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Marquette: Le torchon brûlait entre le PLQ et François Ouimet depuis six mois

QUÉBEC — Le torchon brûlait depuis plusieurs mois entre le Parti libéral du Québec (PLQ) et le député de Marquette, François Ouimet, qui a été forcé mercredi de céder son siège, selon ce qu’a appris La Presse canadienne jeudi. Le climat de tension entre le député et les autorités du parti, relié en bonne partie aux ambitions présumées de M. Ouimet, aurait accéléré sa chute, rendue inévitable, selon deux sources libérales sûres, bien au fait du dossier. Selon les informations recueillies, le député semble avoir été victime de son ambition de vouloir devenir président de l’Assemblée nationale. Depuis l’annonce du départ forcé de M. Ouimet, mercredi, les observateurs de la scène politique se perdent en conjectures sur les véritables raisons de cette mise au ban des libéraux à l’égard d’un député sans histoire ayant à son actif 24 ans de loyaux services. Mercredi, M. Ouimet, en larmes, a accusé en point de presse le premier ministre Philippe Couillard d’avoir renié sa parole. En mai, a-t-il révélé, lors d’un entretien, le chef libéral l’avait pourtant assuré «les yeux dans les yeux» qu’il signerait son bulletin de candidature pour le prochain scrutin. Mais mercredi, trois mois plus tard, à quelques jours du déclenchement de la campagne électorale, il lui disait qu’il ne faisait plus partie des plans du gouvernement et du parti. M. Ouimet, blessé, se sentant injustement traité, s’est interrogé à savoir ce que valait la parole du premier ministre. En froid depuis février Mais que s’est-il donc passé entre le mois de mai et le mois d’août? Des sources au sein du PLQ indiquent que le parti était, en fait, en froid avec M. Ouimet depuis un certain temps déjà et que ce dernier savait depuis le mois de février qu’on souhaitait en haut lieu le voir céder son siège. Une personne en autorité affirme lui avoir dit en février: «François, on a besoin de ton comté». Mais ce dernier semble être resté sourd aux signaux transmis et aux appels du pied, avant de chercher à être rassuré par le premier ministre en mai. M. Ouimet était vice-président de l’Assemblée nationale depuis 2014 et ambitionnait de devenir président, pour remplacer Jacques Chagnon, sachant que ce dernier avait annoncé depuis plusieurs mois à l’interne qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat, ont expliqué les sources contactées. De ce fait, sous prétexte qu’il était vice-président de l’assemblée et voulait monter en grade, M. Ouimet, apparemment, cherchait à protéger ses arrières, ne voulant pas s’aliéner les partis d’opposition. Selon les informations obtenues, pour augmenter ses chances de devenir président une fois les libéraux réélus en octobre, il tenait à afficher une neutralité exemplaire sur le plan de la partisanerie, et refusait donc d’attaquer, voire de critiquer les partis d’opposition, même en cette période préélectorale. Il n’en fallait pas plus pour attiser le mécontentement croissant des ténors libéraux, qui voient la CAQ de François Legault se faire chaque jour plus menaçante. Élu par ses pairs de toutes les formations politiques présentes au parlement, un député ne peut espérer occuper le siège du président de l’Assemblée nationale sans l’appui des partis d’opposition. Dans les faits, le président de l’Assemblée nationale a un devoir de réserve, mais ce n’est pas le cas des vice-présidents. Un solitaire Pour les mêmes raisons, M. Ouimet refusait tout autant, dit-on, de participer aux activités partisanes des libéraux, autre source de mécontentement en année électorale. «C’est un solitaire, commente une députée libérale qui le connaît depuis longtemps. Ce n’est pas un gars d’équipe.» On lui reprochait par ailleurs de ne pas s’impliquer dans les dossiers de sa circonscription, qu’il représente depuis 1994, et de négliger la communauté anglophone de Marquette. La coupe était pleine. D’où le besoin de «renouveau» de l’équipe affiché publiquement par le PLQ et M. Couillard, mercredi, pour justifier la mise à l’écart de M. Ouimet. Mercredi, en point de presse, M. Couillard avait tenté une explication en disant qu’une accumulation récente de candidatures de «très grande qualité» à Montréal et le petit nombre de circonscriptions disponibles avaient forcé l’équipe à revoir ses plans et à sacrifier M. Ouimet, victime en quelque sorte du «goulot d’étranglement». Il n’a pas été possible jeudi de rejoindre le député sortant pour obtenir ses commentaires sur les informations obtenues. Le PLQ a choisi d’offrir le château fort libéral de Marquette à l’ex-joueur de hockey professionnel Enrico Ciccone. L’annonce a été faite jeudi matin en présence du premier ministre. Marquette est une circonscription de l’ouest de l’île de Montréal incluant Dorval et Lachine.

