Partisan du renouveau, St-Pierre Plamondon garde la même équipe

QUÉBEC — Il s’est fait élire en plaidant pour le renouveau, mais il a choisi la continuité dans son équipe.

Le nouveau chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon a reconduit dans ses fonctions, mercredi, le même trio d’officiers parlementaires qu’avant son élection à la tête du parti vendredi: le chef parlementaire, Pascal Bérubé, le leader parlementaire, Martin Ouellet, et le président du caucus, Harold LeBel.

M. St-Pierre Plamondon n’est pas député à l’Assemblée et il devait donc choisir un chef parlementaire, ce qu’il a fait avec les neuf élus péquistes mercredi. C’est jeudi qu’on saura de quel dossier chacun des députés héritera.

Il n’a pas fait de «proposition formelle» à son ancien adversaire dans la course, le député de Jonquière, Sylvain Gaudreault. En conférence de presse mercredi après-midi dans le hall du parlement, le nouveau chef assure toutefois qu’il n’y a pas de froid entre eux.

«Non, pas du tout, je lui ai témoigné du respect que j’avais pour lui, du fait qu’une course de neuf mois crée des émotions et une fatigue très légitimes et que je serai toujours équitable, sur le plan humain.»

M. Bérubé avait pourtant terminé son mandat de chef intérimaire la semaine dernière en laissant entendre qu’il n’était pas intéressé à poursuivre.

«Notre nouveau chef a un enthousiasme contagieux et est très convaincant, s’il est capable de me faire changer d’idée, je pense qu’il est capable de convaincre bien des Québécois de nous suivre», a répondu M. Bérubé quand on lui a demandé de justifier sa volte-face.

Trois des neuf élus péquistes en Chambre avaient pris position pour M. Gaudreault et aucun n’avait appuyé publiquement M. St-Pierre Plamondon, donc ce dernier devra refaire l’unité des troupes. Il sera avec son équipe tous les jours où l’Assemblée siège.

Il dit n’être pas pressé de faire son entrée au Salon bleu, afin de privilégier plutôt le travail sur le terrain. Le parti lui paiera un salaire, même si encore récemment des reportages laissaient entendre que les finances étaient précaires.

«On n’est pas en difficulté financière, a rétorqué le nouveau chef. Le Parti québécois a des finances qui permettent des ajouts. Les chiffres ont évolué dans la bonne direction.»

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