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Le Tribunal des droits de la personne et l’éducation sexuelle en Ontario

TORONTO — Les avocats d’une transgenre de 11 ans qui conteste l’abrogation par le gouvernement ontarien du nouveau programme d’éducation à la sexualité dans les écoles ont plaidé lundi que cette décision mettait la fillette en danger, car ses camarades de classe ne recevront pas d’enseignement sur l’identité de genre. Dans leurs plaidoiries devant le Tribunal des droits de la personne de l’Ontario, les avocats soutiennent que la décision du gouvernement progressiste-conservateur de remplacer le programme élaboré en 2015 par une version qui n’aborde pas l’enjeu des personnes transgenres pourrait laisser croire à la jeune fille qu’elle est dans l’erreur. Ils plaident aussi que la fillette, identifiée uniquement comme «AB», est soumise à un traitement inégal, car ses camarades qui ne sont pas transgenres auront la possibilité, eux, de se renseigner sur leur propre orientation sexuelle. L’abrogation par les conservateurs de Doug Ford du programme adopté par le précédent gouvernement libéral de Kathleen Wynne est également contestée en cour. La cause devant le Tribunal des droits de la personne diffère de cette contestation judiciaire parce qu’elle met l’accent sur les répercussions de la décision du gouvernement sur les droits des élèves LGBTQ. Les écoles ontariennes utilisent actuellement un programme d’éducation à la sexualité basé sur la version de 1998, le temps que le gouvernement Ford élabore un nouveau programme.

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Premières Nations: une nouvelle façon d’allouer le financement de l’éducation

OTTAWA — Le gouvernement Trudeau change la façon dont il octroie les quelque 2 milliards $ de financement annuel pour l’éducation primaire et secondaire des Premières Nations. À compter du mois d’avril, le gouvernement fédéral adoptera une nouvelle approche qui permettra un financement plus «prévisible et adéquat», pour que les écoles des Premières Nations puissent faire des budgets dont les montants seront comparables à ceux des autres écoles publiques dans les provinces. Le gouvernement fédéral dit que ce nouveau modèle de financement a été élaboré conjointement avec plusieurs organisations, dont l’Assemblée des Premières Nations. Désormais, les écoles des Premières Nations recevront aussi 1500 $ par étudiant, chaque année, pour les programmes linguistiques et culturels. Ottawa dépensera 1,89 milliard $ en 2018-2019 pour financer les écoles primaires et secondaires des Premières Nations. Le montant est appelé à augmenter chaque année, jusqu’à ce qu’il dépasse les 2 milliards $ en 2020-21.

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Mission à Paris: Legault promet des retombées tangibles et importantes

PARIS — François Legault s’engage à réussir là où d’autres ont échoué avant lui, en voulant stimuler la relation d’affaires entre le Québec et la France. En mission à Paris depuis dimanche, le premier ministre du Québec ne s’est pas montré habité par le doute: les choses vont bientôt changer, a-t-il assuré lundi, car les échanges commerciaux entre les deux États, voire avec les autres pays d’Europe, vont connaître une croissance appréciable. Des résultats tangibles seraient même visibles «dans les prochains mois», a prédit le premier ministre, qui s’est montré fort optimiste, lors d’une mêlée de presse, dans la cour intérieure du Sénat, peu après sa rencontre avec le président Emmanuel Macron, qu’il a décrit comme un «dealmaker». Le ton est donné: M. Legault veut donner désormais à la relation France-Québec un accent plus économique que politique. «Regardez bien les résultats: il va y avoir des augmentations importantes de nos exportations vers la France» et idéalement vers d’autres pays européens, a commenté M. Legault, réaffirmant sa détermination à miser sur la diversification des marchés, alors qu’on observe une montée certaine du protectionnisme aux États-Unis, de loin le principal marché des exportateurs québécois. Actuellement, 70 pour cent des exportations québécoises prennent la route des États-Unis. La valeur totale de nos exportations vers la France (sixième partenaire commercial du Québec) en une année, soit 1,6 milliard $, équivaut à celle atteinte avec les États-Unis en seulement trois jours. M. Legault a donc donné à son ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, le mandat de doubler la valeur de nos exportations vers l’Hexagone dans les prochaines années, tout en faisant de la France un tremplin vers d’autres destinations européennes. Comme ses prédécesseurs, il a aussi prévu lorgner du côté de la Chine. M. Legault devrait, en principe, y diriger une mission dès cet automne. Mais la situation très tendue entre le Canada et la Chine pourrait toutefois refroidir ses ardeurs. Il va donc réévaluer la situation dans les prochains mois. Quoi qu’il en soit, il y a, dit-il, «urgence d’agir» afin de diversifier nos marchés d’exportations. M. Legault, qui a multiplié les rencontres ces derniers jours avec les dirigeants de certaines des plus grandes entreprises françaises dont L’Oréal, le géant des cosmétiques, et le Groupe Fleury Michon, du secteur agricole, est cependant demeuré vague sur de potentiels investissements à venir au Québec ou encore sur d’éventuels nouveaux débouchés pour les PME exportatrices du Québec. Il y a «certaines industries, certaines entreprises, qu’on va inciter à travailler ensemble» des deux côtés de l’Atlantique, s’est contenté de dire M. Legault. Le président français Emmanuel Macron n’a pas donné de point de presse aux médias québécois, mais il a fait une déclaration en marge de sa rencontre à l’Élysée avec le premier ministre Legault. Il a souligné les liens historiques privilégiés entre la France et le Québec, et indiqué que la rencontre avait lieu le jour du 71e anniversaire du drapeau du Québec. M. Macron a déclaré que le Québec et la France avaient des objectifs communs sur la scène internationale, dont la lutte aux changements climatiques et le développement de l’intelligence artificielle. «Je suis le seul chef d’État en Amérique du Nord à représenter une majorité francophone et donc j’ai une responsabilité de protéger et de promouvoir le français», a déclaré alors le premier ministre Legault, de son côté, à son deuxième jour de mission à Paris. Il a ajouté que le Québec avait besoin de la France pour mener à bien cette tâche de promouvoir le français. Le premier ministre Legault avait aussi rencontré plus tôt son homologue français Édouard Philippe, et a pu s’entretenir avec le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale, le tout entouré à chaque étape de tout le faste et le protocole réservés aux dignitaires de haut rang. Mardi, adoptant une approche toujours centrée sur l’économie d’abord, M. Legault se rend à la Bourse de Paris, où 350 gens d’affaires convergeront pour participer à un dîner-conférence, au cours duquel il va vanter les mérites du Québec comme place d’affaires.

