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Une pétition réclame que Rob Ford obtienne la citoyenneté américaine

WASHINGTON – Une pétition pour accorder la citoyenneté américaine à Rob Ford n’a pas recueilli beaucoup d’appuis jusqu’à maintenant. Cette pétition a été publiée sur le site Internet de la Maison-Blanche; en date de dimanche après-midi, quatre personnes avaient donné leur accord pour que le 64e maire de Toronto obtienne la citoyenneté honoraire au pays de l’Oncle Sam. Le document se trouve sur la page web depuis le 3 janvier, et bien qu’elle eut reçu une bonne dose d’attention médiatique, cette couverture n’a pas semblé pousser la population a soutenir cette cause. La pétition, au ton quelque peu sarcastique, indique que «[Rob Ford] a démontré une tendance exceptionnelle à agir dans l’intérêt du plus grand nombre, et a fait l’objet d’attaques politiques horribles. Les preuves démontrent que ces attaques sont motivées par le respect, par le maire, des principes de bonne gouvernance, et non pas des intérêts de ses opposants politiques. Le texte poursuit avec l’affirmation voulant que «le maire Ford est clairement un héros de l’humanité qui mérite ce qu’il y a de mieux. Nous demandons donc au président Barack Obama d’offrir la citoyenneté honoraire au maire Ford». M. Ford est devenu célèbre aux États-Unis en raison de ses scandales, et représente désormais un important réservoir de contenu humoristique pour les émissions de fin de soirée. Une firme de surveillance des médias a également indiqué qu’aucune autre nouvelle canadienne n’avait obtenu autant d’attention aux États-Unis, et ce depuis le début du siècle. Dimanche après-midi, il manquait toujours 99 996 signatures aux 100 000 requises pour que la Maison-Blanche fournisse une réponse officielle à la pétition. L’administration américaine a instauré cette obligation après que son site eut été bombardé d’autres pétitions à saveur humoristique, y compris une réclamant que les États-Unis construisent une «Étoile de la Mort» comme celle de «La Guerre des Étoiles», pour un coût de 850 000 milliards $ US. La Maison-Blanche avait répondu à cette demande en indiquant, à la blague, que cette station spatiale de combat capable de détruire une planète coûterait plus cher que prévu et n’était pas fiscalement responsable à une époque de contraintes budgétaires.

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Déraillement en C.-B.: la pluie serait la cause de l’accident ferroviaire

BURNABY, C.-B. – Une porte-parole du Canadien National a confirmé que de fortes pluies avaient entraîné le déraillement d’un train dans la région de Vancouver, samedi. Selon Emily Hamer, l’accroissement du volume de précipitations a provoqué la destruction d’un barrage de castor, répandant de grandes quantités d’eau sur les rails et entraînant ultimement le déraillement d’un train dans la ville de Burnaby. Sept wagons ont ainsi quitté les rails, dont trois qui ont versé sur le côté, tandis que les quatre autres sont demeurés debout. Du charbon a été renversé dans une crique voisine qui alimente le Lac Burnaby, mais Mme Hamer n’était pas en mesure d’en préciser le volume. Le train appartient au Canadien Pacifique, mais les voies et l’équipage relèvent plutôt du CN. Toujours au dire de Mme Hamer, le CN a déjà entamé les travaux de nettoyage, et les voies devaient être opérationnelles en date de dimanche après-midi.

