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Péladeau candidat péquiste: les masques tombent, selon Philippe Couillard

DOLBEAU-MISTASSINI, Qc – L’arrivée de Pierre Karl Péladeau à titre de candidat péquiste dimanche fait tomber les «derniers masques» dans la campagne, a déclaré le chef libéral Philippe Couillard. Dans son discours d’investiture en tant que candidat dans la circonscription de Roberval, dimanche après-midi, il a soigneusement évité de critiquer personnellement l’entrée en scène du magnat de la presse. Il a même évité de prononcer son nom et a plutôt parlé d’une «nouvelle recrue». Mais la profession de foi indépendantiste prononcée par l’homme d’affaires controversé donne des indices clairs, selon Philippe Couillard, qui trouve ainsi des munitions. Il n’y a plus qu’un seul enjeu à ses yeux. «Les derniers masques sont tombés, a-t-il déclaré devant environ une centaine de militants réunis dans une salle de Dolbeau-Mistassini. C’est clair maintenant. Si tous ceux qui ne veulent pas de référendum décident que c’est la question de l’élection — et on vient de nous dire au Parti québécois que c’est la question de l’élection — si ces personnes votent pour nous, pour le Parti libéral, on va former un gouvernement majoritaire comme on n’en a en pas vu depuis très longtemps au Québec.» Plus tôt en matinée, le chef libéral a tenté de minimiser l’importance de l’arrivée de Pierre Karl Péladeau. Dans une autre conférence de presse toujours à Dolbeau-Mistassini, il a déclaré que cela ne changeait pas le débat et que toutes les candidatures étaient bienvenues. Malgré l’insistance des journalistes qui, un après l’autre, revenaient sur le sujet, le chef libéral demeurait peu loquace. L’entrée en scène politique de l’actionnaire de contrôle du plus important conglomérat médiatique au Québec, Québecor, est le coup le plus fracassant depuis le début de la campagne électorale mercredi dernier. Il devient candidat péquiste dans Saint-Jérôme. Il était aussi président du conseil d’administration d’Hydro-Québec, poste auquel il a renoncé dimanche matin, de même qu’à ses fonctions à Québecor. «Les candidatures sont toutes bienvenues, a déclaré M. Couillard. C’est bien de se présenter en politique. Mais la candidature, quelle qu’elle soit, ne changera pas le débat. (…) Quelle que soit la candidature, cela ne change pas le message, cela ne change pas la question, jusqu’au 33e jour de la campagne.» Il a assuré que sa stratégie n’allait pas changer non plus et qu’il allait «rester sur le même message». Philippe Couillard est resté prudent en répétant qu’il préférait ne pas réagir tant que le principal intéressé n’aura pas fait de déclaration plus tard dimanche. «Je ne fais pas de commentaires personnels sur M. Péladeau. Je vais entendre d’abord ses réponses tantôt (à la conférence de presse que M. Péladeau a tenue à Saint-Jérôme). Mais je répète que son message devient celui du Parti québécois. Que ce soit M. Péladeau ou n’importe qui, quelqu’un qui se présente pour le PQ se présente pour séparer le Québec du Canada et avoir un référendum le plus rapidement possible». De même, le chef libéral a refusé de commenter sur la crédibilité de Pierre Karl Péladeau ou son bilan d’homme d’affaires. «C’est quelqu’un qui est connu», s’est-il limité à affirmer. Il n’a même pas voulu se prononcer sur le principe, le fait qu’un homme d’affaires à la tête du plus important conglomérat médiatique se lance en politique active.

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Marois à TLMEP la veille du scrutin: une question d’équité, plaide Guy A. Lepage