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Brome-Missisquoi: Le PLQ a trouvé celle qui voudra succéder à Pierre Paradis

QUÉBEC — Les libéraux de Philippe Couillard ont déjà identifié la personne qui cherchera à succéder à Pierre Paradis dans Brome-Missisquoi. Il s’agit d’Ingrid Marini, selon ce qu’a appris La Presse canadienne jeudi. La candidate pressentie du PLQ est la directrice du développement des comptes corporatifs auprès de la firme de communication sans fil Orizon Mobile, présente à travers le Québec, et fonctionnant en collaboration avec Telus. Dans le passé, elle a aussi dirigé l’Association des Townshippers. On sait que M. Paradis, qui représente les électeurs de Brome-Missisquoi depuis 1980, ne sera pas sur les rangs cette fois-ci, même s’il ne l’a pas encore annoncé officiellement. L’ex-ministre de l’Agriculture, âgé de 68 ans, est affligé de problèmes de santé depuis un an et demi, à la suite d’une importante commotion cérébrale, survenue en janvier 2017. Chassé du caucus libéral ce même mois, à la suite d’allégations d’inconduite sexuelle, l’ex-ministre n’a finalement fait l’objet d’aucune accusation et réclamait depuis de revenir au bercail libéral, avant de tirer sa révérence. Le député n’a pas remis les pieds à l’Assemblée nationale depuis son accident d’équitation l’an dernier. Depuis janvier 2017, il faisait partie des députés indépendants. Le premier ministre Philippe Couillard a confirmé jeudi en conférence de presse qu’il acceptait de réintégrer le vétéran dans l’équipe libérale, jusqu’au 1er octobre, date du prochain scrutin. «M. Paradis est bienvenu dans notre caucus», a finalement tranché M. Couillard, 14 mois après la décision du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) de ne pas porter d’accusations contre le député de Brome-Missisquoi, après enquête. Dès jeudi matin, le site web de l’Assemblée nationale avait déjà effectué le changement et présentait M. Paradis comme membre de la députation libérale. Des sources au sein de la députation libérale indiquent que la réintégration de M. Paradis dans le caucus faisait l’unanimité au sein des troupes, «sans exception», même si certains craignaient qu’elle puisse être mal perçue par une partie de la population. Il aura donc mis plus d’un an, à quelques jours du déclenchement de la campagne électorale, pour obtenir gain de cause. Pierre Paradis aura réussi à conserver Brome-Missisquoi dans le giron libéral sans interruption depuis 1980. La Coalition avenir Québec (CAQ) va cependant tenter de profiter de son départ pour prendre la circonscription. La CAQ y présente une de ses candidates-vedettes, l’ancienne patineuse de vitesse Isabelle Charest.

