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Sol Zanetti estime que son parti gagnera progressivement le coeur des Québécois

QUÉBEC – Même si son arrivée à la tête d’Option nationale est relativement récente, Sol Zanetti estime avoir bien tiré son épingle du jeu durant la campagne électorale. Il se félicite d’avoir sillonné le Québec en passant entre autres par l’Abitibi-Témiscamingue, la Gaspésie, la Côte-Nord et l’Outaouais. Le jeune chef, qui n’est en poste que depuis le 27 octobre dernier, raconte qu’à chacune de ses visites, il a eu droit à un accueil chaleureux de la population et à une «très bonne couverture» de la part de la presse régionale. M. Zanetti soutient qu’il n’a malheureusement pas eu le même traitement de la part des plus gros joueurs de l’industrie médiatique qui se montrent, à son avis,plus frileux. Il aimerait d’ailleurs voir le directeur général des élections apporter des normes supplémentaires quant à la couverture médiatique des partis. «Bien qu’on ne soit pas représenté à l’Assemblée nationale, on est le plus gros des partis non représentés, on a 116 candidats sur 125 circonscriptions. Si, par exemple, il y avait des couvertures médiatiques obligées pour les médias nationaux qui dépendaient du nombre de candidats qu’on présente au Québec, ça donnerait une meilleure couverture aux idées émergentes, aux idées nouvelles qui sont proposées par des partis qui ont, par ailleurs, un bon appui populaire, qui sont très organisés et qui n’ont pas la couverture nécessaire tout le temps.» Il déplore également qu’un parti comme le sienn’ait pas pu avoir sa place à l’occasion des débats et il espère que ce n’est que partie remise. «En ouvrant la porte à tous les partis largement représentés, […] ça permettrait de montrer à la population d’autres discours, d’autres idées, d’autres attitudes aussi. Et je pense que ça redonnerait confiance en la politique au Québec», estime Sol Zanetti. Il précise qu’en dépit de son absence lors de ces joutes oratoires, il a eu l’agréable surprise de constater que bien des citoyens connaissaient déjà sa formation, alors qu’en 2012, il lui fallait expliquer ce que son parti présentait comme idées. Avec ce nouveau «capital de reconnaissance publique», son parti souhaite doubler les appuis reçus en 2012. «Nos objectifs sont d’augmenter nos appuis partout au Québec, d’une part pour s’assurer qu’on ait une meilleure couverture médiatique plus tard, avec un bon appui populaire, et d’autre part, pour augmenter le financement qu’on va utiliser entièrement à la promotion de l’indépendance.» Au moment des élections générales de 2012, Option nationale avait récolté un peu plus de 82 500 votes, ce qui représentait moins de deux pour cent des suffrages. Malgré cette amélioration constatée sur le terrain, les ambitions du politicien demeurent bien modestes. Il soutient que «ce serait une belle surprise» pour lui si son camp faisait élire un député lundi. Comment parler d’indépendance Sol Zanetti lance que la mission principale de ses troupes consiste actuellement «à redémarrer la pédagogie et la promotion de l’indépendance du Québec, entre autres auprès de la nouvelle génération des 18 à 35 ans, qui représente deux millions d’électeurs au Québec et qui n’ont pas beaucoup entendu parler d’indépendance depuis qu’ils sont nés». Le discours sur la question référendaire tout au long de la campagne électorale a fait couler beaucoup d’encre. Pour le chef d’Option nationale, le débat aurait pu prendre «une plus belle tournure». Selon lui, la réponse que fournissent les partis indépendantistes aux fédéralistes lorsqu’ils se font accuser de vouloir un référendum n’est pas la bonne. «Ce qui devrait être répondu n’est pas: ‘non, ne vous inquiétez pas, les Québécois ne sont pas prêts’, parce qu’on joue leur jeu en faisant ça. Ce qu’il faudrait dire, c’est: ‘Oui! Oui nous allons cheminer vers l’indépendance du Québec, parce que ce serait une bonne chose, on pourrait mieux protéger l’environnement, davantage investir dans nos secteurs stratégiques à nous, mieux gérer nos impôts, renouveler la démocratie, protéger la langue et la culture. Et vous, en ne voulant pas faire ça, vous privez le Québec des moyens qu’il a pour se développer.’ Pour l’instant, reconnaît-il, son équipe est engagée dans une phase de construction et elle a commencé à tranquillement «jeter les bases d’une option indépendantiste assumée qui va faire son chemin».