MONTRÉAL – Pauline Marois n’a pas droit à un traitement de faveur en étant l’invitée du dernier épisode de «Tout le monde en parle» avant les élections provinciales, a plaidé dimanche l’animateur Guy A. Lepage. Quelques heures à peine avant l’ouverture des bureaux de vote, le 7 avril, Pauline Marois sera dans les téléviseurs des chaumières du Québec, à heure de grande écoute. La proximité entre l’heure de diffusion de la populaire émission radio-canadienne et le scrutin a fait sourciller du côté des partis d’opposition, notamment dans le clan de la Coalition avenir Québec (CAQ). Dimanche matin, le chef François Legault a déclaré que la visibilité dont profiterait Pauline Marois à quelques heures du jour J «pos(ait) problème». Il remettait en question la façon dont l’équipe de production envoyait les cartons d’invitation pour la grand-messe du dimanche soir. Depuis que l’émission a pris l’antenne, en 2004, le premier choix de la date est toujours offert au parti qui est au pouvoir. Vient ensuite la première opposition, puis la seconde, et ainsi de suite, en ordre décroissant du nombre de députés élus. Pourquoi ne pas changer la formule et opter pour un tirage au sort étant donné le court laps de temps entre la présentation de l’émission et le scrutin? Il aurait été «injuste» de changer le modus operandi cette fois, a plaidé l’animateur Guy A. Lepage en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne. «Si on l’avait fait pour ce cas-là, là on aurait dérogé», a-t-il affirmé. «On ne voulait pas décider nous-mêmes non plus, parce que là, on aurait pu parler d’interférence», a-t-il poursuivi à l’autre bout du fil, dimanche, en début de soirée. Et de toute façon, la leader péquiste aura droit au même traitement que les prétendants à son siège. Elle pourrait même avoir un peu plus de fil à retordre avec certaines questions, aux yeux de Guy A. Lepage. «S’il y a quelqu’un à qui ça va être facile de poser des questions corsées, c’est bien elle, a-t-il souligné. Elle est au pouvoir. C’est du concret.» Si «Tout le monde en parle» attire des centaines de milliers de téléspectateurs à chaque semaine, l’émission compte aussi son lot de détracteurs — que l’on retrouve bien souvent sur les réseaux sociaux. Guy A. Lepage ne tombera pas en bas de sa chaise si on l’accuse d’être complaisant avec la chef souverainiste en raison de ses allégeances indépendantistes. Loin de là. «Depuis 10 ans, on s’est fait traiter de conservateurs, de marionnettes de (l’ancien premier ministre) Jean Charest, d’amoureux (du chef libéral fédéral) Justin Trudeau», a-t-il illustré. «Dernièrement, on m’a dit que j’étais un péquiste à la solde de Harper. Je l’ai bien aimée, celle-là», a conclu Guy A. Lepage. Les libéraux de Philippe Couillard, qui choisissaient en deuxième, ont quant à eux décidé d’envoyer le chef sur le plateau de l’émission la semaine précédant celle de Mme Marois. L’entrevue sera diffusée le 30 mars. François Legault sera l’invité du 16 mars. Le dimanche soir suivant, le 23 mars, «Tout le monde en parle» fera relâche en raison de la diffusion du gala des prix Jutra. L’entrevue de la députée Françoise David, du parti Québec solidaire, était à l’horaire dimanche soir. Les solidaires ont eu le dernier choix. On cite souvent le passage du défunt chef du Nouveau Parti démocratique (NPD), Jack Layton, comme l’un des facteurs ayant contribué à la fameuse «vague orange» qui a déferlé sur le Québec au scrutin fédéral de 2011. Cette entrevue avait néanmoins été diffusée le 3 avril, soit plusieurs semaines avant la tenue des élections (le 2 mai) qui ont permis au NPD d’accéder au statut d’opposition officielle à Ottawa, a rappelé Guy A. Lepage.

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Françoise David se désole de l’arrivée de Pierre Karl Péladeau en politique

Françoise David ne veut rien avoir à faire avec la plus récente recrue du Parti québécois. La candidate solidaire dans Gouin se désole de voir que Pierre Karl Péladeaua été choisi pour défendre les couleurs du PQ dans la circonscription de Saint-Jérôme. «Le Parti québécois vient de faire un choix et un choix définitif […]. Il vient de faire le choix d’inclure dans ses rangs l’un des patrons les plus intransigeants du Québec». En point de presse dans la Vieille Capitale, Mme David a rappelé que le magnat des médias a été au fil du temps«responsable à lui tout seul de 14 lock-out». La porte-parole de QS a ajouté qu’avec l’entrée en scène de M. Péladeau, le PQ et la première ministre sortante Pauline Marois affichent enfin leurs vraies couleurs. Selon Françoise David, ils font ainsi la démonstration qu’ils ne sont décidément pas progressistes. Elle a renchéri en faisant valoir qu’elle n’en revenait pas du sans-gêne du PQ. «Le Parti québécois, dans les dernières 48 heures, […] a osé demander aux électeurs et aux électrices solidaires de même qu’aux députés de joindre [s]es rangs», a-t-elle dit d’un ton outré. Du même souffle, elle a martelé que «jamais, jamais, un élu de Québec solidaire ne s’assoira à côté de Pierre Karl Péladeau». Elle a également indiqué que les électeurs, qui entretenaient encore l’espoir de voir le PQ adopter de «bonnes mesures sociales» viennent sans doute de déchanter. Mme David a laissé entendre que dans l’éventualité où cette formation était reconduite au pouvoir et où Pierre Karl Péladeau l’emportait, l’homme d’affaires ne se contenterait certainement pas d’être un simple député. Elle a précisé que s’il accédait au Conseil des ministres, les réformes du Code du travail se feraient sans doute cruellement attendre. «Tout est clair (désormais). Il y a un parti politique au Québec qui est à la fois résolument progressiste et résolument souverainiste. Il s’appelle Québec solidaire, a-t-elle martelé. Il faut se ressaisir tout le monde au Québec [pour véritablement] savoir qui défend les droits des travailleurs et des travailleuses, qui défend les politiques sociales». La députée sortante de Gouin s’est aussi adressée directement aux électeurs progressistes. Elle les a invités à appuyer son camp en déclarant «nous avons les bras ouverts pour vous. Venez avec nous et on ira loin ensemble». Cette remarque a été suivie par les applaudissements nourris de partisans de Québec solidaire qui étaient réunis à Québec, dimanche, pour le lancement de la tournée provinciale du parti. Lors de sa première étape, à Trois-Rivières, en Mauricie, Mme David a donné son appui aux citoyens mobilisés contre le projet de pipeline de TransCanada Energy. « Il était prévisible que le gouvernement Harper appuie l’industrie des sables bitumineux. Il est par contre incompréhensible qu’un gouvernement souverainiste refuse d’être combatif sur une question aussi fondamentale, surtout que la Commission de protection du territoire agricole figure parmi les plus beaux legs de René Lévesque», a-t-elle déclaré par voie de communiqué.