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Le compte à rebours est entamé pour David Saint-Jacques, en formation à Moscou

MOSCOU — Qu’il soit assis dans une salle de classe, installé devant un écran simulant l’atterrissage d’une capsule Soyouz ou allongé dans la centrifugeuse du centre de formation des cosmonautes Youri-Gagarine, le regard de David Saint-Jacques ne vacille jamais. Ses yeux sont tournés vers un seul objectif: la Station spatiale internationale (SSI), vers où il s’envolera dans un peu moins de quatre mois. La cloche du début des classes avait déjà sonné, jeudi matin, lorsque la délégation de journalistes canadiens est arrivée dans la salle du complexe reclus situé en banlieue de Moscou où l’astronaute peaufinait ses aptitudes de pilote. S’il devait prendre la relève du commandant de vol, il lui faudra manoeuvrer pour que la capsule se pose à l’emplacement prévu, dans les steppes du Kazakhstan. Une fois l’engin posé (à l’écran), il dépose sa manette et écoute attentivement l’instructeur, qui s’adresse à lui en russe — tout se passe en russe au centre Youri-Gagarine; d’ailleurs, tout se dira en russe dans la capsule Soyouz. Une fois la séance terminée, David Saint-Jacques descend pour se rendre dans la grande salle où se trouve la centrifugeuse. «C’est certainement la partie, physiquement, la plus étrange! C’est la partie pour laquelle on est vraiment content d’avoir la centrifuge, vraiment content d’avoir la possibilité de se pratiquer dans un environnement réaliste, parce que juste le savoir en théorie, ce ne serait pas suffisant», explique-t-il à l’endroit des journalistes agglutinés autour de l’objet sphérique. «Mais physiquement, oui, c’est lourd, comme ils disent en russe!», rigole-t-il. L’ingénieur, astrophysicien et médecin de famille a sous les yeux une sorte de calepin, accrochée à sa jambe, où il a consigné des notes personnelles. «On a l’impression que le quotient intellectuel baisse au fur et à mesure que la force G monte! Et il faut rester concentré, parce qu’il y a des tâches à accomplir», lance-t-il. Au menu du reste de cette journée pour David Saint-Jacques au centre moscovite où il a passé plus de la moitié de son temps d’entraînement depuis qu’il a été sélectionné pour la mission, en 2016: une formation médicale, puis une révision de quelques notions que ses deux collègues et lui devront mettre en application le lendemain. Les exercices de vendredi mettront les réflexes des astronautes à rude épreuve: au programme, une simulation de la contamination de l’air (avec combinaison et masque à gaz). Et David Saint-Jacques s’attend à ce que les instructeurs fassent preuve, comme depuis le début, d’une imagination sans borne pour plonger les astronautes dans des situations corsées. «Tout peut casser… et ils ne se gênent pas! Dans les simulateurs, ils ne se gênent pas pour tout casser», relate-t-il. «Au début, on ne sait pas quoi faire; les premières fois, on est dépassé, et finalement, on s’améliore, et à la fin, on survit à à peu près tout ce qu’ils peuvent nous envoyer, et on est prêt!», explique en entrevue à La Presse canadienne