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Harper dit avoir dû se «contenter» d’être premier ministre plutôt que hockeyeur

TORONTO – Stephen Harper a peut-être écrit un livre sur le hockey, mais il admet que sa connaissance du sport national du Canada n’a pas fait de lui un bon hockeyeur. Alors qu’il faisait la promotion de son nouveau livre «A Great Game: The Forgotten Leafs & The Rise of Professionnal Hockey» lors d’une apparition à une station de télévision de Toronto, lundi, M. Harper a blagué qu’il avait dû se «contenter» du poste de premier ministre plutôt que d’une carrière au hockey professionnel. Dans sa jeunesse, M. Harper a porté les couleurs des Lions de Leaside, une équipe de Toronto, mais il n’a marqué que trois buts en trois de saisons, et il n’a pas été «le grand joueur dont les gens peuvent se souvenir». Le premier ministre a par ailleurs confié qu’il a commencé à travailler sur son projet de livre il y a neuf ans, afin de se libérer des tensions liées à la politique. Et s’il n’a pas écarté la possibilité de rédiger un autre bouquin, M. Harper a déclaré qu’il s’était trouvé un autre passe-temps, en attendant : la musique. Dimanche soir, lors d’un événement caritatif en son honneur organisé par l’Association nationale juive, à Toronto, il a offert une prestation de sept chansons. «Pour l’instant, j’ai besoin de prendre une pause (de l’écriture)», a-t-il déclaré à l’émission Breakfast Television. «Au cours de la dernière année, les heures de tombée m’ont imposé beaucoup de pression, en plus de mon travail, et pour cette raison, j’occupe maintenant mes temps libres avec un peu de musique.»

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Québec/Canada

Yves «Colosse» Plamondon demandera bientôt d’être remis en liberté

QUÉBEC – Yves «Colosse» Plamondon, qui a purgé 28 ans de pénitencier pour trois meurtres qu’il a toujours soutenu ne pas avoir commis, demandera la semaine prochaine d’être remis en liberté en attendant la suite des procédures dans son dossier. C’est son avocat, Me Daniel Rock, qui a fait part lundi de son intention de déposer une telle requête la semaine prochaine, à une date qui reste à être déterminée. Plamondon était de retour en Cour lundi, au Palais de justice de Québec, pour connaître la date de son nouveau procès mais la cause a été reportée au 3 mars 2014, à l’ouverture des assises. C’est seulement à ce moment qu’une date de procès sera fixée mais seulement s’il y a un nouveau procès. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) n’a pas encore décidé s’il entend poursuivre l’affaire ou simplement demander un arrêt de procédures. Deux nouveaux procureurs de l’extérieur de la région de Québec ont été nommés au dossier et l’un d’eux, Me Denis Dionne, qui vient de la région du Saguenay, a promis lundi de procéder às l’analyse du dossier avec célérité, ce qui a satisfait Me Rock. Il y a deux semaines, la Cour d’appel a ordonné la tenue d’un nouveau procès à la lumière de nouveaux éléments de preuve qui n’avaient pas été divulgués au moment du procès original. Me Daniel Rock, qui estime que son client ne devrait pas subir de nouveau procès, a déjà fait part de son intention de déposer une requête en abus de procédures dans ce dossier, mais celle-ci ne serait pas nécessaire si le DPCP abandonnait la cause. Me Rock a invoqué le fait que l’un des principaux témoins de la Couronne, le délateur André Desbiens, est décédé et il soutient que son témoignage initial ne peut être utilisé non plus. Il explique que l’avocat de la défense n’avait pu l’interroger de manière adéquate puisqu’il ne possédait pas les éléments de preuve qui ont mené la Cour d’appel à ordonner la tenue d’un nouveau procès. La semaine dernière, Yves Plamondon, un ancien trafiquant de stupéfiants, a tout de même été accusé de nouveau des meurtres prémédités d’Armand Sanschagrin, Denis Ouellet et Claude Simard, tués par balles entre 1983 et 1985. Me Rock étudie également la possibilité d’intenter une poursuite civile contre le ministère public et de réclamer des dommages importants pour les 28 années de détention de son client.

