Actualités

Québec/Canada

La police du Belize enquête sur le meurtre sanglant d’une Canadienne

VANCOUVER – La police du Belize, en Amérique centrale, enquête sur le meurtre sanglant d’une femme de Vancouver survenu cette semaine. Des policiers ont été appelés mardi soir dans la communauté en bord de mer de Consejo Shores, après que des voisins eurent signalé une femme qui criait. Un responsable de la police bélizienne, Daniel Arzu, a expliqué que les policiers avaient dû utiliser une échelle pour entrer dans la résidence de deux étages parce que toutes les entrées et fenêtres étaient verrouillées. En entrant dans le salon de la résidence, les policiers ont vu une femme allongée face contre terre, dans ce qui semblait être une mare de sang, avec plusieurs blessures à l’arme blanche à son cou et sur son corps, a indiqué M. Arzu jeudi lors d’une entrevue téléphonique. La victime a été identifiée comme étant Patricia Lynn Nichiporowich, 57 ans, originaire de la région de Vancouver. Les enquêteurs pensent que le mobile du meurtre est le vol, mais rien ne semble avoir disparu de la résidence, a expliqué M. Arzu. La maison n’a pas été saccagée, probablement parce que les voisins ont fait fuir les voleurs avant qu’ils aient pu faire autre chose que de tuer la femme, selon ce responsable. Ni les voisins ni la police n’ont vu qui que ce soit quitter la maison, a-t-il ajouté. Mme Nichiporowich vivait dans cette communauté avec son compagnon depuis environ six mois, selon M. Arzu. La police a déterminé que le conjoint de la femme avait quitté le Belize pour la Floride lundi, soit le jour précédant la découverte du corps. L’ambassade du Canada a été avisée, a précisé le porte-parole de la police. L’ambassade a indiqué aux autorités béliziennes que Mme Nichiporowich avait un fils unique et qu’il arriverait au Belize dimanche afin de décider des mesures à prendre pour les funérailles. Une autopsie devait être effectuée jeudi dans la capitale bélizienne.

Publicité
Québec/Canada

Traite de personnes en C-B: la défense affirme que la victime a tout inventé

VANCOUVER – Une jeune femme dont la vie en Tanzanie était marquée par la pauvreté et les épreuves voulait tellement rester au Canada qu’elle a inventé des allégations de servitude domestique, a déclaré un avocat de la défense, jeudi, lors d’un procès pour traite de personnes à Vancouver. Mumtaz Ladha, âgée de 60 ans, est accusée d’avoir illégalement emmené la jeune femme au Canada en août 2008. Le nom de la victime alléguée ne peut être publié. La Couronne allègue que Mme Ladha a forcé la femme à travailler de longues heures en tant qu’employée domestique non payée dans sa résidence de l’ouest de Vancouver. L’avocat Eric Gottardi a déclaré jeudi que Mme Ladha avait emmené la femme au Canada en tant que compagne de voyage pour ce qui devait être une brève visite. La femme avait travaillé dans un salon de beauté que Mme Ladha possédait en Tanzanie et avait déjà été sa femme de ménage. Alors que le voyage s’achevait au début de 2009, a dit Me Gottardi, la femme a demandé à Mme Ladha de l’aider à rester au Canada. Selon l’avocat, Mme Ladha a alors contacté un consultant en immigration et un avocat pour tenter d’obtenir une prolongation de visa de six mois et un permis de travail pour la jeune femme. Mais ses efforts ont échoué, ce qui signifiait que la jeune femme serait forcée de retourner en Tanzanie à l’expiration de son visa, en juillet 2009. C’est à ce moment que la jeune femme a contacté la police pour raconter une histoire dramatique d’abus, a déclaré Me Gottardi. Son histoire est devenue encore plus sinistre quand elle a appris que les victimes de traite de personnes pouvaient obtenir un permis de travail au Canada, a-t-il ajouté. Plus tôt durant le procès, la jeune femme a affirmé que Mme Ladha l’avait persuadée de l’accompagner au Canada en lui promettant un emploi dans un salon de beauté, une promesse qui ne s’est jamais matérialisée. Elle a aussi déclaré qu’elle croyait que Mme Ladha la congédierait de son emploi en Tanzanie si elle n’acceptait pas de l’accompagner en voyage. Une fois arrivée au Canada, la victime alléguée affirme avoir été forcée de travailler 18 ou 19 heures par jour. Me Gottardi a fait valoir jeudi que la seule preuve permettant de soutenir les allégations de la jeune femme était son propre témoignage, qui est selon lui parsemé d’incohérences, de réponses évasives et de mensonges évidents. L’avocat a aussi souligné que sa cliente n’avait aucun intérêt à élaborer une ruse pour tromper les agents de l’immigration afin d’emmener la jeune femme avec elle au Canada. Elle était riche et possédait notamment 500 000 $ dans un seul compte de banque, a-t-il dit. La jeune femme, aujourd’hui âgée de 26 ans, a quitté la résidence de Mme Ladha et a trouvé refuge dans un centre pour femmes en difficulté en 2009. Mme Ladha a été formellement accusée en 2011 et elle a plaidé non coupable à quatre accusations, dont celle de traite de personnes.

