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Conseil municipal de Toronto: des manifestants bruyants expulsés de Queen’s Park

TORONTO — Des manifestants ont réclamé à grands cris d’être admis à l’Assemblée législative de l’Ontario, où les élus provinciaux avaient été convoqués à une rare séance nocturne, lundi, afin d’accélérer l’adoption d’un projet de loi controversé visant à réduire de près de moitié la taille du conseil municipal de Toronto. Des manifestants avaient pu accéder aux tribunes réservées au public dans un premier temps et certains en ont profité pour exprimer leur opposition au projet de loi à l’intérieur de la chambre. Ils ont interpellé les élus progressistes-conservateurs en criant «Honte! Honte!», jusqu’à ce que le président décide de les expulser. Les gens qui avaient dû patienter en file pour assister aux débats ont exprimé leur indignation d’avoir été expulsés, scandant «Laissez-nous entrer!» et «Notre ville, pas celle de Ford!», pendant que des policiers se tenaient devant les portes. L’agitation pouvait parfois être entendue jusqu’à l’intérieur de l’assemblée, et certains manifestants sont restés sur place pendant une bonne partie de la nuit. «Nous sommes les seuls à écouter les gens — pas les perturbateurs, pas les activistes professionnels qu’on a vus au cours des derniers jours. Et quand vous vous tenez debout pour les gens, ils vont se tenir debout à vos côtés», a affirmé le premier ministre Doug Ford devant l’Assemblée législative. «Les gens sont derrière nous et je peux vous dire, mes amis, que jamais on ne reculera, jamais», a-t-il ajouté. L’opposition néo-démocrate a pris pour exemple le tumulte à l’extérieur des portes de l’enceinte pour souligner que beaucoup de citoyens s’opposent à la décision du gouvernement de réduire la taille du conseil municipal de Toronto pour le faire passer de 47 à 25 conseillers. «Comment pouvez-vous prétendre être ici pour les gens quand les gens à l’extérieur frappent pour entrer dans ce bâtiment auquel ils n’ont pas accès à cause de vos actions?», a lancé le leader néo-démocrate Gilles Bisson. La chef du Nouveau Parti démocratique, Andrea Horwath, a brièvement quitté le débat pour s’adresser aux manifestants, en leur disant qu’elle était fière de voir autant de gens se rassembler pour défendre les droits garantis par la Charte canadienne des droits et libertés à un moment si inhabituel. Elle s’est engagée à continuer à lutter contre la décision du gouvernement progressiste-conservateur de faire adopter la loi sur le conseil municipal de Toronto — un message qu’elle a répété plus tard devant les élus. «L’ingérence dans les élections en cours a un effet dissuasif sur notre démocratie, a-t-elle déclaré. La réalité est que ce gouvernement s’est comporté de manière inappropriée, a fait avancer ce dossier sans aucune sorte de consultation pendant que les élections étaient déjà en cours.» Élections municipales le 22 octobre Le gouvernement progressiste-conservateur, quant à lui, a évoqué la nécessité de prendre des décisions urgentes pour justifier la tenue de cette séance nocturne, estimant que l’adoption du projet de loi éliminerait toute incertitude entourant les élections municipales du 22 octobre. «La date des élections municipales approchant rapidement, nous devons agir, a déclaré le ministre des Affaires municipales, Steve Clark. Il ne reste que quelques semaines avant le 22 octobre.» Une version antérieure du projet de loi a été déclarée inconstitutionnelle par un juge de la Cour supérieure de l’Ontario lundi dernier, ce qui a incité le premier ministre Ford à invoquer la disposition de dérogation — rarement utilisée — pour infirmer la décision. L’utilisation de cette disposition constitutionnelle par M. Ford a été dénoncée par les partis de l’opposition, d’éminents politiciens canadiens et des centaines de juristes. «L’utilisation par le premier ministre de la disposition de dérogation pour la première fois (en Ontario) a créé un chaos sans précédent dans notre ville, dans notre province et au-delà», a dénoncé la députée libérale Mitzie Hunter au cours du débat. Le chef du Parti vert, Mike Schreiner, a déclaré que les actions de M. Ford avaient mis en danger les élections municipales. «Ce premier ministre a créé une crise en s’ingérant dans les élections et en piétinant la démocratie municipale», a-t-il déclaré par communiqué. «Les conservateurs agissent en toute impunité, essayant de suspendre la Charte canadienne des droits et libertés sous le couvert de l’obscurité pendant que les Ontariennes et les Ontariens dorment.» Le gouvernement progressiste-conservateur maintient que cette mesure est nécessaire et qu’il a le droit d’y avoir recours. Il prétend que le juge a commis une erreur dans sa décision. Evangeline Cowie et Ana Buzdugan, deux élèves de 12e année de Toronto, ont assisté un court instant au débat avant que le public ne soit expulsé de la salle. Les deux adolescentes trouvaient important d’exprimer leur opposition au projet de loi, même si elles devaient aller à l’école le lendemain. «Cela va envoyer le message que tout le monde est prêt, paré à tout ce qu’il faut pour s’opposer à cette décision», a déclaré Evangeline Cowie, qui était accompagnée de ses parents. «L’histoire va en quelque sorte s’écrire aujourd’hui, alors je crois qu’il est important d’être ici, surtout pour quelque chose qui concerne d’aussi près Toronto et ses citoyens», a ajouté Ana Buzdugan. Frank Griggs, qui a fait la file pour assister au débat, a avancé des arguments similaires. «J’espère que cela envoie un message à certains députés conservateurs qui pourraient au moins envisager de s’opposer au projet de loi en s’appuyant sur la volonté de leurs électeurs et sur leur gros bon sens ainsi que sur leur propre définition de ce que devrait être la démocratie», a mentionné M. Griggs. Les députés ontariens avaient déjà siégé exceptionnellement samedi pour débattre de ce projet de loi. Les débats devraient reprendre mercredi et le gouvernement Ford espère faire adopter son projet de loi lors d’un vote qui devrait avoir lieu jeudi.

