Actualités

Québec/Canada

La fonte du pergélisol libère des résidus toxiques des forages pétroliers

Une nouvelle étude laisse entendre que la fonte du pergélisol pourrait permettre aux déchets provenant des forages pétroliers de s’écouler dans les lacs nordiques. L’étude, réalisée par l’université Brock, visait à déterminer si les puits utilisés pour se débarrasser de tels résidus en utilisant le pergélisol pour les geler fonctionnaient toujours. Il existe plus de 150 décharges du genre dans le delta du fleuve Mackenzie, où les changements climatiques ont fait augmenter la température du pergélisol de deux degrés Celsius en moyenne. Des scientifiques ont découvert qu’environ huit des 20 lacs autour desquels des décharges sont installées contiennent des niveaux élevés de sels associés aux résidus de forage. Certaines de ces concentrations étaient suffisamment élevées pour modifier la vie végétale et animale. Selon le coauteur de l’étude Joshua Thienpont, certaines de ces décharges n’ont sans doute pas été correctement construites dès le départ. Il estime que la fonte graduelle du pergélisol dans cette région risque de permettre aux produits chimiques de s’écouler dans la nature. M. Thienpont estime que cette étude pourrait contenir des leçons importantes pour l’industrie, alors que l’exploration des ressources énergétiques s’accroît dans les Territoires du Nord-Ouest.

Publicité
Québec/Canada

Poupon retrouvé en arrêt respiratoire dans une garderie de St-Basile-le-Grand

SAINT-BASILE-LE-GRAND, Que. – Les services d’urgence ont été appelés à intervenir dans une garderie de Saint-Basile-le-Grand en Montérégie, vendredi midi. Un poupon a été retrouvé en arrêt cardio-respiratoire. La Régie intermunicipale de police Richelieu-Saint-Laurent a confirmé que l’enfant a été transporté au centre hospitalier. Plus de détails suivront.

Québec/Canada

Formation de la main-d’oeuvre, l’opposition demande encore à Ottawa de reculer

OTTAWA – L’opposition demande à nouveau au gouvernement conservateur de reculer sur les changements qu’il veut effectuer à la formation de la main-d’oeuvre, se servant d’une étude ministérielle interne qui démontre que les programmes provinciaux fonctionnent bien. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) et le Bloc québécois dénoncent le gouvernement Harper: ils jugent qu’il n’en fait qu’à sa tête, malgré les constats de ses propres fonctionnaires et l’opposition des provinces. L’existence de ce rapport du ministère des Ressources humaines a été révélée vendredi par le quotidien Globe and Mail. Selon ce qui a été rapporté, le document daté du 31 mars fait l’éloge des programmes existants de formation de main-d’oeuvre, mis sur pied par les différentes provinces. Mais Ottawa veut plus de contrôle sur la formation de la main-d’oeuvre. Il a l’intention de modifier une partie des transferts fédéraux aux provinces pour plutôt mettre en place sa nouvelle subvention canadienne à l’emploi. Celle-ci pourrait atteindre 15 000 $ pour l’employeur qui veut former un travailleur; cette somme serait défrayée à parts égales par Ottawa, les provinces et l’employeur. Les provinces dénoncent cette façon de faire qui fait en sorte qu’elles perdent 300 millions $ qu’elles utilisaient jusque-là pour financer en partie leurs propres programmes — une somme redirigée vers la nouvelle subvention fédérale. Le gouvernement du Québec a farouchement dénoncé ce qu’il considère être une incursion dans ses champs de compétences. Pour le gouvernement de Pauline Marois, les changements le priveront du droit de décider où il investit les transferts fédéraux en la matière. De son côté, le NPD a demandé au gouvernement d’engager un réel dialogue avec les provinces et de les consulter plutôt que d’imposer unilatéralement des changements. «Est-ce que le gouvernement va être d’accord pour travailler avec les provinces pour que nous puissions aider les Canadiens à obtenir les programmes d’acquisition de nouvelles compétences dont ils ont besoin?», a demandé le député néo-démocrate Guy Caron, vendredi à la Chambre des communes. Mais la réponse du gouvernement a été cinglante pour les fonctionnaires qui ont rédigé le rapport. «Les bureaucrates ne sont pas les experts sur ce sujet. Les employeurs le sont», a rétorqué la ministre d’État au Développement social, Candice Bergen. «Nous croyons que ceux qui savent le mieux le type d’habiletés qui sont requises sont les employeurs. C’est pourquoi nous avons créé la subvention canadienne à l’emploi. Cela amène les employeurs dans toute l’équation qui vise à déterminer les compétences qui sont requises», a-t-elle poursuivi. Le Bloc québécois a critiqué à nouveau les changements mis de l’avant par le gouvernement fédéral et l’enjoint plutôt à renouveler sans condition l’entente de formation de la main-d’œuvre avec Québec qui viendra à échéance en 2014. «(On s’est fait dire) qu’il fallait que le Québec et les provinces suivent les bonnes directions du bon gouvernement fédéral qui lui savait comment faire et là, bien ce rapport-là, je pense, vient indiquer tout le contraire», a commenté vendredi le député bloquiste André Bellavance. Puisque que la preuve vient d’être établie que les programmes de formation qui sont faits au Québec fonctionnent pour les travailleurs et les employeurs québécois, «pourquoi, comme les Anglais disent, on viendrait réparer ce qui n’est pas brisé?», s’est demandé le député bloquiste. Le ministre fédéral de l’Emploi, Jason Kenney, devait justement discuter de cet épineux sujet avec ses homologues provinciaux lors d’une rencontre vendredi à Toronto.