Québec/Canada

Un témoignage sur le projet Tipi devant la commission peut être dévoilé

MONTRÉAL – La Commission Charbonneau a levé, lundi, l’interdit de publication qui avait frappé le témoignage de Laurent Gaudreau, promoteur du projet Tipi à Québec, qui a affirmé s’être fait demander une somme de 250 000 $ par Denis Vincent pour Jean Lavallée. M. Gaudreau n’osait croire que cette somme lui avait été demandée par M. Vincent pour Jean Lavallée, ex-président de la FTQ-Construction qui siégeait aussi à la SOLIM, le bras immobilier du Fonds de solidarité de la FTQ. «Je l’ai cru juste en dernière minute, parce que je ne pouvais imaginer qu’on (…) Il me dit « ça prend 250 000 $ pour Johnny »» (Lavallée), a raconté le témoin. Laurent Gaudreau est ce témoin mystère, appelé «106» par la commission, qui avait témoigné sous ordonnance de non-publication le 14 novembre. Il avait relaté les péripéties de son projet de salle de spectacles au pied des chutes Montmorency, à Québec, et de production de spectacles sur la nordicité. En 2004, le bras immobilier du Fonds de solidarité de la FTQ, la SOLIM, s’était engagé à investir 3 millions $ dans le projet Tipi. Mais le projet n’a finalement pas vu le jour et la SOLIM s’en est retirée, selon M. Gaudreau. M. Gaudreau avait témoigné du fait qu’après maints délais, l’intermédiaire Denis Vincent lui avait demandé une somme de 250 000 $, faute de quoi son projet ne recevrait pas d’aide financière de la SOLIM. «Si tu ne fais pas ce que je dis, il n’y en aura pas de projet. C’est moi qui « runne » chez SOLIM», lui avait lancé Denis Vincent, selon M. Gaudreau. Devant la commission, Denis Vincent a été décrit comme une relation de certains Hells Angels. M. Gaudreau avait refusé de verser la somme à Denis Vincent. Plus tard, il s’en est enquis auprès de Jean Lavallée lui-même, et celui-ci a nié avoir demandé quoi que ce soit. M. Gaudreau a aussi témoigné du fait que Denis Vincent se vantait de connaître «tout le monde, du promoteur immobilier à aller à Mme (Julie) Boulet qui était ministre à l’époque». Mme Boulet a été ministre des Transports, ainsi que ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, dans le gouvernement libéral de Jean Charest. Au fil du temps, M. Gaudreau s’est mis à avoir peur. «J’avais entendu beaucoup de choses sur ce qui se passait avec des acteurs comme Jean Lavallée, Denis Vincent, le milieu du crime organisé», a-t-il relaté. «Souvent, j’étais convoqué à L’Onyx à Laval (restaurant qui a appartenu à l’entrepreneur Tony Accurso) avec Jean Lavallée, Denis Vincent, tout le monde. Puis quand on met le livre de Vito Rizzuto sur la table, puis qu’un dit à l’autre « hey, tu liras ça, c’est toutes nos chums », ça fait réfléchir», a affirmé M. Gaudreau. Il a précisé que c’est Denis Vincent qui avait ainsi présenté l’ouvrage en question. Finalement, M. Gaudreau a porté plainte à la police en décembre 2008, racontant toutes ses péripéties avec Denis Vincent. Et sur un autre plan, il a fini par conclure un règlement avec la SOLIM.

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Nombreuses situations de violence à Opitciwan: la police veut plus d’effectifs

LA TUQUE, Qc – Le corps policier d’Opitciwan, en Mauricie, souhaite obtenir un financement adéquat qui tienne compte des particularités de cette communauté autochtone. Lors des derniers jours de novembre, les policiers ont dû faire face à de nombreuses situations de violence ayant comme toile de fond la consommation de substances illégales. Les criminels y sont particulièrement actifs en fin de mois auprès de certains membres de la communauté qui sont prestataires d’aide sociale. Selon la police autochtone, des vendeurs de drogues viennent y cibler des personnes vulnérables dont plusieurs finissent par s’intoxiquer et développent des comportements répréhensibles. Il en résulte des situations avec blessés, des voies de fait et des méfaits. Or, les conditions de travail sont difficiles pour les membres de ce corps policier dont les effectifs ont été réduits, faute d’un financement suffisant. Le directeur du poste de police, Bryan Chachai, compte sensibiliser à ce sujet le sous-ministre de la Sécurité publique du Québec, Martin Prud’homme, qui est attendu mercredi au bureau du Conseil des Atikamekw d’Opitciwan. Il réclame un million de dollars de plus dans son budget afin d’augmenter le nombre d’employés du corps de police. Il fait valoir que cette communauté de 2800 habitants n’arrive pas à atteindre ses objectifs de sécurité publique. On compte actuellement 23 policiers sur le territoire alors qu’il y en avait 33 avant les récentes mises à pied.