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Couillard tente de minimiser l’importance de l’arrivée de Pierre Karl Péladeau

DOLBEAU-MISTASSINI, Qc – Le chef libéral Philippe Couillard a tenté de minimiser l’importance de l’arrivée de Pierre Karl Péladeau dans la campagne électorale à titre de candidat péquiste. En conférence de presse dimanche matin à Dolbeau-Mistassini, il a déclaré que cela ne changeait pas le débat et que toutes les candidatures étaient bienvenues. L’entrée en scène politique de l’actionnaire de contrôle du plus important conglomérat médiatique au Québec est le coup le plus fracassant depuis le début de la campagne électorale mercredi dernier. Il sera candidat péquiste dans Saint-Jérôme. Philippe Couillard a voulu réagir prudemment en répétant qu’il préférait ne pas réagir tant que le principal intéressé n’aura pas fait de déclaration plus tard dimanche. De même, le chef libéral a refusé de commenter sur la crédibilité de Pierre Karl Péladeau ou son bilan d’homme d’affaires.

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PKP passe au PQ: François Legault craint une campagne biaisée

MONT-SAINT-GRÉGOIRE, Qc – François Legault craint que la couverture médiatique de la campagne électorale ne soit biaisée en raison de l’ascendant qu’exerce Pierre Karl Péladeau sur le groupe de presse Québecor, et il estime que PKP doit vendre ses actions s’il veut faire de la politique. Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a fourbi ses armes et carrément remis en question l’indépendance de l’empire médiatique lors d’un point de presse impromptu, dimanche après-midi, du côté de Mont-Saint-Grégoire, en Montérégie. «On sait qu’il y a quelques personnes dans le groupe Québecor qui ont beaucoup de pouvoir, et ces gens-là sont très proches de Pierre Karl Péladeau», a laissé tomber M. Legault. «Moi, ça m’inquiète beaucoup; ça m’inquiète beaucoup de savoir (si) la campagne électorale va pouvoir refléter les opinions de tous les partis politiques compte tenu du contrôle qu’a Pierre Karl Péladeau sur une bonne partie de l’information au Québec», a-t-il poursuivi. Et si le magnat de la presse veut se lancer dans l’arène politique, il doit vendre ses actions chez Québecor Média, point à la ligne, a argué le leader caquiste. Les placer dans une fiducie sans droit de regard — ce que PKP a dit avoir l’intention de faire lors de l’annonce de sa candidature — ne suffit pas, du moins aux yeux de François Legault. «Si M. Péladeau veut faire de la politique, il ne peut pas avoir un contrôle sur les médias, sur des journaux et une télévision qui contrôle une bonne partie de l’information au Québec, a-t-il dénoncé. Il y a un problème d’indépendance. Il y a un conflit d’intérêts apparent.» Pierre Karl Péladeau est l’actionnaire majoritaire de Québecor Média. Dimanche, en point de presse, il a annoncé qu’il avait démissionné de tous ses postes électifs chez Hydro-Québec, TVA et Québecor Média. Le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ) a durci le ton par rapport à ses déclarations matinales; il se disait alors «déçu» de voir le magnat de la presse joindre les rangs du Parti québécois (PQ) et estimait qu’il avait fait «une erreur». En matinée, il a par ailleurs reconnu avoir lui aussi tenté de recruter l’ancien président et chef de la direction de Québecor. Il a expliqué qu’il avait convoité Pierre Karl Péladeau, mais en vain: la rencontre qui avait été fixée a été annulée à la dernière minute. «Peut-être qu’à l’époque il avait déjà un ‘deal’ avec le PQ, mais il a refusé de me rencontrer», a-t-il avancé, précisant que Pierre Karl Péladeau n’avait jamais même voulu lui parler. François Legault a maintes fois fait