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Serment à la reine: des résidents permanents devant la Cour d’appel de l’Ontario

TORONTO – La Cour d’appel de l’Ontario s’apprête à déterminer si le fait de forcer de futurs Canadiens à prêter serment à la reine d’Angleterre, ses héritiers et successeurs est une pratique anticonstitutionnelle. Trois résidants permanents de longue date affirment que cette procédure, obligatoire à l’obtention de la citoyenneté canadienne, est discriminatoire et enfreint leur droit à la liberté d’expression, un argument rejeté par Ottawa. Les documents déposés devant le plus haut tribunal ontarien, qui doit entendre l’affaire mardi, démontrent plutôt que le gouvernement fédéral a l’intention de combattre toute décision défavorable. Si le tribunal devait trancher en faveur des demandeurs, Ottawa demandera la suspension de la décision, le temps que l’affaire soit entendue par la Cour suprême du Canada, indique le procureur général du Canada. En septembre, un juge de la Cour supérieure de l’Ontario avait déclaré que l’obligation de prêter serment était constitutionnelle bien qu’elle portait effectivement atteinte à la liberté d’expression. La Loi sur la citoyenneté prévoit que tout résidant permanent déposant une demande pour la nationalité canadienne doit jurer ou affirmer «solennellement fidélité à sa Majesté la Reine Élisabeth Deux, Reine du Canada, à ses héritiers et successeurs». Les résidants permanents qui s’opposent à cette loi soutiennent que le serment est une entrave à leur liberté de conscience ou de religion. Ils estiment que ce serment devrait être optionnel et que s’engager à observer les lois et obligations d’un citoyen canadien devrait suffire. Les trois demandeurs font aussi valoir qu’un tel serment n’est pas exigé des citoyens nés au Canada ou de parents canadiens à l’étranger. L’un d’entre eux, un Irlandais ayant immigré il y a près de 50 ans, affirme que son père a été persécuté dans son pays natal pour avoir soutenu l’indépendance irlandaise. Selon Michael McAteer, prêter un serment d’allégeance à la reine serait une trahison à son héritage républicain et une violation de sa conscience.

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Les grandes entreprises canadiennes affirment payer leur juste part d’impôt