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Les cinq élus qui avaient claqué la porte du Bloc québécois rentrent au bercail

OTTAWA — Les cinq élus qui avaient claqué la porte du Bloc québécois en février ont décidé de rentrer au bercail à un an des prochaines élections fédérales. Le parti peut donc compter sur dix députés pour la rentrée parlementaire. Le chef intérimaire Mario Beaulieu en a fait l’annonce à Ottawa lundi en compagnie de Louis Plamondon l’un des fondateurs du parti. Presque tous les députés étaient présents à l’exception du député Michel Boudrias et de Rhéal Fortin qui est demeuré au chevet de sa conjointe gravement malade. Le nouveau président de l’exécutif du parti, Yves Perron, était également présent. «Est-ce qu’on est mieux de servir le Québec uni ou d’être divisés, a demandé M. Beaulieu en point de presse. Poser la question, c’est y répondre.» Neuf des dix députés se sont rencontrés à Ottawa en fin d’après-midi dimanche, la veille de la reprise des travaux parlementaires, pour régler les détails de leur réconciliation. M. Fortin, qui était le porte-parole des cinq dissidents depuis leur départ, était tenu au courant par message texte. «La situation est complètement différente, a soutenu Louis Plamondon. Il y a un désir de collaborer ensemble qu’on ne sentait pas du tout il y a quelques mois.» Le chef intérimaire Mario Beaulieu a passé le dernier mois à travailler en coulisses pour rallier les cinq députés qui s’étaient regroupés sous le nom de Québec debout. Le Bloc québécois a décidé en août de se lancer dans un projet de refondation dans l’espoir de ramener les cinq députés restants. Il a également formé un exécutif composé de représentants des deux clans: ceux qui appuyaient le leadership de Martine Ouellet et ceux qui s’y opposaient. Mario Beaulieu avait alors cédé son siège de président du parti à Yves Perron, un militant qui s’opposait à Mme Ouellet. Ces changements ont penché dans la balance, mais il y a eu aussi la pression populaire. «J’ai fait une centaine d’activités dans mon comté cet été et il n’y a pas un endroit où on ne m’a pas dit « il ne devrait pas y avoir deux partis », « qu’est-ce que vous allez faire au Bloc », allez-vous vous réunir au Bloc et c’était la volonté qu’on sentait non seulement chez nos membres, mais dans la population en général», a expliqué Louis Plamondon. Le Bloc québécois avait été plongé dans la tourmente en février lorsque sept de ses dix députés avaient brusquement quitté la formation politique. Ils dénonçaient alors l’intransigeance de la chef du parti Martine Ouellet. Celle-ci a quitté ses fonctions en juin après avoir récolté 32 pour cent d’appui des membres lors d’un vote. Deux députés dissidents, Michel Boudrias et Simon Marcil, avaient ensuite réintégré les rangs bloquistes.

