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Québec/Canada

Un quinquagénaire est mort écrasé par un mur de briques à Montréal

MONTRÉAL – Un quinquagénaire est mort à la suite de l’effondrement d’un mur de briques sur la rue Marquette à Montréal, jeudi avant-midi. Une enquête a été amorcée afin de préciser dans quelles circonstances s’est produit l’accident survenu sur un chantier de construction de l’arrondissement Rosemont-La-Petite-Patrie. Les premiers répondants ont d’abord cru qu’il s’agissait d’un accident de travail. Les enquêteurs de la Commission de la santé et de la sécurité au travail (CSST) ont d’ailleurs été dépêchés sur place. Des témoins rencontrés sur les lieux ont toutefois mentionné qu’il pourrait s’agir d’un homme qui circulait tout simplement dans le secteur et qui s’est retrouvé au mauvais endroit au mauvais moment. L’homme a été blessé sérieusement et les paramédics ont tenté plusieurs manoeuvres. Un médecin d’Urgence-Santé a toutefois constaté le décès sur le site. Il semble que la maison, qui était visée par un chantier important, était passablement âgée. Une enquête a été amorcée par le Service de police de la Ville de Montréal.

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Québec/Canada

Le ministre d’État Pierre Poilievre préfère l’abolition du Sénat au statu quo

CALGARY – Le ministre d’État à la Réforme démocratique, Pierre Poilievre, affirme que l’abolition du Sénat serait préférable au statu quo. M. Poilievre a rappelé jeudi que le gouvernement fédéral attend un avis de la Cour suprême du Canada pour savoir s’il peut aller de l’avant avec son projet de réforme de la Chambre haute. Mais il a ajouté que si le plus haut tribunal rejette ce plan, alors l’abolition du Sénat deviendra la meilleure solution. M. Poilievre a affirmé qu’il reviendrait alors aux provinces de mettre de l’avant cette option, mais qu’Ottawa n’offrirait aucune objection. Le ministre d’État à la Réforme démocratique prenait la parole lors d’un symposium sur la réforme du Sénat organisé à Calgary par la Manning Foundation for Democratic Education. Il a fait valoir que la démocratie avait fait beaucoup de chemin au Canada, mais que le Sénat demeurait pratiquement inchangé après 146 ans d’existence.

Québec/Canada

Le programme des timbres-poste de 2014 honorera des artistes country

OTTAWA – Les chanteuses Renée Martel, Shania Twain et k.d. lang feront partie des personnalités canadiennes qui figureront sur des timbres l’an prochain. Postes Canada mettra en valeur des artistes country dans une nouvelle série de timbres, qui sera émise en juillet. Tommy Hunter, k.d. lang, Renée Martel, Hank Snow et Shania Twain figureront ainsi sur des vignettes pour la première fois. La littérature pour enfants sera aussi à l’honneur. Une émission mettra en image le personnage de Caillou qui fêtera ses 25 ans. Le 75e anniversaire de l’Office national du film du Canada sera par ailleurs souligné par un jeu de cinq vignettes. En février, un jeu de timbres rendra hommage à des athlètes canadiennes des sports d’hiver. La joueuse de curling Sandra Schmirler, la patineuse artistique Barbara Ann Scott et la pionnière du ski acrobatique Sarah Burke seront alors honorées. Un timbre rappellera aussi le centenaire du tragique naufrage du RMS Empress of Ireland dans le fleuve Saint-Laurent, près de Rimouski. Il s’agissait de l’accident maritime le plus meurtrier de l’histoire canadienne en temps de paix. Le 29 mai 1914, quelque 1012 personnes avaient péri lorsque le navire est entré en collision avec le charbonnier norvégien SS Storstad.

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Gaz à effet de serre: Justin Trudeau attaque les conservateurs à Calgary