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L’abbé Brian Boucher plaide coupable à l’ouverture de son deuxième procès

MONTRÉAL — L’abbé Brian Boucher a finalement renoncé à subir un deuxième procès, plaidant coupable lundi à deux accusations de contact sexuel avec un mineur et d’incitation à des contacts sexuels avec un mineur. Le plaidoyer, survenu dès l’ouverture de procès, fait suite à un verdict de culpabilité prononcé il y a deux semaines à l’endroit du prêtre au palais de justice de Montréal, alors que Brian Boucher avait été reconnu coupable d’accusations similaires à l’endroit d’un autre garçon de moins de 16 ans. Dans le premier cas, les événements étaient survenus entre 2008 et 2011, alors que le garçon, âgé de 12 à 15 ans, était servant de messe dans la paroisse Our Lady of Annunciation, à Mont-Royal. Dans le deuxième cas, les événements étaient survenus de 1995 à 1999, alors que le prêtre, aujourd’hui âgé de 56 ans, était curé de la paroisse St. John Brébeuf, à LaSalle. La victime dans le deuxième dossier, aujourd’hui dans la trentaine, avait été appelée à témoigner au premier procès pour établir l’existence de faits similaires dans le passé. Puisque le jeune homme avait aussi porté plainte contre le prêtre, un deuxième procès avait été prévu. Ce deuxième procès impliquait aussi une troisième victime, sous un chef d’introduction par effraction dans le but de commettre une agression sexuelle. Cette dernière accusation a fait l’objet d’un arrêt des procédures, mais le bureau du Directeur des poursuites criminelles et pénales confirme que cette victime est tout à fait satisfaite de la tournure des événements, du plaidoyer de culpabilité et, surtout, de ne pas avoir à témoigner elle-même. La juge Patricia Compagnone, de la Cour du Québec, qui avait entendu le premier procès, a accepté d’entendre le plaidoyer de culpabilité dans le deuxième et de combiner l’éventuelle condamnation dans les deux dossiers. Les parties devront donc revenir en Cour pour les représentations sur la peine le 25 mars prochain. La Couronne a déjà indiqué qu’elle entend demander une peine de pénitencier, c’est-à-dire une peine d’au moins deux ans derrière les barreaux. Archevêché: acte de contrition L’Archevêché de Montréal a réagi par voie d’un communiqué dans les heures suivant le plaidoyer de culpabilité. L’institution affirme que «ce plaidoyer de culpabilité permettra aux victimes de poursuivre plus sereinement le difficile processus de guérison selon leurs propres besoins et dans l’intimité». L’archevêché dit saluer «le courage de deux victimes» et «déplore que de telles agressions soient survenues». L’archevêque de Montréal, Christian Lépine, affirme dans une citation qui lui est attribuée qu’il s’agit d’un «scandale qui cause une immense tristesse» et qui «va complètement contre Jésus Christ et son Église». L’archevêque Lépine est actuellement au Panama dans le cadre des Journées mondiales de la jeunesse avec le pape François. Reprise du procès canonique Dans le cas de l’abbé Boucher, l’archevêché rappelle qu’il l’a retiré de tout ministère sacerdotal et a ouvert une enquête dès la première plainte reçue de l’une des victimes en décembre 2015. Cette enquête s’est achevée au printemps 2016 et, en juillet 2016, le Vatican a autorisé l’archevêché à entamer un processus pénal administratif, ce qu’il nomme un procès canonique. Le dossier d’enquête a aussi été transmis à la police. Cependant, le procès canonique, qui était presque terminé lorsque des accusations criminelles ont été portées en mars 2017, a été temporairement suspendu pour la durée des procédures en cours et pourra reprendre avec la conclusion des deux procès criminels. Les procès administratifs canoniques peuvent mener à un certain nombre de sanctions canoniques, dont la plus grave est le renvoi de l’état clérical.