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Manitoba: trois jeunes enfants sont trouvés abandonnés par leur mère

WINNIPEG – La police a trouvé jeudi soir dernier trois jeunes enfants enfermés dans une résidence de Winnipeg, seuls, au milieu de déchets, d’excréments d’animaux et de punaises de lit. L’un d’eux a pu ouvrir une fenêtre et appeler à l’aide. À leur arrivée, vers 23h40, les policiers ont trouvé un garçon de deux ans et des fillettes âgées de trois et de quatre ans. Ils avient été enfermés dans une pièce et aucun adulte ne se trouvait dans la résidence. Trois chats et deux chiens étaient sur les lieux, visiblement mal en point. Les enfants ont été emmenés en lieu sûr. Leur mère, âgée de 24 ans, est revenue à la maison vers 3h40, vendredi. On ignore à quel moment elle était partie. Elle a aussitôt été arrêtée et conduite au poste de police. Elle a ensuite été remise en liberté sous promesse de comparaître au tribunal à une date ultérieure afin de répondre de multiples accusations criminelles.

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La Cour fédérale refuse un deuxième anorak au meurtrier Valery Fabrikant

TORONTO – L’ancien professeur de génie mécanique Valery Fabrikant, qui est incarcéré à l’Établissement Archambault à Sainte-Anne-des-Plaines, a été débouté en cour alors qu’il réclamait un deuxième manteau d’hiver. La Cour fédérale a récemment statué que Fabrikant n’avait fourni aucune preuve qu’il avait acquis le droit à un deuxième anorak. Le détenu de 72 ans purge une peine à perpétuité pour le meurtre de quatre personnes à l’Université Concordia à Montréal en 1992. Il a fait valoir qu’il avait besoin de vêtements de rechange en raison de son âge. Il a raconté qu’il avait une maladie de coeur qui lui faisait sentir davantage le froid que les autres détenus. Mais le tribunal a répondu qu’il n’avait fourni aucune preuve médicale à l’appui de sa demande. Connu pour son comportement perturbateur envers les étudiants et le personnel, Fabrikant faisait face à un congédiement en août 1992. Il s’est rendu à l’université où il a tué quatre collègues, en plus de blesser une autre personne.

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Pont Champlain: 3 voies vers Montréal et 2 vers la Montérégie lundi matin

LONGUEUIL, Qc – Il y a bel et bien trois voies de circulation qui sont ouvertes sur le Pont Champlain en direction de Montréal, lundi matin. Deux voies sont ouvertes vers la Montérégie, en direction sud, mais il n’y a pas de voie réservée pour le transport collectif. Dimanche, le directeur général de la société Les Ponts Jacques Cartier et Champlain, Glen Carlin, avait annoncé que cinq des six voies du pont seraient rouvertes à temps pour la première heure de pointe matinale de la semaine. La troisième voie vers la Montérégie, sur laquelle empiète la poutre d’urgence qui a été installée samedi, sera à nouveau ouverte autour du 12 décembre, lorsque les voies seront reconfigurées avec une largeur réduite. Le ministre fédéral de l’Infrastructure, Denis Lebel, a affirmé dimanche que lorsque des voies du pont sont ouvertes, c’est parce qu’elles sont sécuritaires. Le ministre a annoncé que la structure qui remplacera le pont Champlain sera prête en 2018, trois ans plus tôt que prévu. Il s’agira d’un pont à péage et l’infrastructure de train léger choisie par le gouvernement du Québec sera incluse dans le projet.

