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Québec: 3 écoles secondaires au 1er rang du classement de l’Institut Fraser

MONTRÉAL — Trois institutions partagent le premier rang des meilleures écoles secondaires du Québec, selon le classement annuel publié par l’Institut Fraser. Le Collège Jean-de-Brébeuf et le Collège Jean-Eudes, de Montréal, ainsi que l’École d’éducation internationale de McMasterville, en Montérégie, obtiennent une note parfaite de 10 sur 10. L’École internationale de Montréal, à Westmount, vient en 4e place, avec une note de 9,9 sur 10, devant l’École Pasteur et le Collège Sainte-Marceline, de Montréal, et le Collège Saint-Sacrement, de Terrebonne, dans Lanaudière, à 9,8 sur 10. Le Collège Jésus-Marie de Sillery figure en première place dans la région de Québec, 26e au total au Québec, avec une note de 8,8 sur 10. Encore cette année, les écoles secondaires privées dominent largement le classement.

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Un motoneigiste meurt dans une collision frontale en Montérégie

SAINT-ÉDOUARD, Qc — Un motoneigiste dans la quarantaine a perdu la vie, en début de soirée vendredi, dans une collision frontale avec un véhicule, en Montérégie. Les policiers de la Sûreté du Québec (SQ) ont été appelés vers 18h sur le rang Lafrenière, un tronçon de la route 221, entre les municipalités de Saint-Édouard et de Sherington. Le véhicule, qui circulait en direction nord, est entré en collision avec la motoneige qui circulait en sens inverse en bordure de la route. L’automobiliste «ne l’aurait pas vu», a indiqué Béatrice Dorsainville, une porte-parole de la SQ. Les conditions routières étaient difficiles à cet endroit en raison de la neige, a précisé la sergente Dorsainville. Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances exactes de l’accident.

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Le Nouveau-Brunswick va soumettre un plan de réduction du carbone

FREDERICTON — Le nouveau premier ministre progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick, Blaine Higgs, a annoncé que son gouvernement allait élaborer un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais qu’il ne renonce pas pour autant à faire partie de la contestation judiciaire de la taxe fédérale sur le carbone. Blaine Higgs, assermenté à titre de premier ministre la semaine dernière, a été informé du dossier par des fonctionnaires du gouvernement fédéral mercredi. Il a dit être principalement préoccupé par le fait que le Nouveau-Brunswick allait devoir payer beaucoup plus cher en taxes sur l’essence que d’autres provinces comme la Nouvelle-Écosse ou l’Île-du-Prince-Édouard. D’après M. Higgs, si le programme fédéral entre en vigueur tel qu’actuellement proposé le 1er janvier, les Néo-Brunswickois vont devoir payer 0,04 $ de plus par litre d’essence chaque année pour un total de 0,12 $ de plus par litre au terme du plan de quatre ans. Ottawa a demandé à toutes les provinces de fixer un prix minimal de 20 $ la tonne sur les émissions de carbone d’ici le 1er janvier. La taxe sera imposée dès le 1er avril aux provinces qui n’ont pas encore adhéré au plan fédéral ni élaboré leur propre plan de réduction des émissions de carbone. Il s’agit du Nouveau-Brunswick, de la Saskatchewan, du Manitoba et de l’Ontario. Ottawa a promis que l’argent perçu par la taxe fédérale sur le carbone dans les provinces sans plan serait retourné directement aux citoyens. Le premier ministre Higgs a confirmé que le Nouveau-Brunswick allait se joindre à d’autres provinces pour contester cette taxe devant les tribunaux. Malgré tout, il annonce que son gouvernement va rédiger un plan de réduction des émissions de gaz à effet de serre, mais il se dit convaincu que le document ne parviendra pas à satisfaire aux exigences fédérales. Le plan du Nouveau-Brunswick devrait être soumis à Ottawa d’ici le 1er janvier. «Toute approbation du plan que nous allons soumettre au gouvernement fédéral n’entraînera pas l’abandon de toute bataille judiciaire», a prévenu Blaine Higgs. Le premier ministre dénonce le fait qu’il n’y ait pas de base uniforme dans le plan fédéral, ce qui a pour conséquence de faciliter la tâche aux provinces plus polluantes d’atteindre les cibles de réduction. Il cite l’exemple de la Nouvelle-Écosse qui possède cinq centrales au charbon. «Nous avons déjà fait des réductions d’émissions majeures dans notre province qui sont conformes à nos normes. Mais nous n’avons pas cinq centrales au charbon. Nous n’avons pas de cibles faciles. Nous avons des entreprises qui respectent les normes environnementales et qui sont parmi les meilleures de leur industrie», plaide le premier ministre progressiste-conservateur. Pour l’ancien premier ministre libéral, Brian Gallant, la contestation judiciaire devrait être abandonnée. «La contestation judiciaire fondée sur la compétence ne vaut pas la peine d’aller plus loin. Ce serait de la poudre aux yeux pour faire croire que le gouvernement semble faire quelque chose pour mettre fin au mécanisme de tarification, mais qu’au bout du compte, ça ne donnera pas les résultats escomptés», a-t-il commenté.

