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Les fraudes à l’assurance-emploi sont en hausse, indique un rapport

OTTAWA – Des centaines d’armes, de téléphones BlackBerry, d’ordinateurs portables et de iPad sont disparus, ont été volés ou détruits, selon le décompte annuel des propriétés du gouvernement fédéral. Mais les pertes les plus importantes signalées sont reliées aux fraudes fiscales et en assurance-emploi, se comptant en millions de dollars. Ces éléments sont détaillés dans un rapport annuel, déposé mercredi au Parlement. L’ampleur des fraudes fiscales retracées dans la dernière année — quant à l’impôt sur le revenu et la taxe sur les biens et services — est évalué à environ 250 millions $, en baisse par rapport à 300 millions $ l’année précédente. Mais le rapport fait état d’une hausse des fraudes à l’assurance-emploi, à environ 159 millions $, soit 30 millions $ de plus qu’il y a un an. Le gouvernement fédéral a aussi indiqué avoir effectué des dépôts erronés dans des comptes individuels près de 7500 fois, pour un total de 3 millions $.

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Québec/Canada

Le ministre Paradis défend le rôle du privé dans le Développement international

OTTAWA – Le nouveau ministre fédéral du Développement international, Christian Paradis, reste ferme sur deux politiques controversées du gouvernement conservateur: la nomination d’une dirigeante de société minière au sein d’un comité consultatif, et le refus de subventionner tout avortement dans les cas de viols en situation de guerre. En entrevue avec La Presse Canadienne, le ministre Paradis a affirmé que les deux politiques seraient maintenues alors qu’il va de l’avant avec l’intégration de l’ancienne Agence canadienne de développement international (ACDI) au sein du ministère des Affaires étrangères. La fusion a été d’abord annoncée discrètement dans le budget fédéral de cette année. M. Paradis poursuit le plan du gouvernement conservateur d’impliquer le privé dans la stratégie globale de développement international du Canada. Il a défendu la désignation de la pdg de Rio Tinto Alcan, Jacynthe Côté, au sein d’un comité de cinq personnes devant conseiller le gouvernement sur la restructuration du ministère. M. Paradis affirme que le secteur privé peut apporter une précieuse contribution pour briser le cycle de la pauvreté. L’approche a été expérimentée notamment au Royaume-Uni, mais demeure impopulaire auprès de certains groupes d’aide internationale. Quant au viol de femmes en situation de conflits armés, M. Paradis rappelle que son gouvernement le dénonce avec fermeté, mais ne versera pas d’aide pour l’avortement de femmes victimes de viol — ou de fillettes mariées de force.

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Arsenault informé du rôle de Desjardins dans Carboneutre en février 2009