l’astronaute qui décollera à destination de la SSI le 20 décembre prochain. Lorsqu’on lui demande de décrire le sentiment qui l’habite lorsqu’il pense au jour J, il souligne être en «mode préparation», notamment avec sa famille — il a une femme et trois enfants âgés de deux, cinq et sept ans. Mais le but, «c’est d’arriver le jour du lancement l’esprit libre et confiant qu’on est en pleine possession de ses moyens», insiste-t-il. «J’aime l’analogie du montagnard: je me sens comme si la rampe de lancement était en haut de l’Everest. Là, je suis en train de monter l’Everest. Si vous demandez à un alpiniste qui est aux deux tiers du sommet de l’Everest s’il est excité de bientôt arriver au sommet… non. Il se concentre, il ne veut pas trébucher, s’enfarger dans sa corde. Je suis en excursion en ce moment», conclut le Québécois. À la fin de sa ronde d’entrevues, David Saint-Jacques s’est prêté au jeu des photographes et des caméramans. Il les a quittés à une intersection où se trouve un monument de mosaïque coloré à l’effigie de Lénine, peu après qu’une sirène annonçant la fin de la journée de travail au centre Youri-Gagarine eut retenti, à 18 h. Des éloges à l’infini Un être souriant, généreux, drôle et affable: l’entourage spatial de l’astronaute au drapeau du Canada ne tarit pas d’éloges à son égard. «David est un sourire sur deux pattes. C’est tout simplement un bonheur de l’avoir dans notre équipe. Il a une personnalité qui attire naturellement les gens vers lui (…) Il est un véritable diamant pour nous», louange Doug Wheelock, présentement directeur du bureau des opérations de la NASA au complexe spatial moscovite. L’ancien astronaute a ajouté une couche en vantant ses aptitudes: «Dans l’espace (les manipulations) sont comme un ballet. David a les mains d’un chirurgien, alors vous savez, il a une touche très, très délicate, très, très précise sur les systèmes de contrôle. Il sera un pilote spatial génial». Et — heureusement pour la cohabitation dans la capsule Soyouz, puis dans la SSI — ces sentiments sont partagés par Anne McClain, la coéquipière de David Saint-Jacques, pour qui il s’agira également d’un premier vol en orbite. «Je le connaissais avant d’être choisie pour cette mission, et j’étais très heureuse de me retrouver sur le même vol que lui, explique l’astronaute des États-Unis. Je crois que la chose la plus importante pour un équipage, c’est la confiance. Et je fais confiance à David, tant personnellement que professionnellement». Même son de cloche de la part du commandant du vaisseau, le Russe Oleg Kononenko. Par l’entremise d’un interprète du centre, il salue son camarade d’équipage «bardé de diplômes de différentes universités», qu’il décrit comme «une personne formidable avec qui travailler» et «très positif». «Je ne l’ai jamais vu fâché. Il est d’humeur très joyeuse, nous faisons des blagues ensemble. De plus, il perçoit l’état dans lequel se trouve l’équipe, et s’il voit que quelque chose ne tourne pas rond, il va injecter une dose l’humour et rendre notre travail plus agréable», ajoute le pilote, qui en sera à son quatrième séjour sur la SSI.

