qui sont en décrépitude, d’embaucher deux fois plus d’enseignants pour réduire le nombre d’élèves par classe et d’engager 1000 éducateurs spécialisés pour les enfants qui ont des difficultés».