Pénitenciers: l’alternative au «trou» n’est pas encore tout à fait au point

OTTAWA — Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Bill Blair, reconnaît qu’un rapport indépendant soulève de «sérieuses inquiétudes» quant aux progrès réalisés dans la mise en oeuvre de nouvelles unités pour isoler les prisonniers fédéraux problématiques de la population carcérale générale.

En réponse aux critiques visant l’isolement cellulaire, communément appelé «le trou», le gouvernement avait créé des «unités d’intervention structurée» pour les détenus qui doivent être placés en isolement, afin de permettre un meilleur accès aux programmes et aux soins de santé mentale.

Les détenus transférés dans ces unités sont censés pouvoir sortir de leur cellule quatre heures par jour, dont deux consacrées à des «contacts humains réels».

Or, un rapport préliminaire préparé pour le gouvernement libéral sur les nouvelles unités indique que ces exigences ont rarement été satisfaites.

Le ministre Blair soutient que son ministère n’hésitera pas à répondre aux conclusions du rapport. Le gouvernement, dit-il, veut s’assurer que les établissements correctionnels fédéraux sont sécuritaires pour le personnel et les détenus, mais il veut aussi soutenir la réadaptation des délinquants et réduire le risque de récidive.

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