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Enrico Ciccone sera candidat du PLQ dans Marquette à la place de François Ouimet

MONTRÉAL — En plus de faire ses premiers pas dans l’arène politique, la recrue du Parti libéral du Québec (PLQ) Enrico Ciccone devra rapidement se bâtir une nouvelle équipe en vue de la campagne électorale qui s’apprête à prendre son envol. Furieux de voir le premier ministre Philippe Couillard montrer la porte à François Ouimet, député de Marquette depuis 1994, tous les membres — à l’exception d’une personne — de l’exécutif de l’association libérale de cette circonscription montréalaise ont décidé de démissionner. Selon le président de l’organisation, Patrick Carroll, aucun membre de l’exécutif n’a été invité à la conférence de presse tenue jeudi matin, dans l’arrondissement Lachine, pour présenter M. Ciccone, cet ex-hockeyeur âgé de 48 ans. «En ce moment, on a un différend avec les personnes en charge, a expliqué M. Carroll au cours d’une entrevue téléphonique avec La Presse canadienne, au lendemain d’une réunion. C’est ce qui est difficile pour nous. Alors on va démissionner et prendre un recul.» Déçu d’avoir été traité ainsi après une implication de 32 ans au sein de la formation politique, ce dernier a affirmé qu’il faudrait un nouveau chef ou un changement d’attitude avant d’envisager un retour au bercail. Cette controverse s’est d’ailleurs invitée à la présentation de la recrue du parti dans cette forteresse libérale. MM. Couillard et Ciccone ont toutefois tenté de minimiser les effets de la décision de l’exécutif de l’association libérale de la circonscription. «C’est ouvrir la porte à l’avenir, a dit le premier ministre. C’est comme cela que je vois les choses. Je crois que beaucoup de gens (…), sans minimiser les mérites de M. Ouimet, vont se reconnaître dans ce qu’apporte Enrico.» L’assemblée d’investiture de François Ouimet devait avoir lieu mercredi soir; elle avait été annulée la veille. De son côté, l’ancien joueur de la Ligue nationale de hockey (LNH), qui n’habite pas la circonscription de Marquette regroupant Dorval et l’arrondissement de Lachine, a dit n’avoir jamais souhaité du mal à l’actuel député avec qui il a déjà échangé dans le passé. «J’ai vécu dans un monde (la LNH) où d’un claquement de doigts, tu peux changer d’équipe, a affirmé M. Ciccone. J’ai changé sept fois d’équipe. Je sympathise énormément avec ce que François vit. C’est un moment difficile.» Un défi de plus Enrico Ciccone a assuré qu’il ne se sentait pas visé personnellement par la décision de l’exécutif de l’association libérale, qualifiant la situation actuelle de «défi de plus» en vue de la campagne électorale. «Au contraire, je comprends, parce que j’aurais sans doute fait la même chose, a dit M. Ciccone. Tu veux t’entourer de gens loyaux et qui vont aller à la guerre pour toi. Je ne suis pas surpris, je comprends.» L’aspirant député a néanmoins pris le temps de tendre la main à M. Carroll au cours d’une conversation téléphonique mercredi, mais en vain. Selon le président de l’association libérale de Marquette, il ne devrait pas y avoir de contestation judiciaire entourant l’arrivée de M. Ciccone, étant donné qu’il s’agit du choix personnel du premier ministre. Au terme de sa carrière de joueur, M. Ciccone a été analyste et animateur à diverses antennes québécoises de radio et de télévision. Le 24 juillet dernier, il avait annoncé son départ de son poste d’animateur à une station de radio de Montréal. Même s’il dit avoir bien gagné sa vie au fil du temps, l’ex-hockeyeur dit avoir fait le saut dans l’arène politique dans le but de s’impliquer socialement davantage. Courtisé par d’autres formations politiques qu’il n’a pas voulu nommer, M. Ciconne a dit avoir choisi le PLQ, expliquant que c’est cette formation politique qui se rapprochait le plus de ses valeurs. Ce n’est que mardi qu’il a appris qu’on lui offrait la circonscription de Marquette. Une poignée de curieux et de résidants de la circonscription ont observé de loin la conférence de presse. Certains étaient encore surpris du choix de M. Couillard. «Ce n’est pas correct, surtout que tout cela est présenté comme un virage jeunesse, a déploré Nicole Pilon, au cours d’un entretien. M. Ciccone n’a que 10 ans de moins que M. Ouimet. On pourrait parler de virage si le nouveau candidat avait environ 30 ans.» Pour sa part, Michel a souligné que plusieurs électeurs semblaient surpris. À son avis, ce changement pourrait «mettre du piquant» en vue du scrutin, puisqu’autrement, il n’y aurait probablement pas eu de changement.

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Le Parti vert ne présentera pas de candidat contre Jagmeet Singh

