Pas de raccompagnement par Nez rouge: Éduc’alcool veut des solutions de rechange

MONTRÉAL — Éduc’alcool demande aux autorités publiques de compenser pour l’annulation des raccompagnements par Nez rouge, à cause de la pandémie de coronavirus.

La populaire organisation de raccompagnement pour les automobilistes qui ont consommé trop d’alcool déploie habituellement ses services en novembre et décembre, pour les partys de bureau et les réunions de famille à Noël. Or, Nez rouge a fait savoir mercredi qu’elle ne dispenserait pas ce service, cette année, à cause des restrictions engendrées par la COVID-19.

Éduc’alcool s’inquiète des répercussions. En entrevue jeudi, son directeur général, Hubert Sacy, a demandé aux sociétés de transport de prévoir des heures prolongées pour les services d’autobus et de métro. Il leur a aussi demandé une fréquence de passage plus élevée pour accommoder les fêtards.

De même, Éduc’alcool voudrait que les corps de police érigent davantage de barrages routiers. «On sait tous que c’est la crainte de se faire intercepter, si on viole les lois, qui est un important déterminant de la non-conduite avec les facultés affaiblies», justifie M. Sacy.

Il invite aussi les entreprises de taxis à prévoir davantage de chauffeurs durant les Fêtes, vu l’absence de Nez rouge.

Pour ce qui est des bars et restaurants — en présumant qu’ils seront rouverts aux Fêtes —  Éduc’alcool leur demande de cesser de servir de l’alcool à ceux qui ont trop bu et de mettre à la disposition des convives des alcootests.

M. Sacy invite les autorités à prévoir dès maintenant des solutions de rechange. Il vaut mieux en prévoir et devoir les annuler, si la situation sanitaire exige alors encore des restrictions, que d’être pris à la dernière minute pour en organiser, alors que les festivités arrosées auront débuté, estime-t-il.

«C’est quoi l’autre choix? L’autre choix, c’est de laisser les gens à eux-mêmes et d’avoir de la conduite avec facultés affaiblies. Je soumets respectueusement que deux, trois accidents de la route, ça va coûter plus cher à la société que d’augmenter le nombre d’autobus sur un service donné», a conclu M. Sacy.

À ceux qui se plaindront du fait qu’on demande aux autorités publiques de défrayer des coûts pour un tel service, il fait valoir que la période des Fêtes est restreinte à quelques semaines. Et il ne demande pas que ces mesures soient adoptées sans frais supplémentaires. Il souligne que les bars, par exemple, pourraient demander un peu plus pour les boissons alcoolisées, afin de compenser le coût des alcootests.

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