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Le maire Ford attire des admirateurs lors de sa présence à un match de football

TORONTO – Pour une deuxième fois en deux semaines, le maire de Toronto, Rob Ford, a suscité la frénésie lors d’une apparition à un match de football au Centre Rogers. Cette fois, il a assisté, dimanche, au match de la Ligue nationale (NFL) opposant les Falcons d’Atlanta et les Bills de Buffalo. Rob Ford, un amateur de football notoire, s’est présenté à son siège en arborant le chandail no 22 de Fred Jackson, demi offensif des Bills. Quelques admirateurs sont venus à sa rencontre afin de se faire photographier en sa compagnie. Toutefois, à la mi-temps de la joute, sa présence a causé une cohue et des policiers ont dû l’escorter jusqu’à un ascenseur de l’amphithéâtre. Une scène semblable s’était produite deux semaines plus tôt lorsque le maire Ford a assisté à la finale de l’est de la Ligue canadienne (LCF) entre les Tiger-Cats de Hamilton et les Argonauts de Toronto. Ce sont les Falcons qui ont gagné le match de dimanche, 34 à 31, devant une foule inférieure à 39 000 personnes.

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Des courriels de Benjamin Perrin n’ont pas été effacés, a appris la GRC

OTTAWA – Le gouvernement fédéral a avisé la Gendarmerie royale du Canada au sujet d’une mémoire cache contenant des courriels appartenant à Benjamin Perrin, un ancien conseiller au Bureau du Premier ministre et un personnage important du scandale des dépenses au Sénat. Le Bureau du Conseil privé (BCP) a écrit à des enquêteurs pour leur dire qu’il y avait eu erreur lorsqu’il avait annoncé, à l’origine, que les courriels de M. Perrin avaient été effacés lorsqu’il a quitté ses fonctions en mars. La lettre précise que le BCP a récemment appris que le compte en question avait été gelé à la suite d’un «litige non lié». Le Bureau ajoute qu’il «remettra immédiatement ces données de courriels» et qu’il s’est excusé à la GRC et auprès du Bureau du Premier ministre. Le nom de M. Perrin est apparu dans des documents de la GRC, dévoilés en novembre, contenant d’explosives allégations sur un stratagème pour rembourser des dépenses d’hébergement illicites du sénateur Mike Duffy et édulcorer un rapport sénatorial au sujet de la controverse. Les documents soutiennent que des membres haut placés du Bureau du Premier ministre — incluant Nigel Wright, l’ancien chef de cabinet de Stephen Harper et celui qui a payé la facture de 90 000$ de M. Duffy — ont travaillé avec d’importants sénateurs conservateurs pour modifier le rapport après avoir échoué dans leur tentative d’influencer un audit indépendant.

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Cliff Chadderton, un leader des Amputés de guerre, est mort à 94 ans

OTTAWA – Cliff Chadderton, qui fut chef des services administratifs des Amputés de guerre jusqu’en 2009, est décédé à l’âge de 94 ans, et selon le premier ministre Stephen Harper, le Canada a perdu un «grand homme». L’organisme a annoncé le décès de M. Chadderton par voie de communiqué, et affirmé que ce dernier était connu au pays, mais également à l’échelle internationale comme développeur influent de programmes innovateurs pour les amputés de guerre, les civils et les enfants, ainsi qu’en tant que fondateur du Programme pour enfants amputés (Les Vainqueurs). M. Chadderton a combattu lors du débarquement de Normandie, et a perdu une partie de sa jambe droite en octobre 1944 alors qu’il commandait une compagnie des Royal Winnipeg Rifles en Europe. À la suite de la guerre, il a occupé plusieurs postes au sein des Amputés de guerre avant sa nomination comme secrétaire exécutif à l’association en 1965. Il a aussi été président du conseil d’administration et, au moment de sa mort, président honoraire du Conseil national des associations d’anciens combattants au Canada. Parmi les prix qui lui ont été décernés, M. Chadderton fut Compagnon de l’Ordre du Canada et membre de l’Ordre de l’Ontario. Le premier ministre Harper a réagi par voie de communiqué. «Le Canada a perdu un grand homme, mais son héritage se perpétuera grâce à la marque qu’il aura laissée sur tous ceux et celles dont il a changé la vie.» Un son de cloche similaire est venu du ministre des Anciens combattants Julian Fantino. «Nous n’avons pas seulement perdu un grand Canadien, mais également un grand défenseur de ceux qui ont servi sous les drapeaux et se sont imposé des sacrifices.» Selon Brian Forbes, président du comité exécutif des Amputés de guerre, M. Chadderton «a consacré sa vie à défendre les intérêts et les droits des vétérans et de leurs familles». L’homme est également décrit comme une personne «inspirante» pour la communauté des anciens combattants du pays, en plus d’être félicité pour sa ténacité et sa détermination.