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Québec/Canada

Bureaux satellites: le NPD aurait été débouté par le Bureau de régie interne

OTTAWA – Le Nouveau Parti démocratique (NPD) s’est vu ordonner de ne plus utiliser les ressources parlementaires afin de rétribuer du personnel dans des bureaux satellites du parti au Québec, ont indiqué des sources, lundi. Selon ces sources, le Bureau de régie interne a déterminé que la Chambre des communes devait être le lieu de travail principal de toute personne dont le salaire est payé par les Communes. Ces personnes ne peuvent donc travailler dans des bureaux loués ou détenus par un parti politique à l’extérieur du Parlement. Le Bureau de régie interne, chargé d’établir les règles de dépenses des parlementaires, est composé de membres de tous les partis. Le NPD possède au Québec deux «bureaux satellites», où travaillent des employés payés par les Communes, et s’apprêtait à en ouvrir un troisième en Saskatchewan. Trois membres conservateurs et un membre libéral du Bureau de régie interne ont voté, lundi, pour mettre fin immédiatement à cette pratique, ont indiqué des sources, qui ont parlé sous le couvert de l’anonymat car elles n’étaient pas autorisées à en discuter publiquement avant l’annonce de la décision, mardi. Les deux membres du NPD au sein du Bureau auraient défendu la pratique de leur formation. Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a déjà affirmé que ces bureaux avaient pour mission d’aider les députés à être plus près de leurs électeurs, et qu’ils étaient approuvés par l’administration des Communes. M. Mulcair n’avait pas expliqué pourquoi un tel bureau satellite serait nécessaire en Saskatchewan, où le NPD ne compte aucun député, ni pourquoi un affichage de poste pour ce bureau spécifie l’expérience en campagne comme un atout. Note to readers: Version corrigée. Il faut bien lire que le NPD s’apprête préparait à ouvrir un bureau satellite en Saskatchewan, et non qu’il en comptait déjà un.

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Québec/Canada

Un homme est coupable du meurtre prémédité d’une étudiante à l’Université York

TORONTO – Un homme de 32 ans a été reconnu coupable de meurtre prémédité, lundi, relativement à la mort d’une étudiante d’origine chinoise de l’Université York, après quatre heures de délibération des membres du jury. L’avocat de Brian Dickson avait argué que son client n’avait pas l’intention de tuer Qian Liu dans son logement à l’extérieur du campus torontois il y a trois ans. Il avait appelé à une condamnation pour homicide involontaire. Qian Liu, 23 ans, clavardait par caméra web avec son ex-copain en Chine aux petites heures du 15 avril 2011, lorsque ce dernier a vu un homme faire irruption dans la chambre de la jeune femme avant de l’assommer. En rendant son verdict, le jury n’était pas au fait de documents de pornographie détenus par l’accusé, des plaintes à son endroit relativement à des agressions contre d’autres femmes et de l’existence de publications en ligne «dérangeantes». La sentence automatique dans un tel cas est la prison à perpétuité, avec possibilité de libération conditionnelle après 25 ans. Les parents de la victime avaient fait le voyage de la Chine pour assister au procès. L’ex-copain, Xian Meng, a témoigné qu’après avoir entendu deux plaintes étouffées, il n’avait plus rien entendu de la bouche de Qian Liu. Il a dit avoir entendu par la suite Dickson respirer bruyamment, et puis avoir vu l’homme nu devant l’écran de la caméra avant qu’il ne ferme l’ordinateur. L’étudiante de l’Université York a été retrouvée morte, pratiquement nue, et le visage au sol. Des analyses du sperme de Dickson ont concordé avec de fortes probabilités aux traces trouvées sur les cuisses et l’aine de la victime. Selon les experts entendus, la mort par asphyxie serait la cause la plus probable de la mort de la jeune femme.

