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La culture de marijuana attire les investisseurs dans un congrès à Vancouver

VANCOUVER – Les participants au congrès financier GreenRush ne ressemblaient en rien aux habituels défenseurs de la légalisation de la marijuana, mais à des gens d’affaires s’intéressant au potentiel économique de cette culture. Des acteurs gouvernementaux autant que des représentants de banques ont participé à l’événement, présenté comme le premier congrès sur la marijuana médicale, le chanvre industriel et les investissements en médecine alternative. Benton Capital Corp., Cannabis Investors, Pacific North West Capital, plusieurs autres firmes d’investissement et des compagnies pharmaceutiques faisaient partie des exposants. Des représentants de Deloitte, Stockhouse et Canadian Securities Exchange ont également pris le micro. Selon Brian O’Dea, un exposant pour la compagnie BC Chronic, qui produit de la marijuana médicale grâce à un permis du gouvernement, l’argent a fait son entrée dans la culture de la plante, et c’est qui y attire désormais les complets-cravates. Plusieurs investisseurs se penchent sur la possibilité d’entrer dans ce qui pourrait être une industrie en plein essor et un investissement florissant, spécialement si l’industrie est légalisée. «L’acceptation de la marijuana dans la communauté a beaucoup avancé et je pense que c’est surtout grâce à l’usage médical du produit», a affirmé M. O’Dea. Une nouvelle loi fédérale permet à des producteurs commerciaux sélectionnée de faire pousser de la marijuana à des fins médicales, bien qu’une partie de cette loi soit en suspens, le temps que des patients contestent sa validité constitutionnelle en cour fédérale. Le Colorado et l’État de Washington ont légalisé et réglementé le marché de la marijuana. Jay Oness, un des organisateurs du congrès GreenRush, croit que le Canada pourrait suivre leur exemple sous peu. «Il y a une énorme assiette fiscale sur laquelle les politiciens aimeraient mettre la main», a-t-il affirmé.

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Incendie dans un bâtiment industriel: une colonne de fumée visible à Montréal

MONTRÉAL – Un incendie a fait rage dans un immeuble industriel de Pointe-Saint-Charles, mercredi soir à Montréal, provoquant une épaisse colonne de fumée visible à des kilomètres à la ronde. Le feu a pris naissance dans des ateliers où l’on fabrique des décors pour le cinéma et la télévision, a indiqué le porte-parole du Service des incendies de Montréal, Mario Drolet. Les dommages sont «considérables», a-t-il ajouté. Le toit du bâtiment était la proie des flammes lors de l’arrivée des premiers intervenants. «Il y avait une grosse colonne de fumée noire, car le feu était dans la toiture et il y avait un feu de membrane», a expliqué M. Drolet. L’immeuble est situé sur la rue Le Ber, à moins d’un kilomètre du pont Victoria, et bon nombre d’internautes de la Rive-Sud et du Vieux-Montréal ont posté des images de la colonne de fumée. Le Service de police de la ville de Montréal a été appelé sur les lieux pour sécuriser les abords du périmètre de sécurité mis en place, en marge des travaux d’extinctions. En début de soirée, la police affirmait que selon les premières constatations, il ne s’agissait pas d’un incendie criminel. En fin de soirée, le Service des incendies de Montréal n’en était cependant pas si sûr. «On ne sait pas si c’est criminel. Ça pourrait aussi être accidentel, mais il n’y avait pas de travailleurs ou d’employés sur les lieux quand l’incendie a débuté», a fait savoir M. Drolet. Au même moment, un autre incendie faisait rage à Montréal, dans un garage de Saint-Léonard. Le brasier a été rapidement maîtrisé, mais d’importants dommages ont été rapportés par le Service des incendies.