référence à son expérience pour faire valoir que l’homme d’affaires ressortirait échaudé de son passage en politique chez les péquistes. Il a exposé que leurs parcours étaient similaires, à l’exception que lui, «(s)on père n’était pas riche». Le repêchage du magnat de la presse a fait grand bruit sur les réseaux sociaux, notamment sur Twitter. Le principal architecte du cadre budgétaire de la CAQ, Christian Dubé, s’est montré particulièrement amer. «La manipulation de l’opinion publique est devenue plus évidente ce matin. J’ai confiance que la majorité de (Québécois) y verra clair», a-t-il entre autres écrit dimanche. Même malaise du côté de la candidate caquiste de la circonscription d’Iberville, Claire Samson, qui fait partie des candidats de la Montérégie ayant été présentés dimanche par François Legault à Saint-Jean-sur-Richelieu. Mme Samson, qui a oeuvré dans le secteur des communications et de la culture pendant une quarantaine d’années, a côtoyé le prolifique homme d’affaires dans le cadre de certaines négociations. Croit-elle que Pierre Karl Péladeau ferait un bon ministre — personne ne le voit évidemment occuper un siège dans un obscur recoin du Salon bleu — si le gouvernement Marois est reporté au pouvoir? «J’ai pas d’opinion là-dessus, a-t-elle répondu. Moi, je poserais une question: ‘Est-ce que M. Péladeau est le genre d’homme à partager le pouvoir?’ Ma réponse à ça, ce serait plutôt non que oui.» Pierre Karl Péladeau aspire-t-il à devenir calife à la place du calife? François Legault a préféré ne pas supputer sur les intentions du nouveau candidat péquiste. Il a plutôt laissé entendre que ce dernier pourrait être en désaccord avec le budget déposé le 20 février par le ministre François Marceau. Et s’il est élu, il pourrait avoir droit à un accueil plutôt tiède de la part de ses nouveaux collègues, croit François Legault. «Je me souviens à l’époque qu’il y avait des gens qui dénonçaient le lock-out (au Journal de Montréal) et qui voulaient des lois anti-briseurs de grève, etc. En tout cas, moi, à l’époque où j’étais au Parti québécois, il y en a qui voyaient des problèmes avec la façon de gérer de Pierre Karl Péladeau», a-t-il affirmé. Il s’est dit curieux de voir comment la frange plus progressiste réagirait à l’arrivée de l’homme d’affaires, citant notamment les Pierre Dubuc et Marc Laviolette, du regroupement Syndicalistes et progressistes pour un Québec libre (SPQ-Libre). En entrevue avec La Presse, ce dernier s’est réjoui du repêchage de Pierre Karl Péladeau. «Je ne partage pas la façon dont Pierre-Karl Péladeau a géré ses relations de travail, mais il ne s’agit pas ici de négocier une convention collective. On veut bâtir un pays», a-t-il déclaré au quotidien montréalais.

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Collision mortelle sur la 15 en Montérégie: 2 morts et 3 blessés graves

MONTRÉAL – Un grave accident a fait deux morts et trois blessés tôt dimanche matin sur l’autoroute 15, à la hauteur de Saint-Jacques-le-Mineur, en Montérégie. Vers 6h20, un automobiliste a emprunté l’autoroute en sens inverse. Quelques kilomètres plus loin, il est entré en collision avec un véhicule utilitaire sport dans lequel se trouvaient quatre personnes. Le conducteur fautif a perdu la vie alors que son véhicule a pris feu. Une passagère du VUS a succombé à ses blessures après son hospitalisation. Les trois autres occupants ont subi des blessures sérieuses. Un camion a par la suite tenté d’éviter les deux véhicules. En faisant une manoeuvre brusque, le camion a traversé le terre-plein central pour se renverser sur le coté, sur la voie inverse. La cause de la tragédie est inconnue. On ignore donc si l’alcool a joué un rôle.