Québec/Canada

La Pinière choisit le libéral Gaétan Barrette plutôt que Fatima Houda-Pepin

BROSSARD, Qc – Les électeurs de La Pinière ont toujours voté libéral, et ce n’aura pas été différent, lundi. Le candidat-vedette du Parti libéral, Gaétan Barrette, a ainsi défait l’ex-libérale devenue indépendante Fatima Houda-Pepin. Les supporters de Mme Houda-Pepin, rassemblés dans une école primaire de Brossard, sur la rive sud de Montréal, ont tranquillement manifesté leur déception à l’annonce du résultat. Mme Houda-Pepin était arrivée sur place tôt en soirée et n’avait pas manqué d’aller saluer chacun des militants. Fatima Houda-Pepin avait travaillé sans relâche dans sa circonscription, pendant les 33 jours de campagne, mais elle avait la lourde tâche de tenter de se faire élire en tant que candidate indépendante, ce que personne n’a réussi à faire au Québec depuis les années 1960. Selon l’ex-députée, la raison de sa défaite est simple: elle a perdu en raison d’une stratégie orchestrée par son adversaire libéral. «Cette élection a été atypique à bien des égards, a-t-elle déclaré dans son discours après l’annonce de sa défaite. Nous avons été tributaires de la stratégie qui, au niveau national, a ramené cette élection à une élection référendaire, ce qu’elle n’était pas, mais ça a été un enjeu qui nous a affectés ici et M. Barrette s’est servi de ça à satiété. Partout, il a dit qu’un vote pour Fatima est un vote pour le PQ, un vote pour la séparation.» Mme Houda-Pepin croit que la communauté chinoise, en forte représentation dans la circonscription, a eu particulièrement peur des menaces référendaires brandies, selon elle, par son adversaire. Mme Houda-Pepin représentait les électeurs de La Pinière à l’Assemblée nationale depuis 1994. Mais ses opinions en matière de laïcité avaient donné lieu à un bras de fer avec son chef Philippe Couillard, de sorte qu’elle avait été exclue du caucus libéral en janvier dernier. L’annonce de l’élection d’un gouvernement libéral a d’ailleurs été accueillie presque dans l’indifférence chez les militants de Mme Houda-Pepin. Pour favoriser sa réélection, le Parti québécois, vantant le «courage et l’engagement» de la députée indépendante dans le débat sur la charte des valeurs, avait choisi de lui laisser le champ libre en ne présentant aucun candidat péquiste dans La Pinière. Mais les électeurs de La Pinière ont toujours largement favorisé le Parti libéral, élisant chaque fois les candidats de ce parti par quelque 10 000 voix. Sans grande surprise, ils ont donc choisi d’appuyer l’ancien président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec, Gaétan Barrette. Celui-ci réussira donc à entrer à l’Assemblée nationale, après une première tentative infructueuse en 2012. Visiblement heureux de sa victoire, célébrée dans son local électoral bondé, M. Barrette a nié avoir misé sur la crainte référendaire pour se faire élire. «Les gens n’ont pas eu peur, pas dans La Pinière. Les gens dans La Pinière n’ont pas peur d’un référendum, ils savent, en toute conscience, en toute raison, qu’un référendum c’est un paquet de troubles», a-t-il avancé. Du même souffle, il dit cependant croire que le référendum a été un point tournant dans une campagne qui ne plaçait pas les libéraux favoris il y a 33 jours. «Quand Pierre-Karl Péladeau est arrivé, ça a cristallisé les intentions référendaires du gouvernement», a-t-il dit. M. Barrette souhaite maintenant «prendre 12 heures de sommeil», puis attendre de voir comment son chef Philippe Couillard configurera son cabinet. Celui que plusieurs voient comme ministre de la Santé affirme qu’il sera heureux de répondre à l’appel si on lui propose un plus grand rôle au sein du gouvernement, mais il refuse de se lancer dans les spéculations quant à la place qu’il occupera. «Je n’ai pas fait une campagne de miroir, je ne me suis pas regardé dans le miroir tous les matins (en me disant): « où te vois-tu, où te vois-tu pas? ». J’ai fait une campagne de député, (…) c’est ce que je visais. Je l’ai, merci, bonsoir, on verra après», a-t-il lancé. Fatima Houda-Pepin, elle, croit que Gaétan Barrette avait effectivement le poste de ministre dans sa mire, l’accusant même de s’être «magasiné une limousine» en passant d’un parti à l’autre. Elle souhaite d’ailleurs changer la façon dont se fait la politique dans la province pour lui donner une dimension qu’elle souhaite plus humaine. Elle prévoit donc créer un groupe de réflexion sur la politique autrement. «Je veux rassembler toutes les volontés, toutes les idées pour dire que la politique au Québec doit se faire à dimension humaine, avec et pour les citoyens», a-t-elle déclaré avant de clore son discours.

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Québec/Canada

Euthanasie: des médecins croient qu’il faut se préparer à encadrer

TORONTO – Des médecins en soins palliatifs croient qu’il est temps de mettre fin au débat concernant le suicide assisté et de se préparer plutôt à son éventuelle légalisation au Canada. Dans un commentaire transmis au journal de l’Association médicale canadienne, le groupe affirme que les médecins doivent discuter dès maintenant des éventuelles politiques et lignes directrices concernant le suicide assisté. Les médecins soutiennent que le suicide assisté pourrait devenir légal si la Cour suprême du Canada confirme une décision rendue en 2012 par la Cour de la Colombie-Britannique, qui a estimé qu’en vertu de la Constitution, le gouvernement canadien ne pouvait interdire le recours au suicide assisté. La Cour d’appel de la Colombie-Britannique a cependant renversé plus tard cette décision. La Cour suprême entendra donc l’appel sur le fond de la cause qui avait accordé à Gloria Taylor une «exemption constitutionnelle» pour lui permettre de mettre fin à ses jours, en attendant que le gouvernement fédéral revoie la loi. Mme Taylor, qui souffrait de la sclérose latérale amyotrophique — la «maladie de Lou Gehrig» — n’aura finalement pas utilisé son exemption: elle est décédée d’une infection. Le Québec s’intéresse aussi de près à cette cause: le projet de loi 52 concernant les «soins de fin de vie» a été mis en veilleuse lors du déclenchement des élections générales, le mois dernier. Le coauteur de la lettre au journal de l’Association médicale canadienne, le Dr David Downar, croit qu’il faut maintenant s’attaquer aux lignes directrices afin de protéger les patients et les médecins.