MONTRÉAL – Les derniers extraits d’écoute électronique entendus mercredi par la Commission Charbonneau montrent que c’est le 16 février 2009 que le président de la FTQ, Michel Arsenault, a eu la preuve que le caïd Raynald Desjardins occupait un poste de direction dans l’entreprise Carboneutre. Dans un extrait, on entend Ken Pereira, ancien directeur de la section locale des mécaniciens industriels à la FTQ-Construction, informer Michel Arsenault qu’il a en main la carte d’affaires de Desjardins, qui porte le titre de «vice-président des opérations internationales du centre de traitement de sols contaminés» Carboneutre. Or, Carboneutre tentait depuis des mois d’obtenir un prêt du Fonds de solidarité de la FTQ et M. Arsenault, pressé par le directeur général de la FTQ-Construction Jocelyn Dupuis, poussait aussi ce dossier. Il avait même visité le chantier. Informé ainsi par Ken Pereira du rôle de Raynald Desjardins, M. Arsenault a semblé mal à l’aise. Ils conviennent que Ken Pereira ira porter la carte d’affaires, la preuve, à la secrétaire de M. Arsenault. «Mets ça dans une enveloppe, je ne veux pas que personne voit ça. Ça me prend ça dans une enveloppe scellée», lui dit M. Arsenault. Le Fonds n’a jamais investi dans l’entreprise Carboneutre, malgré des mois de démarches par Jocelyn Dupuis qui poussait sans cesse et demandait des comptes. Carboneutre a fait trois demandes de financement, soit directement au Fonds de solidarité, soit à son Fonds régional. Les trois ont été refusées. On y justifie les refus par des problèmes de viabilité, de «prévisions financières irréalistes», mais «jamais on ne mentionne que c’est à cause de la présence du crime organisé», a relevé le procureur de la commission, Me Denis Gallant. L’entreprise Carboneutre a aussi tenté d’obtenir des fonds d’Investissement Québec, en vain. Jusque-là, M. Arsenault, qui est aussi président du conseil d’administration du Fonds de solidarité, avait semblé à la fois dire à Jocelyn Dupuis qu’il poussait le dossier auprès du Fonds et affirmer aux représentants du Fonds qu’il les laissait libres de décider. Par exemple, dans une conversation du 24 novembre 2008 entre Michel Arsenault et Gaëtan Morin, un employé du Fonds de solidarité, M. Arsenault affirme que «ce serait un ‘deal’ intéressant si c’était entre les mains de quelqu’un d’autre». On ignore à qui il fait référence. Toutefois, un peu plus tard, il fait clairement référence à Domenico Arcuri, engagé au sein de l’entreprise et qui est présumé proche du crime organisé italien. «J’ai l’impression que Dominique ne sera plus dans aucun meeting. J’ai pogné Jocelyn après et je lui ai dit ‘écoute, là, il y a des limites’», a rapporté M. Arsenault à M. Morin. Mais M. Arsenault semble aussi laisser au représentant du Fonds son libre arbitre. «Quand quelqu’un te dit qu’il est référé par moi, là, tu regardes le dossier et si ça