Pancartes misogynes lors de fêtes de conventum à l’Université Queen’s en Ontario

KINGSTON, Ont. — Une université ontarienne veut prendre des mesures contre ceux qui ont affiché des pancartes misogynes lors de fêtes étudiantes non autorisées, en fin de semaine, en marge d’un conventum d’anciens.

L’Université Queen’s, de Kingston, a indiqué dans un communiqué que les pancartes avaient été accrochées devant un certain nombre de résidences samedi et que les occupants avaient été informés que l’institution prendrait des mesures en vertu du code de conduite des étudiants. L’institution n’a pas précisé quelles mesures pourraient être prises.

Patrick Deane, directeur et vice-chancelier de Queen’s, affirme qu’il n’y a aucune excuse pour des actes de harcèlement sexuel ou de violence — ou de comportements sexistes de quelque nature que ce soit.

Il soutient que les pancartes apparues samedi «empoisonnent» l’environnement universitaire en sexualisant de manière indésirable la vie sur le campus. M. Deane estime aussi que de telles pancartes font planer la menace de violence sexuelle «au-dessus de la tête des femmes et de toute personne vulnérable au harcèlement et aux agressions dans notre communauté».

La police de Kingston a indiqué de son côté qu’elle avait procédé à plusieurs arrestations en fin de semaine pour «nuisance aggravée». Selon la police, environ 8000 personnes se sont retrouvées sur la rue Aberdeen samedi après-midi. Un policier qui avait reçu un projectile a été transporté à l’hôpital.

Plus tard, dans la nuit de dimanche, la police a publié en ligne une vidéo dans laquelle on voit des centaines d’«étudiants intoxiqués» réunis aux alentours du parc Victoria. 

Ces fêtes ont eu lieu pendant la fin de semaine de «retrouvailles des anciens de Queen’s», même si l’université avait décidé, pour une deuxième année consécutive, de ne pas organiser de conventum en personne cette année, à cause de la pandémie de COVID-19.

Une enquête sur la violence sexuelle sur les campus universitaires de l’Ontario, menée en 2018, révélait que Queen’s affichait le deuxième taux le plus élevé de signalements pour harcèlement sexuel et se classait au quatrième rang pour la prévalence des agressions sexuelles. À la fin du mois dernier, des étudiants de Queen’s sont sortis de leurs salles de cours pour soutenir les survivantes de violence sexuelle dans les universités de l’Ontario.

Cette dépêche a été rédigée avec le soutien financier des Bourses de Facebook et de La Presse Canadienne pour les nouvelles. 

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