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Tempêtes à Toronto: les fonctionnaires suggèrent de déclarer une zone sinistrée

TORONTO – Le conseil municipal de Toronto a été pressé, vendredi, de demander au gouvernement de l’Ontario de déclarer la plus grande ville du Canada «zone sinistrée», une désignation qui permettrait à la municipalité d’obtenir des fonds pour gérer les conséquences de deux tempêtes majeures survenues en 2013. La recommandation a été faite par les fonctionnaires de la Ville, qui ont conseillé à Toronto de demander une aide financière de la province et du gouvernement fédéral pour les dommages de 171 millions $ causés par les tempêtes. Ce montant comprend au moins 106 millions $ pour les dommages causés par la tempête de pluie verglaçante survenue avant Noël, et 65,2 millions $ pour la grave tempête de pluie du 8 juillet qui a inondé certaines parties de la ville. Toronto n’a pas déclaré l’état d’urgence lors de la tempête de décembre, qui a fait tomber des lignes électriques et privé des milliers de personnes de courant pendant plusieurs jours. Le controversé maire Rob Ford, qui s’est fait retirer une grande partie de ses pouvoirs l’an dernier, a déclaré à plusieurs reprises qu’il ne voyait pas la nécessité de déclarer l’état d’urgence. Le gouvernement provincial avait également affirmé qu’il fournissait toute l’aide possible et que l’état d’urgence n’y changerait rien. Depuis, le maire Ford a indiqué qu’il prévoyait présenter une motion demandant aux gouvernements provincial et fédéral de fournir une aide initiale de 60 millions $ pour aider la municipalité à faire face aux conséquences des tempêtes. Le directeur municipal, Joe Pennachetti, a expliqué que la désignation de «zone sinistrée» visait simplement à se conformer aux règles du Programme d’assistance aux désastres naturels de la province pour obtenir les fonds requis. «Je sais qu’il y a eu beaucoup de discussions sur le fait que nous n’avons pas déclaré l’état d’urgence, mais nous déclarons une zone de désastre naturel», a dit M. Pennachetti. «Afin d’obtenir de l’argent de ce programme, nous devons techniquement déclarer un désastre naturel. C’est pourquoi nous recommandons ces termes. C’est une exigence de la législation.» Les fonctionnaires recommandent que la facture soit partagée à parts égales entre la Ville, la province et le fédéral, soit environ 57 millions $ chacun.

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Suicides dans l’armée: Mulcair écrit à Harper pour lui demander d’agir

OTTAWA – Un nombre alarmant de suicides présumés dans les rangs des Forces canadiennes au cours des derniers mois a poussé le chef du Nouveau Parti démocratique, Thomas Mulcair, à demander directement au premier ministre Stephen Harper d’agir de toute urgence. M. Mulcair a envoyé une lettre à M. Harper, l’appelant à «s’engager à agir de façon urgente» pour répondre aux besoins en santé mentale des militaires canadiens. Le chef de l’opposition officielle demande à M. Harper d’admettre l’existence de la crise et d’accepter la responsabilité du fait que le statu quo ne fonctionne pas. Il lui suggère de faire de ce dossier une priorité personnelle en tant que premier ministre. Les apparents suicides dans les rangs des militaires se sont multipliés depuis trois mois. À l’automne, quatre suicides présumés se sont produits en l’espace d’une semaine. Plus tôt cette semaine, le mari d’une ancienne soldate canadienne, morte le jour de Noël dans un accident de voiture dans le sud de l’Alberta, a déclaré à la chaîne CTV qu’il s’agissait d’un suicide. Tom MacEachern a affirmé que sa femme Leona, une caporale à la retraite âgée de 51 ans, recevait des soins pour son trouble de stress post-traumatique. Selon lui, elle a intentionnellement précipité son véhicule vers un camion-remorque qui arrivait sur l’autoroute Transcanadienne près de Calgary. M. MacEachern affirme que sa femme était engagée dans une longue bataille avec le ministère des Anciens combattants au sujet des frais engagés pour des soins dentaires alors qu’elle était postée en Allemagne durant la première guerre du Golfe. La question des besoins en santé mentale dans l’armée a été soulevée devant deux comités distincts de la Chambre des communes le mois dernier. Des anciens combattants et des défenseurs des droits des vétérans ont affirmé que peu d’efforts étaient faits pour aider les soldats blessés physiquement et ceux souffrant du trouble de stress post-traumatique à réintégrer la vie civile. Ils ont aussi affirmé que l’incertitude financière créée par la réforme des avantages destinés aux anciens combattants menée par le gouvernement Harper entraînait certains soldats au bord du désespoir. La Nouvelle Charte des anciens combattants a largement converti l’ancien système de pensions à vie en une série de montants forfaitaires et de prestations déterminées, un système jugé beaucoup moins généreux par les soldats. La lettre de M. Mulcair souligne qu’il y a eu plus de 50 commissions d’enquête sur les suicides de militaires, certaines remontant à cinq ans et n’ayant toujours pas publié leur rapport. «Dans trop de cas, les familles en deuil sont laissées sans réponse ni aboutissement», écrit M. Mulcair. «Les Canadiens sont laissés avec de graves inquiétudes quant à savoir si le système mis en place pour aider nos forces armées est déficient, ou si nous apprenons de ces tragédies afin d’en prévenir d’autres.»