CALGARY – Le chef du Parti libéral du Canada (PLC), Justin Trudeau, a attaqué mercredi les politiques du Parti conservateur (PCC) en matière d’environnement et d’énergie. Les critiques du chef libéral ont été livrées dans un territoire traditionnellement conservateur, à Calgary, devant un auditoire regroupant des gens d’affaires du monde du pétrole. Au Calgary Petroleum Club, il a reproché au gouvernement Harper de ne pas avoir élaboré de stratégie nationale de réduction des gaz à effet de serre. Quant au projet d’oléoduc Keystone XL, M.Trudeau le qualifie d’un des plus importants projets canadiens d’infrastructures de notre époque. Cependant, il n’a pas semblé aussi enthousiaste à propos du projet Northern Gateway. Keystone XL doit relier les sables bitumineux de l’Alberta aux raffineries de pétrole du golfe du Mexique, alors que Northern Gateway prévoit d’acheminer le brut vers un port d’exportation de la Colombie-Britannique. Justin Trudeau a rappelé au gouvernement Harper que si le Canada ne parvenait pas à convaincre le monde qu’il est sérieux et rigoureux en matière environnementale, il perdra des marchés pour ses ressources naturelles. L’allocution de Justin Trudeau a été prononcée quelques heures avant le début du congrès du Parti conservateur, ce jeudi, à Calgary.

Québec/Canada

Les employés de Renaud-Bray retardent le déclenchement de la grève générale

MONTRÉAL – Le Syndicat des employés professionnels et de bureau (SPPB-Québec), qui représente 250 employés de la chaîne de librairies Renaud-Bray, a accepté de reporter le déclenchement de la grève générale initialement prévue à minuit, mercredi. Le syndicat a indiqué, par communiqué, qu’il avait pris cette décision à la demande du conciliateur. Celui-ci a convoqué les deux parties à une rencontre, vendredi. Le SPPB dit avoir présenté mercredi une offre globale de règlement dans l’espoir «d’éviter la grève». Toutefois, la partie patronale a réagi en dénonçant ce qu’elle considère comme des «moyens de pressions qui ne sont nullement de nature à faire progresser la situation». Elle a dit que l’offre présentée par le syndicat reposait sur une tactique du «tout ou rien», faisant valoir que les questions salariales n’avaient pas encore été abordées jusqu’à maintenant. La direction a indiqué que les 11 succursales touchées — la plupart dans la région montréalaise — demeureront ouvertes même s’il y a grève. Les heures d’ouverture seront modifiées dans certains cas. La reconnaissance du métier de libraire, la stabilité des horaires et les conditions salariales sont les priorités du SEPB dans cette négociation. Le syndicat demandait aussi des augmentations de trois pour cent par année pendant trois ans. Les employés ont déclenché une grève de 48 heures, la fin de semaine dernière. Ils avaient voté en faveur de moyens de pression pouvant aller jusqu’à une grève illimitée lors d’une assemblée, le 11 octobre. La convention collective est échue depuis le 31 décembre.

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Québec/Canada

L’accord de libre-échange pourrait ajouter 1,65 G $ à la facture des médicaments

OTTAWA – Un nouveau rapport affirme que l’accord de libre-échange entre le Canada et l’Union européenne pourrait coûter aux Canadiens des centaines de millions de dollars supplémentaires en médicaments sur ordonnance quand l’accord entrera pleinement en vigueur. L’étude, réalisée par des chercheurs de l’université York, estime que le coût des médicaments sur ordonnance au pays pourrait augmenter de 850 millions à 1,65 milliard $ annuellement. L’ampleur de la hausse dépend de quels médicaments seront touchés par les changements dans la protection de la propriété intellectuelle. Cette estimation a été établie en présumant que les changements contenus dans l’accord de libre-échange vont retarder d’un peu plus d’un an, en moyenne, la production des versions génériques des médicaments de marque déposée. Le gouvernement Harper a admis que le coût des médicaments pourrait augmenter à partir de 2023 en conséquence de l’accord. Il a promis de verser des compensations aux provinces. Mais les chercheurs notent que ce sont les contribuables qui vont payer pour ces compensations, et soulignent que les Canadiens qui ne bénéficient pas d’une assurance-médicaments fournie par leur employeur paieront eux-mêmes la différence, sans recevoir de compensation du gouvernement. Le rapport soulève aussi un doute sur l’hypothèse voulant que les sociétés pharmaceutiques qui créent des médicaments brevetés vont augmenter leurs dépenses en recherche et développement au Canada après la signature de l’accord.