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Des agressions présumées dans une prestigieuse école secondaire privée à Toronto

TORONTO — La police de Toronto enquête maintenant sur plusieurs allégations d’agression sexuelle et de voies de fait qui auraient été commises dans une prestigieuse école privée. La police soutenait mercredi qu’elle avait été informée d’un cas présumé d’agression sexuelle au collège St. Michael’s, une école secondaire catholique réservée aux garçons. Mais depuis, la police a été informée d’autres cas présumés d’agressions sexuelles et physiques. L’école a précisé vendredi qu’elle avait expulsé huit élèves à la suite de deux incidents graves qui avaient été filmés — dont une agression sexuelle présumée. La direction du collège St. Michael’s a également reconnu qu’elle n’avait pas signalé à la police l’agression sexuelle présumée dès qu’elle a obtenu la vidéo lundi soir. La police croit qu’il pourrait y avoir plus de victimes et encourage toute personne disposant d’informations à se manifester. Le collège St. Michael’s est dirigé par les pères basiliens, dont les racines remontent à la congrégation de Saint-Basile, en France. Il s’agit d’une «école catholique entièrement indépendante», selon son site internet. Dans un courriel adressé aux parents, la direction de l’école indique que les responsables ont été informés de «deux incidents très graves» qui constituaient une violation flagrante du code de conduite des élèves. Deux sources policières ont révélé que le premier incident impliquait des membres de l’équipe de basket-ball qui auraient intimidé un autre élève en le mouillant de la tête aux pieds. Lors de l’autre incident, des membres de l’équipe de football auraient retenu un autre élève et l’auraient agressé sexuellement avec un manche à balai. Les deux incidents ont été filmés et diffusés parmi les élèves de l’école. Dans un geste rare, la police a prévenu mercredi soir que la vidéo de l’agression sexuelle présumée correspondait à la définition de la pornographie juvénile. «Toute personne qui possède cette vidéo est en possession de pornographie juvénile, a indiqué la police. La vidéo ne peut être partagée et doit être supprimée immédiatement.» St. Michael’s est réputée pour ses programmes sportifs. On compte parmi ses anciens élèves les joueurs de hockey Frank Mahovlich, Dave Keon et Tim Horton. Eugene Melnyk, propriétaire des Sénateurs d’Ottawa, est un autre ancien du collège.

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Postes Canada: le gouvernement Trudeau pourrait agir dès dimanche