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Pierre Karl Péladeau et Julie Snyder annoncent la fin de leur vie de couple

MONTRÉAL – Le magnat des médias canadiens Pierre Karl Péladeau et l’animatrice et productrice de télévision Julie Snyder, l’un des couples les plus en vue au Québec, ont annoncé leur séparation. La nouvelle a été rendue officielle dans un bref communiqué, publié peu après 18 h vendredi soir. Pour le bien-être de leurs enfants qu’ils aiment profondément et devant cette triste situation, ils ne souhaitent pas faire de commentaires publics pour l’instant et remercient les gens de leur compréhension, peut-on lire dans le communiqué. Tour à tour joints par La Presse Canadienne, MM. Louis Noël, des Productions J, et Martin Tremblay, de Québecor, ont également refusé de donner plus d’information. M. Péladeau, âgé de 52 ans, et Mme Snyder, âgée de 46 ans, formaient un couple depuis une dizaine d’années et sont les parents de deux enfants, un garçon et une fille. Fils de Pierre Péladeau, fondateur du Journal de Montréal, Pierre Karl Péladeau a fait ses premiers pas au sein de l’entreprise familiale dès 1985, participant notamment au développement d’imprimeries Quebecor. En 1991, il est nommé président de Groupe Quebecor, constitué des secteurs de l’édition, de la distribution et de la vente au détail. Après un séjour à Paris pour favoriser la croissance outre-mer de l’entreprise, M. Péladeau revient au pays et en 1998, après le décès de son père le 24 décembre 1997, il dirige l’acquisition de Corporation Sun Media. En 1999, le conseil d’administration de Quebecor Inc. le nomme président et chef de la direction, et un an plus tard, M. Péladeau entreprend l’acquisition du Groupe Vidéotron, qui donnera ensuite naissance à la filiale Quebecor Media. Le 14 mars 2013, M. Péladeau quitte la direction de Québecor et devient le président du conseil d’administration de Québecor Média et de Groupe TVA. Il occupe aussi le poste de vice-président du conseil de Québecor. Le 17 avril 2013, il est nommé président du conseil d’administration d’Hydro-Québec. De son côté, Julie Snyder est une personnalité incontournable de la télévision québécoise depuis plus de 20 ans, d’abord à Télévision Quatre Saisons, avec l’émission «Sortir», puis à Radio-Canada, avec «L’enfer, c’est nous autres». En 1997, Mme Snyder fonde Productions J, une compagnie de production d’émissions télévisées. La même année, on la verra à TVA, où elle anime un talk-show de fin de soirée, Le Poing J. Après quelques années en France, elle revient au Québec en 2002, et en 2003, elle produit et anime Star Académie au réseau TVA, une émission qui atteindra des records de cote d’écoute. Depuis 2007, elle anime Le Banquier, également à TVA. La carrière de Julie Snyder a été jalonnée d’une dizaine de prix et de récompenses lors des galas des prix Gémeaux et Artis.