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4 enfants de Lev Tahor rentreront chez eux, plus que 2 en famille d’accueil

CHATHAM, Ont. – Quatre autres enfants de la secte juive Lev Tahor pourront retourner auprès de leurs parents. Il ne restera que deux enfants du groupe en famille d’accueil. Les avocats de la secte juive ultraorthodoxe et les services sociaux de Chatham-Kent ont conclu, mercredi, une entente dont les clauses n’ont pas été dévoilées. Les quatre enfants avaient été placés dans des familles d’accueil juives de la région de Toronto après avoir été interceptés, il y a deux mois, à Trinité-et-Tobago. Leurs familles avaient fui le Canada après qu’un juge eut tranché que 14 enfants de la communauté devaient être renvoyés au Québec, d’où ils viennent, et placés en famille d’accueil. Une autre famille avait fui vers le Guatemala, où se trouvent encore six de enfants. Une mère de 17 ans et son bébé s’étaient pour leur part rendus à Calgary. Ils sont rentrés à Chatham depuis. Le groupe Lev Tahor a fait l’objet d’une enquête de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) au Québec avant de s’enfuir en Ontario, à la fin de l’année dernière. Le 29 mai, la cour doit décider du sort des deux enfants, aussi interceptés à Trinité-et-Tobago, qui sont sous les soins de la protection de la jeunesse. Les membres de Lev Tahor continuent de nier toute allégation de mariages forcés et d’unions de mineurs, d’abus et de négligence.

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Le gouvernement défend le CRTC dans la bataille sur le Code sans fil

OTTAWA – Les avocats fédéraux se préparent à intervenir dans la bataille judiciaire afin de déterminer si le nouveau code de conduite imposé aux fournisseurs de téléphonie sans fil du pays devrait être appliqué rétroactivement. Industrie Canada a demandé au procureur général d’intervenir après que la Cour d’appel fédérale eut décrété, la semaine dernière, que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) ne pourrait se représenter dans une poursuite déposée l’an dernier. Le gouvernement veut intervenir pour s’assurer que la voix des consommateurs canadiens est entendue, a rapporté le porte-parole du ministre de l’Industrie James Moore. En juin 2013, le CRTC a présenté un nouveau code pour mieux protéger les consommateurs contre les frais d’itinérance et d’annulation de contrat. Un mois plus tard, inquiets que certaines clauses de ce code s’appliquent rétroactivement à tous leurs clients, des opérateurs, tels que Rogers Communications, Telus et BCE Inc., ont entrepris des contestations judiciaires. Peu après, le CRTC a sauté dans la mêlée pour assurer sa propre défense, mais le juge d’une cour d’appel fédérale a décrété que cela dépassait ses compétences. C’est donc là que le gouvernement canadien, qui appuie le code de conduite, intervient. «Nous appuyons la décision du CRTC d’appliquer rétroactivement le Code sur les services sans fil», a déclaré Jake Enwright, le secrétaire de presse du ministre Moore, dans un courriel envoyé mercredi. «Nous nous sommes engagés à protéger l’intérêt des consommateurs en faisant respecter la portion rétroactive, présentement en appel, du Code sur les services sans fil.» Cela signifie que le CRTC peut désormais défendre son code, qui devrait être en vigueur entièrement le 3 juin 2015.

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Désertion: réprimande et amende en cour martiale pour un officier

HALIFAX – L’officier de la Marine royale canadienne Derek De Jong, qui a plaidé coupable à une accusation de désertion pour avoir quitté son poste à bord d’un navire de ravitaillement, s’est fait servir mercredi une sévère réprimande et une amende de 5000 $ de la part d’un juge militaire, à Halifax. Cette peine correspond à peu près à celle demandée à la cour martiale par l’avocate de la défense, Sara Collins. Pour sa part, le procureur du tribunal militaire avait suggéré qu’une réprimande et une démotion soient imposées au déserteur. La loi martiale canadienne prévoit qu’un crime de désertion peut signifier un emprisonnement à perpétuité. Le lieutenant de Jong a soutenu lors du procès qu’il avait été victime de harcèlement, ce qui devait, à son avis, être considéré comme un facteur atténuant. Il a notamment raconté qu’une collègue avait uriné sur le plancher de sa cabine avant qu’il ne décide de quitter le navire amarré à Key West, en Floride. Après avoir déserté, le lieutenant de Jong s’était rendu à la police militaire dès son retour à Halifax. Interrogé à l’extérieur du tribunal, il a affirmé qu’il considérait que sa sentence était juste. «La cour a été plus que juste. Je m’attendais à ce que la punition soit plus grande qu’une sévère réprimande et 5000 $», a affirmé le lieutenant de 43 ans. Un procureur militaire avait réclamé au juge une démotion d’un rang, à celui de sous-lieutenant. En conférence de presse plus tard dans la journée, le commodore Scott Bishop, commandant de la flotte de la marine Atlantique, a admis qu’il avait entendu parler de l’incident de l’urine après la désertion du lieutenant. Il a soutenu que les mesures nécessaires avaient été prises contre l’officier accusé mais a refusé de donner des détails. Il a confirmé que la femme est toujours dans la marine. «Nous avions un protocole et il a été suivi», a-t-il dit. Maintenant que le procès est terminé, la marine peut enfin enquêter sur les allégations de harcèlement de M. de Jong. «Une enquête officielle se penchera sur l’ensemble du dossier pour aller au fond des allégations du lieutenent de Jong, et nous verrons à partir de là», a affirmé le commandant.