Québec/Canada

Sans-fil: le paysage canadien ne devrait pas beaucoup changer après les enchères

TORONTO – L’absence de nouveaux joueurs étrangers signifie que les enchères de mardi sur le spectre sans-fil n’engrangeront pas autant de revenus que prévu dans les coffres fédéraux — ou la concurrence accrue que désirent les Canadiens, affirment des experts. Les précédentes enchères, en 2008, avaient permis d’amasser 4,3 milliards $ et entraîné l’arrivée de nouveaux joueurs: Wind Mobile, Mobilicity, Public Mobile, Vidéotron et Eastlink. Mais le marché canadien du sans-fil est toujours dominé par Bell, Rogers et Telus, qui combinent un total de 25 millions d’abonnés. Depuis, Mobilicity et Wind Mobile ont été mises en vente. Public Mobile a quant à elle été vendue à Telus Il y avait des espoirs qu’une concurrence venue de l’étrange vienne ébranler quelque peu le marché national, mais ceux-ci se sont éteints en septembre dernier lorsque le géant américain Verizon a laissé tomber ses plans d’expansion au nord du 49e parallèle. Si les conservateurs fédéraux désirent stimuler la concurrence à l’avenir, ils devront laisser tomber toutes les restrictions entourant les investissements étrangers, même si cela signifie se mesurer aux grands joueurs d’autres pays, soutient Michael Geist, un professeur de droit de l’Université d’Ottawa. «Il y a toujours la possibilité d’un nouvel arrivant, mais cela pourrait entre autres nécessiter une implication du gouvernement pour créer les conditions nécessaires afin de faciliter les choses.» Le gouvernement Harper dit souhaiter un quatrième joueur national dans toutes les régions du pays pour donner plus de choix aux consommateurs, alors que les petits joueurs peinent à attirer les clients. Ottawa a tenté d’attiser la concurrence en réduisant les contraintes en matière d’investissements étrangers pour les fournisseurs avec des parts de marché inférieures à 10 pour cent. Bell, Telus et Rogers ont livré une bataille publicitaire contre les nouvelles règles, arguant que celles-ci donnaient un avantage aux nouveaux arrivants dans le cadre des enchères sur le spectre. Mais ces «tactiques de peur» ont en fait aidé les conservateurs à jouer le rôle de défenseurs des consommateurs, dit M. Geist. Pour Richard Smith, du Centre for Digital Media, à Vancouver, les troupes de Stephen Harper ont constaté les avantages politiques à durcir la réglementation, particulièrement dans un secteur où les consommateurs estiment être pris à la gorge. Un total de 11 participants — dont les trois grands joueurs — participent aux enchères pour le convoité spectre des 700 mégahertz, dont les ondes circulent facilement à travers le béton et dans les ascenseurs. Ce spectre pourrait également permettre de répondre à la demande croissante de données à haut débit pour les téléphones intelligents et de tablettes numériques. Ce même signal peut par ailleurs circuler sur de plus grandes distances et nécessiter moins d’antennes pour offrir une couverture en région rurale.

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Relevés sismiques: une compagnie de Calgary se serait fait voler ses données

CALGARY – Une entreprise de mesures séismologiques sise à Calgary soutient que son travail a été repris par des agences de réglementation qui ont publié des données récoltées au large des côtes canadiennes pour plusieurs centaines de millions de dollars. Geophysical Service (GSI) obtient — ou plutôt obtenait — de l’argent en cartographiant les couches terrestres sous le fond océanique en utilisant une technologie semblable à l’échographie, amassant des informations importantes qui étaient ensuite revendues aux compagnies pétrolières et gazières cherchant de nouvelles réserves. Dans le cadre d’une série de poursuites, GSI soutient que ses clients potentiels ont obtenu ces informations gratuitement après que des données soumises dans le cadre d’un processus réglementaire obligatoire eurent été incorrectement publiées. L’entreprise affirme que ses droits de propriété intellectuelle ont été violés et que ses biens ont été exploités sans compensation, rendant ses informations quasiment sans valeur. Ces allégations n’ont pas été prouvées en cour. Au faîte de son importance, GSI embauchait 250 personnes et était responsable de certaines des plus importantes découvertes gazières et pétrolières du Canada atlantique. Aujourd’hui, sa main-d’oeuvre se compte sur les doigts d’une main. GSI n’effectue plus de relevés sismiques; elle a été forcée de vendre ses deux navires et n’a pas engrangé de revenus depuis 2009. Au dire du chef des opérations Paul Einarsson, l’entreprise consacre en fait 95 pour cent de son temps à se battre en cour contre des organismes réglementaires, des ministères fédéraux et ses anciens clients. Selon M. Einarsson, les données de GSI valaient de 800 millions $ à 900 millions $. Plus d’une trentaine de poursuite sont en cours, et d’autres devraient bientôt s’ajouter. Certaines décisions judiciaires sont attendues en 2014.