OTTAWA – Des grandes firmes canadiennes affirment qu’elles paient leur juste part d’impôts, même si les gouvernements ont réduit à des taux jamais vus le taux d’imposition des corporations. Les résultats d’un sondage mené par le Conseil canadien des chefs d’entreprise (CCCE), qui représente 150 des plus grandes sociétés du pays, indiquent que les profits des grandes entreprises ont été imposés en moyenne à 33,4 pour cent en 2012, si on y ajoute toutes les taxes que celles-ci doivent payer. En guise de comparaison, le taux légal d’imposition des entreprises dans la plupart des provinces canadiennes est de 25 pour cent. Selon Lincoln Schreiner de la PricewaterhouseCoopers, cette différence s’expliquerait par le fait que les grandes firmes sondées déboursent presque le même montant pour leurs impôts que pour d’autres frais, tels que les cotisations d’assurance-emploi, la taxe de vente non remboursable sur les intrants et les impôts fonciers. Le président du CCCE, John Manley, admet que le sondage est loin de permettre de tirer des conclusions puisque les répondants n’étaient pas choisis au hasard: seuls 63 des 150 membres du regroupement ont participé à cette enquête sur une base volontaire. Le sondage ne reflète pas entièrement la situation fiscale des entreprises au Canada puisque les plus petites d’entre elles jouissent d’un taux obligatoire inférieurs. Le montant que les entreprises paient dépend aussi de leur cycle d’activité. Certaines peuvent reporter les pertes d’années antérieures, ou compter sur des équipements dont la valeur se déprécie, ce qui aurait pour effet de diminuer les sommes dues. «J’aimerais faire ce sondage régulièrement parce que je pense que c’est en ayant une vue d’ensemble, plutôt qu’un coup d’oeil isolé, que cela devient pertinent, a expliqué M. Manley. Mais il reste que je crois que les gens ont l’impression que les impôts des sociétés ont été réduits. Ce que je souhaite souligner, ici, c’est que les contributions des entreprises sont supérieures au taux obligatoire.» Le gouvernement Harper s’est fait critiquer par le Nouveau Parti démocratique et d’autres analystes après avoir baissé le taux d’imposition des entreprises d’environ 22 à 15 pour cent et ce, même lorsque l’économie fonctionnait au ralenti et que la dette canadienne augmentait. La grogne s’est intensifiée après qu’il fut noté que bon nombre d’entreprises préféraient thésauriser leurs profits plutôt que de les réinvestir. La portion de revenus du gouvernement provenant des impôts des sociétés varie grandement selon l’état de l’économie. Durant les dernières années, elle est passée de 16,5 pour cent en 2006-2007 à 13,6 pour cent en 2012-2013. Selon l’économiste Erin Weir, des Métallos, auteur de recherches approfondies sur le sujet, il est frappant de constater les conséquences des plus récentes baisses d’impôts du gouvernement conservateur, surtout dans le contexte d’une récession ou d’une reprise au ralenti. «La partie des revenus du gouvernement provenant des impôts corporatifs a baissé du début des années 1970 jusqu’au début des années 1990 parce que les profits des entreprises représentaient une part moins grande de l’économie, explique-t-il. Mais ce qui est frappant, c’est qu’au cours de la dernière décennie, à cause des baisses d’impôts, la portion des revenus provenant des impôts des entreprises a diminué même si les profits représentaient une part plus grande de l’économie.» Le sondage du CCCE démontre que les 63 entreprises participantes ont payé 19 milliards $ d’impôts en 2012, ainsi que 5,7 milliards $ d’autres frais gouvernementaux comme des redevances, des frais de licence d’utilisation du spectre, des frais de location ou des loyers.

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Réforme électorale: les parties impliquées n’ont pas été consultées

OTTAWA – Le directeur des poursuites pénales n’a pas été consulté par le gouvernement Harper à propos de son controversé projet de loi sur la loi électorale, qui ferait de lui le responsable des enquêtes à Élections Canada. Placer le bureau du commissaire aux élections fédérales sous la gouverne du Service des poursuites pénales du Canada figure parmi les principales propositions de réforme de la Loi électorale canadienne. Une telle mesure ferait toutefois fi d’un principe établi depuis de nombreuses années, soit que les procureurs et enquêteurs devraient mener leurs activités séparément. Le projet de loi C-23 a été critiqué par de nombreux experts au Canada et à l’étranger et le directeur général d’Élections Canada, Marc Mayrand, a souligné ne pas avoir été consulté à propos du projet de loi. Pas plus que ne l’a été le commissaire aux élections, Yves Côté, responsable de la mise en application de la loi électorale et des enquêtes sur les possibles fraudes. Ils ont tous les deux dénoncé le projet de loi du gouvernement conservateur, craignant que C-23 ne soit une entrave aux enquêtes et n’amenuise l’indépendance du commissaire. Le directeur des poursuites pénales, Brian Saunders, a décliné une demande d’entrevue à ce sujet mais son porte-parole Dan Brien a confirmé qu’il n’avait pas non plus été consulté. Le ministre d’État à la Réforme démocratique, Pierre Poilievre, a quant à lui rejeté du revers de la main les objections soulevées par les dirigeants d’Élections Canada. «Cela ne me surprend pas qu’Élections Canada, et son PDG (le directeur général des élections) en particulier, qui est le principal opposant à tout cela, soit contre. Il veut garder ce contrôle et ce pouvoir pour lui. Mais nous croyons qu’il est inapproprié que l’enquêteur relève de lui», a-t-il affirmé lors de son passage sur le plateau de l’émission The House, diffusée sur les ondes du réseau anglais de Radio-Canada. Mais certains estiment qu’il est tout aussi inconvenant que le directeur des poursuites pénales, qui doit se rapporter au procureur général, soit responsable de l’enquêteur, dont l’indépendance vis-à-vis du gouvernement devrait être protégée. «Ce serait sans précédent au Canada», a soutenu la présidente de l’Association des juristes canadiens, le syndicat qui représente les 2500 avocats du gouvernement fédéral, dont ceux qui travaillent pour M. Saunders au Service des poursuites pénales du Canada. La séparation entre ceux qui enquêtent sur les violations à la loi et ceux qui poursuivent les contrevenants est un «principe juridique, une pratique, une convention que nous observons depuis des temps immémoriaux», a-t-elle fait valoir.

