Pat King, l’un des organisateurs du «convoi de la liberté», est libéré sous caution

OTTAWA — Pat King, l’un des organisateurs du «convoi de la liberté», qui avait paralysé le centre-ville d’Ottawa pendant trois semaines plus tôt cette année, a été libéré sous caution.

La décision a été rendue lundi matin par la juge Anne London-Weinstein, de la Cour supérieure de l’Ontario, à Ottawa. Le contenu des procédures est frappé par une ordonnance de non-publication, sauf la décision du tribunal.

La juge London-Weinstein a ainsi déclaré que M. King devra quitter Ottawa dans les 24 heures, pour retourner en Alberta. Parmi les conditions de sa libération sous caution, l’accusé ne pourra utiliser les médias sociaux et devra s’abstenir de participer à des activités liées au «convoi de la liberté».

Il lui est également interdit de contacter, sauf en présence d’un avocat, d’autres organisateurs de convois, notamment Chris Barber, Benjamin Dichter, Tamara Lich et Tom Marazzo. Il devra également respecter en Alberta un couvre-feu, de 22 h jusqu’à 6 h.

Pat King hochait la tête, lundi matin, à mesure que la juge lisait les conditions de sa libération. Il portait une chemise à carreaux et ses cheveux étaient noués dans une longue tresse. Dans la salle d’audience, des partisans portaient des t-shirts «Libérez Pat King».

Lorsqu’il est sorti du palais de justice, M. King a été accueilli par des clameurs et des chants de «liberté» entonnés par une douzaine de partisans. Il a répondu en levant son poing en l’air.

Interrogée à sa sortie du palais de justice à savoir si M. King pourra respecter les conditions de sa remise en liberté sous caution, son avocate, Natasha Calvinho, a déclaré: «Je pense qu’il le peut. Je pense que les cinq mois de prison ont été difficiles».

L’accusé était de retour devant le tribunal la semaine dernière, après l’interruption soudaine de son audience en avril, lorsque l’ordinateur de son avocate a semblé avoir été piraté.

Le lendemain de cette audience d’avril, la Couronne avait annoncé qu’elle portait contre lui six nouvelles accusations: trois chefs de parjure et trois chefs d’entrave à la justice.

Ces dernières accusations s’ajoutaient à 10 chefs liés à l’implication de Pat King dans la manifestation d’Ottawa l’hiver dernier. Il était déjà accusé notamment de méfait, d’intimidation, d’entrave au travail de la police et de désobéissance à une ordonnance du tribunal.

Des centaines de poids lourds et autres camionnettes ont causé pendant des semaines des embouteillages dans les rues du centre-ville d’Ottawa, l’hiver dernier. Ces Canadiens protestaient contre les restrictions sanitaires liées à la COVID-19 — et, de façon plus générale, contre le gouvernement libéral, dont ils réclamaient la destitution.

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