OTTAWA — Le gouvernement Trudeau a tenté une fois de plus de convaincre les parties à mettre fin au conflit de travail chez Postes Canada, signalant qu’il agirait rapidement si les grèves tournantes perdurent après l’échéance de samedi, fixée par l’employeur pour accepter la nouvelle offre patronale. Le premier ministre Justin Trudeau a prévenu la semaine dernière que «toutes les options étaient sur la table» pour cesser les perturbations dans les livraisons, advenant l’absence d’une entente entre Postes Canada et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP). Le gouvernement pourrait prendre une décision aussi tôt que dimanche, a indiqué une source gouvernementale, qui s’est exprimée sous le couvert de l’anonymat. Ce responsable a ajouté que parmi «toutes les options», il y avait celle d’une loi spéciale. La possibilité d’une entente de principe s’est évanouie rapidement, vendredi, lorsque le STTP a indiqué qu’il ne soumettrait pas la dernière offre patronale à ses membres, soulignant toutefois qu’il était encore prêt à négocier. Mike Palecek, président national du syndicat, a indiqué qu’un vote aurait lieu «lorsque Postes Canada présentera une offre qui répondra à nos demandes pour la santé et la sécurité, l’égalité entre les sexes et plus d’emplois à temps plein». En 2011, le gouvernement conservateur avait mis fin par une loi spéciale à un lockout décrété par Postes Canada. Supension des livraisons internationales Pendant ce temps, Postes Canada a demandé à ses partenaires internationaux de suspendre leurs livraisons au Canada alors que la société de la Couronne croule sous les retards en raison du conflit de travail avec ses employés. La société a affirmé vendredi que ses clients à l’intérieur du pays étaient également affectés par les retards de livraison alors que les grèves tournantes qui ont commencé le 22 octobre continuaient de plus belle au pays. «Les retards s’étendent aussi au courriel et aux colis internationaux qui entrent au pays», a déclaré le porte-parole de Postes Canada, Jon Hamilton, dans un courriel. La société dit avoir été «forcée» d’interpeller ses partenaires internationaux — dont les États-Unis — de s’abstenir d’envoyer le courrier et les colis jusqu’à ce qu’elle puisse rattraper ses retards. La Royal Mail du Royaume-Uni a annoncé à ses clients institutionnels qu’elle retiendrait tout envoi destiné au Canada «jusqu’à nouvel ordre». L’avis indique que cette mesure ne touche pas seulement le Royaume-Uni, «mais tous les services postaux internationaux». Une annonce semblable a été effectuée par la Hongkong Post. Le géant eBay dit avoir reçu une directive de la China Post selon laquelle elle suspendait ses livraisons. Postes Canada et le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) tentent de négocier un nouveau contrat de travail depuis un an, sans succès. Avec ses grèves tournantes qui ont affecté plus de 200 collectivités, le syndicat espère convaincre la partie patronale d’accepter ses demandes, ce qui comprend l’amélioration des conditions de travail et le raffermissement des mesures de santé et sécurité. Ce débrayage a causé des retards importants, particulièrement à Toronto, où le nombre de livraisons en attente a atteint 407, vendredi, selon M. Hamilton. Des dizaines de camions étaient aussi immobiles à Montréal et Vancouver. Une nouvelle offre jugée insuffisante Postes Canada a déposé mercredi une offre d’une durée limitée dans l’espoir de s’entendre avec les 42 000 facteurs urbains et 8000 facteurs ruraux et suburbains. Le contrat proposé, d’une valeur d’environ 650 millions $ selon Postes Canada, comprend des augmentations salariales de 2 pour cent par année et une prime à la signature allant jusqu’à 1000 $ par employé. Il contient également de nouvelles dispositions de sécurité d’emploi, notamment pour les facteurs ruraux et suburbains qui ont dénoncé leur précarité, ainsi qu’un fonds de santé et sécurité de 10 millions $. Le syndicat a salué ces avancées, mais il a jugé qu’elles n’étaient pas suffisantes pour mettre fin aux grèves, qui ont commencé vendredi au Manitoba, ainsi que dans certains endroits, en Ontario, en Alberta et au Nouveau-Brunswick. Cette proposition est toutefois dotée d’une échéance. Postes Canada donne au syndicat jusqu’à samedi, 23 h 59, pour l’approuver. Le président du STTP, Mike Palecek, n’a pas voulu dire si une entente de principe pourrait être conclue d’ici là, mais il a prévenu que le syndicat ne serait pas limité par une échéance jugée arbitraire. M. Palecek a aussi critiqué la décision de Postes Canada d’interpeller ses vis-à-vis internationaux. «Il n’y a aucune raison de suspendre les envois internationaux, a-t-il déclaré dans un communiqué. Laissez-nous régler nos problèmes à la table de négociations.» Le syndicat dit vouloir obtenir des propositions concrètes pour diminuer les accidents de travail. «Les travailleuses et travailleurs des postes affichent un taux d’accidents du travail 5,4 fois plus élevé que la moyenne du secteur fédéral», écrit-il dans un communiqué diffusé vendredi. Jon Hamilton a rappelé de son côté que Postes Canada avait fait une proposition en ce sens, pour que le syndicat et l’employeur puissent identifier des moyens d’améliorer la sécurité. Le géant de la vente en ligne eBay a demandé cette semaine au gouvernement du Canada de légiférer pour mettre fin au conflit de travail, afin que les détaillants ne perdent pas de ventes lors des périodes achalandées du vendredi fou, du cyber lundi et de Noël approchent.