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La guerre de prix ne convient pas à l’ensemble de l’industrie alimentaire

TORONTO – Le kilo de bananes coûte moins cher qu’une barre de chocolat, ce qui n’est pas pour déplaire au portefeuille des consommateurs, mais la guerre de prix des épiceries pourrait aussi entraîner une offre moins variée, selon des experts. Une telle pratique n’a rien de nouveau en Amérique du Nord mais elle a pris de l’ampleur au cours de la dernière année avec l’arrivée de la bannière Target au Canada, forçant son concurrent Walmart à proposer une meilleure offre alimentaire, et les fusions de plus en plus répandues de poids lourds Loblaw et Sobeys avec d’autres entreprises. Mais si la concurrence entraîne une rapide baisse des prix, elle force aussi les compagnies à «faire des choses qu’elles ne feraient peut-être pas autrement», a souligné le directeur de l’école du commerce de détail de l’université de l’Alberta, Kyle Murray. Cela pourrait notamment se traduire par la disparition des sections de boulangerie et de charcuterie des épiceries puisqu’il est moins coûteux d’emballer ces produits dans un même endroit pour ensuite les acheminer vers les magasins. Les compagnies peuvent également réduire leurs prix en échangeant leurs fournisseurs locaux pour des chaînes multinationales, qui n’ont peut-être pas les pratiques les plus éco-énergétiques pour assurer la livraison de leurs produits. Autre tactique utilisée par les compagnies: remplacer certains aliments (la canne de sucre par exemple), par des substituts moins onéreux (le sirop de maïs). L’acquisition de Shoppers Drug Mart (TSX:SC), Pharmaprix au Québec, par la chaîne Loblaw (TSX:L) pour 12,4 milliards $ a été approuvée en mars. L’an dernier, Sobeys a conclu une entente de 5,8 milliards $ pour racheter les supermarchés Safeway Canada. La force de négociation de ces nouveaux géants a affaibli les fournisseurs, dont plusieurs ont tenté de contrebalancer leurs pertes en réduisant les dépenses dans la recherche et le développement pour de nouveaux produits alimentaires. Un professeur de l’école de commerce Ivey de l’Université Western, en Ontario, a toutefois souligné que certains détaillants et manufacturiers répliquaient à cette offensive en intégrant plus de technologie à leur usines de transformation des aliments, tandis que les plus petits joueurs, eux, se distinguaient par une offre de produits frais, locaux et biologiques.

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Pour Françoise David, la campagne a été éreintante mais aussi très enrichissante