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Sécurité ferroviaire: le CN s’est opposé à la surveillance constante des trains

OTTAWA – Le Canadien National (CN) s’est opposé à une mesure d’urgence adoptée après la catastrophe de Lac-Mégantic, qui exigeait que les trains transportant des marchandises dangereuses comme le pétrole ne soient jamais laissés sans surveillance, montrent des documents obtenus récemment. La ministre des Transports, Lisa Raitt, a émis cette injonction ministérielle le 23 juillet pour corriger certaines défaillances de sécurité exposées par le déraillement désastreux qui a fait 47 morts dans cette petite ville de l’Estrie. L’injonction exigeait qu’au moins deux employés soient présents dans les trains transportant des marchandises dangereuses et affirmait qu’aucun train de ce type ne devait être laissé sans surveillance sur la voie principale. Un courriel daté du 9 juillet, obtenu par Greenpeace Canada en vertu de la Loi sur l’accès à l’information, montre que le CN s’est opposé à l’exigence d’avoir deux employés dans les trains en tout temps, estimant que le respect de cette mesure serait «quasi impossible». Le message a été envoyé par un représentant du CN — dont le nom a été retiré de la note — à de hauts responsables de Transports Canada, dont Gerard McDonald, sous-ministre adjoint responsable de la sécurité et de la sûreté, qui a récemment quitté l’agence fédérale. Le courriel affirme qu’il est important de noter que le CN gère quelque 520 départs de trains chaque jour, dont plus de 400 qui comprennent un ou plusieurs wagons contenant des matières dangereuses. Dans plusieurs cas, la présence prolongée des employés dans les trains pourrait dépasser ce qui est autorisé par les règles syndicales, affirme le courriel. Cette nouvelle révélation émerge après une série d’accidents en Amérique du Nord impliquant des trains remplis de pétrole, dont le déraillement et l’explosion survenus cette semaine au Nouveau-Brunswick. La position du CN, qui a finalement été retenue dans la version finale des nouvelles règles de sécurité ferroviaire, donne la priorité au commerce au détriment de la sécurité, a estimé Keith Stewart, coordonnateur des campagnes sur le climat et l’énergie de Greenpeace Canada. «Un équilibre doit être trouvé entre la sécurité et le contrôle des coûts, et l’industrie ferroviaire a réussi à s’assurer que le contrôle des coûts prévale dans la façon dont les règles ont été finalisées», a dit M. Stewart vendredi. «Il y a un risque exceptionnel posé par ces trains remplis de pétrole, et les laisser sans surveillance est la recette parfaite pour un désastre.» Transports Canada a discrètement approuvé, au lendemain de Noël, de nouvelles règles de sécurité élaborées par l’industrie ferroviaire, au moment où l’injonction ministérielle adoptée dans la foulée de la catastrophe à Lac-Mégantic était sur le point d’arriver à échéance. Les nouvelles règles n’exigent plus que les trains transportant des marchandises dangereuses soient surveillés en permanence, mais insistent sur le fait que si des trains sont laissés sans surveillance, des instructions précises de freinage doivent être appliquées et la cabine de la locomotive doit être sécurisée pour empêcher toute entrée non autorisée. Ces nouvelles règles permettront d’éviter une autre tragédie comme celle de Lac-Mégantic, a assuré Kevin McKinnon, directeur des affaires réglementaires à l’Association des chemins de fer du Canada, dont le CN est membre.