a de l’allure, on le développe; et si ça n’a pas d’allure, t’arrêtes ça. Tu m’appelles ou tu m’envoies un courriel de trois, quatre lignes pour m’expliquer pourquoi qu’on ne le fait pas. C’est pas plus compliqué que ça.» M. Arsenault se plaint aussi des sollicitations incessantes depuis qu’il est devenu président du conseil d’administration du Fonds de solidarité. «Je suis rendu un homme public, tabarnak. Je me fais harceler toujours. Et je ne peux pas commencer à dire non aux gars. C’est pas moi qui va étudier le dossier. Je dis: appelez au Fonds.» Dans un extrait d’écoute entre M. Arsenault et son conseiller politique Gilles Audette, il est question de l’entourage douteux de Carboneutre. «Je suis allé fouiller et ils ont été mêlés à des patentes avec le clan Rizzuto», rapporte M. Audette à M. Arsenault. M. Arsenault confirme avoir rencontré Domenico Arcuri lors d’une présentation du projet au Fonds. «Dominique, c’est un bandit. Lui, c’est un vrai. Il parle ni anglais, ni français, là. Le vrai Italien de Montréal qui a été élevé en anglais et qui a appris le français après 1976, tout croche là. J’ai dit à Jocelyn ‘tu ramènes ça à mon bureau, puis c’est fini, hein? Ton deal ne passe pas’», rapporte M. Arsenault à son conseiller politique. M. Arsenault exprime son mécontentement. «Et il y en a un que Jocelyn m’a toujours caché. Quand il va revenir le 1er avril, je vais le pogner mon Jocelyn, je vais lui dire ‘regarde, oublie ça, c’est non’.» «Toi, signerais-tu un deal avec Vito Rizzuto?» lance M. Arsenault en boutade à son conseiller. M. Audette lui dit qu’ils vont sûrement l’enlever du dossier et qu’«il faut décliner ce dossier-là sur un autre motif». Michel Arsenault réplique: «je pense que ce serait important que Jocelyn le sache; il ne sait pas que je le sais.» Son conseiller Audette manifeste aussi sa lassitude face à Ken Pereira, souhaitant à voix haute qu’il s’en aille «aux îles Mouk-Mouk». Il y est aussi question d’une vidéo de Pereira. Interrogé à ce sujet, l’enquêteur de la commission, Nicodemo Milano, a expliqué que M. Pereira avait mis sur Youtube des vidéos dans lesquelles il montrait les reçus de Jocelyn Dupuis, comme preuve au cas où ils disparaîtraient. Il ressort aussi de l’écoute électronique que Jocelyn Dupuis a joué un rôle de plus en plus important au sein de l’entreprise Carboneutre après avoir quitté la FTQ-Construction. D’ailleurs, Raynald Desjardins se décrit comme son «boss» dans un extrait d’écoute électronique, bien qu’il soit resté dans l’ombre lors des démarches auprès du Fonds de solidarité. Plus tard, Dominique Arcuri sera aussi peu à peu mis de côté, parce que les autres membres de l’équipe de gestion trouvent qu’il nuit au dossier, notamment parce qu’il continue d’accepter des sols contaminés aux métaux lourds, en contravention avec le certificat d’autorisation obtenu du ministère de l’Environnement.