MONTRÉAL – Françoise David n’a pas cherché à cacher sa fierté à la veille de la tenue du scrutin au Québec. Alors qu’elle était interviewée par la Presse Canadienne dimanche, la porte-parole parlementaire de Québec solidaire a déclaré, d’entrée de jeu, qu’elle était «vraiment satisfaite» des efforts déployés par son équipe. Elle a enchaîné en faisant valoir que, pendant la course électorale,personne n’a dérogé d’un iota au plan de match initial. Mme David, qui espère parvenir à se faire réélire dans la circonscription de Gouin, a précisé que les candidats ont réalisé «exactement la campagne [qu’ils voulaient] faire» en misant sur le positivisme ainsi que sur «des propositions audacieuses et visionnaires». Elle a ajouté que la lutte menée en 2014 a été bien différente de celle de 2012. Françoise David a mentionné que ses troupes ont disposé de plus de moyens cette année. Cette nouvelle marge de manoeuvre a permis de financer de la publicité télévisée et surtout une tournée en autobus. Mme David a admis que la couverture médiatique accordée à cette grande virée dans la province n’a pas été à la hauteur de ses attentes mais elle a souligné qu’elle était, tout de même, heureuse d’être allée à la rencontre des citoyens vivant en région. Elle a, ensuite, reconnu que si l’exercice s’est révélé enrichissant, il a aussi été épuisant physiquement. Malgré sa fatigue, elle a apprécié les contacts directs avec les Québécois qui ont démontré «une bonne réceptivité». «Quand on a tenu des grosses assemblées, […] ils écoutaient, ils discutaient, ils partageaient», a-t-elle lancé. Elle a conclu en disant que «le défi c’est maintenant de transformer tout ça en vote, de briser les vieilles habitudes [des électeurs] d’appuyer un peu toujours les mêmes» partis.

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Crue printanière: le niveau des cours d’eau a légèrement baissé en Montérégie

MONTRÉAL – Le calme était revenu sur la rivière L’Acadie dans le secteur de Carignan, en Montérégie, dimanche, au lendemain de l’évacuation préventive de quelques résidents du secteur. Le niveau du cours d’eau a cessé d’augmenter et a même légèrement diminué, a expliqué l’hydro-climatologue chez Hydro Météo, Sabrina Cardin-Ouellette. Les autorités municipales ne devraient pas pour autant baisser leur garde car les embâcles, en mouvement sur la rivière, pourraient créer des surprises, a-t-elle poursuivi. Les veilles d’inondation lancées samedi pour les rivières La Tortue et des Hurons ont par ailleurs été retirées. Mais les avertissements de débâcle demeurent et pourraient créer au cours des prochains jours des amoncellements de glace sur plusieurs rivières de la Montérégie, du Centre-du-Québec et, possiblement, pour l’ensemble des cours d’eau de la rive nord du fleuve Saint-Laurent, a indiqué Mme Cardin-Ouellette. La température plus clémente annoncée cette semaine fera vraisemblablement augmenter le débit des cours d’eau et les risques de débâcles, a-t-elle ajouté. Les villes devraient donc faire preuve de vigilance mais la situation ne diffère pas des crues printanières habituelles, souligne Mme Cardin-Ouellette.

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Boulerice et Crowder, co-présidents de la campagne électorale de 2015

OTTAWA – Le Nouveau Parti démocratique a choisi deux de ses députés les plus connus pour préparer la stratégie en vue des élections de 2015. Le député de Rosemont—Petite-Patrie, Alexandre Boulerice, et sa consoeur de Nanaimo—Cowichan, en Colombie-Britannique, Jean Crowder, ont été nommés co-présidents de la campagne électorale nationale du NPD. La nouvelle a été confirmée par le chef du NPD, Thomas Mulcair, lors du conseil fédéral du parti qui s’est déroulé ce week-end, à Ottawa. Le rôle des deux députés sera de préparer et planifier la prochaine campagne électorale du NPD, qui espère profiter de l’élan des résultats de 2011. Le parti avait alors formé l’opposition officielle pour la première fois de son histoire. Samedi, le NPD avait annoncé la nomination d’Anne McGrath, l’ancienne chef de cabinet de Jack Layton et de Nycole Turmel, à titre de directrice générale. Elle succède à Nathan Rotman qui a quitté pour aider l’ancienne députée néo-démocrate Olivia Chow à se faire élire à la mairie de Toronto. Mais c’est surtout lorsqu’il s’en est pris au premier ministre Stephen Harper et au chef libéral Justin Trudeau que M. Mulcair a clairement démontré que la campagne électorale fédérale était déjà en cours. Dans son discours, dimanche, il a réitéré l’engagement de son parti envers des dossiers tels l’éducation post-secondaire et l’âge minimal requis pour toucher des prestations sur la sécurité de la vieillesse. Mais il a aussi décoché plusieurs flèches à l’endroit de son rival libéral. «Le problème, c’est que Justin Trudeau ne saura jamais ce qu’est la classe moyenne. Il ne comprend tout simplement pas quels sont les vrais problèmes auxquels les familles doivent faire face. Il ne l’a jamais su et il ne le saura jamais», a-t-il lancé. Les libéraux fédéraux ont tenté, sous le leadership de M. Trudeau, de courtiser l’électorat de la classe moyenne en vue du prochain scrutin, qui doit avoir lieu le 19 octobre 2015. Il fut un temps où M. Mulcair refusait carrément de prononcer le nom de M. Trudeau. Mais le fait que le chef libéral soit devenu une cible de choix laisse croire que le NPD y voit une menace véritable aux élections de l’an prochain. Par ailleurs, le succès des néo-démocrates à ces élections dépendra fortement de leur performance au Québec, alors que les électeurs de la province les avaient massivement appuyés en 2011 faisant élire 58 députés sur une possibilité de 75.