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Aéroport de Pearson: les retards entraînés par un bogue seront bientôt réglés

TORONTO – La situation est pratiquement revenue à la normale à l’aéroport Pearson de Toronto, après qu’un bogue informatique eut entraîné des problèmes avec le système d’enregistrement. Une porte-parole de l’aéroport a indiqué que ces problèmes étaient en grande partie réglés, et que la quasi-totalité des délais était chose du passé. Le blogue a fait son apparition samedi, lorsque pratiquement tous les comptoirs d’enregistrement se sont mis à mal fonctionner, entraînant des délais alors que les passagers devaient être enregistrés manuellement. L’organisme responsable des aéroports de la région métropolitaine de Toronto et les transporteurs aériens ont fait appel à du personnel supplémentaire — y compris des experts en informatique — pour régler le problème. Cette dernière série de retards à Pearson fait suite à l’annulation et au retard de centaines de vols plus tôt cette semaine. Des responsables de l’aéroport ont cloué tous les avions au sol, mardi matin, empêchant l’atterrissage des vols nord-américains pendant plus de huit heures.

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La cellule québécoise du mouvement Femen a des projets pour 2014

MONTRÉAL – La cellule québécoise du mouvement Femen a des projets pour 2014. Après un premier coup d’éclat en octobre 2013 dans l’enceinte de l’Assemblée nationale, la petite organisation s’est structurée et ses membres se réunissent sur une base régulière. Lorsqu’elle a lancé le mouvement au Québec, Xénia Chernyshova était seule à vouloir se commettre. Graduellement, d’autres femmes ont adhéré et forment à présent un noyau de base, autour duquel gravitent une quinzaine de sympathisants, dont des hommes. Parmi les recrues, on retrouve Delphine Bergeron, une artiste de Montréal qui se disait déçue des cercles féministes «traditionnels» dans lesquels elle ne cadrait pas. Femen depuis trois mois, elle s’identifie à ce militantisme ouvert qui prône l’émancipation des femmes, sans rien enlever aux hommes. Elle y trouve une manière de revendiquer et d’assurer sa féminité tout en menant des combats qui touchent tout le monde, peu importe le sexe. Cette inclusion des problèmes qui touchent aussi les hommes est, pour Delphine Bergeron comme pour Xénia Chernyshova, un élément important des Femen qui rassemble plutôt qu’oppose les hommes aux femmes. Cela dit, même si elles ne partagent pas toutes les visions des autres féministes, elles croient que des combats peuvent être menés de concert. De son côté, Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec, accueille favorablement l’émergence des Femen dans la mouvance féministe. «C’est intéressant de voir un féminisme revendicateur qui s’affirme et qui est affranchi. Il y a des diversités tactiques, mais on voit des féministes qui prennent leur place alors que la société avait tendance à dire que c’était dépassé», a-t-elle dit. Si son organisation essuie certaines critiques, elle estime que toutes les luttes sont formées de factions différentes. «On n’a jamais réussi à faire un changement important dans la société sans une pluralité de formes d’actions. À leur manière, elles vont rejoindre un certain public. Parfois on peut déposer un mémoire, pour faire valoir ses arguments, mais d’autres fois, on peut être physiquement l’argument», a mentionné Mme Conradi. Le mouvement Femen s’inscrit dans un courant féministe qui utilise l’action et la provocation pour livrer ses messages. Ses membres affichent leurs messages sur leurs poitrines dénudées. Les actions sont brèves, percutantes et se traduisent par un maximum de visibilité pour des manifestations éclairs. Delphine Bergeron considère qu’être Femen se résume aussi à une manière de s’affirmer et de prendre le pouvoir sur