Québec/Canada

Gangs de rue: Québec reconduit le programme du gouvernement précédent

MONTRÉAL – Le ministre de la Sécurité publique, Stéphane Bergeron, a présenté vendredi les organismes avec lesquels son ministère et celui de l’Immigration entendent travailler pour orienter les efforts dans le cadre de la lutte contre les gangs de rue. Plusieurs de ces organismes se trouvent à Montréal, mais l’enveloppe de 1,25 million $ provenant du partage des fruits de la criminalité servira également à des projets de prévention de la criminalité chez les jeunes dans les régions de Québec, Sherbrooke, Gatineau et d’autres municipalités, notamment Rimouski, La Pocatière et Thetford Mines. En tout, 23 projets ont été retenus. «Ça confirme la volonté de notre gouvernement de maintenir les efforts qui ont été déployés jusqu’à présent pour lutter contre le phénomène des gangs de rue», a indiqué le ministre Bergeron en conférence de presse à Montréal. Il s’agit bel et bien de maintenir les efforts, puisque le gouvernement Marois n’a pas cherché à réinventer la roue en la matière. Le Plan d’intervention sur les gangs de rue remis aux médias et autres partenaires lors de la conférence de presse de vendredi matin est celui-là même où l’on retrouve un mot du premier ministre Jean Charest et un autre du ministre de la Sécurité publique d’alors, Robert Dutil. Il couvre la période de 2011 à 2014. «C’est simplement la poursuite des opérations qui ont été lancées, effectivement, par le précédent gouvernement. C’est ce qu’on appelle la continuité de l’État. Quand une intervention est positive, on poursuit effectivement le travail», a expliqué le ministre. Le gouvernement Marois a prévu des sommes totalisant 19 millions $ pour la période de 2012 à 2015. Ces sommes seront consacrées tant à la répression qu’à la prévention et à la désaffiliation, qui consiste à soutenir les jeunes qui cherchent à quitter les gangs de rue. Bien que le phénomène soit largement concentré dans la grande région de Montréal, les gangs de rue sont aussi actifs dans d’autres villes, notamment Québec et Gatineau.