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La musique peut améliorer les capacités de communication des enfants autistes

MONTRÉAL — La musique peut améliorer les capacités de communication chez les enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme, révèle une récente étude réalisée par deux universités montréalaises. On parle ici de chant ou de la pratique d’instruments musicaux dans le cadre d’une thérapie individuelle. Non seulement la musique peut accroître les capacités de communication sociale des enfants autistes, mais elle peut aussi améliorer la qualité de leur vie de famille, avancent des chercheuses de l’Université de Montréal et de l’Université McGill. Le lien entre le trouble du spectre de l’autisme (TSA) et la musique est établi depuis la première description de l’autisme, il y a plus de 70 ans, rappellent-elles. Et depuis, de nombreuses anecdotes corroborent l’impact considérable que la musique peut avoir, même s’il existe encore peu de preuves concluantes sur ses bienfaits thérapeutiques. Histoire d’y voir plus clair, des chercheuses du Laboratoire international de recherche sur le cerveau, la musique et le son (BRAMS) de l’Université de Montréal et de l’École des sciences de la communication humaine (ÉSCH) de l’Université McGill ont mobilisé 51 enfants autistes âgés de 6 à 12 ans pour les faire participer à un essai clinique de trois mois. Les enfants ont été répartis de façon aléatoire en deux groupes, qui ont tous deux participé à des jeux interactifs, mais l’un d’entre eux s’adonnait aussi à des activités musicales. Après les séances, les parents des enfants ayant participé aux activités musicales ont rapporté que les capacités de communication de leurs enfants et la qualité de leur vie de famille s’étaient améliorées de façon significative, plus que les parents des enfants du groupe de contrôle. Ces résultats ont été observés après seulement huit à douze séances hebdomadaires. Les résultats des examens d’IRM (imagerie par résonance magnétique) des enfants ayant participé à l’intervention musicale suggèrent que cette amélioration pourrait être due à une connectivité accrue entre les cortex auditif et moteur de leur cerveau. «Ces résultats sont encourageants et très prometteurs pour l’intervention en autisme», affirme dans un communiqué Megha Sharda, boursière postdoctorale à l’Université de Montréal et auteure principale de la nouvelle étude parue récemment dans la revue Translational Psychiatry. De plus, ce type d’intervention peut être réalisée auprès des enfants avec relativement peu de moyens, et dans différents milieux comme la maison et l’école, se réjouissent les chercheuses. Mme Sharda prend toutefois soin de préciser que ni leur étude, ni un récent essai clinique sur l’intervention musicale réalisé à grande échelle, n’ont révélé de changement sur les symptômes de l’autisme en tant que tels. «Cela peut venir du fait que nous ne disposons pas d’outil assez précis pour mesurer directement les changements des comportements liés à l’interaction sociale», ajoute-t-elle.

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Un historien canadien poursuit un groupe polonais qui l’accuse de calomnier