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Le député conservateur albertain Brian Jean quitte ses fonctions

FORT MCMURRAY, Alta. – Le conservateur albertain Brian Jean a annoncé qu’il démissionnait de son poste de député de la circonscription de Fort McMurray-Athabasca, une décision qui entrera en vigueur vendredi prochain. M. Jean a précisé que sa décision avait été difficile à prendre, mais qu’il y avait un moment pour partir dans tout emploi. Il a indiqué qu’il souhaitait passer plus de temps avec sa famille. Il n’a pas donné plus de détails. Brian Jean a été élu député de cette circonscription du nord de l’Alberta en 2004, et a été réélu en 2006, 2008 et 2011. Il a été secrétaire parlementaire du ministre des Transports, de l’Infrastructure et des Communautés. Ses plus récentes fonctions ont été au sein des comités des finances, de la justice et de l’industrie. «J’ai passé les dix dernières années à me battre pour les priorités des résidants du nord de l’Alberta à Ottawa, et je sens maintenant que ma présence est davantage requise ici à la maison à Fort McMurray», a dit M. Jean dans un communiqué publié vendredi. Il a rappelé qu’il avait dit à ses électeurs qu’il resterait à son poste pour une période de sept à dix ans. «Avec la plus forte économie du G8, une décision positive sur l’oléoduc Northern Gateway et des infrastructures régionales significativement améliorées, je me sens prêt à me retirer et à laisser une nouvelle personne assumer cette fonction, en sachant que je passe le flambeau dans de bonnes conditions.» M. Jean s’est dit fier de son travail dans les transports, les dossiers économiques, le financement des communautés et les infrastructures énergétiques. Le premier ministre Stephen Harper a publié un communiqué remerciant M. Jean pour ses services. «Brian a donné une voix forte à l’Alberta et s’est avéré un précieux membre de notre caucus. Il a appliqué son expertise et ses connaissances aux différents postes qu’il a occupés», a dit M. Harper. La circonscription de Fort McMurray-Athabasca couvre une superficie de 183 000 kilomètres carrés et comprend plus de 50 localités, ce qui a forcé M. Jean à effectuer des milliers d’heures de déplacement par la route et par les airs.

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Le sort des enfants de la secte juive Lev Tahor est devant un tribunal ontarien

CHATHAM, Ont. – Le projet de Charte des valeurs au Québec est évoqué par l’avocat des familles de la secte juive ultra-orthodoxe Lev Tahor en Ontario. Le sort des enfants de la communauté a été discuté vendredi devant un tribunal du sud-ouest de l’Ontario, et le juge doit livrer son verdict le 3 février. Des responsables de la protection de la jeunesse en Ontario plaident pour que soit exécutée dans cette province une ordonnance émise au Québec, qui prévoit que l’État prenne en charge 14 enfants de ces familles. Des membres de la communauté Lev Tahor faisaient l’objet d’une enquête des services sociaux au Québec à la fin de l’année dernière pour des questions d’hygiène, de santé des enfants et d’une scolarisation non conforme à la Loi sur l’instruction publique. «Lorsqu’il est question des droits religieux, ce qui nous est demandé est de renvoyer ces enfants dans une province qui a choisi de placer les droits religieux après d’autres droits, a fait valoir Chris Knowles, un avocat pour les familles, concernant la Charte qui restreindrait le port de signes religieux dans le secteur public. Alors je crois que cela est pertinent pour déterminer ce qui est dans les meilleurs intérêts des enfants.» Le tribunal a appris que la plupart des membres de la communauté d’environ 200 personnes ont quitté leur résidence de Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides, au beau milieu de la nuit le 18 novembre, pour s’installer à Chatham, en Ontario, alors que l’enquête était en cours. Les autorités de la protection de la jeunesse à Chatham demandent désormais au tribunal d’exécuter l’ordonnance rendue au Québec, qui prévoit de placer les enfants en familles d’accueil — une ordonnance qui fait l’objet d’un appel au Québec. Mais Chris Knowles, un avocat pour les familles, a plaidé vendredi que la protection de la jeunesse à Chatham n’a pas la compétence légale pour procéder — selon lui, la protection de la jeunesse ne peut que déclencher sa propre enquête. La communauté ultraorthodoxe nie toute maltraitance des enfants, et soutient qu’elle prévoyait déjà déménager hors du Québec. L’avocate pour les autorités des services sociaux à Chatham, Loree Hodgson-Harris, a dit croire que la preuve montre sans nul doute que le groupe a déménagé pour fuir les procédures au Québec.

