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Charte: on reproche au gouvernement Marois de n’écouter que ceux qui l’appuient

MONTRÉAL – Le projet de loi sur la charte de la laïcité suscite une vive déception parmi les groupes et intervenants qui avaient exprimé des réserves face au projet original de charte des valeurs du gouvernement Marois. Ceux-ci lui reprochent de n’avoir entendu que ce qu’il voulait bien entendre depuis l’ouverture du débat. «Depuis le début, ceux que le ministre écoute, ce sont ceux qui pensent comme lui», a déclaré Rémi Bourget, le président de l’organisme Québec inclusif, qui a recueilli sur Internet plus de 27 000 signatures soutenant son «Manifeste pour un Québec ouvert, tolérant et inclusif». M. Bourget rappelle que plusieurs ont tenté de mettre des bémols au projet. «Les anciens premiers ministres, la Commission des droits de la personne, les associations de garderies, d’hôpitaux, tous les représentants de la Ville de Montréal, tous ces gens qui sont confrontés au jour le jour sur le terrain à ce que le ministre (Bernard) Drainville appelle ‘le problème des accommodements’, tous ces gens-là ont dit qu’il n’y avait pas de problème et le ministre ne les a pas écoutés», a dit M. Bourget. La présidente de la Fédération des femmes du Québec, Alexa Conradi, tenait essentiellement le même discours. «Le gouvernement n’a pas voulu reconnaître qu’il est minoritaire et tenir compte des réflexions des membres de l’opposition et de la société civile. Il aurait pu très bien reconnaître qu’il devait travailler avec les autres et bâtir un projet consensuel. Mais il a décidé de ne pas vraiment tenir compte des critiques. Donc, plutôt qu’une charte pour tout le monde, on a un charte qui officialise la discrimination et l’exclusion», a-t-elle dit. La Fédération estime que l’interdiction faite aux employés de l’État de porter des signes religieux ostentatoires représente une forme de discrimination inacceptable envers les femmes musulmanes qui sont déjà en position vulnérable dans la société. Selon Rémi Bourget, l’approche du gouvernement n’est rien de moins qu’un mépris de la réalité, surtout si le ministre Drainville s’appuie sur les résultats de sa consultation en ligne. «Cette consultation n’a aucune valeur scientifique. Il a reçu un appui de 46 pour cent de 28 000 internautes qui se sont prononcés, alors que nous avons reçu 100 000 visiteurs de plus et 27 000 signatures d’appui.» De toute façon, précise-t-il, s’appuyer sur une majorité est en soi le plus bel exemple d’incompréhension totale des raisons pour lesquelles les chartes des libertés ont été créées. «Même si la majorité était favorable à la violation des droits fondamentaux des minorités, ce n’est pas une raison pour aller de l’avant. C’est justement pour protéger les droits des minorités que nous avons des chartes des droits parce que, parfois, les majorités peuvent être influençables et on a vu les horreurs que cela a pu donner quand c’est poussé à l’extrême», a-t-il dit. Le regroupement se nommant «Les Janette», du nom de l’auteure Janette Bertrand qui a signé une lettre d’appui au projet initial de charte des valeurs, s’est au contraire réjoui «du fait que le gouvernement ait tenu compte des différentes propositions faites par la population». Dans un communiqué, les Janette disent considérer «que la laïcité et l’égalité entre les femmes et les hommes sont garantes d’un vivre-ensemble qui respecte la diversité et la pluralité du Québec. Tous les citoyens doivent pouvoir se reconnaître dans l’État au-delà des religions.» Constatant pour sa part que rien, dans le projet de loi, n’avait changé quant aux grands principes de la charte, le coprésident de la commission Bouchard-Taylor, le philosophe Charles Taylor, n’a pu s’empêcher de s’exclamer: «Elle était mauvaise hier, elle est encore mauvaise aujourd’hui! Il n’y a pas de changement là-dessus.» M. Taylor, qui ne s’oppose pas à l’établissement de balises pour encadrer les accommodements raisonnables, a dit voir des conséquences nuisibles à très court terme avec l’interdiction de porter des signes religieux ostentatoires imposée aux employés de l’État. «Ça va nous priver d’une main-d’oeuvre qui était très précieuse dans certains domaines, notamment dans le domaine de la santé — d’ailleurs les hôpitaux se sont prononcés là-dessus — et ça va créer une division très profonde entre les minorités et la majorité, des soupçons, un sentiment d’aliénation, et ça va créer une division très profonde entre Montréal et le reste de la province», a déclaré le philosophe, en concluant: «on n’avait pas besoin de cela». Charles Taylor n’écarte pas la possibilité d’aller faire des représentations en commission parlementaire lorsque le projet de loi sera soumis aux consultations. Québec inclusif et la Fédération des femmes ont pour leur part déjà décidé de se présenter en commission parlementaire. La FFQ, par ailleurs, envisage la possibilité d’aller encore plus loin. «Ça se peut qu’on ait à examiner des moyens de pression», a indiqué Mme Conradi. Le milieu des affaires s’est également manifesté contre le projet de loi dans sa forme actuelle par la voix de la Fédération des chambres de commerce du Québec. Celle-ci a diffusé un communiqué dans lequel elle soutient que, dans un contexte démographique où le Québec a besoin de tous les talents, «l’interdiction du port de symboles religieux crée des tensions inutiles qui rendront plus difficile le recrutement de talents, un ingrédient essentiel au développement économique et à la croissance des entreprises». La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse du Québec, qui avait émis un avis lapidaire à l’endroit de la première mouture de la charte des valeurs, a réservé ses commentaires pour le moment, disant vouloir procéder à une analyse approfondie du projet de loi. Le 17 octobre dernier, la Commission avait jugé que les orientations du gouvernement étaient «contraires à la Charte québécoise des droits et libertés» et qu’elles «portaient atteinte aux libertés et droits fondamentaux».