VARSOVIE, Pologne — Un historien canadien de renom a annoncé vendredi qu’il poursuivait une organisation polonaise pour diffamation relativement à une campagne orchestrée l’année dernière qui l’accusait de calomnier la réputation de la Pologne avec ses recherches sur la violence polonaise contre les Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Jan Grabowski, un spécialiste de la Shoah et professeur à l’Université d’Ottawa, a révélé qu’il avait intenté une poursuite jeudi contre la Ligue polonaise contre la diffamation, une organisation alliée au parti conservateur au pouvoir en Pologne. La ligue n’avait pas répondu à un courriel de l’Associated Press au moment d’écrire ces lignes. La semaine dernière, elle avait reproché à M. Grabowski d’ignorer les Polonais qui avaient sauvé les Juifs pendant la Shoah et d’avoir exagéré le nombre de Polonais ayant été complices de la mort de Juifs. Dans son communiqué, le groupe a affirmé que «des individus aux pratiques infâmes pouvaient être trouvés parmi les Polonais et les Juifs», en raison de «circonstances démoralisantes et des gestes des Allemands». Pourtant, écrivent-ils, il faut se souvenir que «l’objectif des Allemands était aussi d’éradiquer la nation polonaise et de détruire complètement la Pologne». L’organisation adhère à une vaste campagne menée par le gouvernement dirigé par le parti Droit et justice, qui vise à remettre en question la participation des Polonais dans les meurtres de Juifs par l’Allemagne nazie. La Pologne était occupée par les Allemands pendant la Deuxième Guerre mondiale. «Ce qui est important, de mon point de vue, est que les nationalistes militants qui dominent actuellement en Pologne soient avertis qu’ils seront tenus responsables de leurs actes et qu’ils ont tort s’ils pensent que leurs déclarations scandaleuses et leur diffamation passeront inaperçues», a déclaré M. Grabowski, qui est né à Varsovie et qui a fréquenté l’université de cette ville. Le parti Droit et justice a notamment organisé des commémorations pour les Polonais qui avaient hébergé des Juifs pendant la guerre. Des experts qui ont étudié la violence polonaise contre les Juifs ont aussi été censurés et poursuivis. Cet enjeu avait attiré l’attention de la communauté internationale plus tôt cette année lorsque les élus polonais ont voté pour rendre illégal le fait de blâmer le pays pour des crimes liés à la Shoah. La loi a récemment été modifiée pour exclure les sanctions les plus sévères, mais les contrevenants peuvent toujours être poursuivis et éventuellement payer une amende. La mesure a causé un différend avec Israël et a été critiquée également par les États-Unis. Dans son livre «Hunt for the Jews: Betrayal and Murder in German-Occupied Poland», M. Grabowski détaille l’implication des Polonais dans une région, où les habitants traquaient et tuaient des Juifs qui s’étaient échappé de leurs ghettos et qui tentaient de survivre parmi les autres habitants. Il a reçu le prix littéraire Yad Vashem pour la recherche sur l’Holocauste. L’ouvrage avait provoqué des débats enflammés et l’auteur disait avoir reçu des menaces de mort après sa publication. Après qu’un journal allemand eut écrit une bonne critique pour le livre, un site internet polonais avait réagi en partageant un article avec une photo du ministre nazi de la propagande, Joseph Goebbels. Le titre était: «Sieg Heil, Herr Grabowski, trois fois Sieg Heil». «Sieg Heil» est un salut nazi. M. Grabowski avait poursuivi pour diffamation, et avait gagné sa cause.

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AEUMC: des élus américains veulent exclure la protection des droits des LGBTQ

WASHINGTON, Canada — Des élus conservateurs au Congrès américain exhortent le président Donald Trump à ne pas signer l’accord États-Unis-Mexique-Canada, en raison de la protection qu’il accorderait aux droits des personnes LGBTQ. Une coalition de 40 élus de la Chambre des représentants a écrit au président pour exiger que les dispositions traitant de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre soient retirées de l’accord commercial, avant que les trois pays ne le signent le 30 novembre. Dans leur lettre, rendue publique vendredi, ces élus de la droite soutiennent qu’un accord commercial n’est pas le lieu pour adopter des politiques sociales. Ils qualifient d’empiétement sur la souveraineté américaine le libellé de ces dispositions — qui reflètent l’engagement du gouvernement libéral de Justin Trudeau en faveur du «commerce progressiste». Les élus rappellent également les reportages récents indiquant que le département américain de la Santé envisagerait de redéfinir le sexe comme une condition biologique immuable, déterminée par les organes sexuels de la personne à sa naissance. La signature officielle de l’entente États-Unis-Mexique-Canada doit faire l’objet d’une cérémonie discrète lorsque les dirigeants des trois pays seront réunis dans deux semaines pour le sommet du G20, à Buenos Aires. Mais la ratification par les législatures respectives des trois pays rencontre des obstacles, notamment parce que les tarifs douaniers imposés par le président Trump sur les importations d’acier et d’aluminium sont toujours en vigueur.

