PCMRE: le gouvernement prêt à examiner de nouveaux critères d’admission ?

Le gouvernement fédéral semble prêt à ouvrir la porte à des changements au sujet des critères d’admission à la Prestation de maladie pour la relance économique (PCMRE).

C’est ce qu’a laissé entendre la ministre fédérale de l’Emploi et du Développement social, Carla Qualtrough, dans une déclaration publiée samedi soir sur Twitter.

La parution d’un article de La Presse dans lequel l’attaché de presse de Mme Qualtrough disait que les voyageurs placés en quarantaine après être revenus au pays pouvaient demander la PCMRE a soulevé un tollé.

Sur le site du gouvernement, il est expliqué que la PCMRE «fournit une aide financière aux salariés et aux travailleurs indépendants qui sont incapables de travailler parce qu’ils sont malades, qui doivent s’isoler en raison de la COVID-19 ou qui ont un problème de santé sous-jacent qui les met plus à risque de contracter la COVID-19».

Les gens admissibles peuvent recevoir 500 $ pour une première semaine. Ils peuvent présenter une nouvelle demande pour recevoir le même montant si leur situation persiste.

«La PCMRE n’a jamais eu pour but d’inciter ou d’encourager les Canadiens à ne pas suivre les directives de santé publique ou de voyage international», a déclaré Mme Qualtrough.

«Nous examinons activement toutes les options disponibles pour cet enjeu», a-t-elle ajouté.

La ministre a souligné qu’un des objectifs du programme était de permettre aux travailleurs de ne pas avoir à choisir entre rester à la maison ou aller travailler pour nourrir leur famille.

Indignation

La déclaration de l’attachée de Mme Qualtrough avait fait réagir vivement les bloquistes et les conservateurs.

Le porte‑parole du Bloc québécois en matière de Transports, Xavier Barsalou‑Duval, a établi un parallèle entre la PCMRE et le refus du gouvernement fédéral de contraindre les compagnies aériennes à rembourser leurs clients qui avaient réservé des billets d’avion.

«Le gouvernement demande aux gens de ne pas voyager et c’est la bonne chose à faire, a-t-il déclaré.

Ensuite, il récompense ceux qui ne respectent pas la consigne en leur offrant 1 000$ et il continue de laisser tomber ceux qui ont acheté un voyage de bonne foi, souvent avec leur épargne de plusieurs années, souvent avant même la pandémie, en n’obligeant pas le remboursement des voyages.»

De leur côté, les conservateurs ont demandé des précisions à ce sujet.

«Le premier ministre va-t-il clarifier une déclaration faite aujourd’hui par un porte-parole du ministre de l’Emploi selon laquelle les gens qui font un voyage non essentiel peuvent réclamer 1000 $ en prestation d’urgence pendant les deux semaines de quarantaine obligatoires à leur retour ?», avaient demandé les députés Michelle Rempel Garner, Peter Kent et Pierre Paul-Hus.

Selon eux, le gouvernement envoie des «messages contradictoires et flous [qui] créent une confusion et une panique énorme».

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