Québec/Canada

Les ministres de l’Emploi ne s’entendent toujours pas sur la formation

TORONTO – Il n’y avait peut-être pas beaucoup d’amour dans la pièce, mais il semble que les conservateurs de Stephen Harper entrouvrent la porte à des rapprochements diplomatiques avec les provinces et territoires à propos du nouveau programme fédéral de formation de la main-d’oeuvre. Les ministres canadiens de l’Emploi ont indiqué qu’ils n’étaient pas parvenus à s’entendre sur le programme fédéral de formation de la main-d’oeuvre, mais qu’ils allaient poursuivre les discussions. Le ministre fédéral Jason Kenney a assuré que les échanges continueraient avec ses homologues des provinces et territoires à propos de la Subvention canadienne pour l’emploi. Selon M. Kenney, les discussions ont été «entièrement franches», vendredi à Toronto, à propos des inquiétudes des provinces. Il a aussi assuré ses collègues qu’il désirait se montrer flexible. Mais la ministre québécoise Agnès Maltais a affirmé qu’il n’y avait eu aucun progrès à la table de négociations. «Nous restons ferme sur notre position, qui est avalisée par toute l’Assemblée nationale ainsi que par tous les partenaires du marché du travail; nous voulons un renouvellement de l’Entente sur le marché du travail, telle qu’elle est actuellement. On est prêt à revoir les objectifs avec M. Kenney, on en a parlé, mais l’argent doit être dévolu au Québec, et le Québec doit gérer ces programmes», a-t-elle déclaré. Si le Québec insiste toujours pour dire qu’il ne veut absolument pas de ce nouveau programme, d’autres provinces ont dit constater plus d’ouverture de la part du ministre Kenney pour écouter leurs inquiétudes. Il s’agit de la première rencontre des ministres en quatre ans — ce qui est en soi un progrès, a déclaré Theresa Oswald, du Manitoba. «Le ministre Kenney était ici et il savait qu’il n’y avait pas beaucoup d’amour dans l’air au sujet de la Subvention canadienne pour l’emploi. Mais il est venu, il s’est montré ouvert et il a utilisé le mot « flexibilité » avec sincérité, je crois.» Les représentants provinciaux s’amenaient à Toronto avec bon nombre de récriminations. Ils sont particulièrement mécontents du plan de M. Kenney de sabrer 300 millions $ dans les «Ententes sur le marché du travail» que le gouvernement Harper a mises en place il y a six ans. Les provinces déplorent aussi le fait qu’elles devront débourser 300 millions $ pour le nouveau programme de formation de la main-d’oeuvre, qu’elles devront financer au tiers. Le programme de formation de la main-d’oeuvre fournit des fonds pour former des travailleurs sans emploi qui ne sont pas admissiibles à l’assurance-emploi. Il est destiné aux Autochtones, immigrants, femmes, travailleurs jeunes et plus âgés, aux gens avec des handicaps et comptant un faible niveau de littératie. M. Kenney a souvent soutenu que le programme était inefficace, affirmant que la plupart des gens concernés sont accrocs à l’aide sociale. Le ministre maintient que si les provinces veulent offrir de la formation à leurs bénéficiaires de l’aide sociale, elles devraient payer à même les budgets provinciaux. «J’ai bien entendu les commentaires des provinces à ce sujet, a dit M. Kenney. Je ne rejette pas leurs craintes, mais ma réponse est qu’il existe d’autres façons d’aider précisément ces Canadiens.»