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Denis Coderre réitère son opposition au projet de loi sur la charte

MONTRÉAL – Denis Coderre n’a pas changé d’idée: le projet de charte mis de l’avant par le gouvernement Marois est «divisif» et la Ville de Montréal pourrait bien finir par la contester devant les tribunaux. Le maire élu a fait valoir jeudi que selon lui, la neutralité de l’État existait déjà, et qu’elle pouvait fort bien coexister avec une forme de laïcité ouverte, surtout dans la métropole. «Vous savez, c’est Montréal, là. J’ai toujours dit que l’intégration ne veut pas dire uniformité. J’ai toujours dit que Montréal est définie par sa diversité culturelle et que ‘it’s not a one size fits all’», a-t-il lâché en point de presse à l’hôtel de ville. M. Coderre a demandé à son équipe de préparer un mémoire qui sera présenté en commission parlementaire à l’Assemblée nationale. Celle-ci pourrait se tenir au cours des prochains mois, tout dépendant de l’évolution de la situation politique à Québec. «J’irai à Québec (…) pour représenter tous les Montréalais. Je pense que cette charte est divisive», a-t-il affirmé. Mais si ces démarches s’avèrent infructueuses, Denis Coderre n’écarte aucune option, même celle de se tourner vers les tribunaux. «Je me réserve tous les outils nécessaires après ce processus», a-t-il prévenu, soulignant qu’il avait toutefois l’intention de demander au conseil municipal nouvellement élu de se prononcer sur la question. Le précédent conseil de ville s’était prononcé en août dernier en faveur d’une laïcité ouverte. Et pendant la campagne électorale, Denis Coderre et ses trois adversaires s’étaient prononcés contre le projet de charte — celui-ci n’avait cependant pas encore été présenté sous forme de projet de loi au Salon bleu. Le gouvernement Marois a déposé jeudi le projet de loi 60 sur la «Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement». Québec maintient le cap quant à l’aspect le plus controversé de son objectif de laïcité, soit d’interdire à tous les employés de l’État, au sens large du terme, de porter tout «objet marquant ostensiblement une appartenance religieuse», incluant «un couvre-chef, un vêtement, un bijou ou une autre parure». Le ministre responsable des Institutions démocratiques, Bernard Drainville, a précisé jeudi que le droit de retrait prévu initialement pour les municipalités avait été remplacé par une période de transition. Mais tout cela demeure toujours «un peu vague» aux yeux de Denis Coderre. «On va laisser (aller) le jeu parlementaire à Québec, je comprends qu’il n’y a pas consensus de toute façon présentement», a-t-il plaidé. La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) abonde dans le même sens que celui qui deviendra, le 14 novembre prochain, le 44e maire de la métropole. «De toute évidence, le gouvernement n’a pas entendu les voix montréalaises», a déploré par voie de communiqué Michel Leblanc, président et chef de la direction de la CCMM. «Par ce projet de loi, le gouvernement traduit son peu d’égard et de sensibilité face à sa métropole», a poursuivi M. Leblanc.