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Pénalité de 200 000 $ pour du télémarketing dans l’entretien de pelouse

MONTRÉAL – Une pénalité de 200 000 $ a été payée par une entreprise qui faisait du télémarketing non sollicité dans plusieurs villes du pays, cette fois pour l’entretien de pelouse, a fait savoir le CRTC vendredi. La compagnie à numéro 1051080, ou le Turf Operations Group, exploite des franchises d’entretien de pelouse. L’entreprise fait aussi affaires sous les noms de Weed Man Montréal, Weed Man Ottawa, Weed Man Hamilton, Weed Man Scarborough et Weed Man Surrey. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) précise que le paiement de 200 000 $ a été fait dans le cadre d’une entente entre les parties, parce que l’entreprise a enfreint les Règles sur les télécommunications non sollicitées. L’enquête du CRTC a révélé que Turf Operations Group a fait des appels de télémarketing non sollicités, entre octobre 2011 et juin 2013, auprès de consommateurs qui avaient pourtant inscrit leur numéro de téléphone sur la Liste nationale des numéros de télécommunication exclus ou dont le numéro de téléphone aurait dû apparaître sur sa liste interne de numéros exclus. Depuis l’entrée en vigueur de ces dispositions, les sanctions imposées ont rapporté 3,6 millions $, a précisé le CRTC.

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Ottawa propose des normes plus sévères pour les wagons de train DOT-111

OTTAWA – Ottawa propose des normes plus sévères pour la construction des nouveaux wagons de train DOT-111, ceux-là mêmes qui ont explosé lors de la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, mais n’impose pas la mise au rancart de ceux toujours en circulation. Le gouvernement fédéral a annoncé vendredi qu’il souhaite modifier à nouveau les règlements sur le transport des matières dangereuses. Si les normes sont adoptées, les nouveaux wagons de type DOT-111 devront être construits en acier plus épais et être munis de dispositifs de protection des valves ainsi que de boucliers protecteurs. Les DOT-111 servent au transport de produits dangereux présentant un niveau de danger moyen ou élevé, comme le pétrole brut. Au lendemain de la tragédie de Lac-Mégantic, plusieurs avaient pointé du doigt les failles de ces wagons, qui ne comportent pas de double coque ni de boucliers. Le Bureau de la sécurité des transports avait noté dès 1991 que les wagons DOT-111 posaient problème. Leur coque trop mince ne permet pas d’éviter la perforation en cas d’accident, avait aussi indiqué un inspecteur du Bureau, deux jours après l’accident de Lac-Mégantic. Le Nouveau Parti démocratique (NPD) avait notamment réclamé leur retrait graduel des rails pour le transport de matières dangereuses et l’adoption d’un échéancier pour leur élimination graduelle. Ces mêmes wagons DOT-111 ont aussi pris feu lors de l’accident ferroviaire survenu cette semaine près de Plaster Rock, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. Dans un communiqué transmis vendredi par Transports Canada, il est précisé que l’industrie construit déjà de tels wagons plus résistants. Mais ces caractéristiques seraient rendues obligatoires par les nouveaux règlements fédéraux. Ottawa a déjà renforcé à plus d’une reprise les règlements sur la sécurité du transport ferroviaire depuis la tragédie de Lac-Mégantic, survenue le 6 juillet dernier, qui a fauché la vie de 47 personnes. Il avait notamment prescrit que les trains transportant des marchandises dangereuses doivent avoir au moins deux conducteurs à bord et ne doivent en aucun cas être laissés sans surveillance sur une voie principale. «Le gouvernement du Canada est déterminé à collaborer avec toutes les parties concernées pour examiner toutes les façons possibles d’accroître la sécurité lorsque le transport des marchandises dangereuses se fait par train», a indiqué la ministre des Transports, Lisa Raitt, par communiqué. Cet examen des normes pourrait comprendre l’amélioration de la configuration des wagons-citernes ou encore la modernisation, la récupération ou la mise au rancart des vieux wagons-citernes de la flotte nord-américaine, est-il précisé. Mais pour le NPD, le fédéral devrait agir dès maintenant et interdire les wagons DOT-111 sur les voies ferrées canadiennes. «Il faut cesser d’utiliser les vieux wagons DOT-111 pour transporter des matières dangereuses. C’est ce que le BST a recommandé et le gouvernement refuse toujours d’agir. Ces wagons transportent des matières dangereuses à travers nos villes et communautés. Le gouvernement a la responsabilité de fixer une date limite pour les mettre au rancart», a soutenu la porte-parole du NPD en matière de Transport, Olivia Chow, dans un courriel transmis vendredi. Jeudi, des informations circulaient à l’effet que le secrétaire américain des Transports, Anthony Foxx, prendrait une décision sur l’avenir de ces wagons dans les prochaines semaines. Les nouvelles règles d’Ottawa modifieraient aussi le système de classification des marchandises dangereuses en vue de leur transport. Plus précisément, elles exigeraient que toute personne qui détermine la classification d’une marchandise dangereuse avant son transport conserve un document sur cette classification ainsi que sur la méthode d’échantillonnage utilisée pour le pétrole brut.

