Pas de certificat médical de complaisance pour éviter le port du couvre-visage

MONTRÉAL — Pas de certificat médical de complaisance pour ceux qui veulent éviter le port du couvre-visage, sans raison médicale valide: voilà un rappel formulé par le Collège des médecins du Québec à ses membres.

Il a diffusé cet avis cette semaine aux médecins québécois, car certains avaient requis des directives après s’être fait solliciter par des gens ne voulant pas porter le masque par principe, en plus de se demander quelles situations justifient réellement une telle exemption.

Au Québec, le port du couvre-visage est désormais obligatoire pour les personnes de 12 ans et plus dans les endroits publics fermés, dont les transports en commun, sauf pour ceux ayant certaines conditions médicales.

Mais cette consigne sanitaire ne fait pas l’affaire de tous. Des manifestations contre le port du couvre-visage ont eu lieu récemment.

À ceux qui voudraient contourner la consigne en tentant d’obtenir un billet d’un médecin complaisant, le Collège des médecins dit: pas question.

«Il est en tout temps requis, pour le médecin, de s’abstenir de délivrer à quiconque et pour quelque motif que ce soit un certificat de complaisance ou des informations écrites ou verbales qu’il sait erronées», rappelle-t-il dans une prise de position diffusée cette semaine.

Le Collège dit avoir reçu des dizaines de demandes d’information de médecins cherchant à obtenir plus de précisions sur ce qu’ils doivent faire.

Il souligne aussi qu’à priori, il semble y avoir très peu de conditions médicales qui justifient une exemption au port du masque à des fins préventives.

Mais ce n’est pas à lui de décider: le Collège s’en remet aux directives de la Santé publique et du ministère de la Santé.

À cet effet, la Direction générale de la santé publique s’est prononcée, fin juillet, sur les critères qui justifieraient une exemption pour des raisons médicales.

D’entrée de jeu, il est rappelé que les conditions médicales justifiant de ne pas devoir le porter demeurent l’exception.

La Santé publique donne les exemples suivants, qui ne sont pas exhaustifs:

– lorsque la personne ne peut mettre ou enlever le masque par elle-même en raison d’une incapacité physique;

– lorsqu’une personne a une déformation faciale, ou qui, en raison d’un trouble cognitif, une déficience intellectuelle, un trouble du spectre de l’autisme, un problème de toxicomanie ou un problème de santé mentale sévère n’est pas en mesure de comprendre l’obligation de porter un couvre-visage ou pour qui le port du masque entraîne «une détresse significative»;

– lorsqu’une personne présente une affection cutanée au niveau du visage ou des oreilles. 

Il est précisé que «l’inconfort ressenti ne peut être considéré comme une raison médicale justifiant une exemption».

Quant à l’utilité d’un tel certificat médical d’exemption, elle demeure incertaine.

Lorsque le gouvernement a annoncé cette obligation de port du masque dans les lieux publics intérieurs, le directeur national de la Santé publique, le Dr Horacio Arruda, avait précisé qu’aucun certificat d’exemption médicale ne sera exigé et qu’on s’en remettra «au jugement» du commerçant ou des autres responsables.

Refus dans une clinique de soins

Des médecins se demandaient aussi quoi faire si un patient refuse de porter un couvre-visage quand il se présente pour un rendez-vous médical.

Il est exigé à l’exploitant d’un cabinet ou d’un établissement de santé de ne pas admettre ni tolérer la présence d’individus qui ne portent pas le masque, sauf dans certaines conditions prévues par le décret, est-il rappelé aux médecins.

En cas de patient sans masque, le Collège indique que «l’information pertinente doit lui être donnée et un masque doit lui être offert».

S’il refuse toujours, le patient devrait alors être invité à quitter. Lorsque cela est possible, une consultation par téléphone ou visioconférence peut lui être offerte, est-il écrit dans l’avis. 

Par contre, si la personne présente une condition médicale requérant des soins d’urgence ou si son intégrité physique est menacée, le médecin devra alors fournir les soins requis.

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Il y a un mois et un jour, j’ai écrit aux principales plus hautes autorités concernées, pour leur ‘faire penser’ que, cette fois-ci, il n’y aurait pas d’excuse à s’exposer, encore, ou à en laisser s’exposer, à nouveau, injustifiablement à l’exclusion ou à toutes sortes d’autres pénibles ‘mésaventures’ — (pour employer un euphémisme) —, parce que ne pouvant, soi, porter le couvre-visage, pour raison médicale. Ce à quoi aura été répondu en haut lieu qu’il n’en serait point besoin de certificat médical pour se voir exempté.e…

Comme on peut voir, donc, même nonchalance habituelle des plus hauts décideurs. Puisque, en fait, à l’évidence, sachant tout ce que l’on sait, semblable inaction ne saurait « marcher ». Considérant qu’il s’avère aussi assuré qu’inévitable qu’à défaut de munir les exempté.e.s de signe, visible par tou.te.s, témoignant de la dite exemption; ces exempté.e.s auront une vie invivable. Comme en a témoigné, entre autres, il y a une dizaine de jours, (le cas d’)une dame à Rimouski.
https://journallesoir.ca/2020/07/20/des-personnes-qui-ne-peuvent-porter-le-couvre-visage-sont-ostracisees/

Il ne saurait donc être aucunement question de « complaisance médicale » — (les médecins n’ont « pas d’affaire » à procurer injustifiablement quelque certificat d’exemption que ce soit à qui que ce soit!) —; il n’est question que de faire en sorte que ceux-celles ayant droit à quelque chose y aient droit vraiment, et pour ce qu’on fasse ce que doit – pour que tel droit ne se trouve obstrué a priori à sa face même, en étant inapplicable, faute d’avoir fait ce qu’il faut, pour qu’il puisse l’être – respecté; i.e. que soit bien identifiée et identifiable [reconnaissable] d’emblée, par tou.te.s, toute personne pour qui le port du couvre-visage n’est pas requis.

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