Québec/Canada

La CAQ note des pratiques inhabituelles au Fonds de solidarité FTQ

QUÉBEC – Le député de la Coalition avenir Québec (CAQ) Christian Dubé a constaté jeudi que le président de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ), Michel Arsenault, a joué un rôle inhabituel dans le processus de financement d’un projet exposé cette semaine à la Commission Charbonneau. M. Dubé a déclaré à la presse parlementaire que Michel Arsenault avait accompli des tâches qui ne sont normalement pas celles du président du conseil d’administration dans la plupart des organisations. «Bien, je vous dirais que ce n’est pas les meilleures pratiques, c’est sûr, si vous regardez habituellement, a-t-il dit. (…) Un président de conseil, c’est là pour regarder le travail de son équipe de direction, il ne doit jamais s’immiscer dans les travaux directs de l’entreprise.» La Commission Charbonneau a entendu cette semaine des écoutes électroniques qui ont permis de découvrir que M. Arsenault a pris une part active, à titre de président du conseil du Fonds de solidarité de la FTQ, au projet de montage financier d’une entreprise, Carboneutre, qui était contrôlée par la mafia. À titre de président de la FTQ, M. Arsenault est aussi président du conseil du fonds de travailleurs, créé par le syndicat en 1983. À l’occasion d’un point de presse qui a suivi le dépôt d’un projet de loi sur les régimes de retraite, M. Dubé a affirmé que les députés pourront aborder la question des responsabilités du président du conseil du fonds la semaine prochaine, en commission parlementaire. La CAQ, qui a réclamé ces audiences, souhaite ainsi faire la lumière sur les modifications apportées à la gestion du fonds à la suite des allégations entendues devant la Commission Charbonneau. Aux côtés de son député, le chef de la CAQ, François Legault, a affirmé que la commission parlementaire permettra notamment d’en savoir plus sur la gouvernance du fonds. «Ce qu’on veut, c’est de se faire rassurer, de se faire expliquer comment on s’assure que les décisions concernant les dossiers qui sont déposés au Fonds de solidarité ne sont pas influencés par les représentants de la FTQ», a-t-il dit. M. Dubé a exprimé le souhait que M. Arsenault soit accompagné la semaine prochaine par le président et chef de la direction du fonds, Yvon Bolduc. «Et j’espère que M. Bolduc, comme M. Legault vient de le dire, sera présent aussi pour donner sa version des faits de ce mur de Chine qui est supposé être entre le président du conseil», a-t-il dit.