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Un homme de Saint-Léon-le-Grand accusé de possession et production de cannabis

SAINT-LÉON-LE-GRAND, Qc – Un homme de 35 ans a été arrêté mercredi matin à Saint-Léon-le-Grand, en Mauricie, avant de comparaître quelques heures plus tard au palais de justice de Trois-Rivières sous des accusations liées aux stupéfiants. Mathieu Bouchard a été arrêté à la suite d’une perquisition menée dans sa résidence du rang Barthélémy par les enquêteurs de la Sûreté du Québec. Lors de la perquisition, une quantité importante de cannabis en séchage et plusieurs sacs de cocottes prêts à la vente ont été saisis, de même que des véhicules ayant servi au transport des stupéfiants. Le suspect a été accusé de production de cannabis et de possession en vue d’en faire le trafic. Trois armes à feu et un véhicule tout-terrain volé ont aussi été découverts par les policiers.

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Une équipe américaine retrouve l’épave du Roberval, ayant sombré en 1916

ALBANY, États-Unis – Jim Kennard et ses partenaires concluaient leur saison de recherche d’épaves dans l’est du lac Ontario lorsqu’ils ont décidé de balayer pour une dernière fois les fonds marins avec leur sonar. Le dernier effort de l’équipe américaine, plus tôt ce mois-ci, a été récompensé par la découverte de l’épave du Roberval, un navire à vapeur canadien de 39 mètres ayant sombré il y a près de cent ans, emportant avec lui deux des neuf membres d’équipage. Le Roberval était l’un des deux seuls navires à revêtement d’acier non encore découverts dans le lac, ce qui en faisait un objet très convoité par les chasseurs d’épaves dans les Grands Lacs, a fait valoir M. Kennard. Il a souligné que son équipe était à la recherche du bateau à vapeur depuis deux ans, et a évoqué «une belle manière» de terminer la présente saison. Le navire, basé à Ottawa, transportait du bois dans la portion est du lac Ontario, en route vers Oswego, dans l’État de New York, lorsqu’il a dû affronter des conditions difficiles fin septembre 1916. Les équipes de recherche ont relaté qu’à l’époque, des tonnes de bois d’épinette empilés à bord ont été emportés lorsque les vents ont propulsé de hautes vagues et couché le navire sur un flanc. Une partie du bois a fracassé la structure de la cabine et atteint un membre d’équipage, qui est tombé à l’eau et s’est noyé. Un deuxième homme est mort à bord, piégé par la cargaison dans un compartiment à l’avant. Trois membres d’équipage sont parvenus à gagner un bateau de sauvetage qui dérivait, et ont passé neuf heures à ramer jusqu’à Oswego, au nord de Syracuse, dans l’État de New York. Le capitaine, une chef cuisinière et deux autres membres d’équipage auraient survécu en fabriquant un radeau avec du bois flottant. Ils ont été sauvés 22 heures après le naufrage par la Garde côtière américaine. M. Kennard a indiqué que le Roberval avait sombré dans des eaux de plus de 91 mètres de profondeur, à environ 25 kilomètres d’Oswego. Après avoir découvert l’épave, M. Kennard et ses partenaires Roger Pawlowski et Roland Stevens ont utilisé un engin actionné à distance pour recueillir des images vidéos des restes du Roberval. Les détails captés sur vidéo concordent avec les photos prises du Roberval après sa construction en 1907, a indiqué M. Kennard. Aussi, les dimensions de l’épave et le fait que le Roberval soit le seul navire à vapeur dans ce secteur faisant l’objet d’un naufrage documenté ont confirmé son identification. La découverte de ce navire conclut une saison de recherches au cours de laquelle l’équipe a aussi retrouvé les restes de deux goélettes ayant sombré au large d’Oswego au 19e siècle, et détecté d’autres sites potentiels pour de futures explorations. «Il s’agit de la meilleure saison à ce jour», a estimé M. Kennard.