Québec/Canada

Les jeunes des mouvements syndicaux et étudiants réclament l’équité salariale

MONTRÉAL – L’équité salariale à l’emploi, fer de lance du mouvement des femmes pendant des années, change de mains. Cette fois, ce sont les jeunes, issus des mouvements syndicaux et étudiants, qui réclament un traitement équitable intergénérationnel en reprenant le slogan «à travail égal, salaire égal». Les comités jeunessse de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) et de la Centrale des syndicats nationaux (CSN), les fédérations étudiantes universitaires et collégiales ainsi que l’organisation Force jeunesse ont déposé un mémoire conjoint pour abolir certaines clauses dérogatoires toujours en vigueur sur le marché du travail. Ces jeunes souhaitent une rencontre avec la ministre du Travail, Agnès Maltais, et considèrent que l’Assemblée nationale a le pouvoir de corriger une situation d’iniquité qui perdure sur le marché de l’emploi. Parmi les éléments déplorés, ces jeunes soulignent l’interdiction des clauses orphelins, pourtant inscrite depuis 1999 dans la Loi sur les normes du travail, mais qui est encore bafouée à certaines tables de négociations. Alexandre Roy, du comité national des jeunes de la CSN, dit constater que les patrons entretiennent les divisions entre les travailleurs plus âgés et les plus jeunes quand viennent les négociations. Parmi les autres manoeuvres, il cite la diminution du salaire de départ, l’ajout d’échelons salariaux pour les personnes nouvellement embauchées ou encore des plans d’assurances collectives moins généreux pour les nouveaux employés que pour les anciens. Dans leur mémoire, ces jeunes dénoncent le flou juridique entourant les clauses de disparité de traitement dans les régimes complémentaires de retraite. La transformation progressive des régimes à prestations déterminées vers des régimes à cotisations déterminées touche près de 80 000 personnes, soit près de 18 pour cent des salariés couverts par des conventions collectives entre 2007 et 2012, selon des données du ministère du Travail. «On ne se sent pas du tout dans un rapport de force. On nous force à nous diviser entre nous. L’employeur nous met au pied du mur», affirme M. Roy. Il fait valoir que ces notions ne touchent pas que les syndiqués, mais tous les travailleurs, puisque ces différences de «classes» sont présentes dans tous les secteurs. «On s’en prend à toutes ces clauses de disparités de traitement et de moins bonnes conditions de travail pour des travailleurs fondées uniquement sur la date d’embauche», précise Alexandre Roy. Les signataires du mémoire attendent de pied ferme la publication du livre blanc du gouvernement sur sa future politique jeunesse. Ils espèrent y voir un engagement ferme et sérieux à l’égard de l’équité intergénérationnelle en emploi. Ce livre blanc est attendu dans les prochaines semaines.

Publicité
Québec/Canada

La cause de l’ex-policier Benoît Roberge a été remise au 21 novembre

MONTRÉAL – Les procédures dans la cause de l’ex-policier Benoît Roberge, soupçonné d’avoir vendu des informations aux Hells Angels, ont été reportées. Il devait revenir devant la cour vendredi à Montréal pour connaître la date de son enquête sur remise en liberté provisoire. Or, son avocat était malade et n’était donc pas disponible pour sa cause qui a été remise au 21 novembre. Benoit Roberge est détenu depuis son arrestation au début d’octobre. Il est accusé de gangstérisme, d’abus de confiance, de même que d’entrave et tentative d’entrave au profit d’un gang. La Couronne s’oppose à sa remise en liberté. Roberge devait être présent vendredi mais il a été décidé de le laisser à son centre de détention en raison de la maladie de son avocat. Il a été représenté par quatre avocats depuis son arrestation.

Québec/Canada

La Cour suprême ordonne un nouveau procès dans une affaire de meurtre

OTTAWA – La Cour suprême du Canada a ordonné un nouveau procès pour un homme de Toronto reconnu coupable du meurtre d’une personnalité de Toronto il y a une décennie. La décision a été prise après l’audition de preuves médico-légales nouvelles. Leighton Hay a été reconnu coupable du meurtre au premier degré de Colin Moore, âgé de 51 ans. M. Moore a été abattu en juillet 2002 dans une boîte de nuit de Toronto, où il animait une soirée-bénéfice mensuelle. Hay a servi près de 10 ans d’une peine d’emprisonnement à vie. Dans un geste inhabituel, la Cour suprême a examiné de nouvelles preuves génétiques, qui prouveraient son innocence, selon les avocats de Hay. Celui-ci a demandé à la Cour d’examiner la preuve apportée par deux experts ayant effectué une analyse criminalistique de bouts de poils que le ministère public avait mis en preuve pour établir que M. Hay s’était rasé la tête après la fusillade. Cette preuve avait servi à expliquer pourquoi la description du tireur donnée par un témoin oculaire ne correspondait pas à l’apparence de M. Hay au moment de son arrestation, et à démontrer que celui-ci avait tenté, après le fait, de modifier son apparence. Or, les nouveaux éléments de preuve indiquent que les bouts de poils ne provenaient pas du cuir chevelu de M. Hay. Dans un verdict unanime (7-0), le tribunal a statué qu’un nouveau procès était nécessaire afin d’examiner la nouvelle preuve.