Publicité
Québec/Canada

Même s’il s’est retiré, le juge Nadon a déjà son bureau à la Cour suprême

OTTAWA – Même s’il s’est officiellement retiré temporairement de ses nouvelles fonctions, le juge québécois nommé à la Cour suprême du Canada Marc Nadon possède déjà son bureau dans l’édifice de l’institution à Ottawa. Or, ce n’est pas avant le 15 janvier prochain que ses collègues magistrats se pencheront sur la validité de sa nomination. Deux sources qui ont requis l’anonymat ont confirmé que Marc Nadon disposait déjà d’un bureau à la Cour suprême. Une autre personne a confié que sa nomination et toute la controverse entourant l’affaire causait un important malaise entre les murs de l’institution. M. Nadon, issu de la Cour d’appel fédérale, s’est retiré avec salaire le temps qu’on détermine s’il peut ou non siéger à la Cour suprême. Un avocat torontois, Rocco Galati, a intenté des procédures contre sa nomination, qu’il juge inconstitutionnelle. À ses yeux, il ne remplit pas les critères de sélection exigés par la loi sur la Cour suprême, puisqu’il ne provient pas de la Cour supérieure ou de la Cour d’appel du Québec. Plusieurs s’inquiètent aussi du fait qu’il réside sur la rive ontarienne de la région de la capitale fédérale. Selon le gouvernement conservateur, M. Nadon est qualifié pour siéger à la CSC parce qu’il est membre du Barreau du Québec depuis plus de 10 ans. Devant la contestation, M. Nadon avait jugé sage de ne pas faire partie du banc des juges avant que son statut soit réglé. Mais le fait qu’il possède déjà un bureau à la CSC en fait sourciller quelques-uns. La députée néo-démocrate Françoise Boivin suppose qu’il a déjà pris possession de son bureau parce qu’il a eu l’aval du premier ministre. «Il sait qu’il est nommé par le premier ministre, il sait qu’il a été confirmé par le premier ministre. Et dans ce contexte-là, c’est simplement à cause de l’imbroglio qu’il a décidé de ne pas se mettre de l’avant dans les dossiers», a-t-elle noté. C’est également le point de vue du député bloquiste André Bellavance. «Ça pose un problème. Pour moi, le gouvernement lui a dit de ne pas s’en faire, qu’il allait lui organiser ça. Ils sont prêts à transgresser toutes les règles pour arriver à leurs fins», a-t-il soutenu. M. Bellavance soulève également le fait que, si M. Nadon se présente à l’occasion à son bureau, il côtoie inévitablement les autres magistrats. Il craint que cela devienne de plus en plus délicat pour les autres juges de la CSC de trancher sur la validité de sa nomination. «Non seulement c’est délicat pour les juges de la Cour suprême de juger si leur prochain collègue (…) est éligible ou non à siéger. Si en plus ils le côtoient et le connaissent de mieux en mieux… Ça ne fait pas tellement crédible, tout le processus.» Conséquences de l’attente La (CSC) a confirmé cette semaine que la date des audiences sur la validité de la nomination de M. Nadon sera le 15 janvier. Conséquence de cette attente: les causes traitées d’ici là le seront en l’absence d’un des trois juges québécois. Et cela inclut le sensible renvoi sur la réforme du Sénat, sur lequel les magistrats doivent se pencher à la mi-novembre. Pour le Bloc québécois, le ministre de la Justice, Peter MacKay, doit absolument demander que soient reportées ces audiences sur le Sénat, jusqu’à ce que les trois juges du Québec soient dûment nommés. Il a posé une question en ce sens en Chambre, mais la réponse du gouvernement a porté uniquement sur les qualifications de M. Nadon. «Les membres du Barreau du Québec devraient bénéficier des mêmes droits que les avocats des autres provinces. C’est pourquoi nous avons pris des mesures pour confirmer les critères d’admissibilité des juges de la Cour de suprême. Nous avons hâte de régler cette question et de voir le juge Nadon, personne hautement qualifiée, occuper son siège à la cour», a rétorqué le secrétaire parlementaire du ministre de la Justice, Robert Goguen. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) a quant à lui déposé une motion qui exige notamment que «la Cour suprême doit compter trois juges du Québec lors de l’audition de causes majeures pour le Québec.» Le gouvernement du Québec compte pour sa part contester la nomination de M. Nadon.

