Pas de ministre de l’Abitibi: une insulte, selon l’ex-ministre François Gendron

QUÉBEC — L’Abitibi a subi un affront, jeudi, en constatant qu’elle n’avait aucun député de la région autour de la table du conseil des ministres, selon l’ex-ministre péquiste et ancien président de l’Assemblée nationale François Gendron.

Selon lui, la population abitibienne va réagir «violemment», car cette région «ne mérite pas ce qui lui arrive», a-t-il ajouté, des sanglots dans la voix, vendredi, lors d’une brève mêlée de presse, en marge de l’assermentation des trois députés péquistes élus ou réélus le 3 octobre, au Salon rouge du parlement.

«C’est inapproprié, pas respectueux, ça n’a aucun sens», selon lui. 

«Quand on respecte une région, on lui donne accès au saint des saints», soit le conseil des ministres, a soutenu l’ex-doyen de l’Assemblée nationale, élu pour la première fois en 1976, dans le gouvernement de René Lévesque, dans la circonscription d’Abitibi-Ouest, et qui est reconnu pour son franc-parler.

Territoire immense, l’Abitibi compte trois circonscriptions (Abitibi-Est, Abitibi-Ouest et Rouyn-Noranda-Témiscamingue) et les trois ont élu un député du parti gouvernemental, la Coalition avenir Québec (CAQ), le 3 octobre. Mais aucun d’entre eux n’a été invité à faire partie du cabinet Legault jeudi. 

Dans le premier mandat, un des députés de la région réélu le 3 octobre, Pierre Dufour, était ministre des Forêts. Mais il est redevenu simple député jeudi.

Le premier ministre François Legault a confié jeudi au nouveau ministre de la Culture, Mathieu Lacombe, député de l’Outaouais, la responsabilité de la région de l’Abitibi.   

Après une longue carrière politique de plusieurs décennies, François Gendron a choisi de ne pas être candidat en 2018.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.