Peine d’Alexandre Bissonnette: citations marquantes

QUÉBEC — Le tireur de la mosquée de Québec, Alexandre Bissonnette, a écopé vendredi après-midi d’une peine de prison à vie sans possibilité de libération conditionnelle avant 40 ans.

Voici des extraits marquants de ce qui est écrit dans le jugement, ainsi que des réactions à vif de membres de la communauté musulmane de Québec et des proches et amis des victimes qu’il a faites le 29 janvier 2017.

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«Le 29 janvier 2017, une date qui demeurera à jamais inscrite en lettres de sang dans l’histoire de cette ville, de cette province, de ce pays, Alexandre Bissonnette, 27 ans, se livrait à une attaque préméditée, gratuite, sournoise et meurtrière aux dépens de 46 de nos concitoyens de confession musulmane, dont quatre personnes mineures» — le juge François Huot de la Cour supérieure dans sa décision.

«L’intolérance et le racisme pourrissent notre tissu social. Il est du devoir des tribunaux de les réprimer fermement lorsqu’ils se matérialisent en actes criminels» — le juge François Huot de la Cour supérieure, dans sa décision.

«Alexandre Bissonnette, votre nom ne sera pas oublié, mais pour les mauvaises raisons. Contrairement à vos héros, Elliott Rodger, Dylan Roof et Kip Kinkel, vous allez maintenant devoir répondre de vos actes devant la justice. Votre sentence sera comparable à une longue, très longue traversée du désert. Le châtiment est important et il n’est que juste qu’il en soit ainsi» — le juge François Huot de la Cour supérieure, dans sa décision.

«Le souhait de toute une communauté est que cette cause soit portée en appel. On n’est pas content, on refuse cette décision. On fait confiance à la justice, pour que la justice n’ait pas dit son dernier mot.» — Mohamed Labidi, l’un des porte-parole de la communauté musulmane de Québec.

«Je suis estomaqué, abasourdi, choqué. Est-ce qu’on est traités, nous, comme nos concitoyens canadiens? Je manque de mots. (…) Je sens que je vaux moins qu’un autre citoyen.» — Saïd El-Amari, l’un des blessés de l’attentat.

«Un enfant des gens qui ont perdu la vie aura 42 ou 44 ans. Ces enfants, ils peuvent toujours rencontrer le tueur de leur papa dans un supermarché. C’est ça qui m’a touché. C’est dur ça, c’est très, très dur.» — Ahmed Cheddadi, l’un des survivants de la fusillade.