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Menace d’Alcoa: une voix pour les grands consommateurs d’électricité

MONTRÉAL – La menace du producteur d’aluminium Alcoa de fermer des usines si ses tarifs d’électricité ne sont pas revus à la baisse donne des munitions aux grands consommateurs québécois d’électricité qui en ont contre les hausses prévues par Hydro-Québec. L’Association québécoise des consommateurs industriels d’électricité, qui représente notamment des entreprises des secteurs de l’aluminium, des pâtes et papier et de la pétrochimie, se dit préoccupée par la situation de plusieurs de ses 51 membres. La volonté du gouvernement Marois d’augmenter le rendement d’Hydro-Québec pourrait notamment se traduire par une hausse du tarif industriel d’électricité (tarif L), qui atteindrait 4,46 cents le kilowattheure. Le directeur de l’Association, Luc Boulanger, a fait valoir mercredi que des investissements ont été retardés chez certains de ses membres parce que le contexte entourant ce tarif n’est pas favorable. «Présentement, plusieurs de nos membres sont dans un mode stationnaire, affirme-t-il. Il y a des projets d’amélioration ou d’augmentation de production qui ne se feront pas.» De son côté, le président-directeur général du Conseil de l’industrie forestière du Québec (CIFQ), André Tremblay, estime que la facture annuelle d’électricité du secteur des pâtes et papiers, qui est actuellement d’environ 500 millions $, pourrait grimper de 25 pour cent si la hausse entre en vigueur, en 2014. M. Boulanger reproche également à Québec de courtiser les grands consommateurs d’électricité étrangers avec sa politique industrielle au détriment des grandes entreprises déjà implantées dans la province. En s’engageant à investir au Québec, les entreprises pourront bénéficier d’un tarif réduit garanti pour 10 ans en vertu de la nouvelle mesure que veut mettre de l’avant le gouvernement Marois avec sa politique. «Si le gouvernement veut faire de la promotion en baissant son tarif L, il devrait peut-être fermer la porte d’en arrière aussi, parce que ceux qui sont au Québec depuis longtemps vont songer à délocaliser leur production», déplore M. Boulanger. «Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas là-dedans», ajoute le directeur de l’Association. Le pdg du CIFQ croit également que les politiques du gouvernement péquiste devraient favoriser les entreprises déjà implantées. «C’est beau d’utiliser des surplus pour aller chercher des nouvelles usines, mais est-ce qu’on ne devrait pas essayer de garder celles que nous avons?» demande M. Tremblay. Pierre-Olivier Pineau, professeur aux Hautes études commerciales (HEC) et spécialiste des questions énergétiques, estime de son côté que les critiques des grands consommateurs québécois sont légitimes. Il croit également que les augmentations de tarifs découlent d’une décision politique. «Les augmentations de tarifs sont liées à une tentative du gouvernement d’augmenter la profitabilité d’Hydro-Québec afin de payer pour de la production d’énergie éolienne et renouvelable essentiellement destinée à du développement régional», explique M. Pineau. Il estime également que la hausse prévue du tarif industriel d’Hydro-Québec risque de freiner l’investissement au sein des entreprises énergivores québécoises. «Ce que le gouvernement fait au Québec, c’est de miner leur compétitivité sans que ça soit pour des raisons énergétiques, dit M. Pineau. L’industrie affirme qu’elle se retrouve à payer pour des choix politiques et que cette situation lui porte préjudice.» Le professeur aux HEC, qui s’est dit surpris de la menace d’Alcoa, croit que le gouvernement Marois pourrait profiter de cette situation pour corriger le tir avec sa politique industrielle. «L’industrie interprète les rabais accordés pour attirer des entreprises étrangères comme un affront, affirme M. Pineau. Les entreprises affirment que ça va mal pour elles et qu’il faut préserver ce qui est actuellement ici avant d’aller en chercher plus.» M. Pineau estime que le gouvernement Marois aurait intérêt à effectuer un pas en arrière pour bonifier sa politique industrielle, qui a récemment été dévoilée. «Il (le gouvernement) pourrait réviser son approche pour être plus cohérent, suggère-t-il. Il aurait l’air fou parce qu’il reviendrait en arrière sur des annonces déjà effectuées, mais ça serait pour le mieux parce que ça amènerait plus de cohérence.» De son côté, le président du Conseil du patronat du Québec, Yves-Thomas Dorval, souligne que la politique industrielle du gouvernement Marois prend plus ou moins en considération les grands employeurs du Québec. Il croit que les avantages offerts en ce qui a trait aux tarifs d’électricité favorisent davantage les petites et moyennes entreprises plutôt que les grands consommateurs d’électricité déjà présents dans la province. «Si vous faites un clin d’oeil pour tenter de convaincre des entreprises de venir s’installer, c’est une chose, mais vous risquez de perdre vos grandes compagnies qui sont déjà ici», fait valoir M. Dorval. La Fédération des chambres de commerce du Québec a également exhorté le gouvernement Marois à revoir sa décision de hausser son tarif L. Elle estime que cette augmentation fait en sorte que le tarif industriel de la province n’est plus compétitif comparativement à celui de 2 cents du kWh offert dans certaines juridictions. Selon la Fédération, la menace d’Alcoa démontre que le secteur de l’aluminium, vital pour l’économie du Québec, devient plus vulnérable.