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Adolescentes enlevées par des islamistes: le Canada enverra de l’aide au Nigeria

OTTAWA – Le Canada fournira de l’équipement de surveillance pour aider le Nigeria à retrouver des centaines d’adolescentes nigérianes enlevées par des islamistes radicaux, a confirmé mercredi le gouvernement Harper. Jason MacDonald, porte-parole du premier ministre Stephen Harper, a indiqué par courriel que le Canada fournirait de l’équipement de surveillance et l’«expertise» pour en faire usage. En réponse à une question du Nouveau Parti démocratique (NPD), mercredi, à la Chambre des communes, le ministre des Affaires étrangères, John Baird, a indiqué que le Canada avait offert son aide au gouvernement du Nigeria. M. Baird a ajouté qu’il n’y aurait pas d’envoi d’équipement militaire sans que soit aussi dépêché sur place le personnel militaire canadien pouvant le faire fonctionner, évoquant des inquiétudes sur le respect des droits de la personne au Nigeria. Le gouvernement du Nigeria tente de retrouver les quelque 300 jeunes filles enlevées dans leur école du nord-est du pays à la mi-avril par un groupe extrémiste qui menace de les vendre. Le groupe islamiste Boko Haram — dont le nom signifie «l’éducation occidentale est un péché» — a revendiqué l’enlèvement des adolescentes dans une vidéo diffusée lundi. Le NPD a aussi appelé, par la voix de son porte-parole en matière d’affaires étrangères, Paul Dewar, à un débat d’urgence aux Communes sur la réponse du Canada aux enlèvements. «Des centaines de jeunes vies innocentes sont en jeu, de même que l’avenir social et politique d’un pays et d’une région. Les parlementaires doivent avoir l’occasion de discuter d’une réponse canadienne appropriée à cette crise», a écrit M. Dewar dans une lettre au président de la Chambre des communes, Andrew Scheer. Le vice-président nigérian Namadi Sambo a publié un communiqué, mercredi, au lendemain d’une rencontre avec le ministre du Développement international, Christian Paradis, ont indiqué des médias locaux. Il aurait demandé au Canada de fournir de l’«équipement de surveillance et d’autres matériels de sécurité indispensables» pour aider le Nigeria à combattre le groupe Boko Haram. M. Harper n’a pas confirmé ces informations en réponse à une question du chef du NPD, Thomas Mulcair, mais il a affirmé que des discussions entre les deux gouvernements avaient eu lieu au Nigeria. M. Harper a affirmé que son gouvernement s’inquiétait grandement «de la croissance de ce qui est une organisation terroriste très radicale». Le président Barack Obama avait déclaré, mardi, que les États-Unis feraient tout leur possible pour aider le Nigeria. En entrevue avec le réseau NBC, M. Obama soutenait que retrouver les jeunes filles était la priorité immédiate, en précisant que la lutte contre le groupe Boko Haram arrivait en deuxième.