son propre corps. «C’est moi qui me met des limites et qui ai des lacunes. Le travail à faire, il est aussi sur moi», a-t-elle tranché, disant rêver que les femmes prennent leur destin en mains et s’affirment pour ce qu’elles sont. La jeune femme avoue que les moyens choisis peuvent attirer des critiques. Elle confie qu’elle a dû expliquer la contradiction de se dire féministe et d’utiliser la provocation et la nudité pour attirer les regards. La Femen est consciente de jouer le jeu et d’utiliser son corps à d’autres fins, sachant très bien que l’attention est souvent portée sur elles par voyeurisme, avec un intérêt plus vif pour leurs attraits plutôt que pour le message qu’elles invoquent. «Quelqu’un a comparé nos seins à des AK47. Je n’en reviens pas de cette disproportion. Je comprends que ça peut choquer, mais autant? Quant à la contradiction, c’est vraiment une question de la prise du pouvoir sur son corps. Mon corps, j’en fais ce que j’en veux, il ne va pas servir à vendre telle ou telle chose, mais je vais l’utiliser pour dénoncer les inégalités sociales», a-t-elle mentionné. Cette vision trouve l’appui de Xénia Chernyshova, une comédienne d’origine ukrainienne, qui considère que «la société de consommation a fait de la femme un objet qui fait vendre. Comme si le corps de la femme était une pancarte pour vendre». La cellule québécoise promet des actions importantes pour 2014. Pour ce faire, le noyau planche, discute et élabore ses prises de position, le tout sans aucune assise financière et sans moyen. De telles actions ne s’improvisent pas et n’impliquent pas seulement de dessiner des lettres sur son corps et investir un lieu public à la hâte. Xénia Chernyshova insiste: les actions de Femen font l’objet d’une planification, de discussions et aussi d’une évaluation des risques. «Nous n’avons pas le choix. Si nous avons commencé comme un mouvement de rébellion un peu simpliste, nous travaillons pour que l’organisation soit stable, fixe et qu’elle connaisse aussi le contexte juridique du Québec», a-t-elle mentionné. Les questions de sécurité, de repérage des lieux et de planification sont discutées. Les actions de Femen ont beau être pacifiques et jouer sur la provocation tranquille, il reste que Xénia Chernyshova reconnaît «jouer avec le feu» par moments avec des prises de positions fortes. «Je ne suis pas une manifestante qui veut aller déranger ou envahir un espace et rester sur la place. Les coups des Femen me ressemblent davantage parce que c’est une action rapide et efficace et personnellement, je ne veux pas que ça dérape parce que je pense que c’est beau et pacifique. Les extrêmes et la fermeture d’esprit seront toujours des pièges», a indiqué Delphine Bergeron. Et l’homme Femen? Des hommes se disent également Femen et se dénudent eux aussi la poitrine pour y écrire des slogans, qui tiennent en peu de mots, question d’efficacité… et d’espace. «Moi, j’ai un chum, Xénia a un fils, le « gars » fait partie de ma vie. Défendre les droits des femmes sans vouloir l’égalité entre les hommes et les femmes, c’est du sexisme inversé où on arrive à rien», a indiqué Delphine Bergeron. Cette année, le groupe planche sur des actions qui toucheront les hommes. Delphine Bergeron souhaite notamment dénoncer les agressions sexuelles au sein de l’Église et souhaite aussi tenter d’attirer l’attention sur l’absence de ressources dédiées aux hommes victimes d’agressions. L’artiste de 30 ans, qui travaille à Montréal, estime que les femmes victimes de sévices sexuels peuvent compter sur plusieurs ressources, pas toujours assez nombreuses, mais nettement supérieures à celles offertes aux hommes victimes d’agressions. «À Montréal il peut y avoir des services pour les hommes homosexuels victimes d’abus, mais tu fais quoi si tu es un hétérosexuel et que tu as été agressé? Tu n’as rien», a-t-elle lâché.