Québec/Canada

Un homme de Trois-Rivières est accusé de distribution de pornographie juvénile

TROIS-RIVIÈRES, Qc – Un homme de Trois-Rivières, arrêté jeudi matin, a comparu sous des accusations de pornographie juvénile. Mathieu Sébastien Roy, âgé de 37 ans, fait face à plusieurs infractions de nature sexuelle, liées à des personnes d’âge mineur. Les accusations déposées sont liées à la consommation, la possession et la distribution de pornographie juvénile. Les policiers ont procédé à la saisie de matériel informatique lors d’une perquisition menée au domicile du suspect. Mathieu Sébastien Roy a été repéré par les enquêteur de la division régionale Mauricie-Centre-du-Québec en collaboration avec l’équipe d’enquête sur l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet (ESEI) de la Sûreté du Québec.

Québec/Canada

La Cour suprême autorise un recours collectif contre un géant de l’informatique

OTTAWA – Option consommateurs a obtenu le feu vert de la Cour suprême pour mener un recours collectif contre une compagnie de matériel informatique accusée d’avoir comploté pour fixer un prix trop élevé d’une puce de mémoire vive, la DRAM. Un fabricant de cette composante, Infineon, est accusé d’avoir comploté avec d’autres compagnies pour «gonfler artificiellement» le prix de la DRAM, une micropuce retrouvée dans les ordinateurs personnels, les dispositifs GPS, les téléphones cellulaires et les appareils photos, entre autres. «Cette surcharge-là aurait été passée à travers la chaîne de distribution, que ce soit les acheteurs directs de DRAM pour l’installer dans leurs produits ou les consommateurs physiques qui achètent ces ordinateurs», a indiqué la responsable du service juridique et budgétaire chez Option consommateurs, Dominique Gervais. L’organisation a poursuivi plusieurs fabricants de la DRAM qui avaient pris part à ce complot, a ajouté Me Gervais. «Une entente hors cour a été conclue avec toutes les autres compagnies, mais pas avec Infineon», a-t-elle poursuivi. Infineon a reconnu sa participation au complot international pour la fixation des prix sur le marché de la DRAM, s’élevant à plusieurs milliards de dollars, entre 1999 et 2002. La compagnie a plaidé coupable devant une cour américaine, en Californie. Elle a fait de même en 2010, reconnaissant sa participation à un cartel pour fixer le prix de la DRAM en Europe. Sur ce continent, comme aux États-Unis, de lourdes amendes ont dû être payées. «Ils ont déjà payé des pénalités administratives mais n’ont pas dédommagé les victimes et c’est que nous visons avec ce recours», a mentionnée Me Gervais. La Cour suprême devait décider si un recours collectif pouvait se faire au Québec. Les juges, unanimes, ont conclu qu’il n’est pas nécessaire que le préjudice soit lié à l’endroit où la faute a été commise. La Montréalaise Claudette Cloutier, qui a acheté un ordinateur Dell via le site Web de la compagnie, pourra donc mener avec Option consommateurs ce recours collectif. Aucune date de procès n’a été fixée pour l’instant, a dit Me Gervais.

