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Québec/Canada

Un agent de la Gendarmerie royale du Canada écope deux ans de probation

DUNCAN, C.-B. – Un officier de la Gendarmerie royale du Canada de l’île de Vancouver, reconnu coupable de voies de fait graves après avoir fait feu en direction d’un homme à un feu de circulation, a été condamné à une peine de deux ans de probation. L’agent David Pompeo devra également servir 240 heures de service communautaire au cours des 18 prochains mois. Dans une décision rendue jeudi, le juge Josiah Wood, de la Cour provinciale de la Colombie-Britannique, a déclaré que le policier semblait être un membre «responsable» de la GRC, mais qu’il avait fait preuve d’un piètre jugement en tirant sur William Gillespie, en septembre 2009. Bien que le juge Wood ait affirmé que l’affaire posait de sérieux problèmes autant à la population qu’au tribunal, il existe, a-t-il dit, des circonstances atténuantes qui font cet incident ne ressemble pas aux cas courants de voies de fait graves. Le juge Wood a aussi fait remarquer qu’une peine plus sévère, comme un séjour en prison ou une interdiction de porter une arme à feu, aurait fait en sorte que l’agent Pompeo perde son emploi. L’agent Pompeo a raconté avoir arrêté Gillespie, qu’il soupçonnait entre autres de conduire en état d’ébriété, dans le sud de l’île de Vancouver. Selon le policier, Gillespie a effectué des «mouvements et des gestes flagrants, me faisant croire qu’il était armé». L’agent Pompeo a atteint Gillespie à une épaule. Devant la cour, Gillespie a déclaré qu’il avait eu l’impression d’avoir été frappé par un train de marchandises. Il s’est également dit surpris d’avoir reçu un coup de feu parce que l’officier ne lui aurait rien dit avant de tirer. À sa sortie de la salle de cour, il s’est dit déçu de la peine imposée au policier. «J’espérais qu’il reçoive une peine d’emprisonnement quelconque, et je souhaitais qu’on ne lui remette jamais, jamais son arme à feu. On lui a redonné son arme et son emploi.» La Couronne réclamait une peine de 18 mois.

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«Mini carambolage» dans le Bas-Saint-Laurent: une voiture de police impliquée

TÉMISCOUATA-SUR-LE-LAC, Qc – Un «mini carambolage» impliquant une voiture auto-patrouille de la Sûreté du Québec s’est produit en fin de journée, jeudi, à Témiscouata-sur-le-Lac. Le Bas-Saint-Laurent, où se trouve cette municipalité, a été balayée par des averses de pluie verglaçante. Les routes étaient très glissantes lors de l’accident, rapporte la Sûreté du Québec. Tout a commencé par la sortie de route d’une camionnette sur la route 185. Des policiers de la Sûreté du Québec sont venus à la rescousse. Immobilisée derrière le véhicule en difficulté, la voiture de la police a été emboutie par une autre camionnette qui circulait sur la route. Un camion semi-remorque a évité de justesse le groupe de véhicules, mais en freinant, le poids lourd a été embouti à son tour par une voiture. Six personnes ont été blessées lors de cet accident, mais les autorités ne craignent pas pour leur vie. La route a été fermée pendant une heure pour permettre à Transport Québec de procéder à l’épandage d’abrasifs et ainsi rendre possible une circulation sécuritaire sur cette portion de route. Notons qu’un avertissement de pluie verglaçante était en vigueur, jeudi soir, pour une dizaine de secteurs de l’Est du Québec entre Montmagny et Forillon. Des conditions météorologiques similaires pourraient aussi prévaloir au Saguenay et sur la Côte-Nord, selon Environnement Canada.

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Les maires veulent une loi provinciale sur les déficits des régimes de retraite