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Le résultat dans certaines circonscriptions pourrait faire la différence lundi

QUÉBEC – Le soir du 7 avril, quelques votes pour un parti ou pour un autre pourront faire la différence entre la victoire ou la défaite, entre un gouvernement majoritaire ou minoritaire. Certaines circonscriptions seront particulièrement à surveiller, parce qu’elles risquent de changer de camp, d’être le théâtre de luttes très serrées, ou encore parce qu’on y trouve des candidats-vedettes qui joueront leur avenir sous nos yeux. Une chose est sûre, 125 candidats seront élus ou réélus députés à l’Assemblée nationale. Et des centaines d’autres, dans l’amertume ou la sérénité, subiront la défaite. Voyons quelles sont les luttes à surveiller: Roberval: Le chef libéral Philippe Couillard a misé gros en choisissant de se présenter dans cette circonscription très nationaliste du Lac Saint-Jean, où il a sa résidence et où le député péquiste Denis Trottier a obtenu 5912 voix de majorité en 2012. L’Assomption: Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, joue son avenir dans cette circonscription de Lanaudière que tente de lui ravir le Parti québécois (PQ), en y présentant une de ses vedettes, l’ex-député bloquiste Pierre Paquette, qui s’est lancé dans la mêlée en disant vouloir «casser» M. Legault, qui avait obtenu en 2012 une majorité relativement fragile de 1078 voix. La Pinière: La forteresse libérale de la rive-sud de Montréal, qui récolte à chaque fois des majorités de plus 10 000 voix, pourrait faire l’histoire si l’ex-députée libérale devenue indépendante Fatima Houda-Pepin réussit le coup de maître de s’y faire réélire. Le Québec n’a pas élu de candidat indépendant depuis les années 60. Elle affronte un des candidats de prestige du PLQ, le Dr Gaétan Barrette, qui avait mordu la poussière en 2012, en portant la bannière de la CAQ. Le PQ n’y présente aucun candidat, pour lui barrer la route. Saint-Jérôme: L’annonce de la candidature péquiste du magnat de la presse Pierre Karl Péladeau, brandissant un poing en l’air pour faire du Québec un pays, a eu l’effet d’une bombe à travers le pays, devenant aussitôt un des moments forts, sinon le point tournant de la campagne. La circonscription caquiste était représentée par Jacques Duchesneau (897 voix de majorité en 2012), qui a quitté la politique. Trois-Rivières: Libéraux et péquistes se sont livrés une lutte acharnée pour conserver ou conquérir ce comté aux amours changeantes, actuellement libéral et autrefois péquiste. Le PQ y présente une de ses vedettes, l’avocat et ancien journaliste télé Alexis Deschênes, qui n’est pas de la région. Le PLQ y oppose un homme de la place, ancien président de la Chambre de commerce, Jean-Denis Girard. Saint-François: Le député péquiste et ministre de la Santé Réjean Hébert a dû avoir des sueurs froides toute la soirée électorale de 2012, avec, au final, une très faible majorité de 65 votes, dans cet ancien fief situé en Estrie de la libérale Monique Gagnon-Tremblay. Verdun: Le député libéral Henri-François Gautrin a mis son chef dans l’embarras en prédisant une victoire péquiste, se faisant montrer la porte par la suite. Forteresse libérale chancelante, Verdun est convoitée par