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La CSN incite à un front syndical uni contre l’attitude du gouvernement Harper

OTTAWA – Le temps est venu pour le mouvement syndical au Canada de se mobiliser afin de contrer les politiques antisyndicales du gouvernement Harper, a soutenu jeudi le secrétaire général de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jean Lortie. M. Lortie a fait valoir en conférence de presse à Ottawa que le gouvernement fédéral avait déclaré la guerre aux syndicats et à la classe moyenne. Le leader syndical québécois a affirmé que des résolutions débattues lors du congrès du Parti conservateur en fin de semaine dernière, à Calgary, montraient un profond sentiment antisyndical — notamment certaines résolutions visant Radio-Canada. Le président du Conseil du trésor, Tony Clement, s’est prononcé en faveur de certaines des résolutions débattues à Calgary, et s’est dit prêt à affronter les syndicats du secteur public dans son entreprise de restrictions budgétaires. M. Clement a indiqué cette semaine qu’un «passe-droit» aux employés du secteur public quant à l’«état de l’économie» ne représenterait pas une option d’équité et de justice, et ne serait pas dans l’«intérêt public» — non dans l’esprit «conservateur». Si le budget doit être équilibré, les salaires, les régimes de retraite et les congés de maladie dans le secteur public doivent être sur la table, a-t-il mentionné. Jean Lortie a prédit une forte mobilisation si le gouvernement fédéral va trop loin — en imposant une législation de retour au travail à l’américaine, par exemple, ou en attaquant les règles bien établies sur les cotisations syndicales obligatoires (la formule Rand). Le porte-parole néo-démocrate en matière de travail, Alexandre Boulerice, a estimé que le gouvernement Harper tente de dissimuler ses propres problèmes en s’attaquant aux syndicats. Il a évoqué un ordre du jour «solidement à droite», visant la «diabolisation» de certains groupes. M. Lortie a affirmé que des efforts étaient en cours pour organiser une «coalition arc-en-ciel» de syndicats, d’environnementalistes et d’autres organisations pour rassembler 20 000 personnes à Ottawa l’été prochain, afin de s’opposer à l’ordre du jour du gouvernement. La CSN était de passage au comité permanent des finances de la Chambre des communes, jeudi.

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Une invitation toute féminine à rencontrer Justin Trudeau suscite la controverse

OTTAWA – Une activité de financement du Parti libéral du Canada visant à capitaliser sur la popularité du chef Justin Trudeau auprès des femmes est dénoncée pour son sexisme et sa condescendance. Les remontrances ont surgi instantanément, mercredi soir, lorsque M. Trudeau a envoyé un message Twitter qu’il avait hâte de se prêter aux «cocktails et franches conversations» lors de l’événement de jeudi soir à Toronto à 250 $ le billet. L’invitation se décline dans des affiches et dans une vidéo montrant des plans rapprochés stylisés du chef libéral avec le message: «Ladies, you’re invited to (really) get to know the future prime minister» («Mesdames, vous êtes invitées à (vraiment) connaître de plus près le futur premier ministre»). Sur l’affiche, des questions sont inscrites, telles que: «Quels sont vos héros dans la vie?» ou «Quel est le principal enjeu touchant les femmes?». La tempête sur Twitter a continué à faire rage jeudi. La ministre des Transports, Lisa Raitt, a écrit au chef libéral de faire preuve d’«un peu de respect». La néo-démocrate Megan Leslie a suggéré que le «principal enjeu touchant les femmes», c’est ce genre de «bêtises». L’organisatrice de l’événement de financement, Amanda Alvaro, a répliqué que le rassemblement était «organisé par les femmes, pour les femmes», avec une accroche devant inspirer le dialogue. Il s’agit d’une invitation à un événement, et non une «plateforme» politique, a-t-elle fait valoir.

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Libre-échange avec l’UE: le NPD presse Ottawa sur le coût des médicaments

OTTAWA – Le ministre fédéral du Commerce international, Ed Fast, a indiqué jeudi qu’il ne dévoilerait pas des documents internes du gouvernement qui pourraient prédire une augmentation potentielle des coûts des médicaments pour les Canadiens en vertu de l’accord de libre-échange avec l’Europe. Les néo-démocrates ont exhorté le ministre Fast à dévoiler ces documents durant son témoignage, jeudi, devant un comité de la Chambre des communes. Le porte-parole du Nouveau Parti démocratique (NPD) en matière de commerce international, Don Davies, affirme que les Canadiens ont le droit de connaître ces informations pour évaluer l’accord de principe conclu le mois dernier entre le Canada et l’Union européenne. M. Fast a fait valoir que le gouvernement n’allait pas divulguer ces informations, qui ne sont que des «hypothèses». L’an dernier, Industrie Canada et Santé Canada ont examiné les effets de l’élargissement de la protection de brevets aux médicaments européens, et ont déterminé que cela pourrait faire augmenter les coûts des médicaments canadiens entre 795 millions $ et 1,95 milliard $ annuellement. Un échange sur cette question entre MM. Fast et Davies a suscité des salves partisanes entre les deux hommes durant une rencontre du comité, tôt jeudi. M. Davies a demandé à M. Fast s’il saisissait bien l’impact de l’entente commerciale sur les coûts des médicaments. Le ministre du Commerce international s’est dit confiant de pouvoir prendre des mesures pour atténuer l’impact potentiel. Il a du même souffle «constaté que le NDP est anti-commerce». Les propos de M. Fast font écho aux commentaires passés du premier ministre Stephen Harper sur le fait qu’Ottawa envisagerait des compensations pour les provinces si leurs coûts pour les médicaments devaient grimper en raison de l’entente. Le gouvernement maintient toutefois que les Canadiens ne constateront aucun impact de hausse des coûts pour au moins les huit prochaines années.

