Partys de Noël: les policiers n’entendent pas rigoler

MONTRÉAL — Tandis que le Québec fracasse des records de cas de COVID-19, ceux qui envisagent de tenir des rassemblements vont être prévenus: les policiers seront plus nombreux qu’à l’habitude durant les fêtes et certains promettent d’être peu tolérants.

«Il y aura des effectifs supplémentaires qui seront déployés sur le terrain afin de répondre aux appels de décret [sanitaire], et nous avons également l’agilité nécessaire pour ajuster nos effectifs aux besoins», a précisé David Pelletier, un porte-parole du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ).

Et les policiers qui constateront des infractions auront «une tolérance minimale» quant aux rassemblements citoyens, a indiqué l’agent Pelletier.

Il y a deux semaines, le premier ministre François Legault et le président de l’Association des directeurs de police du Québec Robert Pigeon avaient annoncé que le temps où les policiers donnaient des avertissements était terminé.

À la Sûreté du Québec (SQ), la sergente Ann Mathieu a aussi confirmé qu’il y aura une «présence accrue supplémentaire» durant la période des fêtes.

Bien qu’ils comptent sur «la conscientisation des gens», Mme Mathieu a été claire: «Toute personne qui déroge aux mesures sanitaires en place s’expose à recevoir un constat d’infraction.»

Ce ne sera pas exactement un cadeau. La contravention, qui peut être remise sur-le-champ, est salée: 1546 $ en incluant les frais et la contribution.

À Montréal, où la mairesse Valérie Plante a encouragé dans les derniers jours la dénonciation des partys de Noël, le service de police a décliné la demande d’entrevue de La Presse Canadienne, expliquant être en soutien à la Santé publique.

Au cours de la dernière semaine, les policiers montréalais ont reçu 530 appels en lien avec l’application du décret de la Santé publique et ont remis 353 constats d’infraction.

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