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Vents, neige et froid affectent le Québec: l’est est touché lundi matin

MONTRÉAL — L’intense dépression qui a traversé les secteurs au sud du fleuve Saint-Laurent, dimanche, continue de laisser derrière elle d’importantes quantités de neige et de générer de forts vents, cette fois dans l’est du Québec. Environnement Canada signale que des conditions de blizzard déferlent dans le Bas-Saint-Laurent lundi matin. Dans la région de Rimouski, une accumulation de neige d’entre 25 et 30 centimètres est prévue jusqu’en soirée. Les vents du nord-est soufflent en rafales pouvant atteindre 90 kilomètres à l’heure. La température devrait rester stable à environ 13 degrés Celsius sous zéro mais le facteur de refroidissement éolien est important. Des conditions semblables prévalent dans la région de Gaspé où les accumulations de neige devraient toutefois atteindre entre 40 et 50 centimètres. En milieu de matinée, lundi, la route 132 était fermée entre La Pocatière et Rivière-au-Renard, sur une distance de quelque 530 kilomètres. Cependant, elle était rouverte dans le sud de la péninsule gaspésienne. Il en était de même pour la route 185 entre la région de Rivière-du-Loup et la frontière du Nouveau-Brunswick. Sur la Côte-Nord, la route 138 était encore fermée entre Mingan et Kegaska. Plus à l’ouest, les conditions s’améliorent. Les chaussées sont partiellement couvertes de neige sur l’île de Montréal, en Outaouais, dans les Laurentides, en Montérégie et dans le Centre-du-Québec, mais elles sont enneigées dans les Cantons-de-l’Est, en Beauce, dans Charlevoix et dans la réserve faunique des Laurentides. Le ministère des Transports invite les automobilistes qui doivent prendre la route à s’assurer d’être équipés d’une trousse de secours et à faire preuve de patience envers les véhicules d’entretien hivernal. La Sûreté du Québec lance aussi un appel à la prudence, recommandant aux automobilistes de s’assurer que les vitres, le toit, le capot, les rétroviseurs et les phares de leur véhicule soient bien dégagés. Les usagers de la route peuvent se renseigner sur les conditions de la chaussée et les conditions de visibilité sur les différentes plateformes du Québec 511. À Montréal, une opération de chargement de neige a été décrétée à compter de lundi soir. Il est tombé depuis le début de la tempête un peu plus de 23 centimètres de neige. À l’Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau, de Montréal, plusieurs dizaines de vols ont été annulés dimanche et plusieurs autres reportés.

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La dernière éclipse de Lune avant mai 2021 a eu lieu dimanche soir et lundi

MONTRÉAL — Plusieurs amateurs d’astronomie ont été incapables d’observer l’éclipse totale d’une super Lune qui s’est produite de tard dimanche soir à tôt lundi matin en raison de la présence de nuages dans le ciel du Québec. C’était la seule éclipse lunaire cette année et l’an prochain. L’éclipse pouvait être visible en Amérique du Nord et du Sud, au Groenland, en Islande, en Irlande, au Royaume-Uni, en Norvège, en Suède, au Portugal, et depuis les côtes de la France et de l’Espagne. Elle a commencé dimanche à 22 h 34, heure de l’est au Canada, et l’éclipse complète a pu être observée à compter de 23 h 41. L’éclipse totale a duré 62 minutes, alors que l’ensemble du phénomène a duré plus de trois heures. La Lune s’est approchée dimanche à 357 300 kilomètres de la Terre.