VICTORIA — Le Parti vert ne présentera pas de candidat contre le chef du Nouveau Parti démocratique, Jagmeet Singh, lors de l’élection partielle dans la circonscription de Burnaby-Sud. La chef des verts, Elizabeth May, explique que cette décision relève de la «courtoisie du chef», une tradition parlementaire canadienne qui vise à faciliter l’entrée d’un nouveau chef de parti à la Chambre des communes en n’opposant pas de candidat lors d’une élection partielle. Par communiqué, Mme May soutient que son parti estime qu’il est juste de céder la place pour permettre au chef «d’une partie importante du spectre politique» de siéger au Parlement. Jagmeet Singh a annoncé sa candidature dans Burnaby-Sud à la suite du départ du député néo-démocrate Kennedy Stewart, qui brigue la mairie de Vancouver. Les libéraux et les conservateurs n’ont toujours pas annoncé de candidats dans la circonscription, mais le Parti libéral du Canada a fait part de son intention de présenter un candidat face à M. Singh. Elizabeth May a bénéficié de la tradition de la courtoisie du chef en 2008, lorsque le chef libéral de l’époque, Stéphane Dion, avait décidé de ne pas présenter de candidat contre elle dans la circonscription de Nova-Centre. Elle avait à son tour fait de même pour M. Dion. En 2002, les libéraux et les conservateurs avaient laissé le champ libre à Stephen Harper lors d’une élection partielle peu après qu’il soit devenu chef de la défunte Alliance canadienne. Aucune date n’a encore été fixée pour la tenue de l’élection partielle dans Burnaby-Sud. Jagmeet Singh a siégé à l’Assemblée législative de l’Ontario et a occupé le poste de chef adjoint du NPD provincial avant de remplacer Thomas Mulcair à la tête du parti fédéral.

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Bourassa-Sauvé: Le PLQ présentera l’ex-journaliste Paule Robitaille

QUÉBEC — Une ancienne journaliste, Paule Robitaille, fait le saut en politique et se joint à l’équipe libérale de Philippe Couillard. Elle sera la candidate du PLQ dans la circonscription de Bourassa-Sauvé, au nord de l’île de Montréal, et l’annonce officielle de sa participation au prochain scrutin sera faite vendredi à Montréal, selon ce qu’a appris La Presse canadienne jeudi. La circonscription, un château fort libéral, est actuellement représentée par l’ex-ministre Rita De Santis, qui a annoncé qu’elle ne solliciterait pas un nouveau mandat pour l’élection du 1er octobre. Mme Robitaille a eu une longue carrière de journaliste internationale, principalement à Radio-Canada et à titre de correspondante pour plusieurs quotidiens, notamment en Amérique latine et à Moscou, puis à l’émission Le Point. On lui doit notamment une rare entrevue avec l’ex-leader cubain Fidel Castro, en 2000. Mme Robitaille a quitté le métier pour devenir commissaire à la Commission de l’immigration et du statut de réfugié, en 2012.

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Airbnb appelle le gouvernement fédéral à réglementer l’industrie

OTTAWA — La plateforme de location de logements à court terme Airbnb invite le gouvernement de Justin Trudeau à créer un cadre réglementaire pour cette industrie en plein essor, ce que ses détracteurs préconisent depuis longtemps. La présentation prébudgétaire d’Airbnb au Comité des finances de la Chambre des communes indique que le gouvernement devrait reconnaître la nécessité d’adopter de nouveaux règlements et de nouvelles règles fiscales pour les activités de partage de logements. «Nous voulons être réglementés», affirme l’entreprise en ligne dans sa présentation de cinq pages, demandant toutefois au gouvernement d’éviter d’imposer les règles existantes pour les hôtels traditionnels aux hôtes Airbnb. Le gouvernement fédéral subit de plus en plus de pressions pour réglementer le marché du partage de maisons et suivre les traces du Québec, de la Colombie-Britannique et de quelques villes canadiennes qui ont adopté des règles sur la location à court terme et qui ont conclu des accords fiscaux avec Airbnb. Un groupe de l’industrie hôtelière affirme dans un rapport publié jeudi que le gouvernement fédéral devrait obliger les entreprises comme Airbnb à verser des taxes de vente prélevées par leurs hôtes et à payer des impôts sur les sociétés au Canada. L’Association des hôtels du Canada affirme également que le gouvernement libéral devrait exiger des entreprises en ligne qu’elles remettent des informations détaillées sur toutes leurs activités de location afin que le fédéral dispose d’une liste détaillée de tous les locataires à court terme.