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Le PQ veut une certification «Fabriqué au Québec» pour tous les produits québécois

MONTRÉAL — Le Parti québécois (PQ), s’il est élu, veut introduire une certification «Fabriqué au Québec» pour tous les produits d’ici, des vêtements jusqu’aux meubles en passant par les produits industriels. Les produits du Québec seraient alors dûment identifiés, un peu comme c’est le cas en supermarché avec les logos «Aliment du Québec», a expliqué en point de presse à Montréal le chef du PQ, Jean-François Lisée. Le parti dit que les Québécois ont un appétit pour une telle certification. L’annonce a causé un léger embarras au chef. Questionné sur la provenance de son habit, le chef a dit l’ignorer et a dû vérifier dans le revers de son veston. Mais il a précisé que la plupart des complets sont au fabriqués au Québec et a pris en souriant l’engagement ferme que ses vestons pour sa réélection seront fabriqués ici. Le projet de certification est embryonnaire, et le parti ne sait pas encore quel pourcentage serait requis pour une telle étiquette, mais il veut s’y pencher immédiatement. Il veut entreprendre des discussions avec les entreprises. Car «rien de tel n’existe pour les produits du secteur manufacturier», a ajouté le candidat péquiste Nicolas Marceau, présent au point de presse. «On croit qu’il y a un appétit du côté des Québécois de favoriser les produits d’ici. On le fait à la demande des Québécois». Les gens disent qu’ils trouvent ça anormal quand ils achètent quelque chose de ne pas savoir d’où ça provient, selon lui. «Les gens vont privilégier les produits du Québec quand ils vont le savoir», juge M. Marceau. Il pourrait y avoir aussi des certifications connexes, comme «conçu au Québec», ou «développé au Québec», a-t-il précisé. Taxe de bienvenue Avec un gouvernement péquiste, les Québécois qui sont des premiers acheteurs de propriété pourraient aussi dire «au revoir» à une partie de la «taxe de bienvenue», «honnie» des gens, a dit le chef péquiste Jean-François Lisée. L’argent serait remboursé par un chèque pouvant aller jusqu’à 1374 $. Le coût net pour Québec serait de 23 millions $. Selon le Parti, environ 47 000 familles profiteraient de la mesure. Appels d’offres intelligents Le PQ mettrait en place de nouvelles règles pour les contrats publics. Des «appels d’offres «intelligents» favoriseraient l’achat local, soutient la formation politique. La règle usuelle du «plus bas soumissionnaire» pour les contrats publics serait modifiée pour inclure d’autres facteurs liés au respect de l’environnement, des droits des travailleurs et de la langue française. Cela rendrait la tâche plus difficile aux entrepreneurs corrompus et à ceux qui font de la collusion, estime le PQ. La formation politique a fait part de ce plan lundi matin, en face du siège social de la Caisse de dépôt et placement, à Montréal, dont le parti veut recentrer le rôle sur les intérêts économiques de la province, notamment en l’obligeant à inclure 25 pour cent de contenu québécois dans ses projets d’infrastructure.

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PLQ: 1000 $ de plus pour l’achat d’un véhicule électrique

QUÉBEC — S’il est réélu, le Parti libéral offrirait 1000 $ de plus aux Québécois pour l’achat d’un véhicule électrique, et 200 $ supplémentaires pour l’achat d’une borne à domicile. C’est ce qu’a promis le chef libéral Philippe Couillard lundi, à Montréal, au Jour 26 de la campagne électorale. Il ferait passer le soutien gouvernemental pour l’achat d’un véhicule électrique de 8000 $ à 9000 $, et celui pour la borne à domicile de 600 $ à 800 $. Ces mesures représentent un investissement additionnel de 155 millions $ sur trois ans. Elles seront financées à l’intérieur des dépenses prévues pour le Fonds vert. Le secteur des transports est responsable de 40 pour cent des émissions de gaz à effet de serre (GES) au Québec, a indiqué M. Couillard. Depuis 2014, 37 600 familles se sont procuré un véhicule électrique ou hybride, faisant du Québec le leader canadien avec plus de la moitié des véhicules électriques sur les routes du pays, selon le PLQ. Augmenter le nombre de véhicules électriques sur les routes du Québec «accélérerait ainsi la lutte contre les changements climatiques en s’appuyant sur une de nos plus grandes richesses, l’hydroélectricité», selon M. Couillard.