MONTRÉAL – Les maires des plus grandes villes du Québec ont convenu, jeudi, de la «nécessité» d’une législation provinciale «immédiate» pour restreindre le temps des négociations sur les importants déficits des régimes de retraite des employés municipaux. Le maire de Rimouski et président de l’Union des municipalités du Québec (UMQ), Éric Forest, le maire de Montréal, Denis Coderre, le maire de Québec, Régis Labeaume, et bon nombre d’autres se sont réunis, jeudi, à Montréal, pour discuter du déficit des régimes, évalué par ceux-ci à 5 milliards $ pour l’ensemble des municipalités. Ainsi, les municipalités réclament la «capacité de régler» après une année de négociations avec leurs employés. Dans une période maximale d’une autre année, des mesures — arbitrage ou autre — pourraient mener à l’imposition d’un règlement. Pour ce faire, ils appellent le gouvernement du Québec à adopter une loi à la suite d’une étude en commission parlementaire. «Pour les élus municipaux, l’heure n’est plus aux comités de travail», a déclaré M. Forest. «On ne veut pas l’argent du gouvernement, on veut des outils pour adresser et régler ce problème», a-t-il ajouté, parlant d’un «fardeau insoutenable au fur et à mesure qu’on retarde l’échéance». Les maires n’ont pas voulu entrer dans les détails d’un éventuel projet de loi. Réunis sous l’égide de l’UMQ, les maires ont fait valoir que les manières de chacun divergeraient, mais que «tous réclament le dépôt immédiat d’un projet de loi pour donner aux municipalités la capacité de régler après une année». Tous ont aussi dit accorder la priorité à la négociation. «L’idée (…) est qu’on doive régler et que l’on veuille encadrer ça dans le temps (…) en travaillant à partir d’une loi, a commenté le maire Labeaume à la suite de la conférence de presse. On ne veut plus de comités (de travail). Ça c’est majeur quand même. Après cela, chacun a sa situation. (…) Mais faut que ça finisse. c’est tout. Prenez vos responsabilité et légiférez.» En marge de la rencontre, jeudi, Marc Ranger, directeur adjoint au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), a dit y voir une «volte-face» de plusieurs maires qui oeuvraient activement selon lui pour des règlements négociés. Il a notamment cité le règlement important avec les cols bleus à Montréal sur les régimes, et a fait état d’une entente avec les cols bleus à Laval et de négociations qui vont «très bien» avec les cols blancs dans cette ville. Il déplore que les maires demandent au gouvernement du Québec de «venir faire le travail», réclamant qu’on accorde du temps pour assurer la pérennité des régimes de retraite des employés municipaux. «On n’a pas voulu parler du contenu d’un possible projet de loi, a souligné M. Ranger. Mais on vient de nous dire, dans le fond, qu’il y aura une négociation pendant un an, et qu’après un maximum d’une autre année, il y aura une loi pour imposer les paramètres. C’est ça qui a été dit aujourd’hui (jeudi). On demande au gouvernement de venir faire le travail à leur place au niveau des tables de négociations. Parce que s’il n’y a pas de règlement en bout de ligne, ce qu’on comprend, c’est qu’il y aura des outils législatifs pour imposer des règlements.»

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Autre report de l’entrée en vigueur du règlement sur le marquage des armes à feu

OTTAWA – Encore une fois, le gouvernement Harper a reporté l’entrée en vigueur des règlements sur le marquage des armes à feu et cela jusqu’en 2015. Il songe même à les abolir, a indiqué jeudi le ministère de la Sécurité publique. La décision du report a été prise discrètement fin novembre par décret, et annoncée tout aussi discrètement sur le site du Bureau du Conseil privé mercredi. À deux jours des commémorations de la tuerie de la Polytechnique, ce vendredi, la députée conservatrice Cheryl Gallant a remercié, sur le site de l’association conservatrice de sa circonscription ontarienne, tous ceux qui l’ont appuyée pour obtenir ce report. Elle signale qu’elle a demandé leur soutien afin de mettre de la pression sur le gouvernement. «La semaine dernière, j’ai demandé votre aide pour assurer que notre gouvernement retarde les règlements des Nations unies sur le marquage des armes à feu», indique Mme Gallant sur une pleine page du site Web. Elle précise que des centaines de personnes ont cosigné ses lettres adressées à des ministres. «Je suis heureuse de vous annoncer que notre gouvernement nous a entendus», poursuit-elle avant de préciser que tout est reporté en 2015. Aucune annonce officielle n’a été faite au sujet du décret gouvernemental. La députée n’indique pas les raisons de ce report mais sur le site du Conseil privé, on peut lire que «cela permettra au gouvernement de consulter largement toutes les parties concernées». La réglementation prévoit entre autre le burinage des numéros de série sur les armes à feu afin de pouvoir les identifier et les retracer plus facilement, notamment sur le marché noir. S’il est mis en vigueur, le règlement permettrait au Canada de respecter des ententes internationales qu’il a signées. Les conservateurs ont reporté l’entrée en vigueur de ces mesures au moins quatre fois. Elles avaient été formulées par le précédent gouvernement libéral. Par ses décisions, le gouvernement conservateur dit défendre les intérêts des chasseurs, des agriculteurs et des tireurs sportifs respectueux de la loi. «C’est pourquoi le marquage des armes à feu de l’ONU a été reporté pour deux années supplémentaires. Nous ne nous excusons pas de consulter davantage sur une approche de bon sens, y compris la possibilité de l’abrogation, ce qui va garder les Canadiens en sécurité sans les formalités bureaucratiques», a fait valoir par courriel un porte-parole du ministre de la Sécurité publique, Steven Blaney. Le gouvernement conservateur s’est débarrassé l’an dernier du registre des armes d’épaule, créé en réaction à la tuerie de l’École Polytechnique survenue le 6 décembre 1989.