Québec/Canada

2009: Arsenault constate que la gangrène est plus avancée à la FTQ-Construction

MONTRÉAL – En mars 2009, après un reportage de Radio-Canada sur les allocations de dépenses de Jocelyn Dupuis, le président de la FTQ, Michel Arsenault, et son conseiller politique Gilles Audette constatent, dans un extrait d’écoute électronique entendu jeudi devant la Commission Charbonneau, que la gangrène est peut-être plus avancée qu’ils le pensaient à la FTQ-Construction. Dans cet extrait entendu jeudi midi par la commission, M. Arsenault se questionne sur Richard Goyette, le successeur de Jocelyn Dupuis à la FTQ-Construction. M. Arsenault se demande si M. Goyette est blanc comme neige et veut véritablement changer les choses à FTQ-Construction ou s’il est comme les autres. «Soit qu’il est blanc comme neige et qu’il veut faire un vrai ménage dans la construction, soit qu’il est aussi pire que les autres. Mais je pense plutôt qu’il est blanc comme neige», opine M. Arsenault, dans un extrait d’écoute électronique. Puis M. Arsenault dit à son conseiller qu’il n’a pas l’intention de prendre le blâme pour les fautes de la FTQ-Construction. «Si on a un affilié qui est tout croche, pourquoi je prendrais tout ça sur mes épaules», lance-t-il. M. Arsenault rapporte aussi à son conseiller une conversation qu’il a eue avec Richard Goyette, lorsque celui-ci lui a avoué qu’il n’aurait pu se présenter aux élections pour la succession de Jocelyn Dupuis sans l’aval du caïd Raynald Desjardins. «Il (Goyette) me dit ‘je ne pouvais pas me présenter contre (Jean Lavallée) sans être sûr que Desjardins ne me ferait pas de marde’. Je lui ai dit ‘comme ça, t’es redevable à Desjardins? Voyons donc, me prends-tu pour un nono? T’es obligé d’avoir la permission de Desjardins pour te présenter contre Lavallée?’ Ouin», a relaté le président de la FTQ. Élections victorieuses Les autres extraits d’écoute électronique entendus laissent voir à quel point Jocelyn Dupuis se félicitait d’avoir gagné ses élections à la tête de la FTQ-Construction, à la mi-novembre 2008, alors qu’il quittait officiellement et que ces élections avaient pour but de lui trouver un successeur. C’est par un vote serré de 62 à 60 voix que le camp des fidèles à Jocelyn Dupuis avait été élu, le 12 novembre 2008. M. Dupuis, directeur général de la FTQ-Construction, prenait officiellement sa retraite, et le président Jean Lavallée, de l’autre camp, quittait en même temps après un long règne. Les extraits entendus ont démontré l’ampleur des manoeuvres et jeux de coulisses qui ont eu cours avant le scrutin par le clan Dupuis. «C’est moi qui a contrôlé ce vote-là», affirme clairement Jocelyn Dupuis, dans un de ces extraits d’écoute électronique. Autre preuve: un de ceux qui ont été ainsi influencés pour voter en faveur du camp Dupuis, Dominique Bérubé _ qui voulait se présenter aux élections, mais a finalement voté pour le camp Dupuis _ va plutôt se réunir avec les perdants, le soir du vote, et refuse l’invitation de Jocelyn Dupuis de se joindre à son camp. Dupuis devait même s’asseoir à côté de lui lors de l’assemblée pour tenir le vote. Dans un autre extrait, Dominique Bérubé dit clairement au Hells Angels Jacques Israël Émond: «j’ai fait ce que tu m’as demandé; je me suis retiré pis j’ai voté pour ton gars». Le son n’étant pas très clair, il peut aussi avoir dit «son gars» en référant au «gars» de Jocelyn Dupuis. L’écoute évoque aussi des promesses qui lui auraient été faites pour voter en faveur du camp Dupuis, mais l’enquêteur qui a témoigné au sujet de ces extraits, Stephan Cloutier, ignore quelle promesse lui a été faite. Même un entrepreneur souligne l’élection du camp Dupuis. Louis-Pierre Lafortune, dirigeant des Grues Guay, est bien au fait des résultats du vote à la FTQ-Construction dès le lendemain. Il souligne que tous les postes de grande influence à la FTQ-Construction et pour faire du lobbying ont été remportés par les fidèles à Dupuis. D’autres extraits permettent de distinguer que le clan du président sortant Jean Lavallée, qui a perdu, était proche de l’entrepreneur Tony Accurso _ qualifié de «face à claques» par un proche de Dupuis dans un extrait. Le clan du directeur général sortant Jocelyn Dupuis était plutôt associé à l’entrepreneur Joe Borsellino, de la firme Garnier. Des extraits laissent aussi voir que même après son départ de la FTQ-Construction, Jocelyn Dupuis continue de tirer les ficelles. Même en voyage, il appelle d’anciens collègues de la FTQ-Construction. Il ressort aussi de l’écoute que son successeur Richard Goyette s’attendait à être nommé au Fonds de solidarité de la FTQ par Michel Arsenault. Dans un extrait d’écoute électronique, M. Goyette affirme à Jocelyn Dupuis qu’il va «lui péter une coche» (à Michel Arsenault) s’il ne le fait pas. Et il dit qu’il va le menacer de demander une enquête sur SOLIM, le bras immobilier du Fonds.