Pence ne participera plus à un événement organisé par des adeptes de QAnon

BILLINGS, Mont. — Le vice-président Mike Pence n’a plus l’intention de participer à une activité de financement au Montana, après qu’il eut été révélé que l’événement était organisé par des adeptes de la théorie conspirationniste QAnon.

La campagne de réélection du président Donald Trump a dit à l’Associated Press samedi que l’horaire de M. Pence avait changé. Aucune explication n’a été fournie, et il n’a pas été possible de savoir si l’événement était reporté.

L’Associated Press avait rapporté mercredi que les organisateurs Caryn et Michael Borland avaient partagé des mèmes de QAnon et des messages de comptes associés au mouvement.

Cette théorie du complot est centrée sur la croyance sans fondement selon laquelle Donald Trump aurait été désigné pour sauver la planète et faire emprisonner les membres d’un réseau de pédophiles sataniques et cannibales dont feraient partie Barack Obama, Bill Gates, Hillary Clinton et plusieurs célébrités de Hollywood qui ne partagent pas les politiques du président.

Trois républicains qui tentent de se faire réélire au Montana devaient aussi participer à l’événement: le sénateur Steve Daines, le représentant Greg Gianforte, qui tente de devenir gouverneur, et le vérificateur d’État Matt Rosendale, un candidat à la Chambre des représentants.

M. Pence et les autres candidats républicains doivent toujours participer à un rassemblement de campagne lundi après-midi à Belgrade.

La porte-parole de M. Daines, Julia Doyle, a déclaré que le sénateur ne connaissait pas les Borland, ajoutant qu’il «ne savait même pas ce que QAnon est». Questionnée sur la possibilité que l’événement soit reporté, elle a redirigé l’Associated Press vers la campagne de Donald Trump.

Caryn et Michael Borland ont versé plus de 220 000 $ à la campagne de réélection de Donald Trump et ils faisaient partie des invités à la convention républicaine le mois dernier.

Le récit de QAnon s’est développé pour inclure d’autres théories du complot de longue date, gagnant du terrain parmi certains partisans extrémistes de Donald Trump. Le mouvement est souvent comparé à une secte de droite. Certains partisans se sont présentés aux élections, principalement au sein du Parti républicain, bien que certains soient indépendants ou se présentent pour des tiers partis.

Donald Trump a refusé de dire que QAnon est faux, contrairement à son vice-président.

«Je ne sais rien de QAnon, et je le rejette d’emblée», a-t-il déclaré le mois dernier au réseau CBS.

Les Borland n’ont pas rappelé l’Associated Press, samedi.

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