Québec/Canada

Cérémonie commémorative à la mémoire de Paul Guy Desmarais le 3 décembre

MONTRÉAL – Après avoir porté Paul Guy Desmarais à son dernier repos lors de funérailles réservées aux proches et quelques dignitaires, la famille annonce qu’une cérémonie commémorative se tiendra en décembre, en la Basilique Notre-Dame de Montréal. Jacqueline Desmarais, la veuve du défunt, et ses enfants seront présents. La famille a confirmé qu’elle accueillera les personnes qui désireront rendre un dernier hommage à l’homme public qu’était l’ancienne tête dirigeante de l’empire Power Corporation. La cérémonie se tiendra le mardi 3 décembre à 15h, à la Basilique située sur la rue Notre-Dame Ouest, dans le Vieux-Montréal. Né en 1927 dans la ville minière de Sudbury en Ontario, Paul Guy Desmarais est décédé le 8 octobre dernier à l’âge de 86 ans. Il a lègué à ses héritiers l’une des plus grandes fortunes du pays. Compagnon de l’Ordre du Canada, il avait été honoré lors du gala des Mercuriades de la Chambre de commerce du Québec en 2012 et avait été reçu le Mérite philanthropique salué pour son engagement envers les institutions universitaires, médicales, culturelles et sociales.

Québec/Canada

Courtisé de toutes parts, David Heurtel a choisi de défendre les couleurs du PLQ

MONTRÉAL – David Heurtel s’est senti si interpellé par le débat sur le projet de charte des valeurs qu’il a décidé au cours des derniers jours de se porter candidat libéral à l’élection complémentaire dans la circonscription de Viau, à Montréal. L’ancien président et chef de la direction de la Régie des installations olympiques (RIO) a été invité à expliquer sa décision de se lancer en politique active lors de l’annonce de sa candidature, qui s’est déroulée vendredi matin dans son local électoral. Le ministre responsable du Tourisme, Pascal Bérubé, a vertement critiqué en début de semaine la façon dont M. Heurtel a communiqué sa démission — par courriel, a relaté le ministre péquiste — et a déclaré que si la rumeur envoyant ce dernier chez les libéraux s’avérait, il aurait «des choses à dire». Ladite rumeur s’est finalement avérée. Le ministre Bérubé n’a pas donné suite à la demande d’entrevue de La Presse Canadienne, vendredi, mais David Heurtel n’a pu éviter de revenir sur les circonstances de son départ, ce qu’il a fait avec un brin de sarcasme. «Ça ne semblait pas être un problème lorsqu’ils voulaient vérifier si j’étais intéressé à être candidat pour le Parti québécois», a ironisé M. Heurtel, qui a affirmé avoir été courtisé par des formations politiques municipales, fédérales et provinciales. «Il faut bien clarifier les choses, là. Je n’ai pas envoyé un petit courriel comme ça, comme un garçon de 16 ans qui envoie ça à une ex-copine. J’ai rédigé une lettre en bonne et due forme adressée à la présidente du conseil d’administration du Parc olympique avec copie conforme au ministre responsable», a-t-il poursuivi. David Heurtel, un ancien conseiller politique de Bernard Landry, a également dû expliquer comment il est passé de souverainiste convaincu à fédéraliste. Il a préféré parler d’une «évolution» que d’une volte-face «Aujourd’hui, j’en suis à un point où mes valeurs, mes opinions, rejoignent celles du Parti libéral du Québec», a-t-il déclaré, insistant sur le fait qu’il s’était senti «profondément interpellé» par les débats entourant le projet de charte mis de l’avant par le gouvernement Marois. «J’ai toujours voulu servir. Ça, ce n’est pas un secret. J’ai toujours dit que la politique active m’intéressait», a-t-il complété. M. Heurtel se présente dans un château fort libéral laissé vacant par Emmanuel Dubourg, lequel a quitté son poste pour se présenter dans la circonscription fédérale de Bourassa. Des élections complémentaires auront lieu le 9 décembre dans la circonscription de Viau et dans celle d’Outremont, autre fief libéral où Philippe Couillard est candidat. Ce dernier, qui assistait à l’annonce officielle de la candidature de M. Heurtel, a laissé entendre que la victoire était acquise dans les deux cas et soutenu que cela était de bon augure en prévision d’un éventuel scrutin provincial. «On fera ensemble notre entrée à l’Assemblée nationale du Québec», a lancé M. Couillard. Il s’agira du «premier pas» d’une démarche qui permettra au Québec de retrouver le chemin «de la prospérité, de la justice et de l’inclusion» — une voie qui passe par l’élection «d’un gouvernement libéral majoritaire», a-t-il poursuivi. Le PQ et la Coalition avenir Québec (CAQ) ont confirmé qu’ils n’opposeraient pas de candidats à Philippe Couillard dans Outremont, circonscription laissée vacante à la suite de la démission de Raymond Bachand. L’ancien ministre des Finances a quitté la vie politique après avoir encaissé la défaite dans la course à la direction du PLQ. Édith Laperle, conseillère syndicale, se présentera cependant pour Québec solidaire (QS) pour une seconde fois dans Outremont. David Heurtel, de son côté, se frottera à au moins quatre adversaires dans la circonscription de Viau. On savait depuis plusieurs semaines que Patrick Bourgeois ferait campagne pour la formation Option nationale, mais vendredi, la CAQ et le PQ ont confirmé les candidatures de celles qui défendront leurs couleurs. Alors que l’avocate Jamilla Leboeuf se présentera pour la formation de François Legault, Tania Longpré, une enseignante en francisation, sera candidate pour le PQ. L’annonce officielle de sa candidature aura lieu samedi. Du côté de QS, le mandat a été confié pour une seconde fois à l’orthophoniste Geneviève Fortier-Moreau. Les libéraux ont la mainmise depuis des décennies dans les deux circonscriptions. Dans Viau, il faut remonter à l’élection de 1976 pour trouver un vainqueur péquiste — Charles-A Lefebvre, en l’occurrence.