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Le bilinguisme semble offrir une certaine protection contre la démence

MONTRÉAL – La démence se manifeste jusqu’à cinq ans plus tard chez les gens qui parlent plus d’une langue, affirment des chercheurs écossais et indiens. Des scientifiques de l’Université d’Édimbourg et de l’Institut des sciences médicales Nizam de Hyderabad, en Inde, ont étudié 650 patients atteints de démence et déterminé à quel moment la maladie s’est manifestée. Ils ont déterminé que les patients qui parlent deux langues et plus ont été frappés plus tard par la maladie d’Alzheimer, la leucoaraïose et la démence frontotemporale. La protection conférée par le bilinguisme a aussi été notée chez les patients analphabètes, ce qui démontre que l’effet observé ne découle pas de l’éducation reçue. Il s’agit de la plus importante étude jamais réalisée sur le lien entre le bilinguisme et l’apparition de la démence — indépendamment de l’éducation du patient, de son sexe, de son emploi ou de sa résidence en ville ou en campagne, des facteurs qui ont tous déjà été étudiés en lien avec la démence. Les chercheurs précisent que de nouvelles études seront nécessaires pour expliquer l’effet protecteur du bilinguisme. Ils croient toutefois que d’avoir recours à des sons, des mots, des structures grammaticales et des concepts différents entraîne le cerveau plus efficacement que n’importe quel programme artificiel. Maîtriser plus de deux langues ne conférait pas de protection supplémentaire. Un chercheur de l’Université d’Édimbourg a indiqué que le bilinguisme semble protéger contre la démence plus efficacement que n’importe quel médicament connu. Les conclusions de l’étude sont publiées dans le journal médical Neurology.

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Un homme avec un colis suspect est appréhendé près de l’Assemblée nationale

QUÉBEC – Un homme de 41 ans sera accusé après avoir été arrêté, jeudi, à l’Assemblée nationale, alors qu’il souhaitait remettre un colis à une personne exerçant des fonctions dans l’édifice. La Sûreté du Québec a déclaré que le résident de Lévis comparaîtra ce vendredi au palais de justice de Québec pour faire face à des accusations qui seront établies par la direction des poursuites criminelles et pénales. Une porte-parole de la SQ, Ann Mathieu, a affirmé que le suspect avait été repéré par les constables spéciaux de l’Assemblée nationale peu après son arrivée en voiture, en fin d’avant-midi jeudi. Mme Mathieu a expliqué que le suspect a identifié une personne à qui il souhaitait remettre un porte-document, mais la porte-parole n’a pas voulu révéler cette information. «C’est quelqu’un qui est régulièrement à l’Assemblée nationale, a-t-elle dit. Mais je ne peux pas vous dire à qui était destiné le colis — en tout cas, à tout le moins pas pour l’instant. L’individu a identifié clairement la personne à qui il voulait remettre ce colis.» Un périmètre de sécurité a été érigé derrière l’Assemblée nationale, après l’arrestation du suspect, pour permettre à des policiers d’établir que le porte-document ne contenait pas d’explosifs. Un appareil électronique qui n’a pas été décrit a été retrouvé dans le porte-document.

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Des ex-travailleurs d’une mine fermée manifestent devant le bureau de Paradis

THETFORD MINES, Qc – Une quarantaine d’ex-travailleurs de la mine Lac d’amiante de Saint-Joseph-de-Coleraine, dans la région de Chaudière-Appalaches, ont manifesté jeudi devant le bureau de comté du ministre et député de Mégantic-l’Érable, Christian Paradis. Ils s’étaient donné rendez-vous à 10h30 afin de demander au gouvernement Harper de les accompagner financièrement jusqu’à l’âge de 65 ans. Une centaine d’anciens travailleurs n’ont toujours pas réussi à se trouver un emploi et certains doivent maintenant se tourner vers le régime d’aide sociale du gouvernement du Québec. Le président du syndicat local des Métallos, Luc Lachance, a affirmé en entrevue à la radio du Réseau des Appalaches que le programme d’aide qui permettait d’accompagner ses membres jusqu’à ce qu’ils soient admissibles à la pension de la Sécurité de la vieillesse a pris fin le mois dernier. Il déplore la position du gouvernement fédéral qui, selon lui, a décidé de laisser tomber les anciens travailleurs miniers dès qu’ils atteignent l’âge de 60 ans. Rappelons qu’il n’y a plus d’activités minières dans la région de Thetford depuis maintenant deux ans. (Source: Jean-Hugo Savard, Infos Passion Rock 101,9 105,5 O 97,3)