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Travailleurs étrangers: un franchisé McDonald’s de Victoria est soupçonné

OTTAWA – Le gouvernement fédéral a mis sur la liste noire un franchisé McDonald’s de Victoria, de même que deux autres employeurs, dans le cadre d’une enquête concernant de présumés abus au Programme des travailleurs étrangers temporaires. Le ministre de l’Emploi et du Développement social et ministre du Multiculturalisme, Jason Kenney, a affirmé lundi que le propriétaire de la franchise McDonald’s pourrait faire face à une poursuite criminelle, selon le résultat de l’enquête. M. Kenney a expliqué que si le franchisé avait menti dans le formulaire visant à employer des travailleurs étrangers temporaires, l’Agence des services frontaliers du Canada pourrait porter des accusations en vertu de la loi sur l’immigration. Selon le ministre, le propriétaire pourrait écoper d’une peine maximale de prison de cinq ans et d’une amende pouvant aller jusqu’à 100 000 $. Le propriétaire du restaurant aurait engagé des travailleurs étrangers plutôt que des Canadiens. McDonald’s a ouvert sa propre enquête sur le restaurant en question et cessera son partenariat avec le franchisé. Le Programme des travailleurs étrangers temporaires est sous la loupe après une série d’abus —dont un cas l’an dernier concernant la Banque royale du Canada, qui avait conclu une entente d’impartition avec une compagnie étrangère au détriment de travailleurs canadiens. Le gouvernement Harper a depuis fait marche arrière sur les changements apportés au programme, dont celui de permettre aux entreprises de payer les travailleurs étrangers jusqu’à 15 pour cent moins que le salaire moyen de l’emploi concerné. Le gouvernement a aussi annoncé plus tôt cette année qu’il avait l’intention d’imposer d’ici 2015 de lourdes pénalités aux employeurs qui abuseront du programme.

Québec/Canada

St-Hippolyte: un homme trouvé inconscient dans la neige ne peut être identifié

MONTRÉAL – La Sûreté du Québec tente d’identifier un homme vêtu d’un simple pyjama, trouvé inconscient dans la neige, dimanche après-midi, à Saint-Hippolyte, dans les Laurentides. L’homme, âgé entre 35 et 45 ans, a été hospitalisé et n’a pas repris conscience depuis. L’individu, qui était pieds nus, a été découvert gisant dans la neige vers 13h30 à l’intersection de la 59e avenue et du chemin Lac-Bleu. Il était légèrement blessé, mais possiblement de façon accidentelle, selon la SQ. Il ne portait aucune pièce d’identification sur lui. Personne n’a rapporté sa disparition. Les policiers ont ratissé un secteur de plusieurs kilomètres de Saint-Hippolyte, afin d’interroger les citoyens qui auraient peut-être connu l’homme en question, mais en vain. Il s’agit d’un individu aux cheveux gris, mesurant 5 pieds 9 pouces et pesant 140 livres.

Québec/Canada

Itinérance: l’approche «Logement d’abord» semble être efficace, selon une étude

OTTAWA – Une nouvelle étude de la Commission de la santé mentale du Canada conclut que l’approche «Logement d’abord» pour combattre l’itinérance donne des résultats concrets. Le rapport, obtenu par La Presse Canadienne, montre que plus de 2000 sans-abri canadiens souffrant de problèmes mentaux ont trouvé un logement dans toutes les régions du pays sur une période de deux ans. Le programme Chez Soi, créé en 2008 grâce à un investissement de 110 millions $ du gouvernement fédéral, a prouvé son efficacité pour les gens de divers profils. L’étude conclut aussi que le programme est rentable: il permettrait d’économiser au gouvernement près de 22 $ pour chaque investissement de 10 $. La Commission de la santé mentale du Canada publiera son rapport mardi, à Ottawa, en présence de la ministre d’État au Développement social, Candice Bergen, qui est allée à Chicago le mois dernier afin de vanter les mérites du Canada en termes de lutte à l’itinérance. Le programme Chez Soi aide des sans-abris atteints de problèmes mentaux dans cinq villes au Canada à trouver un logement et à payer le loyer. Il fournit également les services sociaux dont ils ont besoin pour demeurer en logement.