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Un rapport de police sur un ami de Rob Ford doit être dévoilé jeudi

TORONTO – Un document de police particulièrement volumineux concernant l’arrestation dans une affaire de drogue d’un ami du maire de Toronto Rob Ford devrait être rendu public, jeudi, et pourrait apporter plus de lumière sur la relation entre les deux hommes. Alexander Lisi — décrit par Rob Ford comme un ami et «un bon gars» — a été arrêté plus tôt ce mois-ci et accusé de quatre infractions en matière de drogue, dont trafic de marijuana. Un document dans lequel la police énumère les éléments colligés dans une enquête pour obtenir un mandat de perquisition est habituellement rendu public une fois le mandat exécuté. Mais les renseignements dans l’affaire Lisi étaient gardés secrets. Des avocats pour plusieurs médias ont argué en cour que le dévoilement du rapport était dans l’intérêt public. La Couronne a consulté les quelque 500 pages du document, et a dit s’attendre à ce qu’il puisse être dévoilé jeudi matin, après le caviardage des parties faisant encore l’objet d’une ordonnance de non-publication. Certaines portions, argue la Couronne, concernent des tierces parties qui ne sont pas reliées au noeud de l’enquête sur Alexander Lisi. Des avocats des médias reviendront à la charge en novembre pour tenter d’avoir accès à ces informations additionnelles. Le document est imposant pour une affaire de drogue en apparence mineure, et l’avocat des médias Peter Jacobsen soutient que le public est en droit d’en connaître les raisons. D’autres documents judiciaires révélaient précédemment qu’Alexander Lisi espérait que son amitié avec le maire de Toronto, Rob Ford, puisse l’aider à avoir un emploi à la ville. Le Toronto Star soutenait plus tôt cette année qu’Alexander Lisi était à la recherche d’une vidéo alléguée qui semblait montrer Rob Ford consommant de la cocaïne. Le maire a dit ne pas consommer de cocaïne, et a dit ne pas croire à l’existence d’une telle vidéo.

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Élection à la FTQ-Construction: Dupuis voulait garder son influence

MONTRÉAL – La Commission Charbonneau a entendu d’autres extraits d’écoute électronique, mercredi, confirmant cette fois que l’élection à la tête de la FTQ-Construction pour remplacer le tandem Jocelyn Dupuis et Jean Lavallée semble avoir été arrangée à l’avance et que Dupuis voulait ainsi placer ses hommes et y garder son influence. Une élection était organisée à la mi-novembre 2008 pour remplacer le directeur général Dupuis et le président Lavallée, qui avaient convenu de «prendre leur retraite» en même temps de la FTQ-Construction. Deux clans de fidèles à chacun ont été formés. Or, selon l’écoute électronique entendue, Jocelyn Dupuis annonçait à l’avance à son interlocuteur, Ronnie Beaulieu, une relation des Hells de Sherbrooke, que Jean Lavallée allait quitter son poste de président de la FTQ-Construction, que c’est Richard Goyette qui allait le remplacer, lui, comme directeur général, que toute son équipe allait passer et qu’en bout de ligne, il conserverait ainsi son influence même s’il quittait. «Lavallée va débarquer. Moi aussi je vais m’en aller, puis c’est Richard Goyette qui va me remplacer, mon adjoint. C’est une entente qu’on fait. Moi, j’ai toute mon équipe qui passe. Ça fait que pour moi, c’est pareil comme si j’étais là, là. Avec Richard, y a pas de problème, là», affirme Jocelyn Dupuis. Dupuis l’informe qu’il «ne sera plus au Fonds» de solidarité de la FTQ et qu’il ne sera plus vice-président de la FTQ non plus, mais que Jean Lavallée va conserver le bras immobilier du Fonds, SOLIM. Ronnie Beaulieu lui dit sur un ton interrogateur: «on va toujours faire des aff…?». Il veut vraisemblablement dire «affaires», mais comme il a reçu un autre appel en même temps sur son téléphone, la ligne est coupée. «Oui, oui, oui», répond Jocelyn Dupuis, qui le rassure sur la continuité des choses, malgré son départ de la FTQ-Construction. Dupuis confirme que «ça brasse en ostie de tabarnak» à cette période. Le président de la FTQ, Michel Arsenault, a toujours soutenu que c’est lui qui avait demandé à Dupuis de partir à la suite du scandale concernant ses allocations de dépenses et à la suite des informations concernant ses relations douteuses. Dans l’extrait d’écoute électronique, Dupuis affirme aussi que Michel Arsenault a été rencontré. On ne sait toutefois pas encore ce qui lui a été dit. En fait, c’est même le président de la FTQ qui avait présidé cette élection à la tête de la FTQ-Construction, disant vouloir s’assurer qu’il n’y ait pas de «magouille», avait relaté le témoin Ken Pereira, ancien directeur de la section locale des mécaniciens industriels à la FTQ-Construction. Jocelyn Dupuis doit commencer son témoignage devant la Commission Charbonneau jeudi.