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La fonte de la glace marine canadienne est en partie naturelle, selon une étude

Les changements climatiques attribuables à l’activité humaine pourraient n’être responsables que de la moitié de la fonte de la glace marine dans l’Arctique canadien et au Groenland, selon une nouvelle étude. Cette théorie, élaborée dans le magazine Nature, devrait ralentir les ardeurs de ceux qui ont tendance à transposer les théories globales en prévisions régionales, selon son coauteur, Mike Wallace, de l’université de Washington. D’après le chercheur, il est essentiel de se pencher autant sur les composantes naturelles que sur les changements causés par l’Homme lorsque vient le temps de dégager des tendances régionales en matière de climat. La fonte de la glace marine est un sujet qui attire l’attention des scientifiques depuis plusieurs années. Le déclin annuel de la superficie occupée par la glace marine dans les pôles a décliné de 2,6 pour cent annuellement depuis les années 1970. En mars dernier, l’étendue de ces glaces était à son cinquième plus bas niveau historique pour cette période de l’année. La portion septentrionale du Groenland et les îles nordiques du Canada se sont réchauffées particulièrement rapidement en raison d’une hausse des températures — qui a atteint le double de la moyenne dans l’Arctique. Mike Wallace estime que près de la moitié de cette hausse est vraisemblablement due à une interaction atmosphérique complexe entre la pluie et la configuration des vents soufflant du Pacifique sud — et pas en raison du seul réchauffement causé par les gaz à effet de serre.

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Ottawa ne devrait pas remercier que les militaires pour la mission afghane

OTTAWA – Pendant que le gouvernement installe les gradins pour une cérémonie rendant hommage aux militaires qui ont servi en Afghanistan, une sénatrice conservatrice déplore qu’on oublie de remercier les civils. Nancy Ruth se désole qu’en multipliant les hommages aux militaires, on ne dit rien de tous les civils canadiens qui ont fait des sacrifices pour l’Afghanistan. Vendredi, il y aura défilé militaire sur la colline parlementaire, survol d’avions militaires pendant une cérémonie qui réunira, entre autres, les familles des 158 militaires tués en Afghanistan. On prévoit stationner un char d’assaut sur la pelouse. Certains s’inquiètent, d’ailleurs, du poids de la machine sur pareil terrain. Un hélicoptère militaire doit aussi faire partie du décor. «Ça me dépasse», a dit la sénatrice Ruth, à sa sortie de la réunion hebdomadaire des parlementaires conservateurs, mercredi après-midi. Elle s’est plainte de l’absence de reconnaissance «pour les gens qui ont donné de l’argent (…) pour offrir de l’appui aux enseignants en Afghanistan, pour les travailleurs de l’ACDI qui sont allés là-bas et ont aussi risqué leur vie». Elle a également parlé des groupes de citoyens canadiens qui ont offert leur aide aux ONG en Afghanistan, qui ont contribué aux écoles, aux soins infirmiers, à la santé maternelle. «Je ne comprends pas pourquoi on ne reconnaît pas le travail de ces gens, qu’on ne le fait que pour les militaires», s’est-elle désolée. Selon elle, ceux qui ont prévu toute cette cérémonie en en excluant les civils ont assurément fait «une erreur». Ce n’est pas la première critique qu’essuie le gouvernement pour cette cérémonie annoncée comme une journée nationale pour honorer les militaires qui ont servi en Afghanistan, une mission qui s’est étalée sur 12 ans. La journée, finalement, se limite à la cérémonie à Ottawa et n’a pas vraiment de caractère «national». Les cérémonies à l’extérieur de la capitale ont été très peu planifiées et n’ont bénéficié d’aucune publicité.

Québec/Canada

L’ex-blogueur Gabriel Roy accusé et libéré dans une affaire de moeurs

MONTRÉAL – L’ex-blogueur Gabriel Roy a été remis en liberté sous plusieurs conditions, mercredi, à la suite de sa comparution au palais de justice de Montréal. Celui qui s’est fait connaître sur Internet comme étant «Le vrai Gab Roy» a été arrêté mardi et fait face à quatre chefs d’accusations pour des gestes à connotation sexuelle posés sur une mineure entre mars 2010 et octobre 2011. Il est accusé de leurre, de contact sexuel et d’incitation à avoir des contacts sexuels auprès d’une mineure de moins de 16 ans. Gabriel Roy est également accusé de leurre auprès d’une mineure de moins de 18 ans. Parmi les conditions imposées pour la libération l’ex-blogueur, on retrouve notamment l’interdiction d’avoir accès à Internet. Gabriel Roy a été arrêté après la diffusion sur Internet d’une vidéo, dans laquelle la plaignante raconte avoir été agressée par lui alors qu’elle était mineure. Il reviendra en cour le 11 juin prochain.