Québec/Canada

Manger du chocolat ne fait pas engraisser, affirment des chercheurs

MONTRÉAL – Non seulement manger du chocolat ne fait-il pas engraisser, mais une consommation plus importante est associée à des niveaux moins élevés de graisse totale et de graisse abdominale, affirment des chercheurs de l’Université de la Grenade. L’étude impliquait 1458 adolescents âgés de 12 à 18 ans inscrits à une importante enquête financée par l’Union européenne pour examiner les habitudes alimentaires et le mode de vie des jeunes de neuf pays d’Europe. Les résultats démontrent qu’une consommation plus importante de chocolat correspondait à des taux plus faibles de graisse totale et de graisse abdominale lorsqu’on mesurait l’indice de masse corporelle des participants, leur tour de taille et leur pourcentage de gras. Ces résultats étaient indépendants de l’âge des sujets; de leur sexe; de leur niveau de maturité sexuelle; de leur consommation totale de calories; de leur consommation de gras saturés, de fruits et de légumes; de leur consommation de thé et de café; et même de leur niveau d’activité physique. L’auteure principale de l’étude, Magdalena Cuenca-Garcia, a expliqué que même si le chocolat est riche en sucre et en gras saturés, des études menées récemment chez des adultes ont démontré que sa consommation est associé à un risque réduit de problèmes métaboliques. En fait, le chocolat est également riche en flavonoïdes, et surtout en catéchines, des substances qui ont notamment des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et antihypertensives et qui pourraient prévenir les cardiopathies ischémiques. Une autre étude menée récemment par des chercheurs de l’Université de la Californie avait elle aussi découvert une corrélation entre une consommation importante de chocolat et un indice de masse corporelle plus faible. Ces résultats avaient ensuite été confirmés par une étude longitudinale menée chez des femmes dont l’alimentation était riche en catéchines. Les scientifiques croient que les catéchines influencent possiblement la production de cortisol et la sensibilité à l’insuline, deux facteurs qui sont associés à l’embonpoint et à l’obésité. Les auteurs de la nouvelle étude préviennent néanmoins qu’une consommation modérée de chocolat demeure appropriée et qu’il faut éviter de tomber dans les excès. Les informations disponibles ne précisent pas si l’étude portait sur la consommation de chocolat au lait, sur la consommation de chocolat noir ou sur les deux. Les conclusions de cette étude sont publiées dans le journal Nutrition.