le PQ. Deux candidats vedettes s’y affrontent: l’ex-président d’Investissement Québec, Jacques Daoust (PLQ), et la directrice du Théâtre du Nouveau Monde, Lorraine Pintal (PQ). Montarville: Une lutte à trois PQ-PLQ-CAQ s’annonce dans Montarville, comté caquiste représenté par Nathalie Roy. Le PQ y présente une de ses vedettes économiques, l’ex-président de Manufacturiers et Exportateurs du Québec, Simon Prévost. Groulx: Le départ de la députée caquiste Hélène Danault, le jour même du déclenchement des élections, a eu l’effet d’une douche froide à la CAQ. Le PQ croit y faire bonne figure en ayant recruté l’ancienne leader étudiante Martine Desjardins. Blainville: Le député Daniel Ratthé n’est pas sur les rangs. Il avait d’abord été élu député péquiste, avant d’être expulsé du caucus, puis s’est fait caquiste à temps pour l’élection de 2012, avant d’être encore une fois expulsé de son caucus, pour finalement siéger comme indépendant. Le PQ croit pouvoir reprendre le comté, avec une de ses vedettes, l’ex-présidente de l’Ordre des infirmières, Gyslaine Desrosiers. Sainte-Marie-Saint-Jacques: Pauline Marois ne se serait pas pointée mercredi dernier dans ce coin du centre-ville de Montréal si cette forteresse péquiste était solide. Manon Massé, de Québec solidaire (QS), s’applique à y faire un troisième gain pour le parti de gauche, après Mercier et Gouin. Elle en est à sa cinquième tentative. En 2012, elle s’était classée deuxième, derrière Daniel Breton, avec 25 pour cent du vote. Mégantic: La cote de popularité de la première ministre Pauline Marois a commencé à grimper à la suite de la tragédie de Lac-Mégantic l’été dernier et du soutien considérable apporté par son gouvernement à la population éprouvée. Cette dernière sera-t-elle tentée de la remercier en élisant la candidate péquiste et ex-directrice de la Chambre de commerce locale, Isabelle Hallé? Pour le PQ, ce serait un gain, au détriment du PLQ. Lévis: Un des hommes forts de François Legault, Christian Dubé, pourrait avoir de la difficulté à conserver Lévis dans le giron de la CAQ, selon les derniers sondages. Le PLQ cherche à y faire un gain. Montmorency, Charlesbourg et Vanier-Les-Rivières: Ces trois circonscriptions caquistes ont été au cours du dernier mois l’objet d’une lutte féroce entre la CAQ et le PLQ, qui tente de reprendre le terrain perdu en 2012. S’il y a une région où le PLQ croit avoir de bonnes chances de faire des gains, c’est d’abord à Québec. Sherbrooke: L’ancien fief de Jean Charest avait basculé dans le camp péquiste en 2012. Le PLQ compte prendre sa revanche lundi. Laval-des-Rapides: Le PLQ cherche à ravir ce comté péquiste, représenté par l’ancien leader étudiant Léo Bureau-Blouin, en présentant un des dirigeants du parti, Saul Polo. Argenteuil: Le PQ avait causé la surprise en mettant la main sur ce comté libéral en 2012, représenté pendant des années par David Whissell. Le PLQ veut considérer qu’il s’agissait d’un accident de parcours. Drummond-Bois-Francs: La circonscription du centre du Québec pourrait offrir une intéressante lutte à trois PLQ-CAQ-PQ, selon les derniers sondages. Arthabaska: Le PLQ croit avoir de bonnes chances de déloger la caquiste Sylvie Roy, dans ce comté qui a longtemps été considéré baromètre.