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Fin du lock-out chez Viterra, au port de Montréal; retour au travail

MONTRÉAL — La cinquantaine de travailleurs de Viterra, dans le port de Montréal, qui étaient en lock-out depuis janvier dernier, sont revenus au travail lundi. Ils ont entériné dans une proportion de 96 pour cent l’entente de principe qui était intervenue avec l’employeur, un commerçant et distributeur de céréales présent aussi dans les autres provinces canadiennes. Les 51 travailleurs sont membres de la section locale 2751 du Syndicat canadien de la fonction publique, affilié à la FTQ. Le nouveau contrat de travail prévoit des augmentations salariales de 2 pour cent par année pour un contrat d’une durée de trois ans. Les primes de soir ont également été améliorées, de même que le régime de retraite, a indiqué le SCFP. Des améliorations ont également été apportées à la formation, ce qui touche les questions de santé et sécurité au travail. Ces travailleurs s’occupent de charger et décharger du grain. D’autres clauses ont été négociées touchant le respect de l’ancienneté lors des heures supplémentaires, de même qu’une banque d’heures pour les libérations syndicales, a précisé le SCFP. L’employeur avait mis ses employés en lock-out le 30 janvier dernier. Le retour au travail s’est effectué lundi. Le syndicat affirme avoir en revanche retiré ses griefs et l’employeur ses mesures disciplinaires.

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Le Tribunal ordonne la réintégration d’une travailleuse enceinte congédiée

MONTRÉAL — Le Tribunal administratif du travail annule le congédiement d’une travailleuse enceinte et ordonne au garage qui l’employait de la réintégrer dans son emploi. La travailleuse, Évanie Arès, occupait un poste de conseillère technique au service de la mécanique au Garage Daniel Martin, à Saint-Césaire, en Montérégie. Embauchée le 8 mars 2017, elle avait été congédiée le 29 mai suivant. L’employeur soutenait ne pas l’avoir congédiée à cause de sa grossesse, mais bien à cause d’un rendement insuffisant, puisque le volume des ventes qu’elle avait réalisées depuis son embauche n’atteignait pas les objectifs fixés. En vertu des règles, il y a présomption en faveur de la salariée enceinte. C’est donc l’employeur qui doit démontrer au tribunal qu’il l’a congédiée pour des motifs sérieux, autres que la grossesse. Dès le 24 mars, elle avait informé son employeur du fait qu’elle était enceinte. Elle lui avait demandé si cela remettait en question son emploi et il avait répondu non. Au début du mois de mai, l’employeur l’avait rencontrée pour lui dire que le garage n’atteignait pas ses objectifs de vente. Il lui avait demandé d’améliorer certains aspects de son travail, comme le fait de s’occuper du client dès qu’il entre dans le garage et de prendre plus d’appels téléphoniques. Le 26 mai, elle avait présenté à son employeur un certificat signé par son médecin traitant qui émettait une série de recommandations visant à éliminer les risques associés à son travail, comme le fait de devoir soulever des charges de 10 kilos et plus, de monter dans des escabeaux de plus de trois marches, entre autres. Le 27 mai, constatant que les ventes n’atteignaient toujours pas les prévisions, il avait décidé de congédier la plaignante. «Celui-ci allègue avoir congédié la plaignante à cause de son rendement insuffisant, la valeur des ventes qu’elle réussit à obtenir n’atteignant pas les objectifs fixés. Toutefois, il ne présente au Tribunal que les résultats financiers du garage au complet pour les mois durant lesquels la plaignante a été à son service. L’employeur impute à la plaignante seule les difficultés financières qu’il rencontre», souligne le juge administratif François Beaubien, du district de Yamaska, dans sa décision. À l’opposé, Mme Arès a témoigné du fait qu’elle notait ses ventes dans un fichier et qu’à la fin du mois de mai, ses objectifs étaient sur le point d’être atteints, souligne le juge administratif Beaubien. «En omettant de mesurer le réel rendement de la plaignante, l’employeur ne réussit pas à démontrer une autre cause juste et suffisante de congédiement qui n’est pas de la nature d’un prétexte ni à repousser la présomption établie par la Loi sur les normes du travail au bénéfice de celle-ci», écrit-il encore. Le Tribunal annule donc le congédiement de Mme Arès, ordonne au Garage Daniel Martin de la réintégrer dans son emploi et de lui verser, à titre d’indemnité, l’équivalent du salaire et des autres avantages dont l’a privé son congédiement.