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Manitoba: nouveau procès pour un homme reconnu coupable du meurtre d’une ado

WINNIPEG – La Cour d’appel du Manitoba a ordonné, mercredi, la tenue d’un nouveau procès pour un homme reconnu coupable il y a deux ans du meurtre non prémédité d’une adolescente de Winnipeg, commis en 1984. Mark Edward Grant avait été condamné à la prison à vie à l’issue de son procès en 2011. Candace Derksen était âgée de 13 ans lorsqu’elle est disparue en revenant de l’école. Son corps avait été retrouvé des semaines plus tard, ligoté et gelé, dans une remise. M. Grant a toujours nié être l’auteur du meurtre de la jeune fille. La Cour d’appel a estimé que le juge qui a présidé le procès avait commis une erreur de droit en excluant des preuves montrant qu’une autre femme avait été enlevée neuf mois après la mort de Candace Derksen, alors que Mark Edward Grant était en détention. Dans leur jugement rendu public mercredi, les trois juges de la Cour d’appel affirment que l’exclusion de ces preuves a empêché l’accusé de se défendre comme il le voulait devant le jury. Les juges estiment que cette erreur est suffisante pour invalider le verdict et ordonner la tenue d’un nouveau procès.

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L’Ontario émettra des obligations vertes pour financer le transport en commun

TORONTO – L’Ontario deviendra la première province à émettre des «obligations vertes», l’an prochain, pour aider à financer les transports en commun, a indiqué mercredi la première ministre, Kathleen Wynne. Le programme sera dévoilé lors de la mise à jour économique de la semaine prochaine, et représente un outil novateur pour recueillir des fonds nécessaires pour le transport en commun dans la province, a affirmé Mme Wynne. La première ministre a soutenu que le marché mondial pour les obligations vertes dans avait doublé au cours de la dernière année, et était désormais évalué à plus de 346 milliards $ US (environ 362 milliards $ CAN). Il s’agit de la première mesure annoncée par Mme Wynne pour contribuer à obtenir les milliards de dollars nécessaires à l’augmentation des services de transport collectif dans la grande région de Toronto-Hamilton, lourdement congestionnée. La mesure devra être adoptée à l’Assemblée législative mais ne constitue pas un vote de confiance risquant de défaire le gouvernement libéral minoritaire. Le ministre des Finances, Charles Sousa, a fait valoir que les nouvelles obligations tireraient avantage de la capacité de la province à obtenir des fonds à de faibles taux d’intérêt. Selon M. Sousa, les nouvelles obligations permettront des économies à long terme pour la province car bon nombre d’investisseurs sont prêts à mettre des capitaux dans des initiatives environnementales spécifiques — ou à tout le moins permettre au gouvernement de le faire. Des responsables au ministère des Finances indiquent qu’il s’agit d’une portion du programme régulier d’emprunt du gouvernement provincial, mais que cette portion serait spécifiquement consacrée à des projets de transports écoresponsables. Les obligations vertes ne figuraient pas parmi les leviers recommandés par l’agence provinciale de transports Metrolinx afin de recueillir les quelque 2 milliards $ par année jugés nécessaires pour améliorer l’offre de transport dans la grande région de Toronto-Hamilton. Mme Wynne a aussi désigné un comité le mois dernier pour examiner ces propositions, qui comprennent notamment une hausse de la taxe de vente harmonisée, une taxe régionale sur le carburant de cinq cents le litre, et des redevances de 350 millions $ par année sur les stationnements d’affaires.

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Les médecins explorent une nouvelle arme pour lutter contre le sida

NEW YORK, États-Unis – Les médecins pourraient un jour lutter contre le VIH en inondant l’organisme d’anticorps, laissent entendre deux nouvelles études. Cette stratégie a permis, chez des singes, de fortement réduire la concentration sanguine d’un cousin du VIH. La tactique pourrait aussi permettre de pourchasser le virus là où il se terre dans l’organisme, ce que les thérapies actuelles sont incapables de faire. Ces résultats pourraient potentiellement révolutionner la lutte au VIH si l’approche devait se révéler efficace chez les humains, affirme un commentaire publié dans les pages du journal scientifique Nature. Les anticorps sont des protéines qui s’attachent à des virus pour en assurer la destruction. Les anticorps produits par les gens infectés au VIH sont toutefois essentiellement inutiles. Les deux nouvelles études ont utilisé une version synthétique d’anticorps rares et particulièrement efficaces contre le VIH. Une première étude menée chez des macaques rhésus a démontré qu’une seule injection d’anticorps pouvait avoir un impact important, a dit le docteur Dan Barouch de l’Université Harvard. Les 18 animaux avaient été infectés de la version simienne du VIH et chez 13 d’entre eux, le virus a été rendu impossible à détecter en moins d’une semaine. Le virus est réapparu après la disparition des anticorps, de un à trois mois après la fin du traitement. Chez les trois singes les moins infectés avant le traitement, le virus n’est pas réapparu pendant une période d’observation de huit mois. Le docteur Barouch a expliqué qu’ils n’ont pas été guéris mais que le traitement a permis à leur système immunitaire de prendre le dessus pour de bon. La deuxième étude publiée dans Nature a témoigné de résultats encourageants chez un nombre plus restreint de singes.