Pas de retour au travail prévu à court terme pour l’ex-ministre Pierre Paradis

QUÉBEC — Malgré une année complète de congé forcé, l’état de santé de l’ex-ministre Pierre Paradis ne s’est toujours pas amélioré.

Cette semaine, après avoir examiné les résultats d’un scan passé récemment, ses médecins ont prolongé son congé de maladie pour une durée indéterminée.

Le député de Brome-Missisquoi, croyant avoir enfin pris un peu de mieux après la violente commotion cérébrale subie il y a plus d’un an, avait indiqué récemment à ses proches qu’il espérait pouvoir reprendre à court terme le travail, progressivement, et réintégrer le caucus libéral.

L’élu de 67 ans avait même envisagé se présenter à l’Assemblée nationale pour assister à la rentrée parlementaire mardi dernier. 

Mais son état ne lui a pas permis de donner suite à son projet. 

Des sources proches de lui indiquent que son état est très variable, en dents de scie, tant sur le plan physique que moral.

Les médecins ont en fait découvert après une série de tests que M. Paradis avait subi non pas une, mais bien cinq commotions cérébrales, au fil des ans.

Il doit d’ailleurs subir d’autres examens prochainement, en neuropsychologie, et recevoir des infiltrations de cortisone pour le soulager de ses maux, a indiqué mercredi son adjointe et porte-parole de son bureau de circonscription, Louisette Hébert, lors d’un entretien téléphonique.

Le député n’est donc toujours pas en mesure de reprendre ses activités. Il est impossible de dire s’il pourra retourner au travail avant la fin du mandat, en octobre. 

M. Paradis n’a pas remis les pieds au parlement, ni même à son bureau de comté, depuis janvier 2017. C’est son adjointe qui gère les dossiers. Elle dit cependant avoir des conversations téléphoniques régulièrement avec lui pour le tenir au courant des dossiers et requérir son avis.

Depuis qu’il s’est absenté de la sphère publique, M. Paradis n’a accordé aucune entrevue, n’a jamais pris la parole publiquement, ni fourni aucune indication sur son avenir politique, malgré l’imminence d’une campagne électorale.

Il a décliné une demande d’entrevue mercredi.

L’ex-ministre de l’Agriculture avait été victime d’une commotion cérébrale à la suite d’une chute à cheval, en décembre 2016.

L’accident est survenu peu de temps avant qu’il fasse l’objet d’allégations d’inconduite sexuelle formulées par une ancienne employée, en janvier 2017.

Il avait été aussitôt exclu du conseil des ministres et du caucus libéral, une enquête policière ayant cours à son sujet. En juin, cependant, il avait été blanchi des allégations qui pesaient contre lui, faute de preuves.

M. Paradis n’a jamais commenté ces allégations d’aucune façon.

Il a été élu député de Brome-Missisquoi, véritable forteresse libérale, en 1980, lors d’une élection complémentaire, et réélu sans interruption par la suite à 11 reprises.

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