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Québec solidaire promet d’éradiquer la corruption

MÉTABETCHOUAN-LAC-À-LA-CROIX, Qc — Québec solidaire souhaite faire «un grand ménage» des institutions dans l’objectif d’éradiquer la corruption au Québec. Le co-porte-parole du parti, Gabriel Nadeau-Dubois, en a fait l’annonce lors de son passage au Lac-Saint-Jean, lundi. Dans les 100 premiers jours de son mandat, un gouvernement solidaire modifierait le mode de nomination des dirigeants des corps policiers chargés de faire enquête sur la corruption et exigerait une transparence totale dans les dépenses de l’Assemblée nationale. Ainsi, les modes de nomination des dirigeants de la Sûreté du Québec et de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) seraient modifiés afin qu’ils soient nommés aux deux tiers par l’Assemblée nationale. La structure interne de l’UPAC serait également revue et un co-commissaire civil responsable de l’administration serait nommé afin de faire contrepoids au commissaire policier chargé de mener les enquêtes. Selon Gabriel Nadeau-Dubois, «il faut remettre de l’ordre dans cette structure et s’assurer que les guerres de clans entre groupes de policiers ne causent pas de blocage dans les enquêtes». «Montrer l’exemple» Jugeant que l’Assemblée nationale doit être «la première institution à montrer l’exemple», Québec solidaire s’engage à exiger que toutes les dépenses des cabinets et des députés soient rendues publiques, qu’il s’agisse de frais de logement, de déplacement, de restaurant ou de services professionnels. «Il faut toujours se méfier des personnes qui veulent le pouvoir à tout prix, quitte à changer d’idées ou de parti. Ce n’est pas en recrutant les transfuges des autres partis comme le fait la CAQ qu’on va changer la culture politique. Ce n’est pas non plus en votant pour le Parti libéral, qui a perdu la confiance des citoyens. Ce qu’il faut, c’est repartir de la base, mettre au pouvoir un mouvement politique différent, formé de gens différents», a déclaré M. Nadeau-Dubois.

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Valérie Plante rejette l’idée de la CAQ de réduire les seuils d’immigration

MONTRÉAL — La mairesse de Montréal, Valérie Plante, rejette l’idée de la Coalition avenir Québec de réduire les seuils annuels d’immigration au Québec. Contrairement à son homologue de Québec, le maire Régis Labeaume, Mme Plante ne s’était jamais prononcée aussi clairement sur le sujet. Lundi matin, dans un parc de Montréal aux côtés du chef libéral Philippe Couillard, elle a rejeté catégoriquement l’idée de faire passer les seuils d’immigration au Québec de 50 000 à 40 000, comme le souhaite la CAQ. Elle a donné comme raison la pénurie de main-d’oeuvre qui afflige Montréal, selon elle. Trois pour cent des postes dans la métropole sont vacants, a-t-elle dit. Mme Plante a d’abord refusé de se prononcer sur la question des seuils d’immigration, se disant plutôt à la recherche de solutions concrètes et constructives pour sa ville. Lorsqu’elle avait rencontré le chef de la CAQ François Legault en début de campagne, elle avait également navigué autour de la question, sans jamais se prononcer fermement pour ou contre une réduction du nombre d’immigrants. Talonnée par les journalistes lundi, elle a finalement lancé qu’elle voit d’un mauvais oeil la baisse proposée par la CAQ. «Considérant qu’il y a trois pour cent de postes inoccupés à Montréal en ce moment, je vois très mal comment on pourrait diminuer le taux, le nombre d’immigrants à Montréal, je m’imagine mal, a-t-elle déclaré. Il va falloir qu’on me fasse des preuves, parce que c’est ça la réalité en ce moment.»