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Les producteurs de sirop d’érable de l’Estrie ont «frôlé la catastrophe»

MONTRÉAL – Après avoir connu une année record en 2013, bon nombre de producteurs de sirop d’érable des Cantons-de-l’Est redoutent celle qui est à leur porte, alors qu’ils ont vu une partie de leur érablière détruite par le récent verglas qui a frappé de plein fouet leur région. Plusieurs acériculteurs ont confié à La Presse Canadienne avoir vu des dizaines, sinon plusieurs centaines, d’érables être abîmés par les intempéries de la fin décembre. Selon eux, il n’y a aucun doute, l’impact se fera sentir sur la quantité de sirop d’érable produit cette année. Depuis une semaine, plusieurs producteurs des Cantons-de-l’Est arpentent leur érablière pour constater les dommages. C’est le cas de Samuel Beauvais, membre d’une famille d’acériculteurs du secteur de Magog. Il soutient que des érables matures ont été déracinés et que de jeunes arbres sont prisonniers de la glace. Il rapporte que lui et les autres producteurs de sirop d’érable sont engagés dans une course contre la montre pour remettre en place les tuyaux permettant de récupérer la précieuse eau d’érable avant le début de la saison des sucres. Le verglas qui s’est abattu sur une large portion des Cantons-de-l’Est, tout juste avant Noël, aura sans aucun doute des conséquences à court terme, mais aussi pendant plusieurs années, disent plusieurs acériculteurs. «C’est la catastrophe. Environ 25 pour cent de mes arbres sont touchés. On a perdu énormément de jeunes érables, donc la relève n’est tout simplement plus là. Ce n’est vraiment pas beau à voir», a confié avec découragement Sébastien Fortin, acériculteur de Cookshire. Même désespoir dans la voix de Lucas Bolduc, qui possède aussi une érablière dans la municipalité. «Nous avons perdu notre avenir. Tous mes jeunes érables sont pris dans la glace et vont probablement mourir. Pour les arbres plus vieux, j’en ai au moins 300 ou 400 qui sont morts. Et pour ceux qui restent, je ne pourrai probablement par tous les entailler, si je veux qu’ils survivent. Notre production sera coupée à long terme», s’est-il attristé. Dans les circonstances, il compte s’informer sur les programmes en place pour aider les producteurs agricoles qui subissent les aléas de Dame Nature. «Ce qui est arrivé est très grave pour une petite entreprise comme la nôtre. Pour l’instant, je ne peux pas vérifier si des programmes d’aide existent, car je suis trop occupé à sauver les meubles. Mais on va vérifier dès qu’on pourra», a ajouté M. Bolduc. Même si plusieurs secteurs des Cantons-de-l’Est ont été frappés par le verglas de la fin décembre, toutes les érablières n’ont pas été touchées de la même façon. En fait, plusieurs acériculteurs rapportent même n’avoir aucun dommage. Le Québec est le plus important producteur de sirop d’érable de la planète. De 10 à 15 pour cent de la production provient du labeur d’acériculteurs de l’Estrie, rapporte l’Union des producteurs agricoles du Québec. François Bourassa, président de l’UPA dans cette région, estime que les conséquences du verglas de 2013 sont à mille lieues de celles de 1998. «Ça ne se compare pas. On s’en tire à bon compte, car le verglas ne s’est pas étiré et les températures douces sont revenues. Mais on a frôlé la catastrophe», a affirmé celui qui est aussi propriétaire d’une érablière à Valcourt. Il soutient qu’un seul producteur de sirop d’érable, situé dans la municipalité de Newport, l’a rejoint pour se plaindre de la situation. «La financière agricole, qui permet à des producteurs d’assurer leur production de sirop, a aussi reçu des appels», a-t-il cependant ajouté. M. Bourassa fait savoir que depuis 1998, les technologies pour récolter l’eau d’érable ont grandement évolué, ce qui contribue à protéger davantage qu’auparavant l’industrie. «La tuyauterie dans les érablières est de bien meilleure qualité. Le plastique est plus extensible. Les nouvelles tubulures sont plus performantes. C’est un avancement qui permet de limiter les dégâts», a-t-il expliqué. Si la diminution du nombre d’érables en mesure de produire de l’eau sucrée peut influencer à la baisse la production annuelle de sirop, un autre facteur essentiel entre en ligne de compte. M. Bourassa a expliqué que les conditions météorologiques de la fin de l’hiver vont influencer directement la quantité et la qualité de la récolte au printemps. De l’autre côté de la frontière américaine, de nombreux producteurs de sirop d’érable font aussi état de dégâts dans leur érablière. Plusieurs ont sollicité l’aide du département de l’Agriculture pour obtenir des compensations, ont rapporté des médias du Vermont.

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Retour des Expos: l’intérêt est toujours là, affirme Michel Leblanc