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Francophonie: François Legault promet d’en discuter avec Doug Ford lundi

QUÉBEC — La classe politique québécoise n’a pas tardé à dénoncer de façon unanime, vendredi, l’abolition du Commissaire aux services en français de l’Ontario et l’abandon du projet d’université francophone. Le gouvernement de Doug Ford a annoncé ces changements dans sa mise à jour économique jeudi, en affirmant avoir réduit son déficit de 500 millions $. Si au Québec les députés d’opposition ont réagi fortement, avec véhémence, à la nouvelle, la réplique venant du gouvernement Legault, elle, a été plus timide. «J’ai eu l’opportunité de discuter avec mon homologue ontarienne, la ministre Caroline Mulroney, de mes inquiétudes, a gazouillé la ministre québécoise responsable des Relations canadiennes et de la Francophonie canadienne», Sonia LeBel, qui n’a pas hésité à rapporter les commentaires de celle-ci. «Elle m’a fait part de son engagement envers la communauté franco-ontarienne et des défis budgétaires auxquels le gouvernement de l’Ontario fait face. «Nous avons aussi abordé la question de faciliter l’accessibilité à la justice pour les Franco-Ontariens. Nous allons continuer à promouvoir et défendre les intérêts des francophones partout au Canada», a-t-elle ajouté. La veille, à Boston, le premier ministre caquiste François Legault s’était engagé à aborder les compressions dans les services aux francophones avec M. Ford lundi, lors de leur toute première rencontre officielle. «Ce sont des sujets dont je vais discuter avec M. Ford, parce qu’évidemment, je souhaite que l’on protège le français en Ontario autant que possible», a-t-il dit. «M. Ford a fait une grave erreur» Pour le Parti libéral du Québec (PLQ), le Parti québécois (PQ) et Québec solidaire (QS), l’affront de Doug Ford à l’égard des Franco-Ontariens est choquant et inadmissible. Ferme, la députée libérale Kathleen Weil a insisté en entrevue sur l’obligation pour le Québec de jouer pleinement son rôle «historique», qui consiste à défendre et à promouvoir la francophonie canadienne. «Ce que fait l’Ontario, (…) ça constitue un recul alors que tout le monde était en mouvement pour faire avancer la francophonie, a-t-elle déploré. Ça va à contre-sens de la volonté du Québec.» Dans ce contexte, M. Legault devra non seulement entamer le dialogue avec M. Ford dès lundi, mais devra ensuite faire rapport de ce qu’ils ont convenu ensemble, croit le chef intérimaire du PQ, Pascal Bérubé. «Faire des relations entre les provinces, ce n’est pas seulement le commerce, c’est aussi sur des enjeux fondamentaux comme celui-là», a-t-il déclaré en entrevue à La Presse canadienne. «M. Ford fait une grave erreur, tout comme le gouvernement Harris à l’époque a fait une grave erreur avec l’hôpital Montfort», a-t-il ajouté. M. Bérubé a rappelé que le Québec sous Lucien Bouchard avait soutenu financièrement les Franco-Ontariens lors de la bataille qu’ils ont livrée pour préserver l’hôpital francophone Montfort. Ulcérée, sa collègue Véronique Hivon parle d’un geste de Doug Ford «carrément choquant et complètement inadmissible, qui démontre du mépris à l’égard des Franco-Ontariens et qui nie leur réalité». Selon elle, en coupant dans les services aux francophones, Queen’s Park réalise de maigres économies de 3 millions $ par rapport au déficit de 15 milliards $. De son côté, le député Sol Zanetti, de Québec solidaire (QS), a réagi sur Twitter en disant que d’attaquer la francophonie n’était pas de l’histoire ancienne au Canada. Il a poursuivi en affirmant que le Québec devait fonder un pays pour protéger le fait français en Amérique du Nord. «Solidarité avec nos frères et nos soeurs Franco-Ontariens», a-t-il conclu. Jeudi, le gouvernement progressiste-conservateur de l’Ontario a sabordé l’Université de l’Ontario français par une simple phrase à la page 20 de sa mise à jour économique. Le projet, recommandé par le Commissariat aux services en français, a fait l’objet d’une loi adoptée en décembre 2017 et devait accueillir ses premiers étudiants dès 2020. La phrase en question se lit comme suit: «De plus, un examen plus détaillé de la situation financière de la province a amené le gouvernement à annuler les plans de création d’une nouvelle université de langue française.» L’Assemblée de la francophonie de l’Ontario s’est également indignée, jeudi, de l’abolition du Commissariat aux services en français, qui va désormais oeuvrer au sein du bureau de l’ombudsman. Au gouvernement fédéral, la ministre responsable du dossier des langues officielles, Mélanie Joly, a descendu en flammes les décisions annoncées jeudi par le gouvernement de l’Ontario.