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La comparution d’un leader d’Atalante, Raphaël Lévesque, est reportée

MONTRÉAL — Un leader du groupe de droite identitaire Atalante, Raphaël Lévesque, arrêté pour avoir fait irruption avec d’autres dans les bureaux du média VICE en mai, devait se présenter au palais de justice de Montréal jeudi matin, mais son dossier a été reporté au 28 septembre. Il avait été arrêté à son domicile de Québec en juin, en lien avec cette intrusion survenue le 23 mai dans les bureaux montréalais de VICE. Sur sa page Facebook, Atalante Québec dit que ses membres sont allés leur remettre le prix de «média poubelle». La plupart de ceux qui ont fait irruption chez Vice portaient des masques, sauf Raphaël Lévesque, qui ne portait que des lunettes fumées. Selon ce qu’a rapporté Vice, il y avait une demi-douzaine de membres d’Atalante, et, à leur entrée dans leurs bureaux, ils ont offert des fleurs à l’employée qui leur a ouvert la porte. Ils ont ensuite lancé des tracts et des nez de clown partout sur le plancher. Selon Vice, le groupe réagissait à un article paru la semaine précédente qui parlait des rapides incursions d’Atalante, de plus en plus fréquentes, est-il rapporté dans un article publié sur son site de nouvelles. VICE a dénoncé l’intimidation ainsi faite à son égard. Jeudi, Raphaël Lévesque devait être formellement accusé d’entrée par effraction, de méfait, d’intimidation et de menaces. L’homme de 35 ans n’était pas présent au palais de justice jeudi matin. Devant l’édifice se trouvaient plusieurs policiers et une vingtaine de personnes venues protester contre les néofascistes, disaient-ils, et plus spécifiquement contre Atalante. Ils distribuaient paisiblement des feuillets d’information intitulés «Les fascistes d’Atalante ne sont pas les bienvenus à Montréal (ni nulle part ailleurs)». Ils avaient prévu la venue au palais de justice de membres d’Atalante, mais ceux-ci ne semblent pas s’être déplacés. Un jeune homme, qui a refusé de s’identifier, se disant inquiet de représailles, a indiqué être devant le palais de justice, feuillets à la main, «pour signifier qu’à Montréal, il n’y a pas de présence possible de groupes d’extrême droite. Ils vont être combattus par tous les moyens nécessaires», a-t-il déclaré, ajoutant qu’il en sera de même à Québec. Un autre, qui n’a pas non plus révélé son nom, s’est dit préoccupé, car il y a «un problème de radicalisation de l’extrême droite au Québec». Le mouvement prend de l’ampleur, a-t-il dit, et les idées d’Atalante sont à «l’encontre du progrès social». Sur sa page Facebook, Atalante Québec fait valoir «qu’il ne peut y avoir de justice sociale sans préférence nationale» et s’insurge notamment contre l’immigration. L’intrusion dans les bureaux de VICE avait été condamnée par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) et par les premiers ministres du Québec et du Canada.

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Démissions en bloc dans Marquette après le remplacement de Ouimet par Ciccone

MONTRÉAL — Les membres de l’Association libérale de la circonscription de Marquette prévoient démissionner en bloc à la fin du mandat de l’actuel député, François Ouimet. L’exécutif de l’association s’est réuni mercredi soir quelques heures après que le premier ministre et chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, ait montré la porte au vétéran député qui a été élu sans interruption dans Marquette depuis 1994. Le président de l’organisation, Patrick Carroll, s’est aussi dit irrité qu’aucun membre de l’Association n’ait été invité à la conférence de presse tenue jeudi matin, dans l’arrondissement Lachine, par le chef libéral et le nouveau candidat dans la circonscription, l’ex-hockeyeur Enrico Ciccone. M. Carroll dit se sentir triste d’être traité ainsi après une implication de 32 ans auprès du PLQ. Il affirme que cela prendra un nouveau chef ou un changement d’attitude pour qu’il évalue un retour après avoir pris du recul. L’assemblée d’investiture de François Ouimet devait avoir lieu mercredi soir; elle avait été annulée la veille.