MONTRÉAL – Le projet visant à ramener une équipe «professionnelle» de baseball à Montréal a toujours le vent dans les voiles, affirme Michel Leblanc, le président de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. En décembre, une étude réalisée par Ernst & Young et la chambre de commerce faisait état de la «viabilité» d’une telle formation sportive à Montréal, et ce à condition qu’un nouveau stade soit construit au centre-ville. L’ensemble du projet est évalué à environ 1 milliard $, la moitié de cette somme étant consacrée à la formation d’une équipe, et l’autre moitié à la construction du stade. Un mois après la présentation du rapport, M. Leblanc estime en entrevue à La Presse Canadienne que la réaction à celui-ci a été «très positive et très mature», soit que la communauté d’affaires avait estimé que le projet avait du potentiel, et que le secteur privé devait s’impliquer de façon importante pour contribuer à sa réalisation. Pour M. Leblanc, donc, des entreprises et des investisseurs doivent se manifester et s’engager à débourser des sommes si ces membres du secteur privé croient au projet. Toutefois, le gouvernement devra aussi s’impliquer dans ce projet. «Nous avons, dans ce que nous avons déposé, décrit ce que pourrait être un modèle où le gouvernement investirait une partie des fonds nécessaires pour construire un nouveau stade, parce que c’est comme ça que ça se passe habituellement en Amérique du Nord», précise M. Leblanc en entrevue téléphonique. Selon les données du rapport, le gouvernement devrait investir 335 millions $, mais pourrait récupérer ce montant en huit ans, en plus d’obtenir des revenus de 1,188 milliard $ sur les 22 années suivantes, soit essentiellement les taxes et impôts sur les revenus des joueurs. «Si le secteur privé est au rendez-vous, s’il est prêt à investir, on verra ensuite si on peut discuter avec le gouvernement. Quand j’ai rencontré le ministre [des Finances] Marceau, je l’ai assuré que ce n’était pas un investissement public que nous désirions actuellement. Nous voulons simplement que le gouvernement reste à l’écoute.» L’enthousiasme pour le retour des Expos se serait d’ailleurs fait sentir même avant le dépôt du rapport, souligne M. Leblanc, qui parle de plusieurs personnes désireuses d’étudier les résultats du rapport. «Nous nous sommes donné de quelques semaines à quelques mois pour rejoindre tout le monde. Il y a eu beaucoup d’intérêt dans la communauté; à peu près tout le monde qui s’intéresse au baseball, à la diffusion de ce contenu, et à la valeur du projet en terme d’investissement», poursuit le président de la chambre de commerce.

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Charte de la laicité: la CAQ veut des compromis du gouvernement Marois

MONTRÉAL – Alors que débuteront mardi les audiences sur le projet de charte de la laicité, la Coalition avenir Québec estime que le gouvernement péquiste devra faire des compromis et se rapprocher de sa position. Le ministre responsable du dossier Bernard Drainville a laissé entendre que le «salut» de la charte passera par la CAQ, puisqu’il n’entretient aucun espoir de voir les libéraux appuyer le projet de loi 60. Le ministre ne voit donc aucun autre scénario possible que celui d’une collaboration avec la formation de François Legault. Le député caquiste Stéphane Le Bouyonnec estime que le Québec a besoin d’une telle charte, afin de préciser les balises des accomodements religieux. Il appuie la démarche «ouverte et transparente» du gouvernement de permettre à la population de s’exprimer dans le cadre d’audiences. M. Le Bouyonnec rappelle qu’il y a un consensus sur les accomodements raisonnables et sur l’égalité homme-femme, mais il constate que la position des partis politiques diffère sur les signes religieux ostentatoires. C’est sur ce dernier point, ajoute-t-il, que la CAQ insistera pour que le gouvernement fasse des compromis. Bernard Drainville s’est déjà dit optimiste sur la possibilité de conclure une entente avec la CAQ. Il entend toutefois écouter d’abord les gens qui se présenteront devant la commission, avant de passer à l’étape suivante, celle de peaufiner un accord éventuel avec la Coalition avenir Québec. Quelque 250 mémoires devraient être présentés durant les audiences qui débuteront mardi.

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Carambolage à St-Jacques, dans Lanaudière: 5 blessés dont un très grave

MONTRÉAL – La chaussée glacée serait à l’origine d’un carambolage qui a fait cinq blessés, dont un très grave, dimanche matin, à Saint-Jacques, près de Joliette, dans Lanaudière. Six véhicules ont été impliqués dans les multiples collisions, vers 6h45, sur la route 158. Une femme de 18 ou 19 ans aurait perdu la maitrise de son véhicule qui a percuté un autre véhicule venant en sens inverse. Quatre autres véhicules se sont emboutis par la suite. La jeune femme a été hospitalisée dans un état critique. L’enquête tentera de déterminer si d’autres facteurs que l’état de la chaussée ont pu jouer un rôle dans ce carambolage.