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Conférence devant les jeunes de la CAQ:Mélanie Joly veut faire taire les rumeurs

MONTRÉAL – Mélanie Joly assure que sa présence à un événement organisé par la Commission relève de la Coalition avenir Québec (CRCAQ) ne signifie pas qu’elle a l’intention d’adhérer à la formation politique. «Je vais parler de Montréal et de l’implication des jeunes en politique, ça ne veut rien dire d’autre», a affirmé l’ancienne candidate à la mairie de Montréal en entrevue téléphonique, vendredi. La leader du parti Le Vrai changement pour Montréal a déclaré qu’elle comptait profiter de toutes les tribunes disponibles pour présenter ses idées et inciter les jeunes à s’impliquer dans le débat politique. Mme Joly a réitéré qu’elle avait bien l’intention de demeurer dans l’arène municipale. «J’ai dit que j’étais en politique municipale pour y rester, alors je continue. S’il y a une partielle, c’est sûr que moi, ça m’intéresse toujours de me présenter.» Elle a par ailleurs précisé qu’elle n’avait «pas particulièrement» d’affinités avec la CAQ sur le plan idéologique. Du côté de la CAQ, on a assuré que Mélanie Joly avait été invitée à titre de conférencière à un colloque de la CRCAQ à l’initiative de celle-ci et non du parti. Le directeur des communications de la formation politique provinciale, Jean-Bernard Villemaire, a affirmé vendredi qu’aucune démarche n’avait été entreprise pour recruter Mélanie Joly comme candidate. Cette dernière se consacre actuellement au développement de son parti à temps plein. Elle s’est également mise à la rédaction d’un essai politique. Elle surveille aussi de près la performance du maire de Montréal, Denis Coderre, à qui elle reproche notamment de présenter le budget de la métropole avec un mois de retard, ce qui coûtera environ 5 millions $ aux contribuables montréalais. Le colloque de la CRCAQ se tiendra le 1er février à Québec.

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Une adolescente de la Colombie-Britannique coupable de textopornographie

VICTORIA – Une adolescente de la Colombie-Britannique qui avait envoyé par message texte des photos érotiques de l’ancienne copine de son petit ami a été reconnue coupable, vendredi, de pornographie juvénile et d’avoir proféré des menaces. L’adolescente, qui vit dans la région de Victoria, a envoyé les photos et des milliers d’autres messages texte alors qu’elle était âgée de 16 ans. Elle a été mise en accusation l’an dernier. Après sa condamnation, son avocat, Christopher Mackie, a déclaré qu’il reviendrait en cour plus tard ce mois-ci afin de fixer une date en vue de contester la constitutionnalité de la condamnation. Lors du procès de l’adolescente, en septembre, Me Mackie avait fait valoir qu’il est inconstitutionnel d’accuser de pornographie juvénile des adolescents qui s’engagent dans des activités de textopornographie, puisque le fait d’envoyer des images érotiques sur des appareils mobiles est légal pour les adultes. À l’extérieur de la cour, vendredi, Me Mackie a déclaré aux journalistes que sa cliente et la famille de celle-ci estimaient être victimes de la loi. Le nom de l’adolescente ne peut être divulgué en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