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«Legault est un expert en immigration», selon François Bonnardel

SAINT-SAUVEUR, Qc — François Legault «est un expert en immigration», selon le député caquiste François Bonnardel. Le candidat de la CAQ dans Granby a ainsi encensé son chef lundi, malgré les deux journées précédentes où il a répondu erronément à des questions sur le système actuel d’immigration. M. Legault avait admis dimanche qu’il n’aurait pas gagné «Génies en herbes» avec les réponses qu’il a données. En conférence de presse lundi, M. Bonnardel a affirmé que sa formation n’est pas du tout en déficit de crédibilité sur l’enjeu de l’immigration. Il a dit que tout le monde est humain pour plaider qu’on a tous droit à l’erreur. Rappelons que la CAQ veut imposer un test des valeurs et de français au bout d’un délai maximal de trois ans à tous les nouveaux arrivants, qui devront le réussir sous peine d’être passibles d’expulsion.

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Sept jeunes d’âge mineur arrêtés à Laval pour 87 méfaits et 377 000$ de dommages

LAVAL, Qc — Le Service de police de Laval (SPL) croit avoir résolu plusieurs dizaines de méfaits commis sur son territoire grâce à l’arrestation, jeudi dernier, de sept jeunes d’âge mineur. La police signale que les méfaits ont débuté au début du mois de mai dernier. Ces jeunes sont soupçonnés d’avoir allumé des feux et d’avoir commis des méfaits importants dans les lieux publics des secteurs de Chomedey et de Fabreville. Au total, 87 événements ont été répertoriés, causant un total de 377 000 $ de dommages, notamment le chalet de la piscine du parc Pie-X qui est une perte totale. Un projet d’enquête a été mis sur pied et lorsque la preuve a été recueillie, en collaboration avec plusieurs citoyens, les enquêteurs sont parvenus à identifier les sept suspects. La police rapporte que les accusés ont comparu vendredi dernier au Palais de justice de Laval, sous 40 chefs d’accusation. Cinq d’entre eux seront de retour à la cour cette semaine; les deux autres ont été libérés avec plusieurs conditions à respecter.

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Alzheimer: la CAQ serait ouvert à élargir l’aide médicale à mourir

SAINT-SAUVEUR, Qc — Un gouvernement caquiste serait ouvert à élargir l’aide médicale à mourir aux personnes atteintes de démence et d’Alzheimer sévère. La Coalition avenir Québec (CAQ) s’engage également à investir 5 millions $ par an pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer. Les candidats François Bonnardel et Marguerite Blais en ont fait l’annonce lundi dans une conférence de presse à Saint-Sauveur. Si elle forme le gouvernement, la CAQ tiendrait des consultations à l’Assemblée nationale au sujet des directives médicales anticipées relatives à l’aide médicale à mourir, ce qui peut concerner les personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer et de maladies apparentées. La commission sur l’enjeu de mourir dans la dignité qui avait précédé l’adoption de la loi avait recommandé de reconnaître à une personne majeure et apte le droit de faire une demande anticipée d’aide médicale à mourir au cas où elle deviendrait inconsciente de façon irréversible. Le gouvernement n’avait toutefois pas retenu cette option en raison d’un manque de consensus.

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Montérégie: agression par arme à feu à Saint-Jean-sur-Richelieu, dimanche soir

SAINT-JEAN-SUR-RICHELIEU, Qc — Un homme a été atteint par au moins un projectile d’arme à feu au centre-ville de Saint-Jean-sur-Richelieu en début de soirée, dimanche. La victime âgée dans la mi-trentaine a été transportée à l’hôpital; on ne craint pas pour sa vie. L’agression s’est produite vers 19h00 dans une résidence de la rue Collin, près de l’intersections de la rue Saint-Jacques, dans le secteur du Vieux-Saint-Jean. Il semble qu’un résidant des lieux ait été atteint par balle lors d’un conflit qui a éclaté avec des personnes qui étaient entrées à l’intérieur, mais les circonstances de l’altercation n’étaient pas encore connues en début de journée, lundi. L’affaire a d’abord été traitée par le Service de police de Saint-Jean-sur-Richelieu, mais l’enquête a été ensuite été transmise à l’escouade des crimes majeure de la Sûreté du Québec (SQ). Des techniciens en identité judiciaire passent les lieux du crime au peigne fin.