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Vélo en libre-service: Montréal fait partie des villes les plus efficaces

MONTRÉAL – Montréal fait partie des sept villes dont le système de vélo en libre-service se démarque en raison de son efficacité, selon un guide publié par un institut international de planification en matière de transport. La métropole fait belle figure et se retrouve aux côtés de Barcelone, Lyon, Mexico, New York, Paris et Rio de Janeiro dans une nouvelle publication intitulée «The Bike Share Planning Guide». L’Institute for Transportation and Development Policy (ITDP) a retenu deux critères pour en venir à cette conclusion: le nombre moyen de déplacements quotidiens pour chaque vélo en libre-service, et le nombre moyen de déplacements quotidiens pour chaque résidant des territoires desservis. Montréal se distingue avec sa moyenne de 6,8 déplacements quotidiens par Bixi, et ses 113,8 déplacements quotidiens par tranche de 1000 résidants. Selon l’ITDP, environ 400 villes aux quatre coins de la planète ont implanté un système de vélo en libre-service, et il y a fort à parier que ce nombre ira en grandissant dans la prochaine décennie. Cinq facteurs contribuent au succès de l’expérience, peut-on lire dans la publication: le nombre de stations, le nombre de vélo par résidant, le secteur couvert par le service, la qualité des vélos et la facilité d’utilisation des stations. L’implantation des systèmes de vélo en libre-service contribue non seulement à minimiser les problèmes de congestion et de pollution, mais aussi à donner une image de marque aux villes qui prennent le virage. «Ce n’est plus vrai que des investissements majeurs pour la construction de nouveaux ponts d’envergure ou d’autoroutes contribuent à la croissance d’une ville», a déclaré par voie de communiqué Colin Hughes, directeur des politiques nationales et de l’évaluation des projets à l’ITDP. «Ce sont souvent les investissements plus modestes et stratégiques dans la qualité de vie et le développement durable qui font d’une ville un endroit où les gens veulent vivre et travailler», a-t-il ajouté.

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La Commission Charbonneau entend Lafortune encore en non-publication

MONTRÉAL – Les audiences de la Commission Charbonneau se sont poursuivies sous interdit de publication toute la journée, jeudi, puisque l’homme d’affaires Louis-Pierre Lafortune a continué son témoignage, après une journée d’interruption. Comme M. Lafortune avait dû se rendre à la Cour supérieure, mercredi, la commission avait entendu brièvement trois autres témoins. M. Lafortune devra revenir devant la commission d’enquête lundi prochain. Il s’agira alors de la dernière semaine d’audiences de la commission avant l’ajournement pour les Fêtes.

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Seize adolescents arrêtés à Gatineau lors d’une opération antidrogue

GATINEAU, Qc – Seize adolescents ont été appréhendés, jeudi, à Gatineau, lors d’une opération policière antidrogue menée aux abords d’une école secondaire. Les policiers sont intervenus à l’arrière d’un commerce du boulevard Labrosse, où des étudiants de l’École polyvalente Nicolas-Gatineau se donnaient rendez-vous pour consommer des stupéfiants. Tous les jeunes arrêtés fréquentaient l’école. Trois garçons feront face à des accusations de possession de stupéfiants. Les treize autres étudiants ne feront face à aucune accusation. Par contre, la direction de l’école a été informée de leur identité et leurs parents seront avisés. Du matériel servant à la consommation a aussi été saisi. Plusieurs plaintes, à ce sujet, avaient été logées par des citoyens avaient au Service de police de la ville de Gatineau.

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Sept jeunes de 16 à 18 ans arrêtés par le SPVM sous de nombreuses accusations

MONTRÉAL – Sept jeunes, âgés de 16 à 18 ans, ont été arrêtés par le Service de police de la ville de Montréal, sous diverses accusations d’intimidation, vol et agression. Deux suspects ont comparu jeudi au Tribunal de la jeunesse et les cinq autres ont été libérés sous promesse de comparaître. Leur remise en liberté est toutefois assujettie à plusieurs conditions. Des accusations de vol qualifié, d’agression armée, de complot, d’intimidation et de voies de fait avec lésion perpétrés sur des jeunes de l’Île-Bizard ont été déposées. Les arrestations ont été effectuées mercredi dans les arrondissements de Pierrefonds-Roxboro et de l’Île-Bizard-Sainte-Geneviève, dans l’Ouest de l’île. Trois de ces jeunes sont connus des policiers pour des antécédents d’introduction par effraction, de violence et vente de stupéfiants. L’enquête, qui a duré deux mois, a été déclenchée à la suite de plaintes reçues par des jeunes qui habitent sur le territoire de l’Île-Bizard. Selon les informations recueillies, le groupe terrorisait des jeunes depuis la mi-septembre en exigeant de l’argent sous la menace d’une arme blanche ou en les frappant.