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La courte liste de candidats pour un aller simple sur Mars compte 75 Canadiens

MONTRÉAL – Plusieurs dizaines de Canadiens fascinés par l’espace sont surpris, excités et confiants après avoir atteint la deuxième ronde de sélection pour un aller simple vers la planète Mars. Ces 75 Canadiens — 43 femmes et 32 hommes — se rapprochent de l’objectif de faire partie des premiers humains à poser le pied sur la planète rouge. Mars One, une organisation à but non lucratif établie à Amersfoort, aux Pays-Bas, projette d’envoyer un équipage de quatre personnes tous les deux ans, le premier groupe devant arriver en 2025. Certains parents qui pourraient ne jamais plus voir leur proche semblent avoir des sentiments mitigés quant à la possibilité de voir des Canadiens participer à une première colonie en sol martien. Mars One dispose d’un bassin mondial de candidats de plus de 200 000 personnes, dont 8243 Canadiens. La moyenne d’âge se situe à environ 35 ans. Le 30 décembre, cet échantillon a été réduit de 99,5 pour cent — laissant seulement 1058 candidats pour la deuxième ronde de sélections. Cinq Québécois figurent sur cette deuxième liste: Bryan Vézina et Olivier Mercier, de Québec, Norman Dominic Green, de Sherbrooke, Claude-Michel Laroche, de Saint-Bruno-de-Montarville, et Audrey Roy, de Saint-Éphrem-de-Beauce. Audrey Roy, étudiante en physique appliquée âgée de 19 ans, a ainsi sauté sur l’occasion, affirmant qu’elle rêve depuis toujours de voyager dans l’espace. «J’ai fait des recherches sur la mission, évalué les pour et contre. Je crois vraiment que ce serait un grand pas pour l’humanité, et je serais vraiment fier d’en faire partie», a-t-elle expliqué. Mme Roy a affirmé que la nouvelle avait été accueillie avec joie et tristesse par ses parents et amis, qui se réjouissent pour elle mais appréhendent le fait de ne plus jamais la revoir. «La réaction de ma famille est un peu partagée (…) Certains croient que c’est trop risqué ou pas important, mais la plupart sont fiers de me voir poursuivre mes rêves», a-t-elle confié. La jeune femme dit avoir aussi le «coeur brisé» à l’idée de s’exiler ainsi, tout en soulignant qu’elle aurait accès à l’Internet sur Mars, et serait en mesure d’envoyer des vidéos et des messages textes. «Sur Mars, nous aurons des commodités, nos chambres, salon et cuisine communes, une salle d’entraînement, la télévision, les jeux vidéo, et l’Internet. Dans nos temps libres, nous pourrons avoir presque la même routine qu’ici. Il sera difficile de s’adapter, mais pas impossible», a évoqué la Beauceronne. Mme Roy figure sur une liste de 40 Canadiens en lice qui ont accepté que leur identité soit rendue publique — les 35 autres candidats ayant refusé que leur nom soit publié. La liste a été fournie à La Presse Canadienne par Mars One. Claude Gauthier, professeur de physique et de mathématiques à l’université de Moncton, a aussi confié que les réactions de ses proches étaient partagées. «La moitié de la famille est d’accord, l’autre est en négociations», a affirmé M. Gauthier, marié et père de deux adolescentes. «Mon épouse se réserve un droit de veto», a ajouté le résidant de Dieppe qui a déjà tenté en vain de devenir astronaute. Alex Marion, de Surrey, en Colombie-Britannique, a dit n’avoir aucune inquiétude quant à la sécurité du voyage: «les organisateurs n’enverront pas les participants sur place à moins que toutes les installations soient prêtes», croit-il, en évoquant les problèmes de logement et d’eau potable. «Je ne crains absolument pas qu’il puisse s’agir d’une mission-suicide», a-t-il soutenu. Tous les candidats ont jusqu’à la mi-mars pour fournir un certificat du médecin. Après cela, les sélections régionales seront effectuées au cours d’une troisième ronde qui devrait se tenir plus tard cette année. Mars One espère pouvoir